Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

le roi corbeau

  • J'ai vu le roi Corbeau

    Pin it!

     

    Bon, il n’y a pas que le cul dans la vie, il y a aussi la bouffe la littérature.

     

    Je crois avoir laissé transparaitre ça et là, dans certains commentaires, ne pas être une fan inconditionnelle de la série des Harry Potter. Pour tout dire, j’ai lu les deux premiers tomes, ainsi qu’un bon tiers du troisième. Puis j’ai laissé tomber. Certainement que je m’y remettrais plus tard…Bien plus tard.

     

    Toutefois, ce qui m’a mené à la lecture de l’œuvre de mademoiselle Rowling, c’est un attrait réel pour la magie et son univers. Je suis fascinée depuis longtemps par les histoires de sorcières, de magiciens. Les chaudrons, potions et autres sorts, font vibrer en moi la corde sensible à l’occultisme, au mystère !

     

    Je vais donc assez facilement vers ce genre de littérature (les médisants rétorqueront que je vais facilement vers n’importe quoi qui ressemble un peu à un livre…), et je découvre comme ça des auteurs malheureusement moins connus que la maman d’Harry Potter.

     

    Ainsi mon chemin a croisé la route de Susanna Clarke, auteur du magnifique Jonathan Strange et Mr Norrell.

     

    Je vous colle le résumé d’Amazon : Il y a des siècles de cela, du temps où la magie existait encore en Angleterre, le plus grand magicien de tous était le roi Corbeau. Enfant d’homme élevé par des fées, le roi Corbeau mêla sagesse féerique et humaine raison pour fonder la magie anglaise. En 1806, année où commence le roman, il n’est plus guère qu’une légende. L’Angleterre est gouvernée par un roi fou, Lord Byron bouleverse les mœurs autant qu’il révolutionne la poésie, les guerres napoléoniennes ravagent le pays… et plus personne ne croit à la pratique de la magie. Or voici que Mr Norrell, le reclus de l’abbaye de Hurtfew, lance un défi aux magiciens théoriciens qui pullulent dans le pays : il prouvera qu’il est le seul véritable magicien du pays. Dans une scène éblouissante, il prête parole et mouvement aux statues de la cathédrale d’York. La nouvelle du retour de la magie en Angleterre se répand jusque dans les frivoles salons londoniens. Pédant, prétentieux, Mr Norrell devient pourtant la coqueluche de la noblesse londonienne. Mais lui veut davantage : aider le gouvernement dans sa guerre contre Napoléon. Il bloque les Français en rade de Brest grâce à une immense flotte anglaise composée de navires nés de la pluie, et dote les côtes britanniques de charmes protecteurs.
    Aider le royaume d’Angleterre n’est pas l’unique obsession de Mr Norrell. Car il veut aussi, et surtout, éliminer tout rival possible. C’est compter sans la prophétie : Deux magiciens paraîtront en Angleterre. Le premier me craindra ; le second de me voir brûlera. Et bientôt il croise sur son chemin un brillant jeune magicien, Jonathan Strange. Ce dernier est charmant, riche, un brin arrogant, mais imaginatif et courageux. Mr Norrell, séduit, le prend pour élève. Ensemble, ils éblouissent le pays de leurs exploits. Mais leur association tourne vite à la rivalité…
    Plus de deux millions d’exemplaires vendus à ce jour, prix Hugo, prix Locus du premier roman, BookSense du roman de l’année, roman de l’année du Time Magazine, traduit dans dix-sept pays, bientôt adapté au cinéma par les studios NewLine, Jonathan Strange & Mr Norrell, publié sous deux couvertures différentes (soit noire, soit blanche) est un phénomène.

     

    m_SN151717.JPG

     

    J’ai adoré ! Au début pourtant, j’étais un peu dubitative, en ce sens où je trouvais que l’apparition de Mr Norrell dans la ville où commence le récit, cette apparition donc se fait assez rapidement, pour le voir tout aussi vite filer vers Londres.

    Et puis je trouvais aussi que l’apparition de Jonathan Strange venait assez tard. Peut-être était-ce l’impatience dû au titre.

     

     Et puis le fait d’amener doucement les personnages et toute la mise en place du récit, sert une qualité d’écriture digne d’un Dickens, ou de tout autre auteur de l’époque : Susanna Clarke pose le décor, amène les personnages et ensuite nous sommes prêts à voler vers une épopée fantastique !

     

    J’ai été d’abord scotchée par la qualité du style, avant même d’en arriver à l’histoire même ! Il s’agit certes de relater des faits tenant au fantastique, à l’ésotérique, mais le livre se lit comme un récit bien documenté sur une corporation un peu particulière, les magiciens. L’écriture est pour ainsi dire d’époque ! Pour un écrivain contemporain, j’ai été vraiment bluffée !

     

    Ce roman plaira à tous les aficionados des romanciers du XIXième siècle britannique.

     

    Pour l’histoire, c’est une approche « adulte » de la magie. C'est-à-dire que ce n’est pas vu comme une chose imaginaire, que l’on tient loin du quotidien.  Au contraire, la magie est ici un personnage central du roman. Elle est un outil du quotidien. Les magiciens étaient des conseillers précieux du pouvoir politique. Mais avec le temps, le prestige de la magie s’est terni. Prestige que Mr Norrell va rétablir, en accomplissant des actes incroyables, avec Jonathan Strange. Actes héroïques et fantastiques, mais ancrés dans le réel.

     

    La relation de ces deux magiciens est aussi une part importante du récit : comment ils se rencontrent, deviennent l’un l’élève de l’autre, jusqu’à la déchirure. Toutes les intrigues, les rebondissements que cela suppose, nous tiennent en haleine, sans faillir !

     

    Alors certes c’est un pavé, mais en en le terminant, je me suis dit « déjà ! » tant on vit l’histoire avec les personnages.

    Alors, si vous avez aimé Harry Potter, le seigneur des Anneaux, ou la Fantasy en général, la lecture de ce livre renouvellera votre approche du genre.

    Plus tard on parle shopping, d’accord ?