01.02.2010
Une feuille blanche, à nouveau
J'envisage de répondre à vos commentaires et de reprendre un rythme un peu plus régulier pour ces lieux. Le temps de faire deux ou trois bricoles, et je suis à vous.
J'ai un énorme défaut : je deviens muette et absente quand ça ne va pas. J'aime subir les orages seule, je suis mal à l'aise avec la compassion d'autrui pour moi.
En attendant, je suis comme une feuille qui vole au vent. Je crois savoir quelle direction je voudrais prendre, mais les quatre points cardinaux m'attirent tout autant.
Parfois la vie se charge de choisir pour toi. Mais ce n'est pas grave, je suis têtue, je veux tout et son contraire. Mais là, plus le choix. Assieds toi ma douce et regarde l'horizon, tu verras la réponse.
En attendant, j'ai envie de frites, mais j'ai plus d'excuses.
15:44 Ecrit par Océane dans Des fois je réfléchis et ça fait mal à ma tête, Musique | Lien permanent | Commentaires (73) | Envoyer cette note | Tags : lili boniche
29.01.2010
Fin de partie
Kifache Rah - Rachid Taha
Le square était désert, je décidais de m'asseoir sur le banc le plus proche. La pluie venait de cesser, les gouttes d'eau rendaient l'opération un peu risquée, mais il fallait bien s'arrêter et regarder le monde tourner. Le chemin quotidien est le même. Se lever, ouvrir les fenêtres factices que sont la télévision, l'ordinateur et la radio. Trouver de quoi s'enflammer. Souvent la motivation prend la forme d'un thé et d'un peu de lecture. Parfois il s'agit juste d'assumer son rôle social.
L'amour ne suffit jamais vraiment. L'amour c'est un partage entre 2 personnes, mais il y a le reste du monde qui regarde.
Ecouter la radio en s'affairant permet au moins de savoir pourquoi on est en colère. Les mêmes nouvelles reviennent du plus loin de mon enfance, les mêmes revendications et récriminations, les mêmes excuses au malheur des gens, les mêmes qui assurent faire au mieux dans le meilleur des mondes.
Voilà Voilà - Rachid Taha
Je ne vaux pas mieux. Je me plains. Autrefois je me battais un peu, puis la vanité de la chose m'est apparue. Je continue encore parfois, car c'est instinctif. Drôle d'instinct qui me pousse à aller voir un policier qui interpelle un jeune homme pour m'enquérir du pourquoi, et faire ma leçon de juriste moralisatrice. Inutile et vain, mais cela m'aide à vivre.
Car l'amour ne suffit jamais vraiment.
La Relance - Têté
Le square est vide pour l'instant. C'est étrange comme l'observation d'un toboggan peut mener à n'importe quoi. Vraiment n'importe quoi. On revoit les jeux dans la cours de récréation, en CP avec Madame Le Floch. Moi qui voyais maman passer parfois à 10h me faire coucou à travers les barreaux de la cours. Isabelle, ma meilleure amie, 1,2,3 soleil contre le mur blanc du préau. A quoi pouvais-je rêver ? Je ne sais plus vraiment, mais je me rappelle ma frayeur, année après année, de me rapprocher du monde des grands. Je me rappelle du soleil, de la tranquillité, des repas pris à la maison avec maman. Pourquoi les choses ne se figent-elles pas au pic du bonheur ? A cause de ce truc vain qu'on appelle espoir : qui sait ce qui peut arriver encore ?
Je me lève du banc, ressort dans la rue, et je me demande comment affronter cette nouvelle journée, avec quelles armes.
Car l'amour ne suffit jamais vraiment.

Ecoute moi Camarade - Rachid Taha
Mon Trésor - Têté
J'ai un crin, un cactus Florentin
Un cheval et des envies d'aventure
J'ai un bel, vu d'air et tout de tralalalala
Mais qu'en ferais-je si toi tu n'en veux pas
En attendant dedans mon bloc
Patiemment je répertorie, je note
Le temps passé à mon trésor à masser
Qu'en faire des lors que toi tu n'en veux pas
J'ai du chien, un oeil et des fusains
Un joli timbre, une exquise nature
Et puis tel libère, de l'ordre, en veux tu en voila
Mais qu'en ferais-je si toi tu n'en veux pas
En attendant dedans mon bloc
Patiemment je répertorie, je note
Le temps passé à mon trésor à masser
Qu'en ferais-je si toi tu n'en veux pas
Le temps passé à mon trésor à masser
Qu'en faire des lors que toi tu n'en veux pas
Tout jeter à la mer ou me couper un doigt
Jeter à la mer ou me couper un doigt
Jeter à la mer ou me couper un doigt
Le temps passé à mon trésor à masser
Qu'en faire des lors que toi tu n'en veux pas
Il y a beucoup de belles journées dans cette vie. Beaucoup.
23:04 Ecrit par Océane dans Blabla, Des fois je réfléchis et ça fait mal à ma tête, Musique | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : tété, rachid taha
28.01.2010
Des trucs avec des stickers dedans (ou pas)
C'est jeudi, jour traditionnellement consacré aux tags dans le royaume oublié de Siam. Ou peut-être pas, je ne sais plus.
Toujours est-il qu'il y a bien un endroit dans le monde où l'on sera content de savoir que je réponds (enfin) à un de mes nombreux tags en retard.
Peut-être du côté de chez Swann Fr@mboize. Cette digne dame, comme elle a arrêté de fumer il y a peu, s'échine à faire suer son monde avec des tags qui me donne personnellement envie de griller Marie-Jeanne.
Bref il faut que je te montre au choix un sticker ou mes toilettes. Las, je n'ai pas de stickers chez moi. Malgré mon admiration sans borne pour Valérie Damidot, les photophores et le violet baroque, je n'ai pas encore cédé aux sirènes du sticker mural. Peut-être parce que je n'en trouve point qui me plaise et qui en coute pas un rein...
Tu te dis, ce n'est pas grave, elle va nous montrer ses toilettes. Las, non plus. Je te rassure il y a bien des sanitaires ici (Daydreamer peut en témoigner si tu doutes de mon tout à l'égout...) mais je suis pudique, voire pudibonde, mais surtout feignasse. Faudrait que je nettoie un peu le local avant de te le photographier, et là, pas envie.
Donc, je vais te montrer les sticker que je souhaiterais me voir offrir par un gentil inconnu (oui parce que les fleurs c'est périssables, comme disait le grand Jacques)
En même temps, j'avoue que je ne saurais pas quoi en faire, et j'aurais peur de me lasser.... C'est peut-être pour ça que je n'en achète pas ?
Regarde quand même cette sélection et ébaubis-toi mon lapin.



Par contre tu sais quoi, quand j'entends stick, je pense à ça !
Let's have some fun, this beat is sick
I wanna take a ride on your disco stick
Let's have some fun, this beat is sick
I wanna take a ride on your disco stick
Bonne journée dans ta chaumière !
07:44 Ecrit par Océane dans Musique, Tagg attaque ! | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : stickers, lady gaga, valérie damidot
26.01.2010
Frichtre alors !
L'an dernier, quand j'étais encore fraiche et belle, vers décembre, avant de céder à la tentation de tartiner mes shokobons de nutella, j'ai été taggué par Fouad, alias @Frichtre, autour du questionnaire de Proust. Proust, tu sais le gars qui aime faire catleya.
Me voilà en position de te faire des révélations fracassantes auprès desquelles le nom du père de la fille de R.Dati (Henri Proglio l'homme aux doubles salaires, doubles casquettes, doubles pénis ??) te semblera inintéressant.
On y va mon lapin ?
1 -Le principal trait de mon caractère
A part la modestie, l'humour, le charme et l'intelligence ?? Je ne sais pas. Non, sérieusement je souffre d'un truc assez chiant : je m'aime énormément, tout en manquant cruellement de confiance en moi. Ce qu'on pourrait traduire par un égotisme bien ancrée. Je sais ce que je vaux, j'aime ce que je suis, je ne voudrais pas changer grand-chose, et pourtant je souffre d'un manque de confiance qui confine à la stupidité. J'ai besoin de la reconnaissance et de l'approbation d'autrui (bon, pas n'importe quel autrui non plus, faut pas déconner, mais dès que j'apprécie quelqu'un, j'ai besoin qu'il y ait un respect mutuel). Je travaille donc à raffermir ma confiance et à me blinder du regard de l'autre.
2 - La qualité que je préfère chez un homme
Qu'il me fiche la paix ? La sincérité ? L'humour ? Je ne sais pas. Je crois qu'on apprécie souvent quelqu'un pour un tout, presque malgré ses qualités et ses défauts. En tout cas c'est ce qui m'arrive le plus souvent. Je découvre les défauts et qualités après un premier degré d'attachement. Je ne me pose pas la question avant.
3 - La qualité que je préfère chez une femme
Voir ci-dessus.
4 - Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
Qu'ils comprennent ce que je dis, qu'ils soient sincère et loyaux, qu'ils soient parfois de mauvaise foi, juste pour me donner raison contre d'autre, qu'on n'ait pas besoin de parler forcément pour s'apprécier, qu'on accepte d'avoir parfois pris de chemins différents sans que cela nous exclues les uns les autres.
5 - Mon principal défaut
Je t'ai dit que je manquais de confiance en moi ? Parfois cela me mène à saper une relation, juste pour que celle ci ne se dégrade que quand je le décide, et le meilleur moyen est encore d'anticiper. Je suis sensible, et je n'aime pas souffrir, pire que tout j'ai peur, alors j'anticipe la peur et l'échec en détruisant avant.
6 - Mon occupation préférée
Twitter Lire de très bons bouquins en me disant merde j'ai eu l'idée en 1998 un mardi vers 17h, j'aurais dû l'écrire jusqu'au bout et le faire publier. Parfois je cède à la tentation de lire de mauvais bouquins en me disant merde j'en écrit un par jour des merdes pareilles, quels médiocres ceux qui publient ça et quels aveugles ceux qui les lisent. Je ne citerait pas de nom, je ne souhaite pas dénoncer à la vindicte populaire Anna Gavalda ou Marc Lévy ou Guillaume Musso, ou Amélie Nothomb, ou Paulo Coelho, ou Eric-Emmanuel Schmit ou Philippe Delerm ou merde j'ai mal aux yeux d'écrire ces noms je m'arrête là.
7 - Mon rêve de bonheur
Que la personne à qui j'ai fait le plus de mal me pardonne et me regarde à nouveau comme la jeune fille drôle, délurée, spirituelle que je lui semblais être il y a bien longtemps. Ou plus vraisemblable, que la liste d' « écrivains » susmentionnées périssent dans d'atroces souffrances là tout de suite, ou à défaut tirent toutes les conclusions de leur absence de talent et décident de se retirer de la vie littéraire, à jamais.
8 - Quel serait mon plus grand malheur ?
Chuut, les dieux nous écoutent...
9 - Ce que je voudrais être
Moi, en mieux, plus confiante, simplement, que j'accepte les choses bizarres que je provoque.
10 - Le pays où je désirerais vivre
Le mien, la France, un des plus beaux patrimoines culturel et intellectuel au monde, mais si possible, sans le Nain Vagal, ni la Femme Fatale. Ou alors n'importe quel port du Nord, Rotterdam, ou les côtes belges, ou même norvégienne. Vivre comme dans un roman de Stanislas-André Steeman ou de Georges Simenon. J'accepte même de pousser un peu plus à l'Est et de vivre dans un roman d'André Maurois ou d'André Dhôtel.
Dis donc, je crois qu'il y a un truc avec les André, non ? Et encore je ne te raconte pas un truc qui m'est arrivé à 16 ans avec un André !!!! Pffffff faut que je creuse la question !
11 - La couleur que je préfère
Toutes les couleurs, chacune a sa raison d'être, et trouve sa place. Et je n'aime pas choisir.
12 - La fleur que j'aime
La tulipe jaune si possible, et la pivoine d'un rose délicat. Je couche tout de suite si on m'en offre.
13 - L'oiseau que je préfère
Les oiseaux de Paradis, il y en a beaucoup de différents. J'aime leurs couleurs et leur exotisme.
14 - Mes auteurs favoris en prose
La liste serait bien longue. Steinbeck, Joan Didion, Boris Vian, Jack London, Daphnée Du Maurier, Paul Auster, Victor Hugo, Wilkie Collins, André Dhôtel, Gore Vidal, Donna Tartt, Ruth Rendell, Elizabeth Taylor, Henry James, Thackeray, Dumas père et fils, Robert Musil, John Irving, Donald Westlake, Vicky Baum, Thomas Pynchon, Thomas Hardy, Elizabeth Bowen, Umberto Eco, Tolstoï, Mishima, Alison Lurie, Kawabata..... On va arrêter là. Disons que le critère principal est le talent.
15 - Mes poètes préférés
La poésie est salutaire pour l'âme. J'aime particulièrement Boris Vian, Louise de Vilmorin, René Char, Henri Michaux, Victor Hugo, Rimbaud, Verlaine, Eluard, Prévert, Dylan Thomas, H-D Thoreau.... Il y en a tant d'autres à citer.
16 - Mes héros dans la fiction
Il n'y en a pas qui me viennent immédiatement en tête. Peut-être Dortmunder, cambrioleur malchanceux héros récurrent de Donald Westlake (putain il faut le lire, le lire, le lire, ce type !!!)
J'aime évidemment Martin Eden qui est une sorte d'auto portrait de Jack London : je me dis parfois que j'ai vécue un peu la même expérience que lui, à moindre échelle. On découvre la beauté du monde et des mots, on croit apercevoir une part de cette beauté chez certaines personnes, et l'on finit par ouvrir les yeux et comprendre qu'il n'y avait que médiocrité et bassesse.
Sinon, j'ai une certaine admiration pour Brooke Logan qui arrive à modeler sa morale personnelle au gré de ses frasques amoureuses, avec toujours la plus grandes sincérité.
17 - Mes héroïnes favorites dans la fiction
Bah je ne sais pas, à part Brooke, j'aime que les souffreteuses, ou les nanas qui finissent bouffés par les autres, comme Lili Bart dans « chez les heureux du monde » d'Edith Warthon. Il faut le lire aussi celui là ! Et comment ne pas penser à Anna Karénine de Tolstoï. Je dirais que leur point commun, encore une fois, est d'avoir crû à la beauté du monde, avant de distinguer la médiocrité qui recouvre la majorité du genre humain.
18 - Mes compositeurs préférés
Je ne sais pas. Tout de suite, je dirais Mozart, Verdi, Brahms (les danses hongroises surtout !!)
19 - Mes peintres favoris
Degas, Edward Hopper, Kandinsky.
20 - Mes héros dans la vie réelle
François Mitterrand, Jack London, Rosa Parks...
21 - Mes héroïnes dans l'histoire
Louise Michel, Poppée, Danielle Mitterrand, des nanas qui en ont dans la culotte... plus que moi en tout cas !
22 - Mes noms favoris
La vérité ? Le drame de ma vie ? Vrai de vrai ? J'adore et vénère le prénom masculin Solal, que j'envisageai pour un futur fils ; et j'adore et vénère Nicola (sans le s) que j'envisageai pour une future fille. Ces prénoms me suivent depuis l'adolescence, et là, comment dire, il y a comme une saveur âcre qui les enveloppe, mais je n'en dirais pas plus, où l'on va me reprocher de parler (encore) de la royal famille vagale.
23 - Ce que je déteste par-dessus tout
Les gens lâches qui ne daignent même pas assumer leur lâcheté par une excuse, même la plus pourrie.
24 - Personnages historiques que je méprise le plus
Les colonisateurs qui viennent planter leurs drapeaux dans une terre étrangère en expliquant qu'ils apportent la Civilisation, et ne sont là que pour massacrer et s'emparer des richesses. Tu peux te référer à la pelletée de connards venus à la suite de Christophe Colomb, à la brochette d'enculés d'anglo saxons qui ont dépossédés et massacrés les peuples natifs d'Amérique du nord. Kissinger détient aussi une espèce de record du monde de saloperie, qui tend à être concurrencé par Donald Rumsfeld et Dick Cheney, faudrait demander aux Vietnamiens et aux Irakiens de les départager....
25 - Le fait militaire que j'admire le plus
La Révolution des œillets, au Portugal, en 1974, un coup d'état militaire qui a renversé la dictature salazariste sans instaurer de régime militaire en échange, au contraire elle a ouvert la voie à un régime démocratique.
26 - La réforme que j'estime le plus.
La plupart des réformes du gouvernement Mauroy de 1981, l'abolition de la peine de mort, l'abaissement de l'âge de la retraite, la réduction du temps de travail. En gros tout ce qui vise à donner plus à ceux qui ont moins, en ayant dans le viseur que travailler n'est en rien une valeur morale, mais simplement une nécessité économique que l'on peut contourner et adoucir.
27 - Le don de la nature que je voudrais avoir
N'importe quel don manuel de création, genre dessiner ou bricoler des merveilles. Ou mieux, écrire comme Hubert Selby Junior.
28 - Comment j'aimerais mourir
Est-ce bien nécessaire ?
29 - État présent de mon esprit
J'ai envie de perdre un peu de mon poids là tout de suite, et en même temps je ne dirais pas non à un magnum pistache. J'ai furieusement envie de coucher avec un type aux yeux bleus et en même temps je me demande si c'est bien raisonnable. Je voudrais réduire la voilure de ma garde robe, mais je viens de recevoir le catalogue A.P .C. Bref, je veux tout et son contraire.
30 - Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence
Les fautes d'orthographe : je prêche pour ma propre chapelle.
31 - Ma devise
Ne fais plus confiance à personne. Non je n'en ai pas.
32 - Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire ?
Viens par ici, détends toi, voilà une vodka citron, Gene Kelly se prépare à danser pour te souhaiter la bienvenue, en attendant Mozart va te jouer un petit air, et si tu veux un peu de lecture London ou Taylor ont écrit quelques romans depuis qu'ils sont ici. Le dressing est par ici, à côté du placard à chaussures. Le service d'étage est disponible 24h sur 24.
Si quelqu'un souhaite reprendre ce questionnaire, je le linke avec plaisir !
EDIT: les 3 valeureuses sont donc : Camille la It Girl (ça va te changer de farfouiler dans ton template, et surtout, tapes le sur word d'abord ^^) Chouyo (ce qui te changeras d'embêter les honnetes policiers indiens) et Marlène (ce qui te distraieras de ta lessive au pipi sur les aires d'autoroutes )
20:54 Ecrit par Océane dans Dans ma bibliothèque, Tagg attaque ! | Lien permanent | Commentaires (59) | Envoyer cette note | Tags : proust, gene kelly, hubert selby junior, louise michel, poppée, danielle mitterrand, françois mitterrand, jack london, rosa parks, mozart, verdi, brahms
25.01.2010
On se fait chier, non ?
Au début, je me suis dit, je ferme les yeux, je serre les poings très très forts, et puis quand je rouvrirais les yeux, ce sera magique, tout les hommes seront libres, il n'y aura plus de guerres ni de famines, le climat se stabiliserait, le Nain Vagal donnerait sa démission, j'aurais perdu 4 kilos d'un coup d'un seul, et puis Anthony Perkins revenu d'entre les morts seraient enfin hétéro et amoureux de moi.
Bon, j'ai rouvert les yeux, et rien de tout cela ne s'est passé. Par contre, thanks God, Brad et Angélina sont toujours ensembles. Et Scott Baïo m'a envoyé un message privé sur Twitter, oui, Chachi m'a parlé, Dieu existe donc....
Du coup, comme j'ai retrouvé un peu de confiance, je souhaite entamer une croisade importante. Une mission que j'estime nécessaire et vitale pour le bien de ce pays. Je souhaite lancer une vaste campagne de pétition pour le retour sur scène et dans les bacs de Jean-François Cohen:
Reviens Jean-François, la scène française a besoin de toi !
Si je savais faire des bannières, j'en ferais une, mais le cœur y est (sauf si quelqu'un dans la salle veut se dévouer....)
A part ça, vous connaissez ma ponctualité légendaire en matière de tag... Bref aujourd'hui je reprend la jolie idée de Chrys, avec son acrostiche sur BLOGUER. Ok, je sais, toute les participations sont publiées, ce n'est pas grave, j'ai honte, je fais toujours tout en retard...
Balade amoureuse au pays des mots, cette promenade
Longe des rivages différents mais tous
Ouverts sur un ailleurs poétique ou rieur qui
Gagne mon cœur et ma sympathie, et qui rend
Urgent de les lire chaque matin, de découvrir ce qui
Embrasera mon imagination ou qui
Réjouira mes yeux !
Avec tout ça, je me rappelle la liste de tag qui attend ! Non, je ne l'ai pas oublié, je fignole, je peaufine.
A part ça je suis allée voir Avatar, quasi contrainte et forcée. Puis j'ai aimé, j'ai pleuré, je me suis sentie concernée, enlevée, happée, émue. J'ai même eu un petit moment de solitude, quand je me suis mise à marmonner « salaud d'américains, rappelez vous le Vietnam, l'Irak, vous changerez jamais » voilà voilà....
Sinon, la 3D ça sert à quoi ?
07:15 Ecrit par Océane dans Je fais n'importe quoi, Musique, Tagg attaque ! | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : anthony perkins, scott baio, avatar, jean françois cohen, la tour de pise
22.01.2010
Moi et les autres
22:33 Ecrit par Océane dans Je fais n'importe quoi, Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : lili boniche, renan luce, moi, pierre reverdy
21.01.2010
Love Story
Salut mon lapin, tu as vu comme je t'abandonne ? Le fait est que je ressens comme une immense fatigue morale. Je crois que j'ai envie de trucs merveilleux qui ne se passent pas en fait. Tu sais, la magie, l'incroyable, l'inattendu. Et il n'ya rien que le quotidien, terne et quotidien justement.
C'est à moi de le bousculer, je sais bien, mais là j'ai carrément envie qu'on me prenne par la main et qu'on m'emmène dans un endroit fabuleux
Pourtant il y à matière à rêver si l'on s'en donne la peine. J'écoute toujours autant de musique, pas mal de Francis Lai et Michel Legrand en ce moment. Un peu nostalgique.
Pour ce qui est de la lecture, je suis happée par Daphnée Du Maurier, dont je découvre quelques titres que j'avais négligé, surtout parce qu'ils n'étaient guère trouvable, mais heureusement Phoebus Libretto continue à nous proposer la réédition de chef d'œuvres oubliés.
J'essaie de magnifier mon quotidien par l'écriture aussi. Pour tout te dire, enfin presque tout, j'ai ouvert un blog ailleurs, anonyme, qui me permet de fictionner un peu plus que de coutume.
Le femme de Boris Vian est morte. Je me rends compte qu'on n'a jamais parlé de Vian toi et moi. C'est un tort. Tu sais que les écrivains sauvent le monde et les gens. Lui m'a sauvé quand j'avais 16 ans, il m'a montré qu'on peut être ce que l'on veut, et si les gens ne s'arrêtent qu'aux apparences, tu peux manipuler ces apparences et faire quand même ce que tu veux. Je crois que ça vaut la peine qu'on reparle de Boris, un vrai satrape lui.
Erich Segal est mort. C'est un home incroyable, et on ne retient de lui que ce roman, Love Story, qui est pas mal, mais qui vaut surtout par le film qui en a été tiré ! Erich Segal est un homme incroyable oui, d'une diversité de talents et d'un éclectisme fabuleux ! Prenons date pour lui rendre un hommage correct.
En attendant, écoute Andy Williams chanter le générique de Love Story, avec l'image radieuse d'Ali MacGraw, la femme de ma vie de toute éternité. Tiens, la musique est de Fancis Lai. Un des arcs parfait de la perfection : Ali MacGraw - Andy Williams - Francis Lai.
Je crois que j'ai un fond greluche nunuche bien ancré : l'ouverture de cette chanson suffit à me vriller le cœur et à chercher le creux d'une épaule, n'importe quelle épaule presque.
Tu sais peut-être que Madamezazaofmars nous a proposé un petit concours sympa, va voir là. Je sais que plusieurs d'entre vous ont proposé déjà leurs photos, bravo à tous.

Pour ma part, tu sais ce qu'il en est, je suis incapable de faire une bonne photo seule, je dois toujours faire appel à une main secourable (Virginie ma chérie que serais-je sans tes photos ?), je n'ai pas participé, mais je serai ravie de voter, on a jusqu'à demain soir !
Pour l'instant je me contenterais de te laisser admirer Ali MacGraw, oui encore, faut croire que c'est son jour. J'y peux rien si la regarder me fait pleurer tout en me rendant heureuse


Où puiser la magie du jour ? Je ne sais pas, mais je pressens que c'est une main amie qui prend la mienne, et qui m'emmène sous un ciel de lumière regarder un horizon visible à nos seuls yeux. Quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi la vie n'est pas que ça ? Naitre, travailler, mourir, c'est vain. A quoi occupons nous nos journées qui ne soit pas vain ? Dis-moi ? La vie n'est intéressante que par ses fantasmes, ses projections, rarement par son simple accomplissement.
Sur ce, je te laisse, j'ai mon ordonnance de Seroplex à aller chercher.
11:52 Ecrit par Océane dans Dans ma bibliothèque, Grand écran, Musique | Lien permanent | Commentaires (57) | Envoyer cette note | Tags : erich segal, love story andy williams, ali mac graw, ryan o'neil, shirlley bassey, boris vian
18.01.2010
Haïti,et puis les autres
Hello les gens, tu vas bien ?
Un post vite fait pour te saluer, et puis avoir une pensée pour Haïti. Ok ça ne sert à rien, mais ça soulage mon envie de faire un petit quelque chose, trois fois rien hélas.
Je voulais simplement te signaler que si tu es un peu perdu, comme moi, pour savoir à qui et quoi donner, tu peux aller là, sur le blog de Christie qui a listé les liens d'asso œuvrant pour Haïti. Il y a beaucoup d'infos qui circulent, je crois qu'on a l'embarras du choix pour donner selon ses possibilités et sa conscience !
Et puis je voudrais aussi relayer l'initiative généreuse de ma chère Julie, qui lance le 1 comm'= 1 € de don. Je trouve que c'est une façon originale pour nous de manifester notre solidarité. Et puis je rajouterais : donnons aussi pour chaque comm' qu'on laisse chez elle, histoire de démultiplier son initiative !!
Pour finir sur ce sujet, je voulais quand même dire tout le mal que je pense du vocabulaire fataliste qui s'attache à Haïti et à ce tremblement de terre.
Ce n'est pas une affaire de fatalité, de destin, de pas de chance. On lit dans la presse, des termes aussi idiots que malédiction, malchance, on parle de cieux défavorables etc....
Foutage de gueule.
C'est avant tout une catastrophe de la pauvreté extrême, dû à l'abandon de cette île.
Des tremblements de terre il y en a partout, et de très meurtriers. Simplement on notera que la prise en charge de populations sinistrées par leur Etat est plus efficace dans un pays prospère comme le Japon, qui en plus dispose de constructions antisismique. Certes la catastrophe reste aussi terrible humainement, mais le soutien logistique et médicale que permet un pays stable économiquement fait la différence.
On parle de malédiction en faisant référence aux cyclones, à l'instabilité politique, à la pauvreté extrême d'Haïti. Parler en ces termes reviens à considérer que le hasard est le maitre du jeu.
Je ne vous referais pas une énième leçon de géopolitique dont personne à rien à faire, mais si.
La politique ça n'est jamais que des choix, aussi bien en termes de gestion locale que de géostratégie mondiale. On va parler simplement : il y a des pays qui disposent de moyens et de pouvoirs décisionnels graves. Ces pays peuvent décider d'engloutir des sommes faramineuse dans l'invasion d'un pays qui 'a rien demandé (au hasard l'Irak, pour « sécuriser » et privatiser le parcours pétrolier au frais de la princesse Europe), ou bien ces pays peuvent décider d'aider, 10 ans en arrière, à reconstruire et à stabiliser Haïti après avoir fait tout pour expédier Aristide dans l'oubli sud-africain. Que croyez vous qui soit au cœur de ces décisions ? Un sombre fatum ? Non, juste des décisions géostratégiques motivées uniquement par l'intérêt très particulier d'un tout petit nombre.
Oui, je vous parle de sujets qui peuvent vous sembler éloignés l'un de l'autre. Mais pensez-y : est-ce vraiment le cas ? Tout relève d'une décision humaine, il n'y pas de fatalité en ce bas monde, les catastrophes sanitaires et économiques qu'on laisse s'abattre sur des pays sont le fruit de décision humaines, de choix politiques. La politique est partout, tout est affaire de décisions humaine.
On peut exiger de ceux qui dirigent qu'ils expliquent leurs décisions autrement que par un vocabulaire fataliste et langue-de-bois.
Demain on parle solde, promis.
10:57 Ecrit par Océane dans Des fois je réfléchis et ça fait mal à ma tête | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : haïti, tremblement de terre, catastrophe naturelle
15.01.2010
Une partie de dés
Hier soir j'ai regardé un peu du débat Besson-Le Pen sur France 2. Le temps de m'énerver, de m'écœurer devant les propos lénifiants d'un homme qui trouve le moyen de justifier un parcours félon.
Je suis en général assez ouverte au débat et propre à différencier compréhension et acceptation. Je peux comprendre les circonstances qui mènent quelqu'un à agir d'une certaine manière, sans pour autant cautionner ce comportement. Hier soir je n'ai rien compris. J'ai vu un homme faire foi de sa bonne volonté, de son humanisme, sans jamais rapporter ses propos à ses actes. Jamais. Décider que cette année il lui faudra trouver X « sans-papiers », reconduire à la frontière de leur pays est un acte statistique, politique, criminel. Ne pas se poser de questions sur ce qui conduit des gens à s'endetter pour fuir leur pays, à prendre les pires risques physiques qui se puissent imaginer, ne pas se douter un instant du désespoir qui peut hanter des familles entières.... Qu'est ce que la politique ? Gagner des élections pour gagner des élections pour gagner des élections ? Ou bien tenter d'approcher le pouvoir afin d'améliorer le sort commun ?
Je suis prête à comprendre qu'on veuille le pouvoir pour le prestige, ou pour n'importe quelle raison pourrie, mais habiller cela d'une pudique tunique appelée Service de la Nation, c'est juste une vulgarité supplémentaire.
Vincent Peillon a eu raison de ne pas venir faire le clown entre les 2 représentants de la droite extrême, Marine et Eric, aimables danseurs de tango sur le cadavre de la République.
Parler d'identité nationale, d'immigration et de danger quand nous sommes tous nés sur la même Terre, qui parait-il va mal, se réchauffe, est en danger ; quand les mêmes depuis plus de 50 ans vendent les armes qui servent à tuer des innocents : quand les gouvernements occidentaux continuent de soutenir les dictatures qui les intéressent au nom d'une Real Politik de merde ; quand ce sont toujours les mêmes qui s'effondrent encore au milieux des décombres ; tout cela n'a aucun sens humain, aucun.
Je sais plus trop quoi dire en faite tellement je ne comprends rien à la manière dont le monde tourne. Les solutions théoriques me semblent si faciles et tellement à portée de main. Et pourtant, le monde continue de merder, jour après jour.
N'est-ce pas vain de s'interroger toujours sur les mêmes aberrations quand rien ne change ?
L'identité nationale ça n'est jamais que le sort qui en décide, un hasard plus ou moins heureux, qui me permet de passer la soirée à twitter devant un débat de connards, avant d'aller tranquillement lire un roman au lit, pendant que d'autres errent dans un Port-au-Prince dévasté. C'est une question de chance, rien d'autre.
Monsieur Besson ne se rend pas compte de la chance qu'il a, de l'infime chance qui lui est donné de tranquillement livrer ses atermoiements de gentil Caliméro victime de méchants vilains qui ne comprennent pas sa mission.
09:13 Ecrit par Océane dans Des fois je réfléchis et ça fait mal à ma tête | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note | Tags : besson, félonie, traitrise, incapacité, nullitude, perplexité.
12.01.2010
Faire catleya
Bon, les gens, je ne savais pas trop quoi vous raconter en ce moment. Non pas que je manque d'inspiration, non. Trop de sujets se bousculent dans ma tête, l'actualité est en mode téléscopage permanent. Et puis honnêtement, tous les textes que j'ai terminés sont très lourds, plein de tristesse et de questionnement. Alors je vais vous les épargner pour l'instant. Ou alors j'en glisse un, mine de rien, entre 2 déconnades. Je verrais.
En tout état de cause la mort de Mano Solo, puis le suicide de Krystina Rady m'ont inspirés des pensées un peu chafouines. J'y repense. Ou j'oublie.
Je voulais parler cul, mais ça ne se commande pas. Pourtant j'ai envie. Beaucoup. Grave même. Tout ça c'est la faute de la littérature d'avant, celle avec des mots compliqués dedans et des histoires où il ne se passe finalement pas grand-chose.
Oui je suis snob, je relis Proust et j'ai envie de faire catleya en permanence. Vous noterez que personne ne lit Proust : on le relit. Mouarffff.
Faire catleya c'est la façon qu'à le héros de parler d'une partie de cul. Joli non.
Longtemps je me suis couchée de bonne heure j'ai attendu qu'un homme spontanément me propose de faire catleya, en vain. Dommage, j'aurais dit oui tout de suite, juste à cause de ce mot, cattleya. L'orchidée en soi est une fleur très érotique, vaginale même je dirais. Cette expression proustienne est simplement merveilleuse.
Je suis toujours snob, et cette fois je lis Wilkie Collins, le gendre de Dickens tellement meilleur que Dickens. Le roman du moment, Basil. Histoire classique d'un jeune homme qui tombe amoureux en dessous de sa condition, du mystère, de grands sentiments, pas le moindre roulage de pelles à l'horizon, le bonheur. Ce type de romans recèle comme un pouvoir aphrodisiaque. Erotique plutôt. C'est le feu sous la glace. Je crois que je suis un peu trop cérébrale. Toutefois le charme d'un beau texte, dit par un beau garçon, n'a d'égale qu'une partie de jambe en l'air devant un débat politique à la télévision.
Ces romans c'est vraiment le bonheur.
Bonheur qui trouvera son épanouissement avec La fille perdue de D.H Lawrence. Et puis s'il existe un Dieu des Océane, et bien je trouverais enfin un autre roman de Benjamin Disraëli, à part Tancrède je veux dire. Zut quoi, c'est si étrange de vouloir lire un roman sans atermoiements vampirico-adolescents à l'intérieur ?
Je crois que je vais me remettre sur le droit chemin de la pensée rive gauche. Ou pas.
00:21 Ecrit par Océane dans Blabla, Dans ma bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (49) | Envoyer cette note | Tags : wilkie collins, d.h lawrence, benjamin disraeli


























