24.10.2009

Sometimes it's good to be a girl


Un peu de décadence ne fait pas de mal. Après avoir cogité sur des questions non-fondamentales (oui, n'ayant pas de réponses adéquates, je décide que les questions ne sont pas importantes, jusqu'à la prochaine fois) il est temps de passer en mode week-end.


Oui, spéculer sur la métaphysique est fort louable du lundi au vendredi, quand on peut le faire de derrière son écran plat 17 pouces, au chaud dans l'open space.

Mais le week-end,  il faut revenir à la raison, et donc à son booty.

Mes choupettes, aujourd'hui j'avais pensé faire une leçon de shakage de fessier, en compagnie de ma nouvelle copine, Ashley Tisdale, look at that :


La mini mignonne, le collier de perles démémérisé, la bouche sexy, le regard de velours, la cuisse affolante, vas-y prend exemple. Tu prends ton short, tes talons de 10 et tu scores un maximum, jusqu'à lundi au moins.

Girl Poweeeeeeeeeer avec un seul but : faire valser ta culotte (ou ton string, as you want, ma douce) faire tourner la tête du jeune homme in your target et finir la discussion sur le mode sexy back. LET' S  MISBEHAVE ! Surtout toi d'ailleurs...


Bon, choupette, maintenant que tu sais ta mission du week-end (et je veux un rapport détaillé lundi !!), penchons-nous sur le truc à la mode, qui me fait vibrer et que je veux moi aussi avoir à mon bras.

Un sac ? Non.


Un toy boy mon mignon, un jeune homme de bon aloi, vigoureux, joli à regarder, qui sait compter jusqu'à 10 pour jouer à cache cache dans le lit et qui apprécie mon intelligence comme mon cul. Enfin, pour l'intelligence on lui pardonnera s'il ne la remarque pas.


Tu sais que j'adore cette garce écœurante de bitchitude qu'est Madonna. Je ne dirais pas que c'est un modèle pour moi, mais un peu quand même : j'aime le principe de « je suis la queen, baisse les yeux et baise ma main, et le reste aussi ». Quand je sombre dans trop de guimauve et de nunucherie amoureuse, je me dis, que ferait Madonna (vas-y te fous pas de ma gueule, je te vois pouffer !!) et bah ça marche, je gonfle la poitrine, comme Amy Winehouse, je tèj mes cheveux en arrière et envoie paitre l'insolent. Enfin, presque.

En attendant Magde a inventé le concept du toy boy. Je suis sûr que tu vas te rappeler de lui : le premier toy boy de Madonna.


Nick Kamen, la Mère de tous les toy boy, si tu m'autorise cette drôlerie.

 

Et il chantait aussi:

 


 

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Pardonne le staïle année 80, mais au moins c'est du vintage :)

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Et 25 putains de longues années plus tard, voilà qui l'on voit au bras de Madge the Queen of the Bitch : Jesus Luz.

J'ai chaud, très chaud...

 

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Tu vois l'esprit un peu. Elle a tout bien compris Madge !!!


Tout ça m'a donné bien envie de cogiter autour d'une idée assez marrante : la communauté Cénobitch d' Océane.

Grâce à moi (oui je m'la raconte 2 secondes) tu sais ce qu'est un anachorète, et tu connais donc aussi son contraire : le cénobite. Disons que l'amusant Lhaurenzo m'a mis cette petite idée en tête, et qu'elle y prend forme tout doucement.

Que pourrait être cette assemblée de Cénobitch ? On y pense un peu ensemble ? Moi, en tout cas, je réfléchis à lui donner matière au moins par écrit.

 

M'a donné très chaud le Jesus....

 

13.10.2009

Tirons sur une ambulance


Les mésaventures récentes de Frédéric Mitterrand font couler beaucoup d'encre. J'ai lu le bouquin à sa sortie, et j'ai été choquée. Pas vraiment par ce qu'il racontait, après tout je suis une lectrice assidue d'André Gide et de Gabriel Matzneff, tout deux écrivains qui faisaient largement étalage de leur gouts pour les amours plus que mineurs. J'ai écrit une note au sujet de ces artistes ou auteurs que j'aime et qui ont vécu border line, mais ça sera pour une fois prochaine.

Non ce que j'ai pris en pleine face c'est la claque d'une génération à la mienne.

Cette claque me revenait année après année sur bien des sujets.

Je veux parler là de ce que nous, trentenaires, sommes devenus une sorte de génération sacrifié sur l'autel de nos ainés. Je m'explique, avant de m'embrouiller plus avant. On vit une époque faite de précautions, d'interdits, de recommandation de safe behaviour au quotidien. Ne pas fumer, ne pas baiser sans capote, ne pas boire, ne pas conduire, ne pas voyager n'importe où, ne pas télécharger de musique sans payer son octroi, ne pas s'informer tout seul au risque de comprendre trop de choses, ne pas attendre de la vie plus qu'un temps de labeur qui sera peut-être récompensé par une retraite à taux plein à 65 ans.

Où est l'aventure ? Ou est la prise de risque, ou est la découverte, l'explosion des carcans et l'abandon des valeurs préformatées au profit de sa propre expérience ??

Entendons nous bien, je ne dis pas qu'il faille chopper le sida, le cancer du poumon et aller s'éclater à 190 km heure sur une glissière de sécurité pour être heureux.

Mais comment se sent-on vivre si on ne vit pas dans l'expérience, dans l'inattendue, dans l'affranchissement de certaines valeurs ?

Cette esprit est resté bloqué en 1968, puis s'est un peu réveillé en 1981 et dans les années suivantes, avant de profondément s'endormir durant les années 90 jusqu'a maintenant.

Qu'avons-nous ? Des quinquas bien tassés qui se sont éclatés dans les années 70 et 80 à passer du maoïsme à l'école de Chicago, des rebelles à cheveux longs qui ont usé et abusé des drogues plus ou moins douces, des vertus de l'amour libre, voir pour certains jusqu'à extérioriser dans certaines limites  les théories de Tony Duvert ou le modèle de Gabriel Matzneff. C'est à la mode en ce moment que de rappeler à nos chères élites leurs turpitudes du passé, qu'elles fussent morales ou autre. Daniel Cohn Bendit en avait déjà fais les frais, et aujourd'hui Frédéric Mitterrand. Mais c'est toute une génération qu'il faudrait accabler, s'il s'agit d'accabler qui que ce soit.

Une génération qui a pourtant explosé les carcans de la morale bourgeoise, et heureusement pour nous ! Une génération qui a su dire merde, et est allé chercher ses propres valeurs dans l'aventure et l'expérimentation. Une génération à qui l'on doit de belles chose comme la revendication d'un féminisme plus radicale, la dé-psychiatrisation de l'homosexualité, le fait de considérer les enfants comme des êtres douées de sens et non des ventre sur pattes, une génération qui a fait MSF et la guerre à la famine au Biafra, qui s'est déclarée salope pour faire avancer la question de l'avortement, c'est la génération du planning familial, de la pilule, de l'amour sans idées préconçues. Une génération qui ne voulait pas faire la guerre à d'autres peuples

Ado, j'adorais me plonger dans ces histoires, et me rendre compte qu'un adulte pouvait décider de se prendre en main et réfléchir à ce qu'il peut faire pour améliorer le monde, sans peur de s'affranchir des modèles préexistants, sans peur de l'aventure et de l'échec. Cette génération  m'a fait rêver.

Et qu'est-elle devenue ?? D'abord il y a eu ces fameuses années 80, années du fric facile, un fast and furious du fric et du sexe, enfin pour certains on va dire. C'est aussi une époque qui me marque et je garde pas mal de bonnes  choses, des principes de vie qui valent toujours.

Mais ces élites après avoir bu jusqu'à la lie à la coupe du plaisir et de l'absence d'entrave, s'est découvert toute une panoplie de principes moraux, économiques et sociaux à mille lieux de leur folle jeunesse. Le principe de la putain qui devient bonne sœur : ce sont les plus radicales.

Et on arrive à une époque ou nous somme dirigés par un troupeau de Jansénistes fâcheux, ou plutôt de Jésuite faux-cul et culpabilisateur.

Ainsi la Terre courre à sa perte et il ne faut donc plus que penser en écologiste citoyen, et  le tout sur le mode du «  vous n'êtes que de vilains petits égoïste », l'empreinte carbone, l'essence, le recyclage....

Et puis il ne faut pas demander trop de solidarité de l'Etat ni de personne d'ailleurs, bah oui c'est la crise, tu n'es pas au courant ? Du fric il n'y en a plus pour la sécu, les profs ou des prisons décentes, tu comprends bien il a fallu renflouer la BNP pour assurer à ses cadres méritants la même prime qu'habituellement. Et puis les prisons ça sert à rien, il suffit de castrer les méchants, de pendre haut et courts le impénitents après les avoir jeté dans un cul-de-basse-fosse.

Quant à la sécu elle ne serait pas dans cette état si t'étais pas tout le temps malade à force de fumer et de ne pas manger tes 5 fruits et légumes par jours. Comment ça c'est trop cher ?? Mais où sont tes priorités petit  insolent ????? Déjà que je te soupçonne de ne pas manger bio....Et ne t'avises pas de télécharger une chanson pour te consoler, cet acte ignoble pourrait priver un chanteur vieillissant de l'éternelle rente à laquelle il a le droit pour avoir pondu une daube un jour.

Quant au sexe, mon Dieu, le sexe... Plus on voit de filles à oilp' à la télé et de mec  torse nu en 4 par 3 et plus j'entends parler de misère sexuelle à la Michel Houellebecq. La faute à une société de plus en plus frileuse, qui veut s'assurer de ton pedigree sur 5 générations avant de s'engager à prendre un café au bar du coin. Et pour peu que tu dises la mauvaise chose au mauvais moment, hop le conte de fée sera stoppé net. On ne se laisse plus à aller sur des terres inconnues, à risquer l'échec. Nous sommes éduqués et gouvernés comme des enfants, un paternalisme qui prévaut dans chaque  pan de notre vie.

Aussi je ne m'étonne plus que certaines femmes passent pour originales parce qu'elles disent ce qu'elles pensent au moment où elles le pensent, qui ne s'offusque pas de parler ouvertement de tout les sujets possibles.

Avons-nous seulement idée du degré d'infantilisation dans lequel on nous plonge ?

Alors L'affaire Mitterrand là-dedans ? Je n'ai jamais eu la moindre affection pour ce personnage qui a usé et abusé de son nom (prestigieux à mes yeux), et qui a toujours craché ouvertement sur les principe de gauche, apportant publiquement son soutien à Chirac lors des élections présidentielles, clamant partout son non-socialisme, mais rappelant sa prestigieuse parentèle à la moindre occasion. Il s'est positionné comme toute sa génération dans le rôle de l'ancien jouisseur devenu sage observateur de la vie et bon dispensateur de conseil au peuple indigent. Sauf qu'il faut être crédible pour ça.

Et là c'est raté mon coco. Comme tout le reste du Gouvernement Vagal par ailleurs. Mais je pense que le Royal Nain Vagal cultive cette habitude qu'avait François Mitterrand : savoir s'entourer de gens légèrement plus médiocre que soi permet de toujours tenir le haut du pavé.

Sauf que le Nain Vagal est déjà bien trop médiocre pour espérer une cour du même acabit.



Dans le même esprit, bientôt je vous parle du roman érotique de Lewis Scooter Libby, sympathique néoconservateur américain, chargé des affaires de sécurité nationale sous la présidence de l'inénarrable Junior Bush.


En attendant, parce que je suis énervée et que la musique adoucit les mœurs, a little bit of jazz ? De belles chanteuses, à la voix aussi magnifique l'une que l'autre, une douceur à écouter, un miel qui se déverse sur mon cœur. Rassure toi je n'ai pas le mauvais gout de t'appâter pour t'infliger du Norah Jones de bas étage, on est pas dans un ascenseur ici.

 

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Oui je suis un peu énervée, ça se voit, non ?

 

Let me introduce :


Diana Krall


podcast
Why should I care ?

 


podcast
A case of you

 


And Lisa Ekdahl


podcast
My heart belongs to Daddy

 


podcast
But not for me

 

 

Et comme je suis très énervée: Barry White !!!!!! Ecoute ce rire, son rire à 2:14 de la chanson !! Je pourrais céder à (presque) n'importe quelle demande si on me passe du Barry White : orgasmic earthquake !

 


podcast

Let the music play


Tu veux me faire plaisir : va augmenter le pourcentage de n'importe lequel de tes péchés (sauf l'envie et la colère, faut pas déconner, concentre toi sur la luxure et la gourmandise par exemple).

Et demain tu sauras pourquoi je m'appelle Océane :)

12.10.2009

Pourquoi je n'aime pas les vacances



Parce que je l'ai annoncé plusieurs fois ce post, et pour faire plaisir, j'espère, à Kahlan.

J'ai hésité à le publier parce que c'est un truc un peu larmoyant, et bon ce n'est pas totalement moi, juste une partie. Pas envie de vous déprimer, ni moi avec. Mais en parler finalement me fait aussi plaisir parce que je me rappelle d'excellents souvenirs, et voilà ça me donne envie d'en fabriquer de nouveaux, tout aussi bons. Du coup, c'est moins larmoyant, j'ai sabré dans le vif (oui, je ne tranche pas, je sabre).


Les vacances sont pour moi un même son et lumière depuis des années, une image mouvante mais constante.

Le soleil est lourd et chaud sur les terrasses des maisons.

Et Victor Lazlo chantait le canoë rose.



C'était pas l'année dernière
c'était pas à Marienbad
comment voulez-vous que je m'en rappelle
à force de l'attendre
je ne savais plus qui l' attendait
Le temps est un traître de cape et d'épée
qui vous glisse sa poudre d'oubli
dans votre coca
Faudrait pouvoir choisir son film
j'n'avais plus qu'à me barricader
dans la p'tite maison
près du lac
avec le canoë rose, à deux places
qui flotterait, comme ça
pour personne

Fermer les volets
et ne plus changer l'eau des fleurs
oublier qui tu étais
ne plus jamais avoir peur
Se dire qu'on était pas
vraiment faite pour le rôle

Pleurer plus que le saule

Plonger sous les draps
et ne plus jamais remonter
dormir sur le pont du galion
qui s'est laissé couler
parce qu'il t'a connu
une de plus à t'aimer

Le soleil essaie de se glisser
par le store vénitien
c'est pas lui qui m'f'ra lever
je commençais une longue nuit
j'ai pas l'intention de demander le réveil
je regarde les photos qu'il à prise de moi
j'en ai aucune de lui
il s'est jamais laissé prendre
Le vent fait grincer le canoë rose, à deux places
Il servira, peut être, pour un autre film


Dans la maison familiale des vacances tout le monde dort.

Je suis allongée, dans la pénombre des volets clos, la douce torpeur de l'après midi, la sieste endormait toute la maisonnée dès 15h00.

Plus jamais je ne ressentirais ce total abandon, l'absence de toute crainte, juste le bonheur d'être là.

Quand on arrivait, ma première pensée était tournée vers ma grand-mère, et quelle que soit l'heure de notre arrivée, je courrais vers a maison, vers ses bras, la chercher pour la ramener chez nous. Un lien très fort nous attachait toute les deux. Je suis née en Algérie milieu des années 70. Mon père était déjà parti vivre et travailler en France, mais ma mère ainsi que mon frère ainée et moi, nous étions restés dans notre petite ville de Kabylie, en attendant de le rejoindre. Alors ma grand-mère était très présente pour nous. Ça n'a jamais cessé jusqu'à sa mort, il y a 9 ans.

Jusqu'à mes 18 ans, les vacances, ou au moins une bonne partie, c'était retrouver ce cadre familial et amical. Le soleil surtout. Tellement présent et chaud, il rythmait la journée.

J'ai eu de très bons moments et de moins bons, mais la mémoire est sélective parfois, et ne retiens que les joies passées.

Je pourrais mettre encore quelques paragraphes pour te raconter cette époque formidable, mais pas aujourd'hui. Je n'ai pas l'inspiration. Je me rappelle encore pourquoi je ne revivrai plus ces moments. D'abord on grandi tous, on perd nos amis, ils s'éparpillent loin de l'ilot central du début. Et puis les gens meurent aussi. Parfois à tout jamais.

Les vacances c'est l'enfance insouciante, les petits déjeuners bruyants, les départs agités pour la plage, les caprices pour une glace, une autre encore, la petite sortie en barque, pas trop loin du bord (j'étais peureuse...) Et puis surtout la Méditerranée. La crique à Bejaïa, avec seulement ma cousine, nos petits copains et moi, marcher sur les rochers glissants, les garçons qui plongent  la tête sous l'eau pour fanfaronner... Et le soleil qui tape sur l'eau bleue.

L'après midi, reprendre le chemin de la maison pour la sieste, que je faisais toujours en écoutant la radio, RMC ou Alger Chaîne 3 la station francophone.

Dans la pénombre l'atmosphère est unique : le véritable sens de la tranquillité est resté là, coincé à cette époque.

Au bord du saule, comme dans la chanson de Viktor Lazlo, avec Lui.

 

11.10.2009

Carnets du Monde


Décès : Stephen Gately chanteur du groupe Boyzone. Mort à l'âge de 33 ans. C'est moi où il y  a une espèce de « contagion » des décès inattendus depuis MJ ?

J'aimais bien Boyzone dans le genre boy's band. Surtout grâce à leur reprise des Bee Gees (oui je suis definitely fan des Bee Gees et je voulais me marier avec Barry Gibb plus petite... et maintenant encore en fait...):

 

 

Bref ce groupe était loin d'être le pire de sa génération. Et puis cette flopée de décès de cette époque, ça finirait par me filer le cafard !


Offre d'emploi : vu sur le site ladefense.fr la petite annonce suivante :


«Président de l'EPGD - H/F»
De : EPAD Recrutement
Publiée le 09/10/2009 à 19:01:27 dans Bons plans
A la tête du Conseil d'Administration de l'Etablissement, vous menez aux destinées du premier quartier d'affaires d'Europe, rassemblant 150 000 emplois et 200 000 habitants.

Vous supervisez le processus d'appels d'offres truqués et de dessous de tables liés à l'extension de 300 000 m² SHON de l'offre en bureaux, en maintenant au mieux les relations avec les entreprises amies.
Vous prendrez en charge l'absorption au 1er janvier 2010 de l'Etablissement Public d'Aménagement Seine-Arche, actuellement dirigé par de dangereux communistes amateurs de logements HLM et de mixité sociale.
Vous disperserez toute critique concernant le déséquilibre induit par l'extension infinie de la Défense au détriment des autres pôles d'emploi d'Ile de France, en ne tenant aucun compte de la dégradation des conditions de desserte en transports en commun.

Vous disposerez dans vos missions d'un budget confortable d'1,3 milliard d'euros par an fourni par l'Etat, sur lequel vous aurez toute latitude en ce qui concerne les postes budgétaires 'notes de frais' et 'administration pléthorique et népotisme' (également qualifiés d'"Ecuries d'Augias" par le Président actuel). Si les moyens mis à votre disposition ne suffisent pas, vous pourrez toujours vous retrouver en déficit de dizaines de millions d'euros comme vos illustres prédécesseurs.

Votre profil :
Diplômé du Baccalauréat, vous ne disposez d'aucune expérience professionnelle.
Des notions élémentaires de Droit seraient bienvenues, même si vous redoublez sans arrêt la fac.
Votre éthique personnelle correspond à la devise de l'EPGD : "Aux âmes bien nées, la valeur n'est pas une nécéssité".

Toutes nos offres sont ouvertes aux candidats handicapés et/ou issus de la diversité. On aime bien rigoler.

Affectation : 13, place des Reflets -92 081 Paris La Défense

Contact : asalom@epgd.fr

Si tu corresponds au profil, n'hésite pas, même si à mon avis le poste est déjà pourvu...


Demande en mariage : Jeune femme bien sous tout rapport, la trentaine épanouie, brune, 100 % en luxure, pouvant réétudier les 80 % d'orgueil, souhaite rencontrer mécène millionnaire homme minimum 500K€ en vue amour et vie commune acheter collections Dior SS 010:

 

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09.10.2009

On ne peut remplir que ce qui est vide


L'actualité médiatique c'est toujours un télescopage du grand n'importe quoi cosmique.

Cette fin de semaine n'y déroge pas. Alors je fais pareil. Je te raconte n'importe quoi, dans le désordre, du plus grave au moins grave, ou pas d'ailleurs.


D'abord la surprise du chef : le Prix Nobel de la Paix à Barack Obama. Je rigole.

Bon, je crois l'avoir déjà dit : Barack Obama et moi c'est pas fall in love, juste parce que j'ai lu son programme de campagne électorale. Oui, moi j'étais pour Hilary Clinton, tellement plus audacieuse sur le plan social et économique. Bref, pour moi les néo-libéraux noirs ou blancs, ça reste des néo-libéraux. Il a été élu, au moins ça marque un progrès quant à la vision d'un Noir à la Maison-Blanche, ce n'est pas prêt d'arriver au 55 rue du  Faubourg Saint-Honoré.

Maintenant, lui attribuer le Nobel de la Paix, pourquoi ?? Il n'a pas encore vraiment eu de résultats sur le front de la paix sociale dans le monde, ou alors on me cache des trucs...Si vous avez des news ultra fraiches sur la situation en Irak, en Afghanistan, en Iran ou en Palestine, faite moi signe, j'aime être au fait de l'info.

Mais bon, au moins, ça fait bisquer le Nain Vagal, et putain que c'est bon !!!!!

Oui, j'ai une vie triste et terne qui s'allume un peu au feu de la méchanceté gratuite parfois....


On va rester en Suède, pour un autre Prix Nobel. Cette année, ils m'en veulent les jurés du Nobel, c'est un complot contre moi, c'est pas possible !!

Cela fait des années que j'attend en vain son attribution à mon poète favori: Adonis.

C'est vrai, je reconnais que  le Nobel de Littérature tombe juste et même très juste assez souvent, comme Le Clézio, Pinter, Naipaul, Xingjian, que des auteurs que j'aime. Aussi à chaque échec de mon cher poète Adonis (lisez-le les gens, c'est sublime !), à chaque défaite donc, je pouvais me consoler d'une ligne, tellement les élus étaient à la hauteur.

Mais là !!!!!!!! Pas d'Adonis, ok, comme d'hab', toujours en lice et jamais pris, mais c'est qui celle là Herta Muller ?? Je ne vais pas faire ma pute à 2 francs (et c'est pas cher) mais merde elle a couché ou quoi !!!! Adonis, Adonis !!!! La poésie à besoin d'un Nobel !!

Chuis déçue, quoi...


Sinon : le PDG de France Telecom convient ne pas avoir «pris en compte suffisamment les signaux» de détresse du personnel... métaphore, litote, pudeur, enculé, fils de sa mère, à toi de choisir le terme qui te convient : tu devines mon choix...


Le jeune et talentueux Jean Sarkozy (qui est passé chez le coiffeur), est choisi par la majorité UMP pour occuper le doux poste de président de l'EPAD : établissement public d'aménagement de la Défense. Koikecé ? C'est un délicieux et crémeux fromage comme on en fait plus. Tu n'as pas connu les années 80, jeune lectrice nubile (fais gaffe, y a Roman Polanski derrière toi...) et bien dans ses fastueuse années fric et corruption (humm que c'était bon !!) la Défense était un quartier en pleine expansion, et l'art du dessous de table, le double cahier de compte, le financement des partis politiques, tout ça était élevé au rang de chef d'œuvre. Ah le doux temps des appels d'offre bidonnés, les surfacturations.... Mais tout ça c'est fini, hein !! La corruption c'est bon pour le Tiers Monde, on est d'accord... Et l'EPAD est et sera géré avec une transparence propre au Conseil Général des hauts de Seine, ainsi que l'atteste la doctrine Pasqua-Sarkozy : amour, eau fraiche et contentement du peuple. Et puis c'est beau ces héritages qui se transmettent de père en fils ! En vrai j'ai vomi mon sandwich...


Allez, va, que rajouter...

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Tanaquil LeClerc

 


Après Willy Ronis, un autre grand photographe nous quitte, Irving Penn :

 

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Gisèle Bündchen


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Colette (oui, c'est un écrivain avant d'être une boutique)

 

C'est un artiste dont j'aime le regard.

 

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Jean Cocteau

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Pablo Picasso

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Truman Capote

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Jerry Hall et Michelle Stevens

 


Pour finir, 2 grands suspens se profilent sur nos petits écrans !!


Dans How I meet your mother, on saura tout bientôt qui est la mère des enfants de Ted !!!!


Eric Braeden a quitté les Feux de l'Amour !!! Mon Victor Moustachu n'a pas accepté de revoir son cachet à la baisse ! Comment vais-je faire ?? Certes le temps que les épisodes sans lui nous arrive en France je serais grand-mère, mais quand même ! Victor EST the Young & the Restless !

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Un peu plus réjouissant : bientôt un ménage à trois dans Gossip Girl ! Non, ce ne sera pas avec Blair,Chuck et moi (malgré mes courriers incessants à la production) mais ça devrait être chaud quand même !!


Bon, je vois laisse, il faut que je me procure un bouquin de Herta Muller, la garce qui est (encore) passée devant Adonis.... Et toi, maintenant que tu es arrivé au bas de la note, tu vas acheter un recueil d'Adonis, en poche chez Gallimard. Clique, c'est pas cher.

 

'Tain, Herta Muller et Barack Obama..... N'importe quoi... Tout fout le camp....

Vais m'acheter des shoes, ça va me calmer un peu...

 

28.09.2009

Qui on épouse n'a pas d'importance...

 

...Le lendemain matin on trouvera toujours quelqu'un d'autre.


Il était lucide ce cher Samuel Rogers !


Salut mon loupiot, ma loupiote : une nouvelle femme se présente devant toi ce jour.


Oui j'ai changé.


Comme le Nain Vagal.


Rassure toi, je plafonne toujours à 1 mètre 60 (mais moi c'est à plat ^^) et je ne me suis pas fait refaire la poitrine cette nuit. Non, je suis une nouvelle femme qui décide de prendre à bras le corps sa vie... Enfin sa vie technologique.

C'est déjà bien, non ??

Ca veut dire que je vais enfin faire ces trucs que j'annonce à tout va pour mieux les éviter.


Je vais enfin me décider pour un agrégateur de flux, et me taper l'intégralité des flux à rentrer, humm joie et bonheur... J'avais commencé au boulot cet été, mais j'ai été interrompue par de viles considérations d'ordre professionnel.


J'ai commencé à noter tout mes numéros de téléphone sur un calepin, histoire de ne pas pleurer misère la prochaine fois que je perds mon téléphone.

J'ai reformaté 2 fois mon disque dur, et là je vais tout remettre dedans Spike (je te rappelle que Spike c'est mon ordi mimi), donc je vais devoir transférer de mon disque dur à Spike les logiciels, fichier photos, films etc... Je frémis d'avance...

Et puis bon, comme ma vie est super passionnante en ce moment, sache que je réfléchis à la tournure de ce blog. Enfin, ne nous emballons pas. Disons que je me suis dit que ça partait un peu dans tout les sens, et ça aurait tendance à me plaire comme ça. Un peu de légèreté, un peu de sérieux, de la grelucherie rose bonbon, de la soupe musicale, quelques bouquins et puis surtout de la bonne humeur.

Mais le fait est que j'ai une frustration dont je vais te faire part mon hamster des îles : j'adorerai être prise au sérieux pour ce que j'écris. Tu sais bien, être de ces péquins dont l'avis est intéressant, un blogueur sérieux quoi... Et oui, je suis faible... j'ai honte. Mais je te l'avoue, alors pardonne moi, fais pas ta pute.

En même temps, je me dis que je fais ce que je veux, et que l'essentiel est d'être en accord avec soi-même. C'est mon côté prétentieux (ou mégalo), j'aime qu'on m'aime pour des trucs chiants et sérieux.


Bref mon cerveau ne sert à rien qu'à cogiter sur des trucs débiles.


Heureusement la fabuleuse Noisette me donne l'occasion de m'exprimer sur un sujet tabou.

En fait, elle a lancé un tag, que je reprends donc, hein ma Noisette, le tag de « c'est quoi le premier truc que tu fais le matin ? », en photo.


Alors déjà voilà ma participation :

 

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Oui, je me brosse les dents.

Impératif.

Je t'entends petit mesquin sournois, non mon haleine est always fresh as mint, mais c'est comme ça, j'ai la phobie du matin.

Koikecé ?

Approche toi, écoute, et promets de ne pas te moquer, sinon je te bannis à vie de ces lieux...


Alors voilà, je ne sais pas pour toi, mais le matin en général, on se réveille tout chiffonné du sommeil, la trace de l'oreiller so sexy sur la joue, le cheveu en bataille (et fontaine), la bouche sèche, et les yeux tout fripés aussi. Et je ne sais pas pour toi, mais moi je n'assume pas quand je ne suis pas seule. Alors quand il m'arrive de partager la couche du petit prince des collines (ou de Candy, rappelle toi qu'on mange à tous les râteliers ici) ; et bah le matin c'est  toute une aventure. Il faut impérativement que je me lève avant le chanceux qui dort à côté (non, il a vraiment de la chance s'il dort avec moi, je t'expliquerai un jour pourquoi), donc je dois me lever avant.

Pourquoi ????? t'entends-je beugler ?? Déjà ne crie pas si fort, ça me donne mal au crâne malpoli.

Et bah comme ça, j'ai le temps de me laver, de me coiffer, de me maquiller même des fois, et de me brosser les dents (ce dernier point nous ramenant au tag de la fabuleuse Noisette).

Quelquefois, j'aimerais que le gagnant du loto qui dort encore dans le lit en fasse autant, mais bon, je suis tolérante avec les autres.

C'est certainement stupide comme habitude, et je devrais savoir lâcher prise. Certes.

Mais j'ai été traumatisée. Si, si, je le jure. Là si tu esquisses l'ombre d'une moquerie, je viens moi-même te briser les articulations, à l'ancienne, à coup de maillet....

J'ai été traumatisé par Abby Fairgate Cunningham Ewing Sumner, oui mon héroïne adorée de Côte Ouest. Celle qui a réussi à piquer Gary à Valène, et Greg à Paige, autrement dit un modèle pour moi.

Jamais Abby ne se laissait voir naturelle au réveil par un homme, jamais ! Et mon Dieu la pauvre fillette que j'étais en a subit le traumatisme, et je ne peux  me résoudre à trahir Abby et ses principes.

Voilà, tu en sais un peu plus sur moi, et c'est pas joli joli.


Sinon, t'auras compris que le tag doit tourner, et ici c'est comme à l'armée : je désigne comme volontaire Kahlan et Angie. Ne me remerciez pas les filles, c'est juste par amour.


 

Je te laisse avec Lady Gaga, oui elle aussi je l'aime. Et si tu es sage, demain je t'explique pourquoi je veux me marier avec Lady Gaga et Kanye West. Oui les deux.

 

 

 

22.09.2009

Sauf erreur, je ne me trompe jamais


Mitterrand est mort mais VGE bande bouge encore.

Moi qui pensais qu'il s'était transformé en volcan d'Auvergne ! On ne me dit jamais rien à moi !

VGE bouge encore, et même que son actualité est bien chaude comme la braise, brûlante comme une roche volcanique justement !

Tu l'as peut-être oublié, mais Valéry est un grand auteur de roman, ce qui lui a ouvert tout grand les portes de la très peu regardante Académie Française.

J'ai même acheté son roman, à Valéry. OK, j'avoue tout, c'était un pari perdu, un tonus à la con un jeudi soir, de la vodka à flot, du shit, et moi et ma grande gueule sur le mode « oui  moi je peux tout lire, j'ai pas peur ». Résultat, mon camarade très drôle m'a commandé une fiche de lecture au sujet du roman de Valéry « le passage ». Autant te dire qu'on a bien rigolé (c'est mal de se moquer des vieux...)

Le passage est un genre de roman à l'eau de rose, avec des petites scènes pas piquées de hannetons !! D'ailleurs les Guignols s'en étaient donné à cœur joie à l'époque !

Avec les amis, on appelait ce roman « éclate-moi le passage », la finesse était vraiment de rigueur !

Bref Valéry nous remets ça, et nous sert la deuxième fournée de ses fantasmes de vieux barbons libidineux et revanchard. Oui, il publie un roman sur un président triomphalement réélu en 1981, et qui console une pauvre princesse galloise malheureuse en ménage. En gros VGE veut nous faire croire qu'il s'est tapé Lady Di et qu'il a gagné les présidentielles de 1981.

OK, so what ? Rien. Façon je n'ai pas lu le bouquin, il n'est pas encore sortie, mais sois sure que je ne ferais pas de pari à la con à base de vodka cette fois -ci, je passe mon tour !

La prochaine fois je vous parlerai du roman érotico-nippon de Lewis Libby : oui je l'ai lu aussi. T'as hâte, n'est-ce pas ??

Sinon, si vous voulez vous faire une autre image de l'Auvergne, loin de Brice Hortefeux et de VGE, lisez donc Alexandre Vialatte !


Pour finir, big coup de cœur musical avec Muse :

 



Du coup, j'ai envie de dire vivement 2012, we we'll be victorious (il faut juste que je trouve avec qui)

 

 

20.09.2009

Je ne veux pas revenir

 

 

Oui, c'est Nana Mouskouri, mais écoutez sans effroi, s'il vous plait.

 

 

Où es-tu passé, mon passé
Perdu dans les gorges de la Chiffa ?
Le ruisseau oublie la guerre
L'eau coule comme naguère
Les enfants ne font plus de grimaces
Ils dansent dans la vallée
Ils oublient leur faim et leur race
Ils jouent en liberté

Où es-tu mon passé
Si beau, si loin, si près ?
Où es-tu passé mon passé
Là-bas, ici ou à côté ?

Les pique-niques en famille
Les chapeaux de paille en pacotille
Les tomates ruisselantes d'huile d'olive
Les moustiques partaient sur l'autre rive
C'était le temps de la puberté,
Nous chassions les mauvaises pensées
Les arbres nous tenaient à l'ombre
Nos cœurs amoureux étaient sombres

Où es-tu mon passé
Si beau, si loin, si près ?
Où es-tu passé mon passé
Là-bas, ici ou à côté ?

Où es-tu passé, mon passé
Dans ce village de cyprès
Où coule la source la plus belle ?
Comme un oiseau, mon âme a pris ses ailes
Pour monter là-haut dans le ciel bleu
Rejoindre ce monde étrange de feu,
Le jardin parfumé des artistes,
Graver un nom de plus sur la liste

Où es-tu mon passé
Si beau, si loin, si près ?
Où es-tu passé mon passé
Là-bas, ici ou à côté ?

Mon pays sent bon le jasmin
J'aimerais y retourner demain
Les fleurs ne sont plus arrosées
La terre rouge s'est refermée !
La guerre assassine les innocents,
Les vieux, les femmes et les enfants
Et le ruisseau de ma jeunesse,
Léger, danse avec ivresse

Où es-tu passé, mon passé ?
Le soleil se couche derrière les orangers
J'ai peur d'oublier mes souvenirs
Non, non, il ne faut pas mourir !

Paroles J-C Brialy / Musique P Amoyel

 

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Où es-tu passé mon passé ? C'est une question que je me pose quelquefois. La mémoire est  une obsession chez moi. Plus que la mémoire le regret de celle-ci. Je ne suis pas une personne particulièrement cafardeuse, mais je peux verser facilement dans  la mélancolie des souvenirs passés. J'aime la vie, le mouvement, l'idée que chaque nouveau jour offre un champ infini de possibilité. Mais je reste fidèle à ma mémoire et attachée à mon passé.

Pour tout dire, j'ai du mal avec la fin : les souvenirs ce sont avant tout des choses qui se sont terminées, qui n'existent plus. On ne peut plus rattraper le passé, il est, comme dit la chanson, si loin et si près, et je ne peux le toucher.

J'ai plus de 30 ans et cela fait bien 20 ans que j'attends de grandir, de devenir adulte. Plus petite, j'étais assez mystique, et je pensais qu'il viendrait un message d'on ne sais où, qui me dirait le moment venu, quoi faire, comment et pourquoi le faire. Et je prenais pas mal de choses au pied de la lettre. Je n'étais déjà pas très intelligente : je pensais que vers 18-20 ans, je deviendrais brusquement quelqu'un d'autre, une adulte portée vers son avenir, avec la maturité et la sérénité nécessaire à l'accomplissement de ce long chemin qu'est la vie.

Mais non. Il n'y a jamais eu de message descendu des nuages, il n'y jamais eu cette transformation d'une enfant en une adulte accomplie. Il y a juste la même personne encore assez lucide pour comprendre que chaque moment qu'elle vivait, qui se terminait, était un morceau d'elle qui lui était arraché.

Je n'aime pas le temps tel qu'on en a conscience, c'est-à-dire le temps linéaire, l'abscisse terne et trop simple. Je préfère m'accrocher à l'idée que le temps possède plusieurs dimensions. Je suis cataloguée comme littéraire (malgré mon amour des fautes d'orthographe...) mais les sciences physiques m'ont toujours attirés. L'étude de la physique est comme celle de la philosophie : un facteur essentiel de la construction de l'âme humaine.

Le temps m'échappe, il file entre mes doigts, et ce qui est passé ne reviendra jamais. J'ai cherché des moyens de me rassurer, de trouver des réponses qui me conviennent. La lecture physique du temps que j'ai pu découvrir chez Einstein, Minkowski ou Planck a pu me donner un peu d'espoir d'un point de vue théorique, mais il n'en restait pas moins que le passé ne revient pas car je ne sais pas dépasser cette dimension linéaire. J'ai longtemps crû qu'en les lisant bien et consciencieusement, je pourrais comprendre ce que ces physiciens démontraient, et alors je serais assez maligne pour sauter dans une autre dimension du temps : quand je vous dis que je ne brillais guère par mon intelligence... Bref, j'ai fini par comprendre qu'en allant plus vite que la lumière j'arriverais à peine à retourner quelques secondes en arrières... Vanité. Je continue à creuser ces théories bien compliquées pour ma petite cervelle, mais en parallèle je me suis intéressée à la notion ésotérique et philosophique  du temps, avec des référents tels que Mircea Eliade, Zénon,René Guénon ou Bertrand Russel. Mais aussi intéressante que soient ces lectures (et franchement elles le sont !), elles ne m'ont jamais apporté la solution immédiate et concrète que j'attends : le moyen de rattraper ma vie dans tous ses moments particuliers qui me sont chers.

Je pensais qu'être adulte c'était accepter de laisser les choses derrières soi, pour ne regarder que devant, ou tout au moins accepter sereinement de ne pas tout maitriser en ce domaine.

Alors j'attendais que ça vienne, la sérénité, le renoncement. Mais le temps se contente de passer, avec lui les moments et les souvenirs, les sentiments, l'amour, la mémoire.

Je ne suis plus aussi angoissée par le temps qu'à 17 ans, mais je reste dépitée par l'idée que je ne peux contrôler le temps. J'aimerais pouvoir sauter allègrement de l'année 1981 à 1992, revenir aujourd'hui et repartir en 1986. Pourquoi les choses se terminent-elles ? Pourquoi ne peut-on revivre éternellement nos moments préférés. Je ne renie pas l'avenir pour autant, parce que le passé a été un moment un avenir qui m'a offert de nouvelles joies.

Je revois mon enfance, des moments d'incroyable insouciance, le soleil dans le jardin de mes parents, ma grand-mère, les oliviers et la colline qui grimpe vers Akbou.

Mon passé c'est le ruisseau qui coulait derrière la maison, les expéditions avec mes cousins dans le verger, comme si c'était une forêt mystérieuse, le sommeil lourd de la sieste quotidienne, les premiers garçons, les lectures d'auteurs inconnus...


Je voudrais qu'il n'y ait que des premières fois qui durent toujours.

 

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J-W Godward - In the days of Sappho

 


Pourquoi les choses doivent-elles se terminer ?


Je voudrais revivre éternellement ces moments, l'enfance, mais aussi les découvertes faites à l'adolescence. Comment ressentir à nouveau le même émerveillement à la première lecture de Boris Vian, la poésie de Saint-John Perse ou Rimbaud. Même les premiers désespoirs me manquent, parce que je sais maintenant qu'ils sont définitifs. La mort de Tess dans le roman de Thomas Hardy, la lâcheté d'Angel Clare ne sont plus à redouter : j'ai eu l'impression de m'enfoncer dans un trou d'eau en terminant cette lecture. La fin d'un moment, encore une fois. Le premier amour, un été aussi tiens, aussi douloureux fut-il un moment, était aussi un instant de découverte de nouveaux sentiments, un brasier qui s'allume malgré soi.

Comment tomber amoureux, aimer la même personne longtemps et longtemps, et renoncer à ce feu de la première fois ?Comment vivre en voulant les deux : garder cet amour le plus longtemps possible, et connaître encore et encore les affres d'une première fois, les regards qui se croisent pour la première fois, les mains qui se touchent enfin, et mon Dieu ce premier baiser qui vient m'exploser le cœur...Revivre cela c'est forcément renoncer à l'amour tranquille, à celui qui dure. Alors il reste les souvenirs si on ne veut pas détruire le présent. Mais comment toucher du doigt ce passé ? Le rappeler à soi par le jeu de la mémoire, aussi intense soit-elle, ne sert qu'à faire monter les larmes aux yeux, car les souvenirs ne sont que le cimetière constant de sa propre vie.

Ce garçon qui me serrait dans ses bras à 17 ans, en me jurant m'aimer toute sa vie, n'existe plus. L'homme qu'il est devenu est un autre que lui. Les arbres du jardin qui nous faisaient des forêts, ne sont plus que des oliviers et des figuiers.

Ma grand-mère est morte il y a quelques années. J'ai pour elle un attachement que l'on imagine facilement. Depuis son décès, je n'ai pas voulu remettre les pieds dans la ville de mon enfance : je ne suis pas allée à l'enterrement, je n'ai toujours pas visité sa tombe, 8 ans plus tard. Je ne peux pas. Si je vois la pierre avec son nom gravé, alors elle sera morte vraiment, et une partie de ma vie emportée avec elle. C'est puéril peut-être ? Je ne sais pas.

Je vous dis tout ça ici, mais sinon, je le garde pour moi : je ne suis qu'une gentille fille marrante, un peu délurée et coquine, intelligente et rationnelle, sûre d'elle. Fantasque mais rassurante. A qui avouer tout ça sans le perdre aussitôt ?


Les choses ne devraient jamais se terminer.


Au fil du temps, je suis devenue de plus en plus matérialiste. Non par avidité ou bête consumérisme, mais par peur. Ce que je peux toucher du doigt continue d'exister. La satisfaction matérielle immédiate offre une certaine sécurité à mon âme, c'est comme un rempart à mes angoisses. Ma personnalité s'est dégradée avec le temps : je me suis mise à moins aimer les être humains, au profit des choses matérielles. Ma nature profonde est plutôt d'aimer les autres d'office, et de les laisser être ce qu'ils sont. Mais tenir aux gens c'est risquer le désespoir de les perdre. Alors un jour, il y a longtemps déjà, j'ai décidé un matin que je serais cynique et misanthrope. Le souci c'est que mon élan naturel me porte à aimer les gens. Je luttais donc avec moi-même pour devenir la plus cynique, la plus détachée, la plus inaccessible des femmes.

Ce n'est pas bon de faire ça, car forcément un jour on arrive à son but et l'on est véritablement désabusée de tout. Je sais à merveille rompre les liens par un simple silence froid et provoquer l'inimité par une arrogance subtilement distillée. Tout plutôt que risquer d'être aimée : au moins je ne connaitrai pas la fin de cet amour ou de cette amitié heureusement évité par mes soins.

Victor Hugo disait que les livres sont des amis froids et sûrs, je leur ai donné toutes mes émotions, mon plaisir, j'y ai trouvé un partage sans fin, un miroir aux multiples facettes pour mon âme. Et je me suis découvert des facultés incroyables au matérialisme immédiat : avec les livres, les chaussures, les vêtements, l'amour des belles choses, quelles qu'elles soient, je me trouvais des repères fixes, des choses à aimer durablement et dont la fin ne dépendrait que de moi. Amère illusion du contrôle de ses émotions. Je ne donnais ma foi et ma vie qu'à quatre personnes. Mais même en renonçant à tous les être humain juste pour être assurée qu'on ne me prendrait jamais ces quatre là, j'ai échoué. Deux d'entre elles connaissent des soucis de santé que je ne peux faire disparaître, et j'ai peur de leur souffrance, de les perdre. Je suis égotique, oui. Je ne pense qu'à ma propre angoisse en fait.

La virtualité m'offrait une chance d'essayer de changer à nouveau, mais dans l'autre sens. Je me dis, sois toi-même, ceux qui t'aimeront sauront pourquoi et toi aussi, ainsi tu ne risque rien. Et surtout, vous qui lisez ces lignes, vous n'existez pas vraiment, je ne risque pas grand-chose à m'attacher à ce qui n'existe déjà pas, et qui ne peut donc se terminer. Mais je n'ai définitivement pas deux sous d'intelligence : même ce qui n'existe pas se joue de moi et cesse simplement, tout comme le reste.


La vie est une traitresse car elle offre et reprend aussitôt


Comment arrêter de vouloir ? Mon dernier vœu serait le renoncement, la fin véritable de tout espoir.

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Ask me no more - Sir Lawrence Alma-Tadema

15.09.2009

...

 

 

A ce soir.

05.09.2009

Ohhh I wanna dance with somebody

 

J'ai oublié de te dire...

 

 

 

 

...J'ai toujours rêvé de faire popstar : )

 


podcast

 

 

 

C'est quand même mieux, non....?

 

 

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Putain comme elle fait vieille peau retendue quand même.

ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! ô crack satanique !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?