17.03.2011

East

Le Japon est à la une de l’actualité, un peu plus d’un an après Haïti…. La vie ne laisse pas le temps d’oublier un malheur qu’un autre surgit.

Je ne vais pas gloser sur le sujet, le malheur c’est le malheur et chacun de nous le gère comme il peut. J’espère que tout s’arrangera pour eux, comme pour tous. Que souhaiter de plus…

J’aime le Japon, son histoire, sa culture, son patrimoine, que je connais encore mal, depuis des années. J’y suis entrée par la littérature bien sûr. Yukio Mishima le premier, qui m’a ouvert à l’adolescence les yeux sur tout un  univers, codé, parfois sombre, mais où les sentiments et les mots font l’objet d’une précision et d’une justesse qui me comblent. Les mots ont un sens, les gestes aussi, et il m’a été agréable de découvrir une littérature ou le minimalisme et la précision devenait un art.

Et puis, toujours à l’adolescence, Yasunari Kawabata et sa « nuée d’oiseaux blancs » ou ses « belles endormies » ont achevé de me faire aimer ce pays.

La littérature japonaise classique m’a plu à cause ou malgré son dépouillement stylistique, son intensité incroyable.  Peut-être que c’est de là que me vient ma quête du beau invisible, l’infini détail qui échappe à l’œil.

Les plus modernes ont su développer une écriture à part, plus fantasque encore.

J’aime la littérature japonaise, ancienne ou plus contemporaines. J’aimerais en citer certains de mes préférés, et si votre chemin croise une librairie, n’ayez pas peur de les emporter avec vous. N’ayez pas peur de découvrir la délicatesse de Yasunari Kawabata, ou de Yasushi Inoue. Découvrez l’étonnant Lafcadio Hearn, le plus japonais des Irlandais. Junichiro Tanizaki, Kenzaburo Oe, Yukio Mishima, Haruki Murakami, Yoshikawa Eiji, la liste pourrait être longue encore…

J’aime la littérature japonaise et puis l’histoire et les traditions japonaises. J’aime l’idée que je m’en fais. La cérémonie du thé, la peinture minutieuse des kanji, la beauté des kimonos, une certaine exubérance parfois, tout me plait.

Pour finir, voici quelques œuvres réalisés suite au drame qui frappe le Japon. J’aime leur simplicité.

Junichiro Tanizaki, Kenzaburo Oe, Yukio Mishima, Haruki Murakami, Yoshikawa Eiji,Yasushi Inoue,Lafcadio Hearn, japon, seisme, compassion,

Help Japan by James White

 

Junichiro Tanizaki, Kenzaburo Oe, Yukio Mishima, Haruki Murakami, Yoshikawa Eiji,Yasushi Inoue,Lafcadio Hearn, japon, seisme, compassion,

Help Japan by Rob Dobi

 

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Print 070/365 by The Living Conspiracy

 

 


Et comme nous sommes jeudi, voici une citation à rajouter au tableau de Chiffonnette :

«Il se trouve toujours quelque chose pour déranger les calculs les plus soigneusement établis par l'homme.»
Saikaku Ihara.  

Très vrai, n’est-ce pas ?

Junichiro Tanizaki, Kenzaburo Oe, Yukio Mishima, Haruki Murakami, Yoshikawa Eiji,Yasushi Inoue,Lafcadio Hearn, japon, seisme, compassion,

La Grande Vague de Kanagawa - par Katsushika Hokusai -1831


28.02.2011

Le temps efface tout il n'éteint pas les yeux

Monday sucks, je vous le disais ce matin. Encore plus en cette fin de journée où j’apprends la mort d’Annie Girardot. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet ou faire dans le pathos, juste rappeler quelle actrice merveilleuse elle à été, même si le  milieu du cinéma l’a boudée un temps… Je me rappelle de sa beauté dans ses films de jeunesse, sa présence sublime et drôle parfois…

Annie girardot, cinema, marcel proust,

 

 

Annie girardot, cinema, marcel proust,

J’ai une expression merdique pour signifier que je vais peu au cinéma, je dis que je n’aime que les films avec des acteurs morts dedans. Vraiment merdique comme expression… Mais elle se confirme…

 

Sa mémoire s’était envolée, triste destin de celle qui marque les nôtres, de mémoire.

Et sur ce temps qui passe, cruel et froid, me revient ce poème de Marcel Proust, avec ses quelques vers qui me mettent les larmes aux yeux ce soir.

Ne lisez rien de moi ici, mais lisez ces lignes, et si elles ne vous vrillent pas le cœur, alors c’est que vous n’en avez plus… 

 

Je contemple souvent le ciel de ma mémoire

Le temps efface tout comme effacent les vagues
Les travaux des enfants sur le sable aplani
Nous oublierons ces mots si précis et si vagues
Derrière qui chacun nous sentions l'infini.

Le temps efface tout il n'éteint pas les yeux
Qu'ils soient d'opale ou d'étoile ou d'eau claire
Beaux comme dans le ciel ou chez un lapidaire
Ils brûleront pour nous d'un feu triste ou joyeux.

Les uns joyaux volés de leur écrin vivant
Jetteront dans mon cœur leurs durs reflets de pierre
Comme au jour où sertis, scellés dans la paupière
Ils luisaient d'un éclat précieux et décevant.

D'autres doux feux ravis encor par Prométhée
Étincelle d'amour qui brillait dans leurs yeux
Pour notre cher tourment nous l'avons emportée
Clartés trop pures ou bijoux trop précieux.

Constellez à jamais le ciel de ma mémoire
Inextinguibles yeux de celles que j'aimai
Rêvez comme des morts, luisez comme des gloires
Mon cœur sera brillant comme une nuit de Mai.

L'oubli comme une brume efface les visages
Les gestes adorés au divin autrefois,
Par qui nous fûmes fous, par qui nous fûmes sages
Charmes d'égarement et symboles de foi.

Le temps efface tout l'intimité des soirs
Mes deux mains dans son cou vierge comme la neige
Ses regards caressants mes nerfs comme un arpège
Le printemps secouant sur nous ses encensoirs.

D'autres, les yeux pourtant d'une joyeuse femme,
Ainsi que des chagrins étaient vastes et noirs
Épouvante des nuits et mystère des soirs
Entre ces cils charmants tenait toute son âme

Et son cœur était vain comme un regard joyeux.
D'autres comme la mer si changeante et si douce
Nous égaraient vers l'âme enfouie en ses yeux
Comme en ces soirs marins où l'inconnu nous pousse.

Mer des yeux sur tes eaux claires nous naviguâmes
Le désir gonflait nos voiles si rapiécées
Nous partions oublieux des tempêtes passées
Sur les regards à la découverte des âmes.

Tant de regards divers, les âmes si pareilles
Vieux prisonniers des yeux nous sommes bien déçus
Nous aurions dû rester à dormir sous la treille
Mais vous seriez parti même eussiez-vous tout su

Pour avoir dans le cœur ces yeux pleins de promesses
Comme une mer le soir rêveuse de soleil
Vous avez accompli d'inutiles prouesses
Pour atteindre au pays de rêve qui, vermeil,

Se lamentait d'extase au-delà des eaux vraies
Sous l'arche sainte d'un nuage cru prophète
Mais il est doux d'avoir pour un rêve ces plaies
Et votre souvenir brille comme une fête.

 

Voilà, une femme s’éteint, avec elle une partie de ce monde…

 

21.02.2011

Il est doux de se croire malheureux, quand on n'est que vide et ennuyé

C’est la révolution en Tunisie, et moi je revenais tout juste d’un voyage au pays Irrépressible de la Réalité Linéaire. C’était chiant. Les tunisiens déboulonnaient Ben Ali et je me triturais le ciboulot pour savoir pourquoi quoi qui où en vain, la réponse n’existe pas. Ou alors quelqu’un me la donnera au soir où mes yeux se cloront pour toujours. Les tunisiens révolutionnaient dans le jasmin (parait-il) et moi je ne pensais qu’à  Chergui de Serge Lutens. Mon flacon était tombé de la table, d’assez haut pour se briser, mon cœur avec, et l’odeur chaude et envoutante de se répandre dans la pièce. Elle ne la quitte pas. Mon cœur se brise encore à chaque fois que je pénètre l’endroit. Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait la tristesse. Pourquoi les larmes montent-elle quand je respire ce parfum ? Ce n’est pas le flacon que je regrette, rien qui ne soit remplaçable. Mais l’avoir laissé tomber, se briser à mes pieds, sentir ce parfum  me monter à la tête… C’est comme si je ne pouvais rien tenir entre mes mains, rien faire qui soit un peu solide. Un cœur se brise pour un peu trop de parfum versé. L’odeur persistante vient réchauffer la moquette, les murs, un coussin… Je m’allonge sur le lit, le coussin contre moi, et je revois tout ce qui m’a échappé, des mains, de ma vie, de mes pensées. Tout n’est que fuite, et moi je reste statique.

C’est la Révolution en Égypte et moi je comble le vide de « quoi » en accumulant des dessins idiots sur des carnets de toutes les couleurs. Un pantone d’émotions, de questions, finalement aussi brumeux qu’un arc-en-ciel raté…Un dictateur s’en va, un autre lui succèdera, une certitude presque rassurante, qui donne un repère, un point d’ancrage. Quelque chose contre lequel s’élever. Que vais-je devenir si la liberté des peuples m’enlève les motifs de mes indignations, les raisons de rester encore debout, pour se battre de loin contre des tyrans anonymes à mon vrai monde. Que me reste-t-il encore, sinon cet égotisme de petite fille qui crie, qui exige qu’on lui laisse son jouet, son dictateur à honnir. Les tyrans tombent en Égypte et je peux inscrire dans le carnet bleu marine numéro trois, qu’une journée encore s’est passée sans que je me libère de ma hargne égoïste à vouloir dominer tout et tous, juste pour ne plus avoir peur. Juste pour voir au travers de ma boite.

C’est la révolution en Libye, et le hasard, toujours ironique, moqueur, insultant presque, me fait tomber dans un désir de dunes, de sable, de vide infini. Un vide où il n’y aurait que moi, un carnet, le jaune numéro deux, celui des désirs cachés. Un carnet où je pourrais noter ce qui dans ce désert me manque vraiment. Le vide se comble par le vide. Curieux, mais c’est comme ça. Un chef d’Etat en bout de course fait tirer sur la foule et je pense au désert si tranquille. Je suis absente de ma propre vie, je regarde celle des autres, je l’envie et la méprise tout en même temps. Je sais que si l’on me donne ce bout de désert, je saurais voir plus clair, comme si la toile de fond de mon existence s’y animait…Les carnets, c’est comme les déserts et la vie, ils ne se remplissent que de soi.

Rêver et vivre, c’est la même chose, sauf que rêver fait moins mal.

 

révolution, serge lutens, chergui, tunisie, egypte, jasmin, vide, désert


 

***le titre est d'Alfred de Musset.

Haïr fatigue

C'est Jean Rostand qui nous fournit le titre du jour, Dieu qu'il était lucide...

 

Impossible d’ouvrir l’ordi, le journal, la télévision en ce moment, sans que je ne ressente une drôle de colère. J’ai l’impression de faire ma vieille bique snob, mais c’est de pire en pire. Quoi, me direz-vous ? Tout.

Je deviens intolérante à la médiocrité, à tout ce qui m’explose à la figure chaque jour.

Je ne supporte plus la façon dont je ne sais qui essaye de nous vendre le candidat Dominique Straus-Kahn, à toute force, lequel vient nous dire à la télé qu’il écoute son épouse. Je suppose qu’Anne le conseille régulièrement sur la façon de gérer ses infidélités avérées... Sa vie perso je m’en fiche, mais qu’on me l’impose comme étant LE candidat providentiel, ça commence à être un peu relou…. D’autant que les scientifiques cherchent toujours une trace de gauche dans les idées de DSK…

J’en ai ras le bol qu’on me présente unilatéralement Florence Cassez comme une pauvre jeune fille innocente qui aurait vécu des années avec un dangereux chef de gang, sans qu’elle ne voit jamais rien des otages retenus chez eux. C’est connu l’amour rend aveugle. J’en ai marre qu’on oublie les autres français détenus dans le monde, ne serait-ce que Mickael Blanc ou Salah Hamouri : faut dire qu’ils sont moins choupi à l’écran…

J’en ai marre des merdes qui deviennent pléthoriques à la télévision. Et même si je ne regarde pas, je suis parasitée par ceux qui trouvent que ça fait un excellent sujet de conversation sur Twitter, au travail, dans le bus etc.… j’en ai rien à carrer des tentatives de TF1 et consorts de vider mon cerveau et le remplir de coca. Et ça m’énerve encore plus de voir que ça n’énerve pas les autres. Je déteste l’idée que « tu comprends, à la fin de la journée, j’ai juste envie de me détendre tu voix, je sais que c’est de la merde, mais je regarde au second degré »… Non : regarder c’est cautionner, c’est apporter de l’argent aux moulins de ces videurs de cerveaux. Que faire de son âme, de sa sensibilité ? Comment les nourrir si on les expose constamment à la médiocrité, même sous prétexte de détente ? La vie est courte, doit-on la passer à la (fausse) détente, ou à essayer d’améliorer ce qu’on est ?

En attendant, je ne fais pas mieux je crois. Je note, je souligne, je fais des petites listes des choses qui me font plaisir, pour de vrai.

Je remplis mon agenda de dates rêvées et de rendez-vous fantasmés avec l’inconnu, le merveilleux…

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Merci à l'inconnu au loin qui m'a offert cet agenda...


Et je crois que je développe une obsession, écrire au bic….

 

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Ça ira mieux demain, Yannick Haenel m’a redonné le sourire…

07.11.2010

Je suis populiste et je t'emmerde

Populisme: qualité fréquemment reprochée à Chavez ou Mélenchon, par exemple.

 

Il y a des faits, la réalité.

Il y a des gens qui ont beaucoup d’argent. Pourquoi ? Parce qu’ils ont beaucoup travaillé ? Non. Souvent, ils en héritent, parfois ils occupent des postes où ils s’amusent à démolir des sociétés entières. Je ne suis pas ici pour faire les liste des haut-fonctionnaires incompétents ou des pdg renvoyés avec un golden parachute après avoir bien bien merdé à leur poste. Quoique ce serait une liste amusante à revoir (oui, je l’ai déjà faite, et chaque jour on peut rajouter un nom presque.)

Il y a aussi des gens pauvres, très pauvres. Il y a même, ô ironie, des gens qui travaillent dur, qui sont salariés, avec un joli CDI, toussa toussa, et qui ne peuvent se loger décemment ni se nourrir correctement (genre avec cinq fruits et légumes par jour...) Pourquoi ? Parce que ce sont de gros fainéants ? Des nuls ? Des idiots ? Non, évidemment.

Un jour, quelqu’un, quelque part a décidé qu’il fallait des maîtres et des valets. Et cons que nous sommes, on laisse faire.

Parfois, on essaye de se révolter, parce que bon la sodomie non consentie ça finit par être douloureux…

Mais un jour vint la CRISE. Tu sais le truc provoqué par une bande de connards incompétents, égoïstes, stupides, des crevures, des salops qui exploitent des gens sous-payés dans des bureaux et des usines.

Alors pour réparer les conneries de ces fumiers de banquiers et autres parasites inutiles, qu’ont fait la plupart des états : PAYER, des sommes astronomiques pour sauver ces gens INUTILES, payer des milliards pour que survive un système de simple exploitation de cons par des enculés. Tu sais, le fric qui n’est pas disponible pour rembourser tes antidouleurs, ou te payer une retraite décente ? Ce fric il est parti sauver la plus belle brochette de connards que la Terre puisse porter, et ce au nom de notre bien à tous.

J’ai envie de dire lol...

La politique c’est faire des choix, c’est décider du genre de vie que l’on souhaite pour ses semblables.

Soyons sincères un court instant, ça ne fait pas de mal. Les « grands » de ce monde n’en n’ont rien à branler des autres, strictement rien. C’est pour ça qu’un « communiste » comme Hu Jintao peut trouver à s’entendre avec un enculé un nain un débile, un type de « droite » comme Sarkozy. Les mots n’ont aucun sens. Aucun. Seul compte une juste répartition de l’argent, à savoir un maximum pour leur gueule, et de quoi avoir l’impression de vivre correctement pour toi et moi.

Je vais te dire, je n’aime pas travailler, je ne veux pas travailler, je m’y refuse du plus profond de mon être. Travailler n’est pas épanouissant, travailler n’est pas une valeur ni une morale à mes yeux. Je travaille parce que je suis née esclave. Oui esclave. Je suis esclave de cette société qui me demande de travailler pour me laisser me loger correctement. Je suis esclave de cette société qui me demande de travailler pour manger à ma faim. Je suis esclave car je travaille pour permettre à des rentiers de vivre confortablement en récupérant mon salaire sous la forme de mensualités de crédits à payer ou de loyer à régler ou autres conneries du genre.

Encore que je sois une esclave parmi les moins malheureux, puisque je m’autorise à lire, à profiter de quelques misérables loisirs. Mais beaucoup n’ont même pas ça.

La lutte des classes n’existe pas. Quelle lutte des classes ? Il y a des maîtres et des esclaves inconscients de leur sort.

Voilà, c’est la crise. Il faut travailler plus longtemps, en étant moins bien payé. Il faut accepter des sacrifices.

Et pendant ce temps là :

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Brice et son ex-étudiante Valérie. Le pouvoir et l'argent c'est aphrodisiaque, hein ma poulette....

 

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Christine Ockrent, la reine du licenciement de journalistes, et Bernard, ex-spécialiste des droits de l'homme.

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Laurence, amie des pauvres.

 


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Christine, bijoutière photoshopeuse.

 

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Eric, amateur de jeunes beurettes comme moi...

 

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Roselyne, bah, Roselyne quoi, nue...Voilà...


Oui, c’est un article populiste, et j’emmerde celui qui pointera ce défaut. Vouloir donner plus à ceux qui ont moins, c’est populiste ?  Ne pas l’être alors, c’est assumer d’être un criminel pour ses semblables.


 

 

04.11.2010

Miroir

Hier soir, alors que je errais à l’abandon sur twitter, je me suis fait quelques réflexions. Car oui, lecteur chanceux : je réfléchis à l’occasion.

Donc, avec ma jumelle du dedans, on réfléchissait. A plein de truc.

Genre, les classements tout le monde déteste, jusqu’à ce qu’on nous y mette et qu’on trouve plein de justifications pourries pour dire que là bon c’est pas pareil, c’est un classement qu’il est bien….

Puis je me suis fait la réflexion que les rapports humain IRL se reproduisaient à l’identique sur le net, et qu’il faut être une bécasse comme moi pour l’avoir oublié…

Chipies de cours d’école, wannabe reine avec sa cour, véritable gentilles, il y a de tout. Il faut juste accepter d’être sur le net comme dans le vie parfois déçu, parfois agréablement surpris par les gens.

Je me rends compte que je ne suis pas très claire dans mes propos. Mais peu importe. J’ai surtout envie de dire que je ne suis pas dupe. Je le dis à moi-même, comme pour me rassurer, me dire que j’ai raison : je continue de lire et de commenter les personnes qui me plaisent, m’émeuvent, ou me font rire, ou m’apprennent quelque chose ou rien, mais toujours avec simplicité, sincérité et passion.

Pour ma part, j’écris ce qui me passe par la tête bon ou mauvais, mes envies, mes lectures, mes peurs, mes errements, des plus stupides aux plus romantiques parfois. Bizarre, je crois que j’arrive à m’accepter, en écrivant mes conneries ici. C’est stupéfiant d’inanités parfois, mais putain ça fait du bien.

Je ne sais pas vivre. C’est curieux comme phrase pour certains.  Je ne sais pas faire les choses juste comme ça, profiter parce qu’il faut profiter, vivre quoi. Je fais mécaniquement beaucoup de choses comme les simples tâches du quotidien, mais chaque minute, chaque instant, est jalonné de la même question : pourquoi. Question à laquelle il n’existe qu’une seule réponse : parce que. J’ai souvent pensé qu’il y avait une mission à accomplir en ce bas monde, je commence tout juste à comprendre qu’il s’agit de vivre simplement, et que le mystère de la vie n’est que la façon dont nous décorons notre quotidien. Comment savoir ce qu’on veut vraiment ? Je crois que je ne veux rien. Rien que regarder la vie des autres, de ces vies que je trouve belles et utiles du moins. Pour la mienne, ce qui la fait briller, c’est d’écrire, de lire et d’avoir quelqu’un comme moi à aimer. Quelqu’un exactement comme moi, ou presque, n’importe qui d’autre serait malheureux. Si j’aime observer et voir les tout petits jolis et merveilleux détails invisible à l’œil, je sais aussi que je vois tout aussi bien la laideur cachée derrière de beaux paravents.

Je pense à une de ces nouvelles de Borges, l’ Homme au cerveau d’or je crois, où le personnage principal voit tout et retient tout, jusqu’au moindre bruissement d’herbe. Son cerveau est envahi de ces multiples détails, jusqu’à le rendre fou. Je me sens parfois un peu comme ça, j’ai du mal à me départir de ces détails, bon ou mauvais. Surtout, je me rappelle de tout, de presque tout, qui me touche ou pas de près, et cela finit par obscurcir la vie d’un voile noire, léger, imperceptible, mais noir quand même.

Une fois que l’on sait cela, il est paradoxalement plus facile de regarder par-dessus ce voile.

Ainsi donc, je n’ai pas changé depuis mes quinze ans, et j’en remercie le ciel.

 

Nous sommes jeudi, c’est donc citation, n’est-ce pas Chifonnette ?


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« C’est la révolte même, la révolte seule qui est créatrice de lumière. Et cette lumière ne peut connaître que trois voies : la poésie, la liberté et l’amour qui doivent inspirer le même zèle et converger, à en faire la coupe même de la jeunesse éternelle, sur le point le moins découvert et le plus illuminable du cœur humain. » André Breton

Voilà. Demain est un autre jour, non ?

23.09.2010

Ce qui ne change pas...

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Citation du jeudi ! De circonstance !

« Il fut terrible, jamais il n'avait parlé si violemment. D'un bras, il maintenait le vieux Bonnemort, il l'étalait comme un drapeau de misère et de deuil, criant vengeance. En phrases rapides, il remontait au premier Maheu, il montrait toute cette famille usée à la mine, mangée par la Compagnie, plus affamée après cent ans de travail; et, devant elle, il mettait ensuite les ventres de la Régie, qui suaient l'argent, toute la bande des actionnaires entretenus comme des filles depuis un siècle, à ne rien faire, à jouir de leur corps. N'était-ce pas effroyable? un peuple d'hommes crevant au fond de père en fils, pour qu'on paie des pots-de-vin à des ministres, pour que des générations de grands seigneurs et de bourgeois donnent des fêtes ou s'engraissent au coin de leur feu! Il avait étudié les maladies des mineurs, il les faisait défiler toutes, avec des détails effrayants: l'anémie, les scrofules, la bronchite noire, l'asthme qui étouffe, les rhumatismes qui paralysent. Ces misérables, on les jetait en pâture aux machines, on les parquait ainsi que du bétail dans les corons, les grandes Compagnies les absorbaient peu à peu, réglementant l'esclavage, menaçant d'enrégimenter tous les travailleurs d'une nation, des millions de bras, pour la fortune d'un millier de paresseux. Mais le mineur n'était plus l'ignorant, la brute écrasée dans les entrailles du sol. Une armée poussait des profondeurs des fosses, une moisson de citoyens dont la semence germait et ferait éclater la terre, un jour de grand soleil. Et l'on saurait alors si, après quarante années de service, on oserait offrir cent cinquante francs de pension à un vieillard de soixante ans, crachant de la houille, les jambes enflées par l'eau des tailles. Oui  le travail demanderait des comptes au capital, à ce dieu impersonnel, inconnu de l'ouvrier, accroupi quelque part, dans le mystère de son tabernacle, d'où il suçait la vie des meurt-de-faim qui le nourrissaient! On irait là-bas, on finirait bien par lui voir sa face aux clartés des incendies, on le noierait sous le sang, ce pourceau immonde, cette idole monstrueuse, gorgée de chair humaine ! »

 

Emile Zola – Quatrième partie – Chapitre sept

 

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Voilà, du XIXème au XXIème siècle, les problématiques restent les mêmes. Ceux qui ont déjà beaucoup, en veulent encore plus, quitte à écraser la masse des pauvres. C’est l’ordre des choses semble-t-il : il faut des maîtres et des valets. Et les maitres ont de moins en moins mauvaise conscience à écraser la face des valets. Faire travailler la masse jusqu’à l’usure, mégoter sur une retraite aussi inconsistante que ridicule, en appeler toujours et encore à la crise, à l’équilibre des comptes, tout ça pendant que la table des plus riches reste bien garnie, elle. La novlangue règne : on appelle progrès des régressions sans pareil.

Voilà, rien ne change, rien n’est jamais acquis. Jamais.

14.09.2010

Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force

...Blaise Pascal était un petit drôle en fin de compte !!!

 

Fuck. Je suis colère et déception. Pourquoi ? Parce que. N’essaie  pas de me contrarier en plus, hein…. Il y a d’excellentes raisons. Plein, même.

Alessandra Sublet présente une émission sur France Inter le dimanche matin. Oui Alessandra Sublet, l’animatrice de Incroyable Talent, de Classé Confidentiel, de l’Amour est dans le Pré et la suite de Nouvelle Star sur W9. Ah, j’oubliais, elle a aussi animé le « morning » sur RTL2. Bref, un cv prestigieux, qui lui confère la dignité nécessaire pour succéder aux plus grands dans la matinale dominicale de France Inter. Que du Bonheur, merci Philippe Val. Note, Philou, que t’aurais pu faire un effort et essayer de débaucher Cauet quand même ? Ou Naguy. Quoique je préfère encore Naguy à Alessandra Sublet.

Ça fait une heure que je regarde ces mots : Alessandra Sublet + France Inter… Voilà. Je me fais du mal. Déjà, Raphael Mezrahi et Gérald Dahan en comique troupier la semaine, Val avait fait fort…

Enfin, c’est pas grave, il n’y a pas mort d’homme… Je ferais autre chose le dimanche matin. Il faudra bien. ‘culé de Val.

Mais ce n’est pas tout. La vie est vraiment une pute en ce moment (pardon à mes lectrices prostituées, c’est l’expression consacrée…) Bref la vie est une pute et Babelio vient de me mettre un vent, que dis-je, un ouragan, une tornade… J’ai reçu un mail du monsieur qui s’occupe de Masse Critique sur Babelio. Alors Masse Critique, c’est une opération qui consiste à envoyer des bouquins à des blogueurs, qui les lisent, puis en font une critique… Et moi, je ne ferais pas partie de ces heureux élus…. Oui, pas de Masse Critique pour moi. Certainement que je ne suis pas assez férue de littérature, que je ne m’y connais point assez, ou je ne sais quelle bonne raison du même genre. Oui je suis fucking vexée et fucking pas contente. Bah puisque c’est comme ça, je vais passer encore plus de temps sur LibraryThing et sur Goodreads ! Comprenne qui pourra.

Et je n’aime pas les donneurs de leçons. Ni les donneuses de leçons. Je n’aime pas les gens qui entament une démonstration par la disqualification du politiquement correct pour sombrer dans les pires clichés qui soient.

Et merde. Est-on stupide ? Des moutons idiots qui bêlent en rythme ? Les institutions bancaires les plus en vue de la planète se sont gavées, gobergées au frais du péquin lambda que nous sommes. Il y a eu des chiffres donnés, des sommes astronomiques, des pertes monumentales dûes à la rapacité dévorante d’hommes égoïstes. Il y a eu des sommes indécentes données par la plupart des Etats afin de remettre en selle ces institutions financières. Au nom de quoi ? Au nom de leur propres intérêts, à ces financiers, et uniquement. De quoi combler deux fois le « trou » (imaginaire) de la sécu a été offert à des banquiers rapaces pour sauver leur chemise. Personne n’est offusqué. Personne ne se lève pour dire que c’est trop. On a un putain de socialiste à la tête du FMI, Dominique Strauss-Kahn, un socialiste…. Ça me fait mal de l’écrire, moi qui ai pris ma carte au MJS puis au PS dès 15 ans…. Ce « socialiste » interdit à l’Ukraine d’instaurer un SMIC, ce socialiste donne raison à Goldman et Sachs contre la Grèce, sachant que Goldman et Sachs a aidé à bousiller l’assise financière de la Grèce avec des investissements qu’ils savaient pourris etc. Tout ça pour dire que ce « socialiste » est considéré par la plupart des gens comme la meilleure chance de la Gauche en 2012. On marche sur la tête… Il n’a rien de gauche ni de socialiste. DSK est tout juste un gestionnaire qui a à cœur les intérêts des institutions financières. De toute façon, j’ai l’impression que cela n’intéresse personne en dehors d’un certain microcosme parisiano médiatique (oui, ceci est un cliché…) A peine 2 millions de personnes dans la rue pour manifester contre cette forfaiture que représente la loi de réforme sur les retraites, c’est à pleurer. Faut-il qu’on nous mène à l’abattoir pour que l’on bouge ? Y a-t-il un tel engourdissement en ce pays ?

Les Roms. J’aime qu’on parle des Roms. Pendant ce temps là, on oublie de parler des noirs et des arabes de banlieue. Vous savez cette engeance qui passe son temps à ennuyer les honnêtes mères de famille, à violer d’innocentes vierges, à voler des sacs à main, quand ils ne trafiquent pas pour se payer de somptueuses berlines allemandes. Ceci est du second degré, je préfère préciser. Je suis amusée de voir comme chacun se fait fort d’aller ronger le nonosse là où on lui dit gentiment d’aller. L’œuvre de divertissement qui fait office de gouvernement est proprement talentueuse… La classe moyenne est en voie de paupérisation depuis des années, mais c’est pas grave, on s’occupe de traquer les Roms. Tout va bien. On te nique ta retraite, mais ce n’est rien, là-haut on s’occupe de l’INSECURITE !! Tu sais le truc qui devait être karchérisé depuis, ouhhhh, depuis bien fort longtemps ma foi…

Un autre nonosse ? Enerve toi donc sur la lapidation de Sakineh. Cette jeune femme dont je ne sais rien que ce que raconte La Règle du Jeu, le site insupportable de l’insupportable Bernard Henri Lévy, aka Bozo le clown. Des femmes lapidées, il y en a certainement très souvent en Iran, puisque c’est un pays qui applique cette loi humaine stupide. Alors pourquoi s’attarder sur ce fait divers, là, maintenant, en ce moment ? Et ce de manière mondiale, puisque la pétition pour sauver la dame voit des signataires aussi prestigieux que Hilary Clinton ou Monique la caissière du Franprix de l’ avenue Wilson….De là à dire qu’il faut des prétextes à des guerres, je suis une vilaine fifille qui voit le mal partout.

 

Bon, je prends un verre, et je reviens demain, on parlera musique… Il parait que ça adoucit les mœurs…

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Et ça c'est Steve MacQueen, voilà un homme qui ne me contrarie jamais. Prends exemple.

 

12.09.2010

Impatience du dimanche

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Du vrac ? En voilà !

 

J’ai regardé une émission passionnante sur le Machu Picchu, sur Arte hier soir.  Je connais mal les civilisations d’Amérique du sud, alors c’est toujours un moment intéressant. Tu te rends compte de tout ce que nous ignorons (enfin moi) sur 99 % des civilisations passées et présentes de la planète ? Comment acceptons nous de vivre dans un monde sans chercher constamment à le connaître, à l’aimer, à l’admirer ? Il y a tant d’occasions d’être étonné, époustouflé, ému. Et que faisons-nous ? Nous passons la semaine à travailler, pour des sommes plus ou moins intéressantes, qui finiront toutes dépensées en des loisirs somme toute si vains ? Et la connaissance ? Et l’apprentissage, l’expérience ? Comment nous grandir à nos propres yeux, quand il ne s’agit plus pour nous que de chercher à vivre dans une société donnée avec des buts qui ne sont que la satisfaction de besoins vitaux (ou pas) immédiats.

 

La rentrée scolaire est passée, bien passée. L’année entamée, et mon fils me donne déjà la liste des petits camarades qu’il veut inviter, quasi tous les samedis. Me voilà à courir après les mères de famille pour chopper numéro de téléphone et mail, convenir de goûter à la maison etc. ça me fait tout bizarre de « jouer » à la maman… Je ne joue pas, évidemment, mais je veux dire que ce n’est jamais évident pour moi ce rôle….

 

Je reçois pas mal de spams de Bernard Tapie et Patrick Bruel, chacun pour une entreprise de merde que je réprouve. Franchement que ces types déjà bien fortunés se servent de leur célébrité pour conduire des gens à dépenser inutilement leur pognon, voilà qui me donne envie de leur taper dessus… Exactement comme ces pubs Cofidis ou autres, qui proposent des crédits à la consommation, à des taux proches de l’usure. C’est un scandale national, auquel la loi commence à peine à s’intéresser. J’en reparlerais plus tard, parce que je m’y intéresse et que j’avais envisagé des actions à l’encontre de ces organismes voleurs et irresponsables.

 

J’ai momentanément fait une infidélité à Kusmi et Mariages Frères : j’ai trouvé de nouveaux parfums de thé sympa dans les rayons de mon carrouf’ préféré. Thé blanc-Litchi, Thé blanc-Framboises et Fraise-Rhubarbe. J’avoue que les associations sont parfaites, fraîches et délicates !

 

Je me suis inscrite au challenge Jonathan Coe, tous les détails chez June !

 

N’oubliez pas le challenge Daphnée Du Maurier, dont les détails sont là !

 

Pour ce jour, on termine avec une poésie ?  

L'Impatient - Paul Eluard - In Capitale de la Douleur

Si triste de ses faux calculs
Qu’il inscrit ses nombres à l’envers
Et s’endort.

Une femme plus belle
Et n’a jamais trouvé,
Cherché les idées roses des quinze ans à peine,
Ri sans le savoir, sans un compliment
Aux jeunesses du temps.

À la rencontre
De ce qui passait à côté
L’autre jour,

De la femme qui s’ennuyait,
Les mains à terre,
Sous un nuage.

La lampe s’allumait aux méfaits de l’orage
Aux beaux jours d’Août sans défaillances,
La caressante embrassait l’air, les joues de sa compagne,
Fermait les yeux
Et comme les feuilles le soir
Se perdait à l’horizon.

05.09.2010

Liliane, François-Marie, Eric et les autres

Ma puce, tu te souviens de cette fabuleuse série de l’hiver dernier « la banque, le journaliste valeureux et le traître Val », tu sais bien j’en avais parlé . C’était une très bonne tragi-comédie, qui avait été donnée quelques semaines sur la scène judiciaire parisienne, après avoir fait les beaux jours du Duché du Luxembourg… Oui, je te parle de l’affaire Clearstream. C’était quand même bien sympa cette petite série, avec des personnages flamboyants et du suspens à toutes les étapes ! J’avais particulièrement apprécié le rôle d’enculé de sa race de traître joué par Philippe Val. Poignarder un journaliste dans le dos ça lui connaît.

Enfin, bref si tu ne te souviens pas de tout, je t’invite à jeter un œil à mon billet de l’époque !

La saison 2010 démarre en fanfare avec une super production hollywoodienne, comme jamais vu depuis longtemps ! Je te fais le pitch, comme il dit Ardisson, mon royaliste préféré…?

D’abord, les personnages :

 

Liliane Bettencourt as the Héritière complètement zinzin mais faut pas le dire…

Françoise Bettencourt-Meyers as la fille qui préfère la recherche historique aux cosmétiques.

François-Marie Banier as le wannabe photographe, manipulateur hors pair.

Patrick de Maistre is the big boss avec les clés du magot de la Vieille.

Claire Thibout is the gentille comptable qui n’aime pas voir Mamie Zinzin se faire enfler

Pascal Bonnefoy as the famous maître d’hôtel  de Madame enregistreur d’écoutes téléphoniques.

Special Guest Star : Florence and Eric Woerth (prononcer worth ^^) as le couple qui confond les intérêts de la Nation et son propre compte en banque.

And last but not least : Nicolas Sarkozy as Le Nain Vagal qui sert à rien.

 Le pitch : en fait, comme dans toute bonne production destinée à tenir le haut de l’affiche, il y a un scénario principal et un scénario secondaire qui vient s’y greffer au hasard d’une découverte stupéfiante. A l’UMP ils sont bons pour ça, les scénarii parallèles, certainement un reste de la tradition RPR…


Breeeeeeeeeef le pitch de « Mamie Zinzin se fait enfler » :

 

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Mamie Zinzin, que nous appellerons par la suite Liliane parce que bon on est pas des bêtes et on respecte les Vieux (sauf une liste de vieux connards que je tiens à ta disposition...) Liliane donc est riche, très riche, trèèèèèèès trèssss mais méga trèèèès riche, à un point que même moi je pense que je finirais pas me lasser de dépenser son fric (quoique je suis fortiche...) Tu penses bien que Liliane n’a pas fait un BTS secrétariat commercial,  pour ensuite aller bosser chez Groval et cie charpente en tout genre. Non, sa fortune ne lui vient pas de son dur labeur à 1200€ par mois pendant 37 annuités et demi. Non. Liliane est née. Déjà c’est pas évident. Elle aurait pu certes être en retard à l’accouchement, mais bon, elle est née et du coup, les miyions et les miyards, comme dirait Arlette, lui sont tombés dans le bec. Et c‘est super lourd à réceptionner 12 milliards d’ € (putain combien de putain de paires de chaussures et de kilos de bouquins je pourrais me… Non, pardon je m’égare... Putain des chaussures et des bouquins par milliers, même les Lévy et les Gavalda je les achèterais !! Non, faut pas gâcher, c’est vite parti 12 milliards, non pas de Musso ni Lévy…)

Mamie Zinzin, heu pardon Liliane, adore son Papa et l’entreprise qui a fait sa fortune, normal on s’attache. Et puis L’Oréal ça le vaut bien (quoique j’ai une réclamation à formuler sur le shampoing Elsève Color Vive, il faisait le cheveu un peu sec…) Liliane n’a pas grand’chose à faire de ses journées que de s’intéresser à sa société et de distribuer son fric au nom des Arts et des Lettres et des fois de la corruption politique… Mais qui irait lui jeter la pierre n’aurait jamais péché…

Françoise, la fille de Liliane et André (le cher père disparu), est aussi née très riche (c’est pratique ces héritages qu’on se passe comme ça en famille, joli concept !) mais Françoise a des aspirations plus nobles. D’abord, elle sent que sa maman ne l’aime pas assez, ou ne la voit pas comme elle est réellement, j’en sais rien, je ne suis pas psy, du moins pas encore laisse moi encore quelques mois... François préfère s’accomplir non pas dans la direction de l’entreprise familiale, mais dans la recherche historique bien chiante sur l’Ancien Testament. Non mais ça va pas Françoise !!!! Liliane a du mal avec l’option de carrière de Françoise, qui lui semble trahir la mémoire patrimoniale familiale. Je te jure les mères, toutes les mêmes… Bref.

Petit à petit Françoise va se passionner pour des vieux parchemins, publier une encyclopédie sur son sujet de prédilection, et aussi s’éloigner de Liliane.

Sors les mouchoirs, c’est le moment triste.

Heureusement autour de Liliane il y a plein de parasites de gentilles personnes qui veulent son bien et l’amuser. Genre François-Marie, qui tout petit déjà savait ce qu’il voulait de la vie, en défilant parmi les rangs gaullistes lors de Mai 68. C’est un talent ça, savoir se mettre du côté du manche. Et en termes de manche, François-Marie s’y connaît qui suce tout ce qui est suçable sur Paris, hommes, femmes, poètes, artistes véritables : Mauriac, Dali, Marie-Laure de Noailles, Aragon, la pauvre, belle et déchue Madeleine Castaing. Bref que du beau linge dans lequel aimait essuyer ses pieds ce cher François-Marie.

Avec Liliane, il a décroché le jackpot. Des « cadeaux » estimés à plus de 1 milliard, du mécénat pour une œuvre photographique absolument pas cotée par les experts, bref le paradis.

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François-Marie est blogueuse mode en vrai, regarde: il a un APN


François-Marie est gourmand et peu discret et fanfaron et vantard et roublard. La fille, a priori alertée par le gentil personnel que figurent la Comptable et le Maître d’Hôtel, prend les choses en mains pour arrêter tout cela.

Je t’épargne la bataille d’experts médicaux (qui vaut quand même au médecin de Mamie Zinzin de se faire convoquer par l’Ordre National des Médecins qui n’est pourtant pas farouche habituellement, c’est te dire qu’il y baleine sous gravillons quant à l’absence d’éthique...)

Voilà, il reste donc à une brochette de spécialistes de décider si Mamie Zinzin est zinzin (moi je dirais oui, parce que trouver du talent à François-Marie, faut être sacrément atteinte !!!), si François-Marie a cherché à enfler Mamie (noooon, genre se faire nommer légataire universel après avoir palpé plus d’un milliard, on se pose encore la question ? Lol comme disent les jeunes…) etc. etc.

Là où le talent du scénariste atteint une sorte d’acmé jouissive, c’est quand entre en scène le Couple Rapiat, aka Florence et Eric Woerth, mes nouveaux modèles de quand je serais grande…

 

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Il faut être un scénariste de génie pour oser imaginer que le mec qui est trésorier de l’UMP et qui tient les cordons de la bourse de la Nation va aller se compromettre, que dis-je, plonger dans la piscine aux louis d’or de Mamie Zinzin, toucher les soussous et rendre de menus services en échange. Nooon, ce n’est pas possible ça, quand même… Aller fiscalement couver une vieille cousue d’or, plus d’or que personne ne peut en dépenser en plusieurs vies (sauf moi, mais je suis aussi zinzin, je pourrais mettre Liliane à découvert si elle me prêtait sa CB…) aider ce genre de personne à niquer l’Etat-Nation, la Mère-Patrie, alors que tu es censé faire le contraire, bordel faut être un scénariste couillu !!!

Et ce n’est pas fini !! Woerth aux mains d’Argent, c’est le même qui vient te dire à toi mon bichon que ta retraite à 60 ans tu te la mets derrière l’oreille, que tu comprends c’est la crise il faut travailler plus pour gagner moins, que si ton travail t’a brisé le corps et l’âme, il te faudra le prouver avant d’espérer partir à la retraite dans un cercueil en contreplaqué. C’est Monsieur Woerth qui vient nous expliquer que l’argent il n’y en a plus dans les caisses de l’Etat et des partenaires sociaux (ce qui au passage est un mensonge), c’est ce jésuite chauve qui baigne dans le lucre qui vient t’enjoindre de te serrer la ceinture pour le bien commun.

 

Non mais MDR quoi. Je n’ai pas d’autres mots.

 

Et Nico, continu comme ça avec ton équipe de bras cassés, façon la majorité des gens est prêt à se faire défoncer et à revoter pour toi sans avoir rien compris à qui le niquait. Reprends donc du champagne tiens.

 

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