15.04.2011

Il ne manque que le vélo, dans la tête...

Je vous avais parlé tout récemment d’une petite envie d’accessoire pour la tête ? Non ? Si ? Je ne sais plus… En tout état de cause voici :

 

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S’il y a bien un domaine où je ne grandis pas, c’est les trucs à mettre dans les cheveux... Barrettes, serre-têtes, chapeaux, pinces, foulards… J’ai donc logiquement cédé. Oui une note utile et futile, c’est ce que j’avais de plus chouette à vous raconter ce matin :) !

C’est affolant non, d’aimer encore se mettre des fleurs dans la tête à mon âge... Et des trucs jaune, rouge, turquoise… quand je vous dit que je n’ai pas attendu ELLE pour ColorBlockiser ma vie…

Sauf quand j’étais enceinte. Je me suis fait la réflexion qu’enceinte je ne m’habillais qu’en noir, sans un accessoire. Comme si j’avais peur de montrer ma joie… Pour les deux, j’ai attendu des mois entiers  habillée en noir, parfois en gris (oh funky !!) et je n’osais pas formuler la moindre envie de fantaisie, j’attendais le jour J pour laisser éclater ma joie…

Je crois que j’ai été influencé par cette superstition chinoise, il me semble, où, pour ne pas rendre jaloux les Dieux, il convient de ne pas trop manifester son contententement, sinon les Dieux se vengent.

Ils leur arrivent de se venger en effet.

Bon, la couleur, donc.  Je suis une gamine, non ? Mais je m’en fiche. Celui qui me dira comment m’habiller suivant mon âge, ma morphologie et mon teint, il n’est pas né, et s’il est né, il mourra sous les talons de mes chaussures jaunes !

Pourquoi respecter des codes que d’autres ont établi ? Autant préférer ses propres codes, non ? Je ne crois qu’au coup de foudre, même pour un serre-tête…

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite un week-end coloré et joyeux !

13.04.2011

Une note sans twitter ni Morano, ni Britney Spears

Avant-propos : le mieux quand même, aujourd'hui, c'est de me lire là Le long de la rivière  ou là Bouhhhhh cake mais tu fais comme tu veux...

 

Je ne suis pas très vieille suivant les canons de la société, mais je n’ai plus l’âge des études. Pourtant j’ai entamé il y  a un certain temps, de changer des petites choses, et cela passait par un changement professionnel. Une envie d’aborder un domaine qui m’intéresse depuis des années. Ça passe par une reprise d’étude, et de la patience.

Je suis juriste de formation, et c’est moins fraternel que ce je croyais en faire, petite. Je ne défends ni la veuve, ni l’orphelin, parfois même c’est le contraire. Ça me déplait. J’ai quitté le secteur privé espérant trouver dans le public un peu plus de cette éthique qui avait guidé mon choix d’études, mais las, les motivations y sont les mêmes : faire gagner de l’argent à l’entreprise….

Changer d’orientation professionnelle est une décision pas si difficile que ça pour moi, compte tenu du fait que je sais ce que je ne veux pas faire. Mais techniquement il y a des efforts à faire et des barrières à renverser. Ce n’est pas simple, ni forcément compréhensible par tous.

A cet égard, je trouve qu’on vit dans un monde paradoxal, qui veut que nous soyons mobiles et prêts au changement, mais qui ne supporte pas les parcours atypiques ou les CV un peu particuliers. Il faut cacher ses vrais sentiments, expliquer qu’on rêve d’intégrer une grande famille du travail, mais juste ce qu’il faut pour ne pas sembler ni  trop demandeur ni trop instable. Il faut savoir quitter un poste pour trouver mieux ailleurs, sans donner l’impression d’avoir la bougeotte.

Bref, on veut de nous tout et son contraire…

J’envie parfois ces gens qui ont une idée toute tracée de leur vie.

Dans le fond, je n’aimerais qu’une chose : vivre de ma plume.

 

11.04.2011

Bleu comme un lundi

L’écoute abusive de Leonard Cohen et de Dick Annegarn peut provoquer certains dégâts. Dégâts que ne vient pas effacer un album entier de Jay Jay Johanson ou de Anthony and the Johnson.

Le fait est que je n’accorde plus une assez grande place à Britney Spears dans ma vie, pourtant j’ai l’intégrale de son œuvre en CD acheté en monnaie sonnante et trébuchante. Oui faut-il trébucher sur ses principes de bases pour à chaque fois céder à l’appel de la pop bitch comme je le fais.

Mais là, ça n’a pas suffit à sauver mon âme du bleu nuit, le bleu blues de Billie Holiday, le bleu Venise de Daphné. Toutes ces notes, assemblées une à une pour faire pleurer mon petit cœur de midinette sensible à la poésie des autres. Moi aussi je sais ce que c’est de défaillir pour un homme, mais Daphné le dit tellement mieux, de sa voix claire et presque enfantine. Puis Billie reprend la main et me rappelle qu’il y a des folies à laquelle on ne peut échapper…

Courons, fuyons, en avant pour le meilleur. Le pire serait de ne pas s’appuyer sur les bleues de son âme pour écrire…

Ecrire, tiens, voilà, je cherchais un prétexte pour ça :

 

daphné,bleu venise,rouge carmin,jay jau johanson,anthony and the johnson,leonard cohen,dick annegarn,chansons tristes pour âmes tristes,un peu de noir ne nuit point


C’est joli, c’est un carnet, c’est pour écrire. Et puis au moins la couverture aura ce quelque chose de lumineux qui manquera à l’intérieur…

 

Et puis ça aussi, juste parce qu'on dirait mon fils (oui je suis une maman orgueilleuse), que j'aime Eluard et que j'aime écrire des cartes....

 

daphné,bleu venise,rouge carmin,jay jau johanson,anthony and the johnson,leonard cohen,dick annegarn,chansons tristes pour âmes tristes,un peu de noir ne nuit point


Tu le savais, toi, que la vie n’est qu’une suite de prétextes ?


 

 

 

 

Bonus : à partir d’aujourd’hui tu peux découvrir certains de mes coups de cœur blogosphérique, grâce à Oh les Girls qui m’accueille pour la semaine.

07.04.2011

Pied de nez, pied de biche

Je n’ai pas le permis. Pour plein de raisons, pas intéressantes à exposer ici forcément. Passons. Je marche beaucoup. De fait, marcher est l’acte le plus naturel qui me soit. Autant, respirer j’ai du mal, autant marcher relève du réflexe.

En ville, ado, étudiante, je marchais, de chez moi au pensionnat, puis de chez moi à la fac (avec parfois un peu de bus au milieu, avouons-le.)

« Je marche parce que je dois mourir, toi Ahasvérus, jusqu'à mon retour, tu marcheras sans mourir »

Je marche sans arrêt, d’un point à l’autre. Je me promène dans des parcs, les pieds dansant au soleil qui pointe. Je vais au pas de course, les pieds pressés d’en finir avec ces corvées du quotidien. Je vais, d’un pas plus léger, courir au devant du sourire de mon fils, le soir après l’école.

Que ferais-je d’un pas léger ? Aller m’acheter une robe, respirer les premières pivoines et faire un baiser à l’ avenir.

Mon pas se fait plus lourd parfois le matin, quand je préfèrerai rester chez moi, au creux de mon lit bien chaud, plutôt que d’affronter les visages déjà las de mes voisins de bus…

C’est le premier pas qui coute, puis le deuxième, et le troisième et ainsi de suite, pas à pas on avance pour ne pas tomber…Et parfois, au détour d’une fatigue, sous les pieds crissent les feuilles de l’automne, et ce bruit est comme une petite musique habitée de souvenirs. Le sourire commence à nos pieds qui dansent, et s’allègent de la morosité. De souvenir en souvenir, sous nos pas crisse le sable des vacances, le sable chaud qui appelle les cris de joie, les jeux dans l’océan, les pique-niques au pied de la dune, ou derrière les rochers.

Mes pieds me mènent à bien des endroits, parfois sans bouger. Je suis là, je marche dans une rue parisienne, mais mes pieds savent bien où je suis en réalité : ailleurs.

Je prends mes pieds, je prends mon pied, le plaisir vient de terre, il est si concret. Je prends mon pied à penser, à m’évader en silence.

Un pied pour s’échapper. Un pied rythmé et cela devient de la poésie.

Les pieds des vers de Victor Hugo mènent la danse, douze pieds, un alexandrin, une merveille par ligne :

 

Elle était déchaussée, elle était décoiffée,
Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants ;
Moi qui passais par là, je crus voir une fée,
Et je lui dis : Veux-tu t'en venir dans les champs ?

Elle me regarda de ce regard suprême
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis : Veux-tu, c'est le mois où l'on aime,
Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds ?

Elle essuya ses pieds à l'herbe de la rive ;
Elle me regarda pour la seconde fois,
Et la belle folâtre alors devint pensive.
Oh ! comme les oiseaux chantaient au fond des bois !

Comme l'eau caressait doucement le rivage !
Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.

 

J’aime mes pieds, je les polis, je les crème et les vernis. Mes pieds me portent sur terre et dans mes pensées. Le voyage quotidien qu’est la vie est peut-être le plus précieux que nous ferons.

 

Une citation encore pour cette journée sur la pointe des pieds, qui reste un jeudi, n’est-ce pas Chiffonnette :

"Le but du voyage n'est pas de poser le pied sur une terre étrangère. C'est finalement de poser le pied dans son propre pays comme s'il s'agissait d'une terre étrangère." Gilbert Keith Chesterton

 

*Une petite réflexion sur le pied, c’était ma participation ce jeudi, Euréka et Lucky Sophie.

28.03.2011

La vaisselle, une tasse à thé et un lapin !

La vie c’est un peu comme une typographie changeante non ? Je veux dire, parfois tu te sens tellement comic sans ms, ringard, moche…. Et puis d’autre fois tu te sens le plus beau des Helvetica.

Mais en moyenne, nous restons de gentils Arial, avec des trucs plus ou moins chiants à faire.

Bon, sur ces fabuleuses entrefaites philosophiques, listons.

Je liste quand je ne sais pas organiser. Tout le temps, donc.

Ma liste de favoris souffre d’obésité, va falloir que je nettoie mon marque-page…. Des coups de cœur, à certaines lectures, des lieux à revisiter.

Envie de vacances, et ça, c’est vraiment nouveau pour moi ! Je ne suis pas très vacances, mais là j’ai un tel besoin de changement, de légèreté, d’ailleurs. Je me suis peut-être lassée, enfin, de ce que je vois…

Mon fameux vide-dressing… Enfin, fameux, surtout auprès de moi. Est-ce que vous connaissez des sites où je dois ABSOLUMENT le référencer ? Je vais mettre un lien ici sur le côté de toute façon…

Sinon, j’ai fait une sacrée descente en bibliothèque, histoire de ne pas acheter de livres ce mois-ci. Une trentaine de bouquins empruntés, notamment en vue de certains challenges littéraires.

Et aussi, j’ai pris de BD, du Petit Spirou, ça faisait bien bien longtemps….

Je me suis une fois de plus évanouie devant les prix pratiqués pour les DVD, ça coute une fortune, surtout les vieux films hollywoodien, ou européens des années 30- 40 -50. Quand on les trouve… Comment s’étonner de ce que certains téléchargent pas vraiment légalement….

Bref…

Je suis en phase de recherche pour les deux swaps auxquels je participe, et je dois avouer que j’adore ça. Fouiller, réfléchir, chercher la bonne idée, composer la chose et me demander comment ce sera accueilli par ma swappée…  Que du bonheur comme on  dit à la télé !

Aujourd’hui est un lundi comme les autres, et Chrys et Zaza voudraient que l’on parle vaisselle ! La vaisselle, je n’aime pas la faire, mais je l’aime belle et variée. En fait, je me faisais la réflexion la semaine passée que ma mère et moi n’avions pas le même rapport à la vaisselle. Elle en a de plusieurs sortes : celle de tous les jours, et celle des occasions spéciales. Moi non, j’utilise indifféremment une vaisselle que je veux jolie et de qualité pour tous les jours. Même si cela risque l’accident. J’ai ainsi toujours utilisé pour boire mon service de mariage en cristal de Bohême, ce qui fait qu’il est presque décimé (c’est beau, mais fragile comme tout…) Tant pis. .. Je ne suis pas la seule à agir comme ça dite moi ?

J'adore zieuter les blogs et autre tumblr à la recherche d'intérieurs anglais, et de leurs beaux vaisseliers ! ça me fait carrément triper en fait....

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Mais mon vrai péché, ce sont les tasses à thé... Un vice (encore un ?)

 

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Et sinon, j’ai (enfin) répondu à la plupart des commentaires en retard !

Je reviens demain !

 

PS : mince et le lapin ???

 

24.03.2011

Une place au soleil

J’ai un peu l’impression de me spécialiser dans la nécrologie en ce moment. La faute à ces idoles de ma jeunesse (et d’après…) qui nous quittent…

Elizabeth Taylor est donc morte.

J’aimais sa beauté évidente, son talent et la douceur qui se dégageait de son regard. Je ne suis pas d’un naturel « fan de », quoiqu’on pourrait m’opposer que j’ai une façon tranchée d’affirmer mes amours et mes détestations…

Elizabeth Taylor était d’abord une belle actrice, que je regardais petite, parce que je la trouvais si jolie… Et puis pour tout vous avouer, elle m’avait consolée sans le savoir. Les enfants sont cruels entre eux, surtout les petites filles, de vraies chipies souvent… Quand j’étais enfant, j’étais souvent en but aux moqueries de mes camarades de primaire à cause de mes yeux. Quant on me regarde, on sent qu’il y a un truc qui cloche. J’ai un regard un peu lointain de myope, mais avec une « infirmité » supplémentaire : j’ai les yeux hétérochromes, un œil vert et un œil marron. Cela donne un regard un peu étrange, absent. Les lunettes me protègent, mais je n’en ai pas toujours porté. Et donc, petite, cela me valait des moqueries, je n’étais pas « normale ». Mon frère ainé, pour me consoler, et me rendre fière de moi, m’avait expliqué que mes yeux étaient au contraire encore plus uniques, comme ceux d’Elizabeth Taylor. Son incroyable regard violet, ses yeux merveilleux l’étaient parce qu’ils étaient atteint de cette même « anomalie » génétique, l’hétérochromie. C’est tout bête, mais cela m’a attaché à elle. Et je remercie mon frère de m’avoir montré la vie sous cet angle : être fier de ce qui nous rend unique. Et même si je suis loin d’être aussi belle qu’elle, j’aime l’idée de cette petite « ressemblance ».

Ensuite, la filmographie exceptionnelle d’Elizabeth Taylor a fini de me la rendre unique au monde. Sa beauté de brune douce et sensible a été utilisée dans de nombreux films. Je me rappelle vous avoir parlé d’Ivanhoé sur ce blog, et aussi d’Une Place Au Soleil, un des plus beaux films de tout les temps… A chaque fois, il se dégage de son visage une telle douceur, une douleur presque…

Et puis sa vie personnelle, je ne parle pas de ses mariages particulièrement. Plutôt de ses luttes pour les causes humanitaires et notamment contre le SIDA, à une époque où cele ne se faisait pas si simplement.

Je vous laisse sur cette citation (oui c’est jeudi citation…) de Paul Claudel :

 

«  Il y a des yeux qui reçoivent la lumière et il y a des yeux qui la donnent »

 

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Avec Montgomery Clift

 

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Taylor et Clift dans Une Place au Soleil

 

 

 

 

 


14.03.2011

Blue sky

Tout peut arriver, n'importe quand, n'importe comment. Nous ne sommes jamais assurés de rien.

Il y a tant de bruit ici : se créer sa petite bulle rose et tranquille, ce n'est pas un luxe.

J'ai aimé faire de toutes petites choses inutiles (ou presque) ce week-end.

Lire quelques pages de mes livres en cours. Un Westlake, la fin du Rendell et un peu de Ouspenski.

J'ai adoré passer quelques moments à écluser mes magazines de janvier et février. Marie-Claire, Cosmo, Biba, Votre Beauté, Glamour, d'autres encore. Regarder les photos, les jolies robes. Lire les articles du plus futile au plus grave, faire les tests, noter les idées lectures, sorties CD, théatre... Découper les recettes qui m'intéressent, que je ne ferais probablement pas avant un moment...

Etre indulgente avec moi-même, et prendre mon pied à écouter l'album de Camélia Jordana. M'avouer que le dernier single de Jenifer est très réussi. Trouver beau et touchant l'album de Grégoire. Etre folle de joie à l'écoute du nouveau Take That, et vouloir faire la midinette avec chacun des chanteurs (ça fait du monde..) Fermer les yeux et me repasser encore le single d' Adele.

Découvrir de nouveaux tumblr et rebloguer à l'envie ces univers parfois si différents du mien...

Il fait encore froid, mais le soleil s'impose de plus en plus, et l'envie vient de trier mes placards de regarder les jupes, les robes, les chemisiers légers... Mettre du vernis orange à mes doigts, juste pour entendre mon fils dire "c'est beau maman"...

Et puis un vide-dressing à mettre à jour (à mettre en ligne tout court en fait...) des tags qui m'attendent sagement. Des lectures encore, toujours...

Envie de robes aux couleurs vives, de larges lunettes de soleil, de capelines en bord de mer. Envie de vacances ? On dirait bien :)

Laisse ton cœur au soleil et regarde le ciel, il est bleu ce matin.

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C'est l'année du lapin, il parait: en voici de toutes les couleurs, comme nos humeurs.

 

 


07.03.2011

Pensum Jackie Quartzien

Dans le fond je devrais faire la gueule. Méditer sur le fait que personne ne comprend jamais vraiment rien. Mais bon, ce serait vain. Et puis ce n'est pas comme si je souhaitais devenir l'exégète parfaite d'un obscur personnage breton (pauvre de toi, Yvonnig Gourlawen...)

Non, tout ça pourrait éventuellement me vexer, si je donnais un peu de moi-même à chaque mot, mais cela se verrait, et le lecteur ne serait pas un ingrat finalement. Donc on en tire la seule conclusion valable: don't give a fuck.

De toute façon, ça n'intéresse vraiment que moi. Moi, qui pourrait presque préférer "lire" de fabuleux blogs de "filles" tellement cool(s) et drôle(s)... Du genre qui aime te parler de sa fabuleuse manière d'assortir son inspration au doré du matin, le tout engoncée dans un t-shirt Fifi Lapin acheté une taille trop petite, parce que c'était le dernier, et qu'il le faut ce t-shirt, vu que Fifi c'est un fabuleux blog trop cool !

Note que je ne suis pas la dernière pour trouver le moindre bout de chiffons fabuleux, pour peu qu'il fut sur le cul de mon idole du moment (ça restreint le champs, j'ai pas d'idole, à part moi... J'aime mon bon gout...)

Note aussi que je raconte n'importe quoi, tant je suis colère et déception ce matin. Bien que je ne sache pas exactement pourquoi ? L'étrange sentiment d'être prise pour une idiote par des connes peut-être ? L'étrange sentiment que je devrais dire fuck off à quelques pétasses qui se la racontent, qui n'apprécient pas la moindre ombre sur leur supposé grandeur, et qui te sortent toujours ce bon vieux "second degré" pour écraser les autres de leurs miteuses superbes. Je devrais dire tout le bien que je pense de la médiocrité de certaines qui reprochent à d'autres d'être ce qu'elles sont, sans faux-semblant, quand elles-mêmes ne sont que de pathétiques "attention whore".

Faut-il être une image lisse et pleurnicharde pour complaire ? Faut-il faire la litanie détaillée de ses malheurs pour paraitre humaine ? Le besoin de se retirer dans son malheur, loin d'être vu pour la pudeur que c'est, est perçu comme un snobisme, une bizarrerie de plus.

Nous vivons dans un monde tellement bouffés par l' IMAGE, par la fausse réalité que nous renvoie la télévision, que nous accordons une importance inégalée à l'expression de cette image. La vie 2.0 n'est qu'un stupide concours d'image et pesonne ne peut croire que le collègue blogueur d'à côté n'y participe pas. Personne ne peut imaginer qu'une personne qui ouvre et alimente un blog, ou un Twitter, ne le fasse que par plaisir et uniquement pour exprimer ce qu'il est, sans chercher à donner une image. Le monde est pourri à ce point par un besoin de façade rose et brillante ?

Cela me fatigait à un moment de supprimer les commentaires de Serge, mon cher troll. Un vrai troll lui. Pas de ces pauvres personnes qui se contentent de donner un avis différents du taulier, et qui se font renvoyer dans leurs cordes avec un trop facile "troll". Non, Serge est un vrai bon troll, qui aime à l'occasion me traiter de pétasse bobo (quoique ça lui ait un peu passé), qui a la délicate saloperie d'évoquer la mémoire de mon second enfant décédé (c'est curieux d'écrire ça, mon second enfant décédé...), qui glose sur mes origines "auvergnates" (poke @BriceHortefeux) qui me traite régulièrement d'idiote, et autres gentillesses. Bref, un troll, un vrai, qui tient ici depuis plus d'un an.

Pourquoi ? Dire que c'est à cause de sa vie IRL trop pourrie, serait trop simple (quoique je le soupçonne fortement..) Non, je suppose que Serge veut simplement particper au grand jeu de l'Image, et lui suppose que je suis de celles qui y jouent. Tu te trompes mon coco, et malgré ton pseudo et tes adresses en mlpqxs@aol trop pourries, je ne t'en veux pas (sérieux, il y a encore des gens qui ont une adresse en @aol ? volontairement ?) malgré tes mot souvent peu amènes, je t'aime bien, au moins tu sors la bile que tu as en toi, et tu n'as pas commencé par m'expliquer par A+B que tu m'adorais et que j'étais trop trop géniale pour mieux me descendre ensuite. Serge est plus sincère dans sa détestation (quoique lapin, je gagne vraiemnt à être connu, fais un effort quoi...) que pas mal d'ex-copines blogueuses. Enfin, copines, c'est moi qui utilise ce mot, pour elles je n'en sais rien. Le fait est que je me suis tapée ce week-end les archives de mon blog, avant d'utiliser un aspirateur de site pour l'enregistrer. Et puis en fait non, ça vaut pas la peine de protéger quoi que ce soit. Je revois celles qui sont venues, qui sont restées longtemps avant de repartir, me laissant juste la froideur de la place vide, sans jamais expliquer le pourquoi de mes "fautes". Jamais. J'ai l'air comme ça, un peu snob ou décalée, mais je ne fais guère preuve de trop de fierté quand il s'agit d'aller quêter le pourquoi d'une désaffection, pace que la désaffection me touche. parce que ce que l'on prend pour de la foideur, ou du décalage, ou je ne sais qu'elle travail sur l'image, n'est jamais que de la timidité. Rien d'autre. Timidité qui s'exponentalise dans le malheur. Mes proches IRL le savent bien, qui me voit me renfermer comme uen coquille quand ça ne va pas. Alors, quand je m'attache, tu n'as pas idée de la sincérité avec laquelle je le fais, et de ce que ça représente pour moi. Et ça ne me dérange pas, quand je crois à un malentendu, d'aller chercher l'autre pour en parler. Mais manifestement ce n'est pas la bonne méthode.

IRL ou 2.0, on est jamais que l'image qu'on dégage. Image qu'on ne peut maitriser. le paradoxe est là : si je commence à vouloir maitriser mon image pour être apprécié pour ce que je suis, je ne serais plus moi. Etre, c'est être. En face il y a vous, qui recevez, qui aimez, détestez, parfois qui jetez aux chiens l'effigie autrefois appréciée.

Je ne tire qu'une leçon de mes petites expériences ici : personne ne sait qui je suis au fond de moi, ni même en surface, personne, pas même celles que j'ai eu la chance de rencontrer IRL, qui sont rares, mais que je suis contente d'avoir rencontrées. Alors finalement, Océane,tu peux te moquer d'elle, lui prêter les pires intentions, la snober : tu ne sais rien d'elle.

Pour finir avec ce pensum que je vous inflige en ce jour (en même temps on est lundi, chacun sa croix), pour finir donc, une dernière mise au point; salutaire pour moi. Histoire de me réaproprier l'envie d'avoir envie (poke @JohnnyHalliday)

J'ai ouvert ce blog parce que je voulais faire ici ce que je ne peux pas faire IRL : parler des multiples facettes de ma vie d'un seul tenant. J'aime tout et son contraire, je suis aussi futile que sérieuse, ma passion pour les chaussures n'égale que celles pour la littérature, ou la politique, ou les vêtements, ou l'art, ou la musique etc. ad libitum... Et IRL, personne ne peut accepter ça, du moins je ne connais personne qui accepte cela, qui accepte que la vie soit un kaléidoscopes d'émotions et d'envies. Les clichés ont la vie dure. Il y a les intellos, les fashion-victims, les obsédés de politiques ou de cul, les mères de familles passionnées par leur petit monde. Mais personne n'a le droit d'être tout ça à la fois, voire plus encore, sans être soupçonnée des pires intentions (IMAGE !!!) Pour moi, un blog offre cette liberté d'action, cette posibilité de laisser tout s'échapper de soi. Alors je vais continuer, ici, sur Twitter, Tumblr, partout où il me plaira d'être moi.

Et vous, qui passez par ici, ou chez qui je passe, n'y voyez aucune obligation en retour. Je crois que je dois le répéter: je ne lis que les blogs qui me plaisent, et ne commentent que parce que cela me plait, et non pas pour avoir un retour ici. Je ne joue pas à la marchande de liens ou de commentaires. je continue à lire et commenter des personnes qui n'ont jamais rendu la "politesse" ici, et c'est tant mieux. La gratuité ne vaut plus rien, disait Denis Guedj. C'est pire encore: on ne la soupçonne même plus de nos jours....

28.02.2011

Le temps efface tout il n'éteint pas les yeux

Monday sucks, je vous le disais ce matin. Encore plus en cette fin de journée où j’apprends la mort d’Annie Girardot. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet ou faire dans le pathos, juste rappeler quelle actrice merveilleuse elle à été, même si le  milieu du cinéma l’a boudée un temps… Je me rappelle de sa beauté dans ses films de jeunesse, sa présence sublime et drôle parfois…

Annie girardot, cinema, marcel proust,

 

 

Annie girardot, cinema, marcel proust,

J’ai une expression merdique pour signifier que je vais peu au cinéma, je dis que je n’aime que les films avec des acteurs morts dedans. Vraiment merdique comme expression… Mais elle se confirme…

 

Sa mémoire s’était envolée, triste destin de celle qui marque les nôtres, de mémoire.

Et sur ce temps qui passe, cruel et froid, me revient ce poème de Marcel Proust, avec ses quelques vers qui me mettent les larmes aux yeux ce soir.

Ne lisez rien de moi ici, mais lisez ces lignes, et si elles ne vous vrillent pas le cœur, alors c’est que vous n’en avez plus… 

 

Je contemple souvent le ciel de ma mémoire

Le temps efface tout comme effacent les vagues
Les travaux des enfants sur le sable aplani
Nous oublierons ces mots si précis et si vagues
Derrière qui chacun nous sentions l'infini.

Le temps efface tout il n'éteint pas les yeux
Qu'ils soient d'opale ou d'étoile ou d'eau claire
Beaux comme dans le ciel ou chez un lapidaire
Ils brûleront pour nous d'un feu triste ou joyeux.

Les uns joyaux volés de leur écrin vivant
Jetteront dans mon cœur leurs durs reflets de pierre
Comme au jour où sertis, scellés dans la paupière
Ils luisaient d'un éclat précieux et décevant.

D'autres doux feux ravis encor par Prométhée
Étincelle d'amour qui brillait dans leurs yeux
Pour notre cher tourment nous l'avons emportée
Clartés trop pures ou bijoux trop précieux.

Constellez à jamais le ciel de ma mémoire
Inextinguibles yeux de celles que j'aimai
Rêvez comme des morts, luisez comme des gloires
Mon cœur sera brillant comme une nuit de Mai.

L'oubli comme une brume efface les visages
Les gestes adorés au divin autrefois,
Par qui nous fûmes fous, par qui nous fûmes sages
Charmes d'égarement et symboles de foi.

Le temps efface tout l'intimité des soirs
Mes deux mains dans son cou vierge comme la neige
Ses regards caressants mes nerfs comme un arpège
Le printemps secouant sur nous ses encensoirs.

D'autres, les yeux pourtant d'une joyeuse femme,
Ainsi que des chagrins étaient vastes et noirs
Épouvante des nuits et mystère des soirs
Entre ces cils charmants tenait toute son âme

Et son cœur était vain comme un regard joyeux.
D'autres comme la mer si changeante et si douce
Nous égaraient vers l'âme enfouie en ses yeux
Comme en ces soirs marins où l'inconnu nous pousse.

Mer des yeux sur tes eaux claires nous naviguâmes
Le désir gonflait nos voiles si rapiécées
Nous partions oublieux des tempêtes passées
Sur les regards à la découverte des âmes.

Tant de regards divers, les âmes si pareilles
Vieux prisonniers des yeux nous sommes bien déçus
Nous aurions dû rester à dormir sous la treille
Mais vous seriez parti même eussiez-vous tout su

Pour avoir dans le cœur ces yeux pleins de promesses
Comme une mer le soir rêveuse de soleil
Vous avez accompli d'inutiles prouesses
Pour atteindre au pays de rêve qui, vermeil,

Se lamentait d'extase au-delà des eaux vraies
Sous l'arche sainte d'un nuage cru prophète
Mais il est doux d'avoir pour un rêve ces plaies
Et votre souvenir brille comme une fête.

 

Voilà, une femme s’éteint, avec elle une partie de ce monde…

 

21.02.2011

Il est doux de se croire malheureux, quand on n'est que vide et ennuyé

C’est la révolution en Tunisie, et moi je revenais tout juste d’un voyage au pays Irrépressible de la Réalité Linéaire. C’était chiant. Les tunisiens déboulonnaient Ben Ali et je me triturais le ciboulot pour savoir pourquoi quoi qui où en vain, la réponse n’existe pas. Ou alors quelqu’un me la donnera au soir où mes yeux se cloront pour toujours. Les tunisiens révolutionnaient dans le jasmin (parait-il) et moi je ne pensais qu’à  Chergui de Serge Lutens. Mon flacon était tombé de la table, d’assez haut pour se briser, mon cœur avec, et l’odeur chaude et envoutante de se répandre dans la pièce. Elle ne la quitte pas. Mon cœur se brise encore à chaque fois que je pénètre l’endroit. Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait la tristesse. Pourquoi les larmes montent-elle quand je respire ce parfum ? Ce n’est pas le flacon que je regrette, rien qui ne soit remplaçable. Mais l’avoir laissé tomber, se briser à mes pieds, sentir ce parfum  me monter à la tête… C’est comme si je ne pouvais rien tenir entre mes mains, rien faire qui soit un peu solide. Un cœur se brise pour un peu trop de parfum versé. L’odeur persistante vient réchauffer la moquette, les murs, un coussin… Je m’allonge sur le lit, le coussin contre moi, et je revois tout ce qui m’a échappé, des mains, de ma vie, de mes pensées. Tout n’est que fuite, et moi je reste statique.

C’est la Révolution en Égypte et moi je comble le vide de « quoi » en accumulant des dessins idiots sur des carnets de toutes les couleurs. Un pantone d’émotions, de questions, finalement aussi brumeux qu’un arc-en-ciel raté…Un dictateur s’en va, un autre lui succèdera, une certitude presque rassurante, qui donne un repère, un point d’ancrage. Quelque chose contre lequel s’élever. Que vais-je devenir si la liberté des peuples m’enlève les motifs de mes indignations, les raisons de rester encore debout, pour se battre de loin contre des tyrans anonymes à mon vrai monde. Que me reste-t-il encore, sinon cet égotisme de petite fille qui crie, qui exige qu’on lui laisse son jouet, son dictateur à honnir. Les tyrans tombent en Égypte et je peux inscrire dans le carnet bleu marine numéro trois, qu’une journée encore s’est passée sans que je me libère de ma hargne égoïste à vouloir dominer tout et tous, juste pour ne plus avoir peur. Juste pour voir au travers de ma boite.

C’est la révolution en Libye, et le hasard, toujours ironique, moqueur, insultant presque, me fait tomber dans un désir de dunes, de sable, de vide infini. Un vide où il n’y aurait que moi, un carnet, le jaune numéro deux, celui des désirs cachés. Un carnet où je pourrais noter ce qui dans ce désert me manque vraiment. Le vide se comble par le vide. Curieux, mais c’est comme ça. Un chef d’Etat en bout de course fait tirer sur la foule et je pense au désert si tranquille. Je suis absente de ma propre vie, je regarde celle des autres, je l’envie et la méprise tout en même temps. Je sais que si l’on me donne ce bout de désert, je saurais voir plus clair, comme si la toile de fond de mon existence s’y animait…Les carnets, c’est comme les déserts et la vie, ils ne se remplissent que de soi.

Rêver et vivre, c’est la même chose, sauf que rêver fait moins mal.

 

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***le titre est d'Alfred de Musset.