29.10.2009
Herbe de bison et péroraison
Hello, j'interromps un instant ma pause pour publier ce texte que j'avais écrit dans le cadre de mon histoire Classement Miko du mois.
J'espère revenir bien vite ici, et dans vos chez-vous respectif, tout ça me manquant quand même bien beaucoup !
D'ici là je vous laisse cette histoire, qui connaît une suite, que j'espère vous faire partager aussi !
Portez-vous bien, hâte de vous retrouver !
Une histoire de bison, ça vaut une vache, non ? A voir chez Gaël les autres histoires de bovidés !
La sortie du cadre habituel promettait une certaine incongruité, mais l'inconnu réveille toujours une curiosité qu'on cache en soi.
Elle regarda le jeune homme de sous ses lunettes, d'un regard interrogatif, mais amusé surtout. Cette façon qu'il avait de commander son verre au bar, en balançant juste un billet, et quelques mots secs : vodka sans glace.
Elle se leva et avança vers lui : la curiosité encore, l'audace malgré la timidité.
- Bonjour. Ça ne va pas ?
Le jeune homme ne leva qu'à peine le nez de son verre. Il n'était pas ivre, non, mais plutôt l'air accablé.
Devant lui s'alignait 3 verres de vodka intacts. Tiens, intéressant se dit-elle.
Elle réitéra son bonjour. Le jeune homme finit par la regarder, toujours sans parler.
Elle s'installa près de lui, et demanda au barman une vodka, mais précisa-t-elle d'une voix particulièrement mutine, avec un trait de violette et un peu de bonne humeur.
- Alors, ça ne va toujours pas ? Pourquoi rester ici à commander des verres pour ne pas les boire ? Je vous préviens, je suis assez timide en règle générale, et bavarde forcément. Il faut bien que je cache ma gêne. Je suis embêtée, je vous regarde depuis tout à l'heure, vous me faites de la peine, pas à cause de l'alcool hein, non je ne suis pas là pour ce gâchis, encore que. Mais non, ça y est je m'embrouille, je digresse. Bon, vous me sortez de mon ornière là, ou je continue à m'enfoncer et à raconter des conneries ? Parce que ça peut durer longtemps encore. D'autant que plus je suis gênée et plus je parle. Et puis la vodka sans glace c'est très bien, il faut être un sagouin pour la tuer avec des glaçons.
- Continuez.
La voix du jeune homme était étrangement douce, plus que ne le laissait présager sa façon de s'adresser au barman.
Elle ne laissa pas apparaître sa surprise.
- Je continue sur la vodka ou sur votre peine ? Il y a beaucoup à dire sur les deux...
- La vodka.
- Ah ah !! Vous voyez déjà que je m'y connais ! Vous avez raison. A la fac j'avais théorisé quelques vérités sur la vodka, mais bon, ça n'intéressait que moi je crois. Je n'aime pas l'alcool, sauf la vodka. Et puis je n'en bois pas souvent. Mais j'aime l'idée de la vodka. C'est comme un élixir magique, qui ne doit servir que très peu. Il parait que ça n'a pas de gout, mais ça c'est un avis de philistins bourrins élevés à la bière. La vodka, il faut la choisir soigneusement, mettre son verre au frais, et jamais la bouteille même ô sacrilège ! Verser le liquide dans le verre bien froid et boire doucement. C'est là que le feu te réchauffera le corps, puis le cœur. C'est la boisson du chagrin et de la joie, et elle me donne du courage, même sans en boire vraiment, juste à l'idée que je pourrais tiens pourquoi pas.
- Je ne bois pas. Je n'arrive pas. Je regarde ces verres, je sais pourquoi je voudrais les boire, mais je n'y arrive pas.
Le ton du jeune homme était monocorde, non pas triste, mais posé et doux.
- Boire n'est pas essentiel, même dans un bar. C'est un prétexte social comme un autre. Tenir le verre, avoir l'air inspiré par les propos de votre interlocuteur, ça suffit. Tiens regardez moi. On dirait bien que je vous écoute, non ? Alors dites moi, pourquoi voulez-vous boire, racontez-moi. Elle est partie ?
- Non.
- Il est partie alors ?
- Non. Elle est encore là, mais elle va partir. Elle me l'a dit. C'est terminé, pour la 20ième fois, mais pour de bon. Peut-être. Non, oui c'est fini. Elle est comme un mur sur lequel je glisse sans pouvoir m'accrocher. Elle ne m'aime plus. C'est pire elle ne ressent rien face à moi. Juste l'envie de passer à autre chose. Je ne peux pas lui parler, c'est un mur, et les mots de toute façon ne sorte pas de ma bouche.
- Mais vous les dites ces mots là. Je les écoute, et puis ils ne sont pas perdus, ils voyageront jusqu'à elle. Les mots servent toujours à quelque chose.
- Elle va partir, et je n'arrive même pas à lui parler.
La jeune femme fit signe au barman: « deux Perriers »
- ça ne vous fera pas de mal.
- L'eau gazeuse ??
- Non, l'eau c'est pour moi, j'en ai besoin, je vais vous faire la lecture.
- Pardon ?
- Oui, j'ai un bouquin très sympa là, des recueils de poèmes, oui bon ne vous moquez pas, c'est joli à lire et ça fait travailler ma diction et ma mémoire.
- Pourquoi, vous êtes actrice ?
- Non, enfin si on ne compte pas la vie, non je ne suis pas actrice. Il faut obligatoirement être actrice pour avoir envie d'une belle diction et d'une mémoire qui ne flanche pas ? Au lieu de dire des bêtises, écoutez, c'est de Marceline Desbordes-Valmore :
N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre.
Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau.
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon cœur, c'est frapper au tombeau.
N'écris pas !
N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu'à Dieu... qu'à toi, si je t'aimais !
Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes,
C'est entendre le ciel sans y monter jamais.
N'écris pas !
N'écris pas. Je te crains ; j'ai peur de ma mémoire ;
Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent.
Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.
N'écris pas !
N'écris pas ces doux mots que je n'ose plus lire :
Il semble que ta voix les répand sur mon cœur ;
Que je les vois brûler à travers ton sourire ;
Il semble qu'un baiser les empreint sur mon cœur.
N'écris pas !
Le jeune homme restait pensif, avant de lâcher un petit rire sec :
- Oui, c'est la chanson de l'autre bellâtre là, c'est quoi son nom ?
- Julien Clerc, et ce n'est pas un bellâtre. Et puis ce poème existait avant. Vous avez écouté au moins ? C'est déprimant, non ?
- Heuu oui, et j'avoue que là ce n'est pas exactement ce qu'il me faut.
- Ah mais si, que si. Ce ne sont que des mots toujours. Ceux du poème, ceux que vous n'arrivez plus à dire à votre... comment s'appelle-t-elle d'ailleurs ?
- Marie.
-....à Marie donc. Vous n'inventez rien. Vous donnez un tour intéressant à votre séparation, en alignant les vodkas sans les boire, en paraphrasant sur ce mur lisse qu'elle est pour vous. Mais ce ne sont que des mots. Vous pouvez décider d'ouvrir un autre livre, de lire autre chose et puis choisir des mots plus gais.
- C'est simple, oui je suis con, j'invente ma peine.
- Ne prenez pas ce ton cynique. Venez. Enfin buvez d'abord une de ces malheureuses vodka, et puis venez, on va se promener, je vous expliquerai.
Le jeune homme la regarda, presque en souriant. Il souleva un des verres, la regarda encore, avala le liquide clair, fit pareil avec le deuxième, toujours en l'observant. Sa main tenta de s'emparer du troisième verre, mais pas assez vite, la jeune femme avait déjà fait main basse dessus.
- On va essayer de garder un esprit frais et dispo, d'accord, et puis comme ça, le nectar du bison me donnera un peu de courage. Je vous ai dit que j'étais très timide.
Son sourire ne le laissait pas du tout supposer.
Elle tendit la main au jeune homme : « vous venez ? »
Il se leva, pris sa main, intrigué et fatigué de se lamenter en silence.
On les suit ?
13:22 Ecrit par Océane dans Blabla, Heuuu je sais pas !, Je fais n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
26.10.2009
Pause

Salut les gens, ça va vous ??
Moi j'ai besoin d'un peu de temps pour moi. Le blog va passer en mode pause pour un petit moment. Je ne sais pas encore combien de temps.
Je vous dis à bientôt, en attendant, je vais me reposer et me soigner jouer au golf avec Justin.
J'arriiiiiiiiiiiiiiiiiive Justin !

09:22 Ecrit par Océane dans Blabla | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
25.10.2009
Sunday Sweet Sunshine
La légèreté prend toujours des airs de création artistique dans mon esprit. Je suis une femme assez cérébrale, tout en réflexion, ce qui parfois induit une certaine passivité dans mes plaisirs. Passivité et plaisir peuvent faire bon ménage, je vous l'assure, sans vouloir tendre à certains sous-entendue d'ordre intime. Je veux dire que la plupart des choses que j'aime ne me demande pas d'efforts surhumains. J'aime lire, écouter de la musique, essentiellement. Ecrire aussi, mais c'est un acte plus complexe, qui fait intervenir d'autres notions que celle du simple plaisir.
J'ai envie de créer de la légèreté, j'ai envie de faire quelque chose de mes mains, qui ne serve à rien qu'au plaisir de l'œil ou de n'importe quel sens.
J'admire ces personnes qui savent dessiner, qui jouent correctement d'un instrument. J'ai toujours manqué de trop de rigueur pour me consacrer pleinement à l'amélioration d'un talent quelconque. Et puis j'ai toujours souffert du même égotisme : pourquoi essayer de jouer de la musique quand il y a de tels interprètes qui font pleurer votre âme au rythme d'un archet ?
Brahms - Danse en sol mineur
Brahms - Danse en sol majeur
Mais en fait, la seule idée de la création est devenue une source d'envie et de joie. L'écriture en a profité pour s'épanouir, mais ça ne me suffit pas.
J'ai bêtement envie de faire des trucs avec mes mains (en dehors d'une chambre s'entend) ; j'ai envie d'apprendre à tricoter par exemple. J'ai acheté de la laine, des tas de pelotes, et des aiguilles, un bouquin, un tas de matériel. Mais je ne sais par quel bout prendre tout ça. Je verbalise trop ces actions : la théorie je la comprends, mais mes mains ne suivent pas pour autant. C'est un phénomène étrange : autant mes mains et mes doigts sont bien assez habiles pour tenir un stylo, jouer sur le clavier de l'ordinateur ou sur le corps aimé, autant je me retrouve avec de véritables spatules de bois dès qu'il s'agit d'autre chose.
Je ne sais si cela peut changer, mais j'aimerais bien.
Dans le même ordre d'idée, j'ai souvent eu l'envie de prendre des cours de chants, juste pour entendre de ma bouche des mélodies aussi belles que celles fredonnées par Diana Krall ou Tété.
Je crois que pour le bien de tous, je vais m'en tenir à l'écriture... Et encore.

07:23 Ecrit par Océane dans Blabla, Musique | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : brahms
24.10.2009
Sometimes it's good to be a girl
Un peu de décadence ne fait pas de mal. Après avoir cogité sur des questions non-fondamentales (oui, n'ayant pas de réponses adéquates, je décide que les questions ne sont pas importantes, jusqu'à la prochaine fois) il est temps de passer en mode week-end.
Oui, spéculer sur la métaphysique est fort louable du lundi au vendredi, quand on peut le faire de derrière son écran plat 17 pouces, au chaud dans l'open space.
Mais le week-end, il faut revenir à la raison, et donc à son booty.
Mes choupettes, aujourd'hui j'avais pensé faire une leçon de shakage de fessier, en compagnie de ma nouvelle copine, Ashley Tisdale, look at that :
La mini mignonne, le collier de perles démémérisé, la bouche sexy, le regard de velours, la cuisse affolante, vas-y prend exemple. Tu prends ton short, tes talons de 10 et tu scores un maximum, jusqu'à lundi au moins.
Girl Poweeeeeeeeeer avec un seul but : faire valser ta culotte (ou ton string, as you want, ma douce) faire tourner la tête du jeune homme in your target et finir la discussion sur le mode sexy back. LET' S MISBEHAVE ! Surtout toi d'ailleurs...
Bon, choupette, maintenant que tu sais ta mission du week-end (et je veux un rapport détaillé lundi !!), penchons-nous sur le truc à la mode, qui me fait vibrer et que je veux moi aussi avoir à mon bras.
Un sac ? Non.
Un toy boy mon mignon, un jeune homme de bon aloi, vigoureux, joli à regarder, qui sait compter jusqu'à 10 pour jouer à cache cache dans le lit et qui apprécie mon intelligence comme mon cul. Enfin, pour l'intelligence on lui pardonnera s'il ne la remarque pas.
Tu sais que j'adore cette garce écœurante de bitchitude qu'est Madonna. Je ne dirais pas que c'est un modèle pour moi, mais un peu quand même : j'aime le principe de « je suis la queen, baisse les yeux et baise ma main, et le reste aussi ». Quand je sombre dans trop de guimauve et de nunucherie amoureuse, je me dis, que ferait Madonna (vas-y te fous pas de ma gueule, je te vois pouffer !!) et bah ça marche, je gonfle la poitrine, comme Amy Winehouse, je tèj mes cheveux en arrière et envoie paitre l'insolent. Enfin, presque.
En attendant Magde a inventé le concept du toy boy. Je suis sûr que tu vas te rappeler de lui : le premier toy boy de Madonna.
Nick Kamen, la Mère de tous les toy boy, si tu m'autorise cette drôlerie.
Et il chantait aussi:


Et 25 putains de longues années plus tard, voilà qui l'on voit au bras de Madge the Queen of the Bitch : Jesus Luz.
J'ai chaud, très chaud...



Tu vois l'esprit un peu. Elle a tout bien compris Madge !!!
Tout ça m'a donné bien envie de cogiter autour d'une idée assez marrante : la communauté Cénobitch d' Océane.
Grâce à moi (oui je m'la raconte 2 secondes) tu sais ce qu'est un anachorète, et tu connais donc aussi son contraire : le cénobite. Disons que l'amusant Lhaurenzo m'a mis cette petite idée en tête, et qu'elle y prend forme tout doucement.
Que pourrait être cette assemblée de Cénobitch ? On y pense un peu ensemble ? Moi, en tout cas, je réfléchis à lui donner matière au moins par écrit.
M'a donné très chaud le Jesus....
00:00 Ecrit par Océane dans Avant j'étais jeune, Blabla, Heuuu je sais pas !, Je fais n'importe quoi, Musique, Que fait-on aujourd'hui ? | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : nick kamen, jesus luz, madonna, queen of the bith, cenobite, anachorète, ashley tisdale
23.10.2009
3 petites notes de musique
Hier, je n'ai pas eu une activité très intense. Je veux dire que pour une fois, j'ai essayé de mettre ma cervelle sur feu doux, moins d'ébullition, plus de tranquillité, plus de musique dans les oreilles.
J'ai passé la journée le Ipod en mode aléatoire, les oreillettes bien en place. J'ai fait un tour rapide au bureau le matin, histoire de pleurer sur la pile de dossiers qui augmente aussi vite que la mauvaise humeur de mon Directeur adoré. Je crois qu'il devrait arrêter d'honorer de sa personne son assistante, ça le stresse ce con.
Bref après avoir vu l'état de mon bureau, je suis allée faire quelques bricoles, qui ne te regardent pas, et puis surtout de multiples aller-retour dans la journée.
D'où, j'ai les pieds en feu là, limite je serais allé bosser en gazelle, presque.
[Note pour plus tard : éviter les talons hauts quand tu sais que tu vas gambader all day long]
J'ai passé la journée à regarder les gens, et à penser à ce que je dois faire.
J'ai vu un homme magnifique à la station Havre Caumartin. Il avait un costume noir, très bien coupé, et une paire de tennis Fred Perry bleu ciel. Lui, la trentaine, l'air doux et inspiré. Je suis resté en arrêt devant ses pieds d'abord, et puis son visage. Il m'a souri je crois.
Pourquoi les hommes ne mettent pas plus de Fred Perry avec leur costume ?
J'ai vu 3 casquettes Kangol dans la même journée. J'ai vérifié à mon agenda, on était pourtant pas en 1998. Etrange, non ?
Il y a une liste de choses que je dois faire :
-Faire une liste.
-Respecter l'ordre de priorité de la liste.
-Retrouver ma liste de bouquins à acheter.
-Retrouver ma liste de CD à acheter.
-Décider si je veux vraiment un hamster ou bien....
-Décider si je veux décider de ma vie.
-Aller chez le coiffeur.
-Me rappeler qui je suis.
-Trouver où je me suis perdue, ça ne peut pas être très loin, parfois je me croise dans le miroir. Il faudrait que je me mette la main dessus et que je me parle 5 minutes.
-Arrêter de parler de mes désirs, et devenir un anachorète socialisé.
-Décider définitivement de la couleur de mon âme, ou du moins de son orientation générale.
-En finir avec le romantisme, ou alors en garder juste un peu et l'assaisonner de certitude.
-Décider si je regarde les choses comme elles sont ou comme elles devraient être.
-Ne plus regarder derrière moi, il n'y a que la poussière soulevée par mes pas.
-Refaire mon passeport.
-Lire, il parait que je sais lire, j'ai négligé ces amis là.
Une chupa chups aussi, ça serait bien.
Vous voulez d'autres promesses encore, assez tenables, si je peux dire.
-Une note « pourquoi je m'appelle Océane » elle me tient à cœur, j'ai peur que tu ne l'aimes pas.
-Une note « bonjour, je m'appelle Océane, je suis mégalo, égotique et morte de trouille » pour Damien.
-Une note about threesome. Si tu vois ce que je veux dire petit coquin : )
-Une note qui lèverait le rideau : y a-t-il un avenir après la chantilly ?
-Une note qui est un hommage à la puissance über sexual de certains vikings so fast and so furious, pour une bitchy cops'
-Une note sur Océane qui découvre les merveilleuses nouvelles technologies de l'ère internet, sans déc' je m'étonne moi-même.
Avant de te quitter, pense à dire aux gens que tu les aimes, enfin s'il y en a que tu aimes. Tu ne sais pas ce qui t'attends demain, et si tu ne peux plus leur dire tu seras bien ennuyé. La vie ne prévient pas mon poussin.
Je suis en deuil de mon phone, enfin, ça c'est pas grave. J'y tenais pas tant que ça finalement.
Peut-être que je suis vraiment égoïste. Dire et faire ce que l'on pense, c'est égoïste ? Egotique peut-être. Ah oui, ça c'est dans ma liste de truc à voir.
Ça y est, j'ai passé presque une journée sans penser du mal de qui que ce soit : je suis sur le chemin de la rédemption. Non, en fait, j'ai trouvé que la dame au guichet de métro avait une drôle de couleur de cheveux.
Mais je promets de m'améliorer !
Par ailleurs je n'ai pas eu une seule pensée pour « mon » jean Balmain, et ça c'est un vrai progrès. Epictète serait fier de moi.
Du coup je vais aller me manger quelques macarons chez Pierre Hermé, et aussi du saumon, après tout, je m'aime. Mettre Diana Krall, David Bowie, qui est beau oui, et m'allonger sur le lit, les yeux fermés, ne penser à rien, à personne.
Ecouter la musique. Vivre dans la musique. Etre bien.
Diana Krall
Why Should I Care
Was there something more i could have done?
Or was i not meant to be the one?
Where's the life i thought we would share?
And should i care?
And will someone else get more of you?
Will she go to sleep more sure of you?
Will she wake up knowing you're still there?
And why should i care?
There's always one to turn and walk away
And one who just wants to stay
But who said that love is always fair?
And why should i care?
Should i leave you alone here in the dark?
Holding my broken heart
While a promise still hangs in the air
Why should i care?
Amusant comme on se pose toujours les mêmes questions.
Je vous aime.
01:42 Ecrit par Océane dans Blabla, Des fois je réfléchis et ça fait mal à ma tête, Musique | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
22.10.2009
Monologue ventriculaire
Tu sais lapin que je suis une actrice dramatique ratée et frustrée. Mes envies de mélodrame poétique trouvent en général à se finir au mieux dans les bras d'un homme astucieux, au pire elles méritent de figurer dans le best of des blagues carambar par Elie Semoun (tiens il m'émeut lui, depuis qu'il s'est fait larguer par sa nana, il avoue simplement l'aimer toujours, mon Dieu un homme romantique et amoureux et qui le dit !!!!! Où qu'ils sont les autres ??)
Bref, comme je ne peux passer ma vie à attendre le Grand Rôle sur la scène de la vie, je prends les devants et je t'assène, malheureux public, une lecture. Oui, comme Fabrice Lucchini, mais en moins chauve quand même (merci Oenobiol et John Frieda).
Et puis ça va nous changer de parler d'autre chose que de cul, de vernis O.P.I ou de Nain Vagal. Bientôt tu vas croire que je suis inculte sinon. Mais, non, j'ai de saines lectures que je m'empresse de te coller mon choupi.
Tu cliques si tu n'as pas peur d'entendre la voix la plus insupportable qu'il me soit.
Sinon tu lis après, il y a les poème lus.
Ceux-ci sont pour l'amateur dictamo-baudelairien.
Parfum exotique
Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone ;
Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux ;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne.
Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,
Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.
Ciel brouillé
On dirait ton regard d'une vapeur couvert ;
Ton oeil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert ?)
Alternativement tendre, rêveur, cruel,
Réfléchit l'indolence et la pâleur du ciel.
Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et voilés,
Qui font se fondre en pleurs les coeurs ensorcelés,
Quand, agités d'un mal inconnu qui les tord,
Les nerfs trop éveillés raillent l'esprit qui dort.
Tu ressembles parfois à ces beaux horizons
Qu'allument les soleils des brumeuses saisons...
Comme tu resplendis, paysage mouillé
Qu'enflamment les rayons tombant d'un ciel brouillé !
Ô femme dangereuse, ô séduisants climats !
Adorerai-je aussi ta neige et vos frimas,
Et saurai-je tirer de l'implacable hiver
Des plaisirs plus aigus que la glace et le fer ?
Un ancien amoureux avait trouvé le moyen de me flatter tout en me fâchant, en me disant que j'étais la femme de ce poème, que mes yeux vairons ne reflétaient que mon âme et mon coeur, hétérochromes l'une et l'autre, inégalement tendres, rêveurs et cruels. Je me demande encore longtemps après la part du reproche et celle du compliment dans cette déclaration.
[ La prochaine session sera pour celle qui aime les poètes à la langue plus sexy, n'est-ce pas ma bitchette ? ]
Et aussi ça.
Je ne suis pas vraiment fan de la demoiselle, du moins je n'aime pas tout chez elle.
Mais j'avoue être assez touchée par la justesse de ces paroles. Elles trouvent un écho particulier en moi. Je pense que je ne serais pas la seule : tu sais bien toi mon amie, ma sœur de hasard presque, qu'il y a des choses qu'on regarde telles qu'elles sont en se demandant pourquoi. Il y a une raison à tout ma douce, il faut que je trouve la sagesse de regarder sans peur, d'attendre sans crainte et d'être bien quand même. Je n'aurais plus peur, je ne suis plus seule à me demander pourquoi les choses sont telles qu'elles sont, et à les aimer ainsi.
Merci d'exister, et d'être toi, un étrange miroir, un cadeau du hasard. Well, you know.
Il y a là la peinture, des oiseaux, l'envergure, qui luttent contre le vent
Il y a là les bordures, les distances, ton allure, quand tu marches juste devant
Il y a là les fissures, fermées les serrures, comme envolés les cerfs-volants
Il y a là la littérature, le manque d'élan, l'inertie, le mouvement
Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi
Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas
Il y a là là là, si l'on prenait le temps, si l'on prenait le temps
Il y a là la littérature, le manque d'élan, l'inertie, le mouvement
Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi
Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas
Il y a là les mystères, le silence,ou la mer qui luttent contre le temps
Il y a là les bordures, les distances, ton allure, quand tu marches juste devant
Il y a là les murmures, un soupir, l'aventure, comme envolés les cerfs-volants
Il y a là la littérature, le manque d'élan, l'inertie, le mouvement
Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi
Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas
Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi
Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas

10:32 Ecrit par Océane dans Blabla, Dans ma bibliothèque, Des fois je réfléchis et ça fait mal à ma tête, Les podcasts d' Océane, Musique | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : baudelaire, vanessa paradis, louise attaque, amour, sentiments, l'amour c'est bizarre, le sexe c'est quand même plus simple, et puis lire c'est encore mieux, alors pourquoi tombé-je amoureuse alors ?, je dois être bête au fond, je devrais appeler elie semoun
21.10.2009
Justin do it better
Mon lapin, l'heure est grave : j'ai plus de tickets restau !!!!! Ahhhhhh ! Je sens que je vais finir au Macdo ce midi. Bon en vrai ce sera pour fêter le retour de ma BFF du boulot AKA little J ma pouffe pouffe chérie back from New York !
On va pouvoir reprendre les bonnes habitudes, les virées chez Sephora le midi, la piscine, le shopping, ou le languedeputifiage, le bonheur girly clichesque, et j'ai envie de dire je fais ce que je veux avec les clichés, ils sont parfois d'un ultime secours.
Je vais revivre un peu, et peut-être vais-je moins récriminer sur tout et n'importe quoi. Pas sûr ça. D'autant que là j'ai envie de pousser un cri : AHHHH, c'est mon cri, mais faut l'imaginer avec une voix de dictame (putain que je m'adore avec ce mot !!!)
Alors pourquoi ce cri ??
Pour la future élection d'Ali Bongo, heu pardon non ça c'est fait, ah oui il reste le Vagal Chérubin à caser à l'EPAD, oui c'est ça qui me les brise menu menu. Moi je dis Louis il devrait gueuler, c'est pas juste que ce soit toujours Jean qui ait les plus beaux jouets. Je me demande si le Darty de La Défense fera une journée Special Grand Opening pour fêter l'intronisation de l'héritier ??
Mas en fait, on se plaint, on se plaint, il y a pire et on ne se mobilise pas ! Non je ne te parle pas du retour de Lorie avec son (énième) album de la maturité ou le fait que Miley Cyrus joue dans la suite de Sex and the City et pas moi, alors que j'ai toutes les qualités requises.
[Intermède explicatif nécessaire : je suis la réincarnation des 4 branleuses de la série à moi seul. T'as qu'à voir, j'ai encore plus de shoes que Carrie, je suis juriste comme Miranda, romantique nœud-nœud comme Charlotte, quant au sexe, je ne sais pas si Samantha score à 100% de luxure elle. Bref, j'aurais dû être engagé par la production, mais passons sur cette iniquité de la vie.]
Il y a hélas pire que ça mon lapin des alpages : l'élection de David Douillet à la députation.
Vas-y recrache tes choco pops...
Oui je sais, il y a comme un oxymore : David Douillet-député.
Comme quoi, ce gouvernement fait beaucoup pour la réinsertion des débiles mentaux profonds (je m'excuse auprès des handicapés mentaux d'associer leur nom à celui de David Douillet, pardon, vraiment)
Il était d'usage de recycler nos vieux sportifs aux instances sportives justement, quitte même à les nommer Ministre de la Baballe et des Djeunes, mais bon, faut croire que ça suffisait plus. En même temps le Douillet il a aussi été membre du Conseil Economique et Social, bordel quoi !! Ca ne gênait personne ???? Moi si.
Et le David a quand même trempé jusqu'au cou dans des affaires de fraudes bancaires et de comptes au Liechtenstein, allant même jusqu'à perdre les procès en diffamation qu'il intentait à ce sujet. Il a quand même bénéficié d'une gentille loi d'amnistie en 2002 pour échapper à ces déboires juridico-financiers. Et ce gros con vient se présenter devant un troupeau d'autre gros cons, telle une vierge immaculée qui veut faire le bien autour de lui !! Mais merde, sans aller jusqu'à remuer son passé douteux, il n'y avait qu'à l'écouter parler, ou lire son site internet. Son programme c'est : le monde du sport c'est l'école de la vie et moi je suis un gentil sportif. Non, c'est un affairiste patenté, un lobbyiste au profit de sa propre petite personne, et aussi un imbécile fini à la pisse même pas dopée, intellectuellement parlant.
Les électeurs souvent n'ont que ce qu'ils méritent.
Et avec un peu de chance, on va avoir droit à toute la scène Sarkozyste à l'Assemblée. Bah oui, si Douillet peut le faire, Gilbert Montagné se sent pousser des ailes. Oui, pour les Régionales, dans l'Allier. Bon, je me censure un peu, sinon, je pourrais dire des trucs atroces, comme au royaume des aveugles c'est le roi des cons, mais bon, après c'est pas bon pour mon âme, laquelle est déjà bien grise. Je dois trouver un truc gentil à dire.
Le tout sans parler de Clearstrem et des réquisitions abracadabrantesque (mot Raimbaldien et non Chiraquien), concernant notamment Villepin.
Je t'avais déjà fait un petit décorticage de l'affaire ici, va lire mon chou, donc je n'en rajouterai pas une couche, si ce n'est pour t'inviter à prendre avec moi le deuil de l'indépendance du Parquet. Chose qu'à bien comprise Julien Dray, dit Juju la tocante, qui n'a pas raté sa vie vu le nombre de rolex en sa possession lui, et qui compte bien sur quelques chupa chups session de rigueur auprès de la Royale Famille Vagal pour narguer les juges peu indulgents envers sa couteuse passion horlogère.
Chuis tellement énervée que je vais me mettre du vernis ce soir : rose, corail, purple ?? J'hésite, si tu as une suggestion ??
Pour la peine, et me faire oublier ces atroces images de Chérubin Vagal et de Judoka grassouillet, on s'écoute Justin Timberlake, le gars qui est amoureux de moi, mais bon avec la distance on a privilégié une amicale relation et notre investissement professionnel. Humm Justin, call me back surtout. Bon, là dans le clip il pleut, il pleure des rivières (comme Viktor Lazlo) la symbolique c'est juste que je lui manque à mort. Kiss U Justin :)
Demain, on va être hyper attentif, surtout toi dans le fond, car je me lance dans une carrière à la Sarah Bernhardt (suis sûre qu'il y a une faute à son nom à celle-là !!), et bref c'est spécial dédicace l'amateur dictamo-Baudelairien, qui se reconnaitra.
Bon bah je te bise pas, là suis trop fâchée avec moi-même, et Justin il rappelle pas en plus.

01:09 Ecrit par Océane dans Des fois je réfléchis et ça fait mal à ma tête, Je fais n'importe quoi, Musique | Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note | Tags : david douillet, justin timberlake, timbaland, dominique de villepin, clearstream, nain vagal
20.10.2009
Le premier soupir de l'amour est le dernier de la sagesse...
...Ce n'est pas moi qui le dit, mais Antoine Bret, click click si tu veux en savoir plus sur lui.

Quant à moi je me contente de penser, avec le temps, qu'on aime les gens non pour ce qu'ils sont mais pour des raisons qui ne tiennent qu'à nous.
Du haut de mon grand âge (penses-tu, j'ai vu Jospin arriver à un second tour de Présidentielle, je te le rappelle), j'ai eu pas mal d'occasion de réfléchir au sujet. Alors autant je peux scorer 100% en luxure sans problème (c'est une question de talents techniques mon agneau), autant en amour j'ai l'impression de plafonner en dessous de la moyenne.
Pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé : un mariage et demi, des tas de fiancés qui ont tenu sur de longues distances, j'ai même eu un enfant avec un légitime époux approuvé fiscalement.
L'amour est au centre de la vie, simplement parce qu'on côtoie les gens et que tant qu'à faire, essayons de les apprécier, m'enfin pas tous, il y en a des moches quand même. Non, je plaisante, j'aime aussi les moches. Je mets sous le vocable amour cette espèce de coup de cœur qui te pousse vers une personne, homme ou femme, qui te fait apprécier son être entier, son caractère, ses pensées, ses bêtises comme ses plus belles fulgurances. L'amour, l'amitié c'est pareil au début. Et ce début est génial, merveilleux. Regarder cette personne et ne voir en elle que l'appréciable, le beau, et même le laid on lui pardonne, après tout qui peut se targuer de perfection ?
On apprécie ce qui chante à notre âme et à notre cœur : l'amour nait d'abord de la validation d'une rencontre par nos critères intérieurs. On aime une personne par ces raisons qui ne tiennent qu'à nous. C'est une alchimie secrète, un mystère qui permet la réalisation du grand œuvre. Tu connais les étapes du Grand œuvre qui permettent la réalisation de la Pierre Philosophale : l'œuvre au noir, l'œuvre au blanc, l'œuvre au jaune et l'œuvre au rouge. Si j'osais, je rajouterais ce romantique et niaiseux œuvre au rose : la savante transformation qui s'opère en nous pour aboutir à l'Amour.
J'ai commencé par te parler d'amour et d'amitié (comme C'line Dion, hein Manu ^^) parce que pour moi c'est la même chose : il y a les gens qu'on aime, et il y a les autres (n'est-ce pas NJC ? !)
L'Amour dans le couple peut durer longtemps comme ça, si l'on laisse simplement s'opérer et accepter l'alchimie naturelle : ainsi on aime l'autre pour ce qu'il correspond à notre propre formule magique. Mais ça n'est jamais si simple. Pourquoi se met-on toujours, souvent, parfois, en situation d'interpréter ce qu'est réellement l'autre au risque de la déception. Plus généralement on apprécie une globalité en espérant que les détails inadéquats resteront des détails surmontables, voire transformables. Parfois même, fous que nous sommes, on aime ce que l'on déteste car c'est un sentiment plus puissant qui nous gouverne.
Alors c'est quoi ce truc ? Oui je dis truc parce que je ne comprends vraiment pas ce dont il s'agit. Je ne parle que pour ma propre expérience bien sûr, et peut-être manqué-je de sensibilité ou de compréhension ? La constatation que je fais est simple : je sais ce qu'est l'amour-amitié qui me fait aimer les gens sans sous catégories autre que celles énoncées précédemment : ceux que j'aime et les autres. Je sais aussi ce qu'est l'appréciation du plaisir sexuel. Ce sont là 2 choses bien distinctes. Tant que j'opère cette distinction tout va bien. Cela souffre même d'aller jusqu'à coucher essentiellement avec des personnes que j'admire, apprécie, trouve intelligent, touchant, sensible etc. etc....
Et puis un moment, fatalitas, viens se nicher dans le cœur ce truc bizarre, qui vient le plisser, le pincer, l'alourdir et l'alléger tout autant. Et ce garçon qu'on trouvait drôle, intelligent, spirituel, tendre, caustique et amusant, désirable et mystérieux, devient soudain essentiel et indispensable au repos de notre cœur. C'est ce truc que je ne comprends pas, que je ne sais pas contrôler. On aborde là les rivages de la possession, de l'exclusivité et de l'inquiétude aussi. Qu'est ce qui fait que l'alchimie trouve à franchir une étape supplémentaire, moins confortable que la situation précédente ? Disons que tant que tout va bien, tout va bien. Mais comme nous avons affaire à 2 personnes distinctes, nous aurons aussi 2 effets distincts de cette alchimie au fil du temps. Il y en a toujours qui est plus « transformé » que l'autre, un qui aime plus, un qui s'inquiète plus.
Il parait que non, en fait, que tout est une question de rationalisation et de décision personnelle. Faire comme dit Saint-Exupéry et comprendre qu'aimer c'est juste regarder ensemble dans la même direction. Le reste n'est pas l'amour alors ? Et puis même si on ne se pose pas ces questions oiseuses pendant des années et des années, pourquoi un jour peut survenir la fin d'une alchimie ? La transmutation est donc permanente et puis un jour les 2 formules ne se conviennent plus ? Quel est le secret de l'Amour : passer sa vie à rationaliser des sentiments ?
Je ne sais pas. Par contre j'ai une certitude : sans aimer le drame, la vie ne serait rien sans les soubresauts du cœur. La passion, l'inquiétude, l'envie irrépressible, le besoin vital de l'autre, ces petits papillons à la con qui viennent vous manger le ventre, c'est une drogue, la plus addictive qui soit. C'est comme vouloir se brûler soi-même à ce brasier, de manière consentie et envieuse. Quitte à entendre un jour les mots définitifs du désamour, du détachement et de la rancœur.
Bon, tout ça j'en sais rien, alors j'arrête de me prendre la tête et la tienne avec.
Sinon, je voulais quand même remercier les dieux du net de m'avoir permis des rencontres humaines exceptionnelles et je pèse mes mots (tu me connais, moi et la litote, on ne fait pas bon ménage ).
Bref, je le dis souvent, mais je croise ici ou là des personnalités formidable de sensibilité, d'intelligence et de gentillesse. Je leur dit en général mon affection, et mon attachement. Je ne le répéterai pas aujourd'hui, mais c'est toujours sincère.
Aujourd'hui je me contenterai de remercier le hasard de m'avoir fait connaître cette nana incroyable, qui sait pourquoi et combien je l'aime, même si cette garce me fait augmenter ma consommation de chupa chups !
Ouii je sais, je vire gentille et nunuche, mais tant pis !
Je t'embrasse bitchette chéri de moi !
I love it all night long !!!
Bon maintenant qu'on en a fini avec la minute Candy au pays des Bisounours, passons aux promesses fallacieuses :
- Je vais essayer de faire des notes plus courtes, je sais que ça peut être chiant à lire des pavés de 15 kilomètres !
- Je dois faire le ménage : ma NJC vient bientôt !!!!!!!!!!!!!!!
- Dois-je te rappeler à ton devoir électoral ? Si tu as aimé cette histoire érotico-patissière, tu peux le dire ici chez Manu !
Sinon je te bannis. Sans déc'. certaines savent comme je suis rancunière :)
On va s'arrêter là, parce que je ne pourrais pas tenir plus !
EDIT: aujourd'hui vous pouvez aussi me retrouver chez Angélita pour l'interview parfumée, qui fut un plaisir à faire ! Merci Angélita !
00:01 Ecrit par Océane dans Blabla, Des fois je réfléchis et ça fait mal à ma tête, Musique, Sex on the beach, beyond ocean | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
19.10.2009
Looking for Eric, and Kanye, and Josh...
AVANT TOUT: n'oublie pas de lire ma participation à l'énooooooorme concours de Manu, c'est là où tu me verras enduite de honte, et si t'es pas la moitié d'une pute, voire un gentleman ou une princesse, tu votes pour moi ?????? T'auras peut-être droit à la suite de l'histoire comme ça :) !
Pour voter c'est là click click !
Mes petits biquets, on est lundi. Bouhhhhhhouhouhhh : ça, c'est pour dire que je pleure de joie d'être de retour au bureau.
Je pleure surtout parce que ma petite J., ma collègue, est encore à New-York, tu sais bien lapin, je t'en avais parlé, elle est partie avec connardo son amoureux. J'ai eu droit à des petits texto, des news fraiches, tout va bien pour elle. J'ai hâte de la retrouver et pas seulement parce qu'elle est en mission vernis O.P.I and Essie moins cher que pas cher. La liste de couleurs que je lui ai donné devrait m'aider à tenir les prochains 6 mois. Me restera plus qu'à recourir au miracle du sport et de l'absence de nourriture, me faire une belle manucure, prendre un air inspiré et faire han han baby de ma voix mi dictame mi DJ Oriska, sucer mon doigt comme si c'était une sucette Chanel, comme dit la délicieuse Eléa, le tout en espérant que Kanye West ou Josh Hartnett passent par là et me supplient de les épouser (oui, les 2). En même temps le mariage, c'est surfait, je me contenterai largement d'une relation purement physique, hein, sans sentiments ni engagement, du moment qu'il y a blow job.
Non, je ne suis pas obsédée par le cul, mais entre les fessiers princiers aperçus chez Angie, la leçon de fellation magistralement expliquée par Julie, j'ai tendance à tout envisager à oilp', allongé ou pas, mais à oilp'.
L'été est fini et bien fini, mais ce n'est pas la fin de tout. Rentrer dans l'hiver est souvent synonyme de ralentissement, de repli sur soi, comme si une routine délicate et sans danger devait nous aider à passer le cap de la saison morte.
Mais que non mon mignon. L'hiver peut aussi être la saison du désir éclatant et de l'amour. Le froid est propice au rapprochement caliente. Un peu de réconfort calorifère dans des bras puissants, ça ne se refuse pas. Kanyyyyyyyyyyye !!! Justiiiiiiiiiiiiin !!! I'm here !!!!
Bon, choupi, choupette, on va prendre 3 secondes de sériosité, voir de gravitude. Le monde continue de tourner, comme d'habitude la tête à l'envers, et des fois c'est bien d'en parler. Je rêve (oui comme Martin-Luther, another King) d'un monde de Barbie où tout le monde se ferait des big hug, et où mon plus grand souci serait : le 2 : 55 je le prends en noir, en gris ou les deux ? Or donc mon mignon ce n'est point le cas. D'abord le 2 : 55 est affreusement hors de ma portée, sauf si Kanye est convaincue par mes dons exceptionnels, noon j'rigole je suis pas comme ça, humm hummm...
Mais plus grave que ça, et là hop je prends mon ton grave que je suis pas contente et que merde font chier les gens pourquoi on me demande pas systématiquement mon avis pour gouverner le monde, hein pourquoiiii ? Il y a plusieurs choses qui me font hurler en ce moment AAAAHHHHHHHHHHHHH, mais je vais t'épargner la liste longue comme un jour sans tartine de Nutella parce que je t'aime, surtout toi, et aussi toi et toi aussi je t'aime. Et toi plus encore que les trois précédents...
Bref mon mignon, je m'en veux parce que samedi je ne suis pas allée à la manifestation sur la condition féminine dans le monde et en France. Pourtant c'est un sujet qui me tient à cœur et que j'ai toujours du mal à théoriser, même s'il y a des principes sur lesquels on sera tous d'accord. Ne serait-ce que dans l'institution où je travaille, et qui sert entre autre à te rembourser tes médocs (suspens, koikecé comme boite ??), bah chez nous les femmes sont ultra majoritaires, mais les dirigeants sont majoritairement masculins, cherche pas, il y a ce qu'il faut niveau compétences féminines, mais le grand dieu Hasard fait que Directeur ça sonne mieux que Directrice. Quant aux salaires, la différence est patente suivant que tu portes un boxer Calvin Klein for Men ou un string Aubade.
Tu rajoutes à ces vils questions pécuniaires de femmes vénales, le problème de la précarité au travail, celui des femmes battues, la remise en cause du droit à l'avortement, voire sa négation dans certains pays, et tu as une condition féminine qui a pris quelques coups dans l'aile.
Je ne sais pas si la gigantesque manifestation anti avortement de Madrid aura des conséquences néfastes en Espagne, mais nous ne sommes vraiment plus dans une période de progrès où certains droits sembleraient évidents.
Bref j'aurai adoré me trouver au sein de cette manif' de samedi.
Pour la suite, je ne sais pas si on va être dans la sériosité ou la rigolitude ? Peut-être juste le foutage de gueule. On va parler de la royale famille Vagale. Côté descendance ascensionnelle : oui tu reconnais là les attributs du Prince Jean le Vagal, dit aussi Jean sans diplôme, mais c'est parce que t'es qu'un gros jaloux qui végète au service contentieux de ta PME pourrie de province quand tu te voyais déjà en haut de l'affiche bras-droit de John Moltonel le king du PQ en Europe, ainsi que te le promettait l'école de commerce qui a couté un œil et deux bras à tes imbéciles de parents non-vagaux.
C'est parce que t'as pas eu assez de bonnes notes en fait. Or donc, le Prince Jean le Vagal n'est certes qu'en seconde année de droit à bientôt 24 ans, mais peu importe. D'abord, tu sais que la précipitation est mauvaise conseillère. Tu sais ce que dit Schopenhauer : tout ce qui est exquis murit lentement. Crois moi que Schopi (oui c'est son surnom à Arthur) c'est pas la moitié d'un con, c'est le gars qui a changé ma vie avec son petit recueil sur l'art d'avoir toujours raison. Je ne te cache pas que je réservai cette maxime sur l'exquise lenteur à des trucs un peu plus sexuels, (cf blow job susnommé par exemple). Mais là le cas de Jean le Vagal me met en lumière la réalité de cette phrase ! Schopi pensait déjà à Jean Le Vagal !
Et oui, pourquoi faire comme tout le monde quand on peut lentement murir l'étude du droit civil, et de l'histoire du droit, tout ça pour obtenir les faramineuses notes de 11 et 14 sur 20. Je m'étonne que l'Académie du Nobel n'ait pas pensé à lui. On les connaît les notes d'Obama à la fac ??????? Je demande à ce qu'on recompte les voix en l'occurrence !!!
Enfin, rassure-toi mon mignon, il y a de courageux hommes politiques qui n'écoutent que leur conscience (et le bruit de la robe des juges qui se rapproche) pour voler au secours de l'innocent bafoué. Oui Julien Dray, dit Juju la tocante, l'amateur de montres (bordel je ne peux même pas lui en vouloir de ça, tu me connais moi et mon amour des montres.) Juju vient donc de marquer un but contre son camp (comme d'hab' depuis 20 ans note bien) en déplorant l'acharnement, que dis-je, la meute qui vient dévorer le Vagal Chérubin. Si j'étais mauvaise, je dirais que Juju la Tocante essaie de trouver des amis, des fois qu'il soit dans l'habitude de l'Etat de faire pression sur les juges. Mais ce n'est pas le genre de la maison, n'est-ce pas. J'ai envie de dire Big Up Julien ! Merci de redonner foi en la politique !
Bon, on arrête de s'énerver et on admire un bellâtre, sans ça ce blog perdrait un tiers de sa ligne éditoriale : beaux mecs, sexe et chaussures.
Aujourd'hui intéressons-nous à Eric Dane. Tu sais bien, le sexy Dr Glamour de Grey's Anatomy : la seule et unique raison pour laquelle je regarde cette série indigente et larmoyante. Le roi du cunni, l'empereur des sens, c'est lui ! Et qu'on ne me parle pas du Dr Mamour ou je vomis mon petit déj, merci bien !
Look at that:









08:28 Ecrit par Océane dans Blabla, Je fais n'importe quoi, Le fantasme du jeudi ou de quand tu veux, Musique | Lien permanent | Commentaires (53) | Envoyer cette note | Tags : eric dane, dr glamour, grey's anatomy, féminisme, jean sarkozy, nain vagal, julien dray aime les montres
18.10.2009
Enduite de honte
Spécial dédicace à l'énoooooooooooooorme concours de Manu :)

Intérieur jour - un studio d'étudiant.
Raphaël me regarde bizarrement depuis près d'une heure. Je sens qu'il a un truc qui le travaille, mais il ne dit rien.
- Raphaël je vais faire les courses pour l'anniv' de Charlotte, tu veux un truc ?
- Des courses, de bouffe tu veux dire ?
- Bah oui, et puis à boire aussi, les cadeaux, c'est déjà fait. On prévoit quoi alors ?
- Quoi ? Quoi ?
- A manger !! Tu suis ??? On mange quoi alors ?????
- Heuuuu pourquoi tu demandes ça ?
- Et toi, Raphaël pourquoi tu rougis ? T'es malade, t'es fatigué, ça va pas ?
- Si si ça va ma puce. Ecoute j'ai pas cours je t'accompagne, tu vas où ?
- Bah écoute, le Monop' rue du Calvaire, non ?
- Hummm non ma petite chatte on va aller chez Carrouf', y a plus de choix, et j'ai des bricoles à voir. Je t'emmène en voiture.
[Oui à l'époque Océane était un boulet qui n'avait déjà pas le permis, mais tellement d'autres qualités à offrir]
Mon sourcil se fronce : ma petite chatte par-ci, ma puce par là, me conduire faire les courses ! WTF !!!! Il va me demander un truc, c'est pas possible.
Je prends ma plus belle voix, mon ton le plus dégagé et j'attaque en douceur :
- Lapin, t'as fini de préparer le cours que tu donnes jeudi ?? T'es sûr que t'as du temps à perdre à faire les courses ? Je peux y aller seule tu sais.
- Ouaiiis t'inquiètes, c'est fait, c'est fait. Bon on y va là ?
Je sors, un peu étonnée, mais après tout, pourquoi toujours vouloir voir ce qu'il n'y a pas.
Bref, on monte dans la voiture, et là le cher Raphaël se lance dans un monologue assez décousu, sur nous deux, notre petit couple, notre évolution qui lui fait super plaisir.
- Humm Raph chouchou, ça fait 2 mois qu'on se connaît et certes c'est un record, mais heu si aller faire les courses ensemble c'est ce que t'appelles une évolution vers le couple, je vais y aller en tram, ça me fera moins flipper. Et puis nous on va éviter d'évoluer vers le Carrouf', hein, dis chouchou ?
Raphael prend un air contrarié :
- Noon mais attends tu comprends pas, mais je suis content qu'on fasse des trucs ensemble, je veux dire à part baiser et aller en cours ensemble.
[Raphaël était dans mon cours de Droit Civil, et il m'avait abordé l'air très content de lui en me disant « ouais toi je t'ai vu à l' AG de L'UNEF-ID » Et donc ??? « Tu veux venir regarder le débat Chirac Jospin chez moi ce soir ? Ça va être passionnant » On est en 1995 et Lionel Jospin est qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle, un truc qu'on ne reverra jamais mes agneaux... Et moi un homme qui me regarde en parlant politique et dont les yeux clignotent du mot SEXE, je dis banco. Le soir même, je regardais bien le fameux débat de l'entre-deux-tours, tête en bas sur le canapé de Raphael, effectivement, c'était passionnant]
Le reste du trajet se déroule au son de la radio. Et je sens un truc pas net dans l'air. Etrange il est le Raphaël.
On arrive en enfer, enfin au supermarché et je soupire de fatigue, par anticipation, tandis que Raphael semble lui soupirer d'aise !! De plus en plus étrange !
Il me suit docilement de rayon en rayon, je fais au plus vite, je n'aime pas la foule étouffante des grandes surfaces. Soudain, il s'arrête, me prend les mains et demande : « on prend de la chantilly ma puce ? » Heu oui, si tu veux. Son ton solennel pour demander de la chantilly commence à me faire douter de sa santé mentale. Je réfléchis déjà à une stratégie de rupture...
Mais lui continue de me serrer les mains entre les siennes : « non, mais c'est pour nous en fait ». Oui, oui pour nous, j'acquiesce, hein, on ne va pas le contrarier avant qu'il m'ait déposé avec les courses quand même. Et lui continue, en mode repeat :
- Pour nous, pour toi et moi.Ce soir.
Je crois que je devais avoir l'air un peu interloquée, penses-tu, une discussion passionnante au détour du rayon légume sur le fait de prendre de la chantilly.... L'air agacé il a fini par quasiment me hurler dessus : oui enfin merde pour la lécher sur toi quoi !!!!!!
Blanc, vide intersidéral. Une mamie, une vendeuse du magasin, s'arrêtent net et nous regardent. J'ai l'impression qu'elles sont en train de me visualiser en situation.
Pour tout dire, j'ai l'impression d'être enduite de honte avant même d'avoir été enduite de chantilly !
Rouge et un peu gênée, j'éclate quand même de rire et l'entraine par le bras.
-Non mais ça va pas la tête de crier des trucs pareils ici !! Tout ce cirque pour m'accompagner, ton petit monologue sur le couple, pour ça ??
- Oui, enfin tu comprends pas vite !
- et toi tu sais pas parler clairement. Bon on la prend cette chantilly ?
Le Raphael retrouve le sourire et on se dirige bras dessus bras dessous au rayon crèmerie. Il prend un flacon de chantilly premier prix. Je me fige, le regard mauvais.
- Un souci, ma puce, me demande-t-il ?
- Tu prends la moins chère ?
- Heuu oui, enfin vu ce qu'on va en faire...
- La manger, banane, sur moi ou sur toi, on va la manger banane ! Merde ça vaut quand même Elle&Vire ou Président quoi, zut à la fin ! J'avale pas n'importe quoi moi !!
Je vois bien son regard agacé et je sens qu'il prend sur lui : « m'enfin ma puce, la chantilly c'est de la chantilly quoi »
-Ta puce elle se fera pas bouffer quoi que ce soit avec de la chantilly bas de gamme pleine d'acides gras hydrogénés et de polyphosphates
-Ma chérie le polyphosphate c'est pour le jambon
-Ah mais ça va je sais c'est un exemple ! Et puis les acides gras hydrogénés tu peux pas les nier ceux là
-Oui mais là c'est pas du jambon, c'est de la chantilly, alors l'exemple..
Je l'interromps :
- Tu veux faire ce truc ce soir : alors tu prends la bonne chantilly, et on reparlera étiquetage alimentaire une autre fois.
-Ok, ok. Et du Nutella aussi.
-Hein !! Mais ça va coller ce truc !! Et pourquoi pas du miel aussi !
-Ah non, ça m'écœure le miel. Nooooon mais je plaisante. Bon on le prend ce Nutella ?
Raphaël avait retrouvé un certain entrain, et moi je me sentais dans la peau d'une.... crêpe !! Oui une crêpe, prête à être tartinée et bouffée par un mec affamé.
Bon, va falloir retrouver moi aussi un peu d'entrain et visualiser tout ça d'un œil un peu plus coquin, et moins alimentaire.
Plus tard, de retour à l'appart', je prends de bonnes résolutions : Barry White en fond sonore ça aide.
Raphael chantonne déjà sous la douche, je le rejoins. L'eau chaude et sa bonne humeur communicative me redonne le sourire. Je regrette déjà de l'avoir taquiné avec cette histoire de chantilly bas de gamme.
Nous sortons de la douche main dans la main. Barry White continue de réchauffer l'atmosphère. Je me sens fébrile. Je n'aime pas l'idée de planifier quoi que ce soit en matière de cul, la spontanéité c'est la promesse de se lâcher, d'être libre. Le côté rendez-vous ça me donne un peu l'idée qu'il y a une attente et que la déception n'est pas impossible.
Raphaël commence à me raconter des bêtises sur la journée qui l'attend le lendemain, tout en se rapprochant. Ses mots sont ceux d'une conversation toute anodine, voire chiante, mais ses mains, puis bientôt ses lèvres se promènent sur moi. Il est toujours aussi bavard, me parle de la prochaine session d'examen pour ses élèves (il donne des cours de préparation au bac), tout en m'affolant la tête et le corps.
Puis je me dis que je n'aperçois pas la fameuse chantilly : l'aura-t-il oublié ? Si je pose la question, cela va interrompre cette délicieuse torture, en même temps je retrouve l'envie de donner un tour sucré à notre relation. Dilemme. Je me lance :
-Chou, la chantilly ?
-humm quoi tu veux un chou à la chantilly là ? C'est pas le moment...
-Mais non, la chantilly, enfin, tu sais bien, tu veux plus ?
- Ah ah c'est toi qui réclame coquine donneuse de leçon !!!
-Quoi donneuse de leçon, j'ai jamais dit non, simplement tu me mets pas n'importe quoi sur le corps !!! Bon tu vas la chercher cette chantilly ??
-Non.
-Quoi non ?
- Non, j'ai pas envie là, ça se commande pas, peut-être plus tard, et puis j'aime t'énerver, j'adore te faire criser pour des conneries, ça te rend plus excitante encore. Tu vas redevenir une petite chose toute gentille après.
-Compte là-dessus et touche-toi, si j'ai pas ma chantilly !
-Noon tu l'auras pas et d'abord on a le temps non, et puis t'aime pas les trucs prévisibles, alors arrête de chouiner et viens, écoute Barry, il est de bon conseil. Can't get enough of your love Baby. Tu veux que je chante, fais gaffe, je peux aller au bout de ma menace !
Raphaël est casse-pied et drôle, c'est ce que j'aime chez lui. Il a un don pour me faire sortir de mes gonds, j'adore. Il ne cède que rarement, il me tient tête, et je lui tiens tête.
Et de toute façon, ça se règle toujours au lit, avec égalité au score.
Il a raison, je suis la reine des emmerdeuses, mais je m'adouci aussi très vite.
La perspective de l'entendre me raconter sa journée, ou sa dernière idée de plan pour son mémoire, pendant que ses mains racontent une autre histoire, voilà de quoi se radoucir, non ?
Il retourne à sa tâche avec ardeur, je suis partie pour redevenir sa petite chose gentille, il a raison.
En même temps qu'il aborde le bas de mon dos, il m'explique en quoi l'UNEF-ID a tort d'envisager la réunification avec l'UNEF. Je suis au bord du gouffre, il le sait, il continue doucement d'explorer mes limites.
Revenu sur mon ventre, il doit être inspiré par mon nombril, puisqu'il se met à m'expliquer pourquoi le nombrilisme des Eléphants du PS finira par nous perdre très vite.
Puis il relève la tête, plonge le bras sous le lit, en ressort la fameuse chantilly qu'il me montre d'un air ravi et moqueur !
Il me dit « prépare toi à demander grâce, j'ai faim, très faim »
J'éclate de rire, et là....
Rideau !
12:53 Ecrit par Océane dans Concours, Je fais n'importe quoi, Sex on the beach, beyond ocean | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note | Tags : barry white, chantilly, amour, sexe



























