20.12.2011

Avatar

 

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Ali McGraw est une de ces femmes que je me suis mise à aimer très tôt. Dès la première fois où j’ai croisé son visage sur un écran. C’était pour l’inoubliable Love Story, qui aura fait pleuré des rivières, comme dirait l’autre.

Après Love Story, j’ai cherché et vu la plupart d ses films et séries. Cette actrice exerce sur moi une attraction fatale, comme souvent les belles actrices hollywoodiennes…

D’ailleurs, dans ce paradis de blondes aux charmes fragiles, les brunes ont toujours occupé une place à part…

Pour en revenir à Ali, sa carrière n’est pas faramineuse, quelques beaux films, dont Guet Apens avec Steve McQueen qui fut son compagnon.

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Voilà pourtant une femme qui n’a cessé de m’attirer, de me plaire. La simplicité de sa beauté, ses longs cheveux noirs, son regard incroyable…  Et puis un jeu d’actrice rare et talentueux. Je ne m’explique pas qu’elle n’ait fait une plus belle carrière… Quoiqu’elle avait tant de centres d’intérêt, que cela ne la touchait peut être pas tant que ça ?

Et puis il y a eu les hommes, l’alcool aussi. Dépendance dont elle s’est sorti, mais qui laisse des traces.

Qu’importe, j’ai toujours admiré Ali. Au-delà de ce qu’elle est réellement et que je ne connais finalement que par ce qui en est publiquement dit, j’aime son image. Au sens premier. Ce visage de madone brune,  ce visage parfait/imparfait, comme on voudra, mais cette beauté qui pour moi est une sorte de perfection. J’y vois aussi de l’empathie, de la profonde gentillesse, de la douceur.

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Autant de choses que j’imagine peut-être ? Mais là aussi qu’importe. L’image est ce que nous en faisons. Et au moment de choisir un avatar, quelque chose qui me colle, me représente sans me dévoiler, donne un peu de moi sans rien dire, et bien il n’y avait qu’ Ali de possible. Comme une évidence. Pourtant, formellement nous n’avons pas grand-chose en commun. Une affection (quasi pathologique chez moi !) pour Steve McQueen, des longs cheveux bruns, la comparaison s’arrête là, hélas pour moi :)

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Mais le propre de l’identification n’est-il pas de se projeter, dans des idées, des rêves, des croyances ? L’avatar que l’on se choisit sur internet est une forme personnelle et ultime de déification de soi. Une façon de se chosifier aussi, tout en gardant la maitrise sur le vrai soi.

J’aime mon avatar, parce qu’il est moi, sans être moi, tout en donnant à connaître le plus intime de moi…

Voilà un sujet qu’il me tenait à cœur d’aborder depuis longtemps. Parce que je ne me sens pas fan, dans l’esprit, ni midinette. Et pourtant l’admiration est ce qui motive la plupart de mes actions.

J’ai envie, après cette note d’aujourd’hui, d’aborder, de temps à autres, les quelques figures que je peux admirer.

J’avais aussi envie de vous interroger sur ce qui a conclu votre choix pour tel ou tel avatar ? Quelle est son histoire, que signifie-t-il pour vous ?

J’aimerais poser cette question à quelques personnes, dont l’avatar m’intrigue.

Leoetlisa, avec son petit oiseau bleu,

Electra, et sa grenouille,

Carole Nipette et sa figurine,

Et enfin, Xtinette.

Si d’autres sont intéressés par le sujet n’hésitez pas !

(Mon Dieu on dirait un tag, non ???)

12.07.2011

Voyage voyage

 

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Hier, en parcourant quelques uns de mes blogs habituels, et aussi en écoutant certains de mes collègues bavarder au bureau, je me suis posé des questions sur les voyages, la découverte du monde.

Quand je lis des blogs comme celui de My Little Discoveries, ou de Xtinette, ou celui de Damien, je lis les pérégrinations de globe trotters amoureux du monde et des voyages. Ils en parlent bien, savent faire partager leurs expériences, et pour tout dire, me donnent envie de mettre mes pas dans les leurs.

Et voilà où je veux en venir. Je n’ai jamais été une grande aventurière, au sens où je me suis souvent, longtemps, contenté d’admirer le monde à travers les livres, les reportages, les expériences des autres. Et cela me va plutôt bien. J’ai bien sur fait quelques voyages, mais plutôt classique : l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie, l’Egypte, les Pays Bas, la Grèce, la Tunisie, le Maroc, l’ Algérie, le Sénégal . Et à chaque fois, la chochotte que je suis a tenu à aller à l’hôtel, ou chez les amis parce que j’étais invitée. C'est-à-dire que je n’ai rien d’une baroudeuse. J’adore découvrir et me cultiver pourtant, mais une fois sortie des frontières de mon pays je suis assez rigoureuse sur l’organisation. Pour tout dire, je me demande si je ne préfère pas voyager dans ma tête ? Vous allez vous moquer, mais, par exemple, j’adore acheter et feuilleter des guides de voyages, même si je en prévois aucun voyage dans le pays en question… Grave non ?…

Mais là, à force de lire les expériences de Xtinette, Damien et My Little Discoveries, j’ai cette vieille lubie qui revient : l’envie de « toucher du doigt » les merveilles naturelles et archéologiques de ce monde. L’Amérique du Sud, l’Australie, m’attirent plus particulièrement. Et aussi l’Alaska, les iles des mers du sud, à cause de mes lectures de Jack London aussi. Je me dis qu’il existe de telles merveilles, et qu’il serait dommage que je ne les contemple pas de mon propre œil. Et puis ça me passe, je me dis qu’il n’y a jamais assez de temps, d’occasion, d’argent aussi…. Tergiversation et procrastination sont les deux mamelles de mes non-voyages…

Je ne sais pas si coucher cela par écrit va changer quoique ce soit à mon attitude, mais en attendant je suis bien heureuse de voyager  à travers les blogs de ces trois voyageurs, que je vous invite à découvrir, pour ceux qui ne les connaissent pas encore.

Avec tout çà, où est mon passeport ???

27.05.2011

Clair de l'âme

 

romain gary,lady l,roman,babelio

 

Cher Romain,

Permets-moi de t’appeler Romain, depuis le temps que l’on se fréquente, toi et moi, l’intimité qui s’est creusée entre nous autorise cette liberté.

Romain, quand je t’ai connu, tu me disais t’appeler Émile, et la jeune collégienne que j’étais est tombée sous le charme de ta plume. Longtemps, j’ai regardé les squelettes de parapluies abandonnés sous l’orage, en pensant à Momo et à Madame Rosa.  Tu avais déjà tracé un sillon dans mon cœur, Romain, un sillon que je suivais à pas mesurés, tout doucement. Plus que tout je voulais faire durer la promenade sur ce chemin. Tu es mort avant que je n’atteigne l’âge de raison, c’est peut-être ce qui fait de moi la lectrice la plus déraisonnable qui soit. Savoir qu’un auteur que l’on aime n’écrira plus que ce qui existe déjà, rend plus précieux chacun de ses ouvrages.

A chaque fois que j’ouvrais un de tes écrits, dès la page de garde j’étais partagée entre deux sentiments : la joie de te lire à nouveau, de te découvrir, et une certaine tristesse à penser que c’était un livre de plus qui m’amenait au bout du chemin. Ce chemin à l’issue duquel il n’y aurait plus de »nouveaux » livre de toi à lire… Mais il reste la joie aujourd’hui, des années après notre première rencontre, la joie de te redécouvrir, de te relire autrement. La lecture de mes 10 ans, de mes 15 ans, ou de mes 20 ans, m’a fait comprendre que chaque relecture offre au regard un nouveau récit. Et aujourd’hui, où l’adulte que je suis admire l’homme total que tu as été, je sais que le chemin ne se termine jamais vraiment. Tu as raison, tu es incapable de vieillir. Le Pacte que tu as passé avec le Ciel s’est étendu à toute ton œuvre.

Alors te relire reste encore ce que je préfère au monde. Je fais le bilan des choses que j’aime, et au détour d’un souvenir, je me rappelle d’une vieille anglaise au ton malicieux. Je me rappelle de Lady L.

J’ai repris la semaine dernière mon exemplaire. Le même exemplaire que j’ai ouvert pour la première fois dans ma chambre au pensionnat, avec pour toute lumière, une lampe de chevet tamisée, pour ne pas attirer les foudres de la responsable de l’étage. Je me revois déchiffrer avec émerveillement les premières pages de cette histoire. J’ai suivi Annette dans ce Paris d’un autre temps, jusqu’à sa glorieuse vie, derrière ce masque de Lady L. On en revient toujours là avec toi : les déguisements que la vie nous oblige à porter. D’autres noms, d’autres discours, d’autres agissements...  Et derrière Annette, comme derrière toi peut-être, il reste ce cynisme amer.

Mais j’ai adoré à 16 ans, et aujourd’hui, cette histoire fabuleuse de la construction d’un monde nouveau, à travers les yeux brillants d’une sorte de folie d’Armand Denis. J’ai aimé retrouver la belle histoire d’amour et de combats qui liera Armand et Annette. Voir leurs ambitions respectives se frotter à la complexité de l’Histoire avec un grand H, même fictive, c’est réjouissant ! Les amours d’un jeune anarchiste poète, poseur de bombes un peu raté, et d’une jeune pauvresse qui arrivera aux plus grands sommets, c’est le tour de force littéraire que tu  nous offres.

J’aime écouter cette vieille dame qui confie à un jeune admirateur les méandres de sa vie, ses amours, ses indignités, la beauté et la laideur d’une vie riche et tumultueuse.

L’humour, la drôlerie, le cynisme, la tendresse, et les grandes espérances de pauvres êtres humains ballotés par la folie de l’Histoire, Lady L. garde pour moi la même force qu’à la première lecture.

Cher Romain, merci pour Annette, Armand et les autres. Je te quitte pour ce jour, en te rappelant ces vers que tu prêtes à la taquinerie enthousiaste d’Armand Denis :

Ode à l’humanité,

Ah fallait-il que je vous visse,

Fallait-il que vous me plussiez

Qu’ingénument je vous le disse,

Que fièrement vous vous tussiez

 

Fallait-il que je vous aimasse,

Que vous me désespérassiez

Et que je vous idolâtrasse

Pour que vous m’assassinassiez.

 

romain gary,lady l,roman,babelio

 

Lady L - par Romain Gary

Critique épistolaire pour Babelio.

24.05.2011

Dormir debout

Je n'ai jamais vraiment aimé dormir. Le sommeil chez moi n'est réparateur qu'entre 5h et 8h du matin. Dormir avant 5h m'angoisse car je ne veux pas voir mourir ma vie d'avoir trop dormi. J'y succombe souvent pourtant à ce sommeil. J'aime la nuit, son calme, ses bruits particuliers. Quand je dors seule, j'écoute la radio toute la nuit, ou de la musique classique si je travaille un peu. Dormir n'est que l'occasion de manquer le soleil qui se lève, les nuages et le ciel qui prennent cette teinte si particulière. Dormir c'est s'allonger seule, même s'il y a quelqu'un à côté, et penser à ce qui a été loupé, gâché, saccagé. A ce qui sera probablement empêché d'être. Rester éveillée, à me remplir les oreilles de musique ou les yeux de belles images est une façon de dévier la pensée, de la mener vers des chemins moins dangereux, plus propice à la joie et à l'espoir.

Dormir après 8h me laisse le gout amer de la culpabilité : toutes ces choses qui attendent d'être accomplies et moi qui reste allongée. Alors je ne dors pas. Ou mal. Dormir est un entrainement pour la mort : pourquoi s'acharner à améliorer ce qui viendra naturellement le jour dit.

La nuit je mets de la musique, en ce moment le Requiem de Mozart et Bach par Glenn Gould évidemment... Snobisme confortable. Parfois je me contente d'écouter en agitant les doigts en l'air tel un chef d'orchestre devant ses musiciens imaginaires. Parfois j'écris, pour moi ou pour vous, ou pour personne, juste le temps de lâcher quelques mots et de ne pas les sauvegarder.

La nuit je regarde de belles images, je lis des poèmes ou des extraits d'œuvres classiques. Elles prennent une nouvelle dimension à la faveur du calme nocturne. Je peux passer de longs moments à regarder des silhouettes, des arbres ou des livres, seulement pour en apprécier la beauté. Le beau c'est le beau, et puis voilà. Il est à telle une évidence.

La nuit c'est un champ immense des possibles. Tout est valide et projetable dans l'avenir. Le chemin est clair et simple. C'est la journée qui vient tout gâcher inopinément, en jetant sur l'espoir la lumière crue de la réalité.

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20.05.2011

L'amour est un chaos ordonné mon ange

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 J'ai du mal avec l' amour.

Pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé : un mariage et demi, des tas de fiancés qui ont tenu sur de longues distances, j'ai même eu un enfant avec un légitime époux approuvé fiscalement.

L'amour est au centre de la vie, simplement parce qu'on côtoie les gens et que tant qu'à faire, essayons de les apprécier, m'enfin pas tous, il y en a des moches quand même. Non, je plaisante, j'aime aussi les moches. Je mets sous le vocable amour cette espèce de coup de cœur qui te pousse vers une personne, homme ou femme, qui te fait apprécier son être entier, son caractère, ses pensées, ses bêtises comme ses plus belles fulgurances. L'amour, l'amitié c'est pareil au début. Et ce début est génial, merveilleux. Regarder cette personne et ne voir en elle que l'appréciable, le beau, et même le laid on lui pardonne, après tout qui peut se targuer de perfection ?

On apprécie ce qui chante à notre âme et à notre cœur : l'amour nait d'abord de la validation d'une rencontre par nos critères intérieurs. On aime une personne par ces raisons qui ne tiennent qu'à nous. C'est une alchimie secrète, un mystère qui permet la réalisation du grand œuvre. Tu connais les étapes du Grand œuvre qui permettent la réalisation de la Pierre Philosophale : l'œuvre au noir, l'œuvre au blanc, l'œuvre au jaune et l'œuvre au rouge. Si j'osais, je rajouterais ce romantique et niaiseux œuvre au rose : la savante transformation qui s'opère en nous pour aboutir à l'Amour.

L'Amour dans le couple peut durer longtemps comme ça, si l'on laisse simplement s'opérer et accepter l'alchimie naturelle : ainsi on aime l'autre pour ce qu'il correspond à notre propre formule magique. Mais ça n'est jamais si simple. Pourquoi se met-on toujours, souvent, parfois, en situation d'interpréter ce qu'est réellement l'autre au risque de la déception. Plus généralement on apprécie une globalité en espérant que les détails inadéquats resteront des détails surmontables, voire transformables. Parfois même, fous que nous sommes, on aime ce que l'on déteste car c'est un sentiment plus puissant qui nous gouverne.

Alors c'est quoi ce truc ? Oui je dis truc parce que je ne comprends vraiment pas ce dont il s'agit. Je ne parle que pour ma propre expérience bien sûr, et peut-être manqué-je de sensibilité ou de compréhension ? La constatation que je fais est simple : je sais ce qu'est l'amour-amitié qui me fait aimer les gens sans sous catégories autre que celles énoncées précédemment : ceux que j'aime et les autres. Je sais aussi ce qu'est l'appréciation du plaisir sexuel. Ce sont là 2 choses bien distinctes. Tant que j'opère cette distinction tout va bien. Cela souffre même d'aller jusqu'à coucher essentiellement avec des personnes que j'admire, apprécie, trouve intelligent, touchant, sensible etc. etc....

Et puis un moment, fatalitas, viens se nicher dans le cœur ce truc bizarre, qui vient le plisser, le pincer, l'alourdir et l'alléger tout autant. Et ce garçon qu'on trouvait drôle, intelligent, spirituel, tendre, caustique et amusant, désirable et mystérieux, devient soudain essentiel et indispensable au repos de notre cœur. C'est ce truc que je ne comprends pas, que je ne sais pas contrôler. On aborde là les rivages de la possession, de l'exclusivité et de l'inquiétude aussi. Qu'est ce qui fait que l'alchimie trouve à franchir une étape supplémentaire, moins confortable que la situation précédente ? Disons que tant que tout va bien, tout va bien. Mais comme nous avons affaire à 2 personnes distinctes, nous aurons aussi 2 effets distincts de cette alchimie au fil du temps. Il y en a toujours qui est plus « transformé » que l'autre, un qui aime plus, un qui s'inquiète plus.

Il parait que non, en fait, que tout est une question de rationalisation et de décision personnelle. Faire comme dit Saint-Exupéry et comprendre qu'aimer c'est juste regarder ensemble dans la même direction. Le reste n'est pas l'amour alors ? Et puis même si on ne se pose pas ces questions oiseuses pendant des années et des années, pourquoi un jour peut survenir la fin d'une alchimie ? La transmutation est donc permanente et puis un jour les 2 formules ne se conviennent plus ? Quel est le secret de l'Amour : passer sa vie à rationaliser des sentiments ?

Je ne sais pas. Par contre j'ai une certitude : sans aimer le drame, la vie ne serait rien sans les soubresauts du cœur. La passion, l'inquiétude, l'envie irrépressible, le besoin vital de l'autre, ces petits papillons à la con qui viennent vous manger le ventre, c'est une drogue, la plus addictive qui soit. C'est comme vouloir se brûler soi-même à ce brasier, de manière consentie et envieuse. Quitte à entendre un jour les mots définitifs du désamour, du détachement et de la rancœur.

Bon, tout ça j'en sais rien, alors j'arrête de me prendre la tête et la tienne avec.


19.11.2010

Un synonnyme à fatrasie ? C'est vendredi...

Alors, on s’approche du week-end, et tu frétilles ? Tu fais bien…

Perso je ne frétille pas. Je sautille. C’est mieux, non ?

Alors.

Le Prince William se fiance. On s’en fiche, mais j’ai la même bague de fiançailles que celle qu’il a offert à sa meuf, et ça, ça claque sa chatte.

Je réfléchis aux petites merveilles que je pourrais dénicher pour les swaps de Pivoine et de Thé Citron.

Je dessine des nuages bleus, jaunes, orange, roses, et des gouttes de pluie de toutes les couleurs.

Je réfléchis à une façon moins vindicative de vous raconter ce que je pense de cette enflure de Dominique Strauss-Kahn.

Je réfléchis à une manière un peu plus polie de vous expliquer l’atroce indifférence des politiques qui mènent au Karachigate.

Je sais que j’ai quelques tags en attente, je suis désolée, je prends toujours un peu beaucoup mon temps pour ça….

J’ai encore participé au jeu d’écriture de Livvy. Le résultat sera publié dans la journée sur ce blog (click click^^)

Je suis contente parce je découvre quelques nouveaux blogs, que je lis souvent sans commenter, par timidité…

Au passage, je te remercie de me lire, et de parfois me laisser un mot. C’est une énorme satisfaction tu sais, un petit bonheur sur lequel je ne mégote pas…

Je dessine aussi des petites montgolfières de couleurs, comme prêtes à s’envoler vers mon amour, où qu’il soit.

Je regarde une jolie carte postale venue de loin juste comme un signe amical inattendu.

Parfois je fais un tirage avec l’Oracle de Belline, juste pour être certaine que l’Oracle des fées ne me ment pas. Parfois c’est l’inverse.

Je suis contente parce qu’une adorable Julie veut bien converser en russe avec moi.

Je suis parfois triste ou perplexe à cause des « amies » ou « collègues » blogueuses qui désertent, ne viennent plus te lire, ou ne te parlent plus, comme ça, du jour au lendemain.

Je suis souvent contente de découvrir de nouvelles personnalités, même si cela reste superficiel, cela suffit à contenter ma curiosité.

Je suis émue de la simplicité et de la gentillesse de certaine maman à la maison, je l’en remercie encore…

Je suis heureuse de pouvoir dire que je ne lis et ne commente que ceux que j’apprécie un minimum, sans espoir de retour par ailleurs, par simple envie. On s’en fiche, mais j’avais besoin de le dire.

Je suis contente quand je lis de bonnes nouvelles chez les unes, et triste quand elles sont empreintes de tristesse…

Il m’arrive aussi de dessiner de drôles de petits oiseaux de couleurs, comme des repères sur le fil de la journée.

J’aime l’idée qu’il y a quelque part dans le monde quelqu’un d’inconnu qui reblogue un de mes posts sur Tumblr, comme je le fais moi-même.

Je regarde les écheveaux de laine, les fils de couleurs et voilà que j’ai envie de broder, de tricoter, de coudre de la couleur partout.

Je voudrais avoir une baguette magique pour effacer d’un geste toute la douleur du monde, et d’abord celle que j’ai causée, puis ensuite celle que l’on m’a causée.

Je voudrais un Diana Edelweiss. Et un Yashica rose pêche.

Je veux continuer à être gentille, peut-être un peu niaise, parfois un peu étrange ou décalée. Mais continuer à être moi, et tant pis pour ceux que ça n’affole pas de joie.

Je regrette d’avoir tant détesté avant mon œil gauche parce qu’il n’était pas de la même couleur que le vert : je voudrais qu’il redevienne comme avant, absent et calme.

J’aimerais parfois écrire comme Elizabeth Goudge, parfois comme Thomas Pynchon. Parfois comme Jim Thompson. Ou Jack London. Alors je rêve et je passe de l’un à l’autre.

J’aimerais trouver une Tardis qui me mène à l’endroit et la date exacte de la faille, et tout recommencer.

Je vais juste dessiner un nuage de plus, violet je crois, avec des gouttes jaunes et grises.

A demain.

07.11.2010

My Steve for the day

Je dis souvent qu’un bon acteur est (hélas) un acteur mort. Au sens où la majorité des comédiens que je puis admirer, est morte et enterrée.

Au panthéon, figure en bonne place Steve McQueen.

Aujourd’hui est le trentième anniversaire de son décès.

J’aime cet acteur, son jeu, son élégance, son je ne sais quoi de si masculin.

J’aurais du mal à expliquer ce que je ressens à le regarder jouer, à simplement le regarder vivre au travers de photos ou de vidéos. Dieu sait pourtant que je ne suis pas du genre Fan2 mais bon…

Aujourd’hui, j’ai juste envie de me souvenir de lui un peu plus encore. Voilà.

 

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Steve et Ali McGraw

 

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Sinon, c’est dimanche, jour de poésie mes chers amis, initiative gérée par Bookworm ! Et bien voici quelques lignes de Pierre Louÿs, tirées des chansons de Bilitis :

 


podcast

 

La Lune aux yeux bleus

La nuit, les chevelures des femmes et les branches des saules se confondent.

Je marchais au bord de l’eau. Tout à coup, j’entendis chanter : alors seulement je reconnus qu’il y avait là des jeunes filles.

Je leur dis : « Que chantez-vous ? » Elles répondirent : « Ceux qui reviennent. » L’une attendait son père et l’autre son frère ; mais celle qui attendait son fiancé était la plus impatiente.

Elles avaient tressé pour eux des couronnes et des guirlandes, coupé des palmes aux palmiers et tiré des lotus de l’eau. Elles se tenaient par le cou et chantaient l’une après l’autre.

Je m’en allai le long du fleuve, tristement, et toute seule, mais en regardant autour de moi, je vis que derrière les grands arbres la lune aux yeux bleus me reconduisait.

20.09.2010

Cherry on the coffee

Il y a des choses qui ne changent pas, comme l’insistance de certains internautes à chercher des photos de « Cerise groupama nue » .

Sans blague, il y a bon an mal an une bonne demi-douzaine de recherche ayant trait à la vertu de cette pauvre Cerise, qui atterrisse sur mon blog.

A tous les fans de « Cerise nu » qui arrivent chez moi et repartent bredouilles et déçus, la queue entre les jambes (si j’ose dire), à tous ces fan j’aimerai demander une chose : mais bordel qu’est ce qu’elle a de spécial cette cerise ??!

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Et tu as vu le fashion faux-pas de la robe !!!!!!!!!!

Une blonde fadasse (d’avance à mon lectorat blond, pardon, je ne fais aucune généralité, je m’en tiens à Cerise, hein, que ce soit clair) Bref faut arrêter avec Cerise !

Est-ce que je te prends le chou avec Jude Law (et sa magnifique pub Dior):

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Ou Georges Clooney (qui me ferait presque regretter d’être anti machine à café à capsule qui polluent avec l’alu et qui coutent un rein à l’usage, mais je t’aime Georges..)

 

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Je pourrais moi aussi faire à longueur de temps des recherche « Jude Law nu » « Jude Law nacked » (yes I’m fluent in english) etc.…

Ha, on me dit dans l’oreillette que c’est ce que je fais…

Ok, à demain alors…

 

PS : oui c’est lundi, ça se voit ?

 

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Hannnnnnn !!!!


15.06.2010

Ensommeillée

 

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Le fait est que j'attends le réveil. Je ne sais pas pourquoi mais tout est si lent, tout est si hors de portée. Je voudrais décider de tout, pouvoir exaucer ce miracle, mais il faut attendre.

Alors attendons. Le temps, grâce lui soit rendu, finit toujours par passer, reconnaissons lui cela. Ne pas finir comme Norma.

 

Sonnet d' Arvers

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu.
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d'amour élevé sur ses pas ;

À l'austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
« Quelle est donc cette femme ? » et ne comprendra pas.

Félix d' Arvers.

 

08.05.2010

Dieu le fit


Bonjour Gens,

Je t'ai dis que j'étais en retard de tag... Non ? Ça t'étonne, hein.... Je sais c'est dure à croire, quand mon nom est synonyme de rigueur, célérité et empressement.

Bref un tag, oui. Là il me vient de Faustine, jolie futur mariée et rafraichissante bloggueuse !

C'est un tag qui tourne autour de Dieu etc... je suis d'autant plus ravie de le faire, que Jegoun, le e-mari de Emanu mon e-belle-mère, n'avait tagué que des mecs, le coquin taquin. T'as qu'à voir là click click.

Alors les questions !

1.Voteriez vous pour Dieu s'il se présentait à la présidentielle ?

Oui, s'il me prend comme secrétaire générale de l'Elysée. Non, en fait, je ne m'autoriserai pas à voter pour Dieu, car Dieu est perfection : voter pour lui implique un jugement, même positif. Dieu c'est Dieu, point. Oui, je sais, je suis grave.



2. Jésus se présente à votre porte, il est a. Avec des chaussures de ville b. une paire de All Stars c. Pieds Nus d. Autre,
Précisez.

Jésus se présente à la porte avec une paire d'Adidas, point barre, si possible des gazelles, ou des Nastase d'époque. Mais Adidas avant tout. Jésus est classe et cool.

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C'est le prêtre de ma paroisse, il est un peu soucieux, Montgomery Clift...

 


3. Comment éviter que l'église catholique ne se radicalise devant tant d'attaques ? Je ne pense pas qu'elle se radicalisera, il y a des épreuves qui renforcent la foi des croyants. Souffrir pour ce que l'on croit, en politique ou en religion, c'est aussi accepter les attaques et tenter de dialoguer. Le dialogue, c'est naïf mais parfois ça fonctionne.


4. Si Lucifer était une personne, à qui ressemblerait-il ? Il ressemblerait à Clark Gable et je partirais avec lui, bras dessus bras dessous, parce qu'il est vraiment fascinant et intéressant Lucifer.

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Rhaaaa le regard, la moustache....

 

Comme d'habitude, si quelqu'un souhaite sacrifier sur l'autel du tag, je le link avec joie !

 

Toutes les notes