12.02.2012
William S. - Sonnet CXLVII
William, le grand William Shakespeare n’a pas écrit que des pièces au ressort dramatique puissant. Il a aussi produit une magnifique œuvre poétique. C’est un de ces sonnets que je vous propose aujourd’hui. Un sonnet sombre et affligé, comme parfois l’amour peut l’être. (Après tout, c’est bientôt la Saint-Valentin, dénotons un peu au milieu de tout ce rose ^^)
Et puis, c’est pour moi l’occasion de remettre les pieds, ailés, dans le challenge de Maggie et Claudialucia.

Le Sonnet CXLVII n’est pas d’une gaieté folle, certes, mais la noirceur des vers vient au secours d’un cœur déchiré, passé l’amour il reste le soin de la raison…
My love is as a fever longing still,
For that which longer nurseth the disease;
Feeding on that which doth preserve the ill,
The uncertain sickly appetite to please.
My reason, the physician to my love,
Angry that his prescriptions are not kept,
Hath left me, and I desperate now approve
Desire is death, which physic did except.
Past cure I am, now Reason is past care,
And frantic-mad with evermore unrest;
My thoughts and my discourse as madmen's are,
At random from the truth vainly expressed;
For I have sworn thee fair, and thought thee bright,
Who art as black as hell, as dark as night.
Mon amour est comme une fièvre toujours altérée de ce qui l’alimente incessamment : il se nourrit de ce qui perpétue sa souffrance pour satisfaire son appétit troublé et morbide.
Ma raison, médecin de mon amour, fâchée de ce que ses prescriptions ne sont pas suivies, m’a abandonné, et moi, désormais désespéré, je reconnais que l’affection que combattait la science est mortelle.
Ma raison étant impuissante, je suis désormais incurable, et je délire frénétiquement dans une incessante agitation. Mes pensées et mes paroles sont, comme celles des fous, de vaines et fausses divagations.
Car j’ai juré que tu es blanche et cru que tu es radieuse, toi qui es noire comme l’enfer et ténébreuse comme la nuit.

Je vous souhaite un dimanche plus heureux tout de même :)
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28.01.2012
La Parisienne - Inès de la Fressange
Inès de la Fressange est une belle femme, élégante et au fait des codes les plus subtiles de la mode. C’est avec un a priori positif que je me suis penchée sur son ouvrage, La Parisienne. C’est une sorte de guide de l’élégance parisienne pour tous les jours.
Le résumé de l’éditeur nous en dit plus : « Quels sont les secrets du chic de la Parisienne ?
Inès de la Fressange livre toutes ses astuces de style, beauté, déco, ses adresses préférées et les bonnes attitudes à adopter dans ce carnet très gai écrit avec la complicité de Sophie Gachet, journaliste à ELLE.
Les photos et les dessins sont réalisés par Inès et sa fille Nine d'Urso joue le modèle sous l'œil du photographe Benoît Peverelli. Les modes passent, Inès reste ! »
C’est un livre qui ne se raconte pas vraiment, mais essayons quand même.
L’ouvrage se divise en sept parties.
Mode in Paris : c’est la plus grosse partie, normal. J’ai adoré. On y trouve pêle-mêle des conseils pour avoir un placard avec des essentiels, des basiques de bons gouts, les quelques chaussures indispensables à avoir, comment s’habiller pour tel événement, comment trouver son style, celui qui nous va bien, et bien sûr quelques adresses toujours chics et sûres. Du maillot de bain au manteau, en passant par la petite robe, les bijoux, les sacs et autres accessoires, on nous détaille des façons de les porter, décalées, élégantes, sobres, toujours du plus beau chic parisien. Et on apprend les merveilles qu’il est possible de combiner avec un jeans, un chemisier blanc et une paire de chaussures.
La belle de Paris : La partie beauté du guide, avec des conseils pour établir sa routine soins et beauté personnalisée, là encore on fait le point sur les essentiels de la salle de bains et du vanity. J’ai aimé les conseils qui font la part belle à une hygiène de vie et d’esprit, plus qu’aux produits de beauté en eux-mêmes, même si ensuite on nous en conseille quelques uns.
La parisienne d’intérieur : quelques pages de conseils pour embellir son intérieur, des idées déco et de bonnes adresses. Là encore des idées simples à réaliser chez soi, comme le fait de joliment encadrer les dessins de nos enfants, ou privilégier de jolies boites sobres pour ranger le petit bazar. Des choses simples, mais auxquelles on ne pense pas toujours.
Paname food : là, nous avons d’abord quelques conseils pour recevoir chez soi sans stress, ses copains ou un amoureux, puis quelques bonnes adresses pour un verre ou un diner. Pas inutile, quand on ne sait jamais où sortir…
Parisienne attitude : là, c’est assez savoureux, c’est un chapitre qui décortique quelques attitudes bien parisiennes, tout en donnant de chouettes secrets, à partager ou pas :)
Paris pour petits : comme son nom l’indique, pour les petits, des adresses fashion, des lieux de sorties pour les amuser le dimanche, et quelques conseils pour habiller nos enfants du dernier chic.
Un lit à Paris : dernier chapitre, où l’on découvre quelques beaux hôtels, de belles enseignes, de caractères, avec chacune son charme !
En bref, j’aime énormément ce guide, que je feuillète de temps à autres par plaisir, sans but précis. Parfois j’y trouve la réponse à une question que je me posais quelque temps auparavant.
C’est un joli cadeau à faire à n’importe quelle femme, puisque cette parisienne qui donne son titre à l’ouvrage est avant tout la métaphore d’une femme de bon gout, élégante et sobre, qui prend soin de son apparence et de son cerveau, qui sait que la beauté n’est rien sans une certaine élégance des intentions et de l’attitude.
Et sincèrement, même si pas mal des adresses indiquées sont onéreuses et pas forcément accessibles à toutes, cela s’accompagne de véritables conseils qui permettent d’interpréter au quotidien cette élégance toute parisienne.
Cool, non :) ?
La Parisienne - Inès de la Fressange avec Sophie Gachet
Flammarion - Dans les 25€

Par ailleurs, j'avais acquis cette ouvrage dans l'idée de participer au challenge de l' Irrégulière, Read Me I'm Fashion.

Tweet18:25 Écrit par Océane dans Challenge, Fringues, Les livres | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : inès de la fressange, la parisienne, guide de mode, élégance, beauté, style, éditions flammarion |
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06.09.2011
Lire, des fois, ce n'est pas obligé...
Parfois je me dis que je devrais m’abstenir de lire certaines choses. Je sais que serais déçue, et pourtant je me lance, sans m’arrêter en chemin.
Trois livres différents, pour trois déceptions, dont deux auxquelles je m’attendais et une que je craignais...
Avec Laurent Gaudé, ça n’a jamais été facile. Je n’accroche pas à son écriture, son sens du récit me passe au dessus de la tête et je ne comprends pas son succès. (certes, je suis un peu jalouse de n’importe quel écrivaillon publiée, je me meurs de ne pas l’être moi-même...) Passée cette petite jalousie, je ne peux que sincèrement avouer ne pas accrocher aux côtés sinueux des récits de Laurent Gaudé. Là où Murakami sait créer un monde de rêves parallèles, Gaudé me donne à voir une sorte de brouillon mal ficelée. Je n’arrive pas à voir où cette pelote emmêlée est censé m’emmener. Les Olivier du Négus souffre à mes yeux des mêmes défauts. J’ai essayé de rentrer dans ces 4 récits, mais impossible. Je me suis emmerdée comme jamais. Du monologue brouillon et interminable, des histoires intéressantes sur le papier, en théorie, mais si mal exploitées… J’ai beau y repenser, entre l’Afrique, l’Antiquité, l’ Italie, qui revient sans cesse, les histoires de morts, de vie et de guerre, aux belles promesse, de tout cela il ne me reste qu’un ennui lourd. J’ai fini ma lecture comme on monte une pente raide, avec efforts et suées à la clé… On verra le prochain, je ne désespère pas…
Autre déception, tout à fait calculée celle-là, c’est le dernier Sophie Kinsella, la reine de la mauvaise chick lit…
On retrouve notre accro du shopping en mère de famille, toujours aussi déraisonnable, et flanquée d’une gamine, Minnie, aussi à claquer que la maman… On observe donc les sessions shopping mère-fille, on se moque un peu de la totale nullité de l’accro en matière d’éducation. C’est l’occasion pour Kinsella de gagner un peu plus d’argent avec sa franchise. On sent que ça s’essouffle, tant les situations sont grotesques et grandiloquentes. Et tout finit par s’arranger royalement, ouf. Pourquoi le lire, me direz-vous ? Je ne sais pas. Peut-être mon éternel et personnel challenge « je ne sais pas résister à une couverture pourrie de Chick Lit » Pardon. Mais j’ai recommencé ensuite…
Avec ça :
Oui, déjà la couverture pique les yeux, tout ce rose…ça fait bobo aux mirettes.
Passée la couverture, ça continue dans la douleur, mais là, c’est les phrases et l’histoire qui font mal… Carrie est une jeune étudiante qui monte de sa province à New-York pour un stage estival d’écriture (tiens, c’est Candace Bushnell qui ferait bien d’entamer un stage d’écriture..)
Bref Carrie se fait voler son sac, est hébergée par une fêtarde de première, la chère Samantha, et rencontre une féministe hystérique (sic) Miranda. Tout ce petit monde va en soirée, tombe amoureux, rompt, retombe amoureux et bla bla et bla bla bla… Ce qui m’a étonnée, c’est que Candace Bushnell essaie de nous présenter Carrie comme une apprentie écrivain, mais celle-ci est motivée par tout sauf l’écriture. C’est assez curieux. Sinon, l’histoire est inintéressante, faiblarde et mal racontée.
Avec une couverture rose… J’ai honte, un peu... Au moins, ça me fait participer au challenge de Stephie !

Tweet15:18 Écrit par Océane dans Challenge, Les livres | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : sophie kinselle, candace bushnell, laurent gaudé, les olivier du négus, summer in the city, mini accro du shopping |
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28.06.2011
Korma ça va ?
Un peu de tout aujourd’hui. Surtout des choses à vous signaler en fait.
Tout d’abord, Loul, du blog Légitime Gourmandise, a eu la gentillesse de m’inclure comme juré dans le cadre d’un concours de photos culinaires qu’il organise. Je vous invite à visiter son blog, et éventuellement à participer, si votre talent vous le permet.
Les lots offerts sont tout à fait beaux. La date butoir de participation est le 21 juillet. Profitez-en pour jeter un œil aux recettes de Loul, elles sont superbes. Il m’avait notamment donné une recette de brownie express qui a fait quelques heureux à la maison !
En restant dans le domaine de la cuisine, décidément, je vais vous parler d’un autre concours, mais cette fois en tant que participante ! J’ai eu la possibilité (gourmande !) de tester les produits Patak’s dans le cadre d’un challenge culinaire, que je vous laisse découvrir dans l’image suivante.
Et pour la première recette, j’ai décidé d’utiliser le pot de sauce Korma, pour sublimer des filets de panga. Je vous invite à découvrir la recette et une photo du plat final (hors concours pour Loul ^^) sur mon blog Salade Océane. Je ne connaissais pas ces produits et franchement la sauce korma avec le poisson, c’est une tuerie, le petit gout de coco en fond de bouche est juste sublime.
Dans les produits envoyés, il y avait aussi des nans, vous savez ces pains indiens typiques ! Ici, on les a beaucoup apprécié, parce que la recette de Patak’s contient des grains de nigelle, appelé aussi al-sanoudj en Algérie, et kalonji en Inde. C’est une graine réputé en rient, et ma mère fait encore régulièrement du pain en y intégrant des graines de nigelle. Donc retrouver ce gout a été une bonne surprise dans les nans Patak’s ! On les a mangé assez vite en fait : avec de la vache qui rit bien sûr, du Nutella, et j’ai réussi à en sauver un pour le fourrer avec une préparation de viande haché et d’échalote. Donc un pain qui se prête à pas mal de fantaisie. Pour le reste, rendez-vous sur Salade Océane, avec d’autres recettes (celle au korma pour commencer !)
Un billet très culinaire aujourd’hui, mais promis, nous reviendrons à des nourritures plus spirituelles très vite, et puis les unes ne vont pas sans les autres !
Pour finir, je vous invite à visiter le blog de la pétillante Krokette, qui organise un petit concours bien sympa. D’abord parce qu’elle nous fait découvrir une petite boutique en ligne pleine de petits trésors de tentation. Et surtout parce qu’elle te propose de jouer pour gagner un de ces mignons objets de tentation inutiles donc absolument nécessaires ! Et puis Krokette est toujours agréable à lire, un îlot frais dans cet océan qu’est la blogosphère !
Voilà mes chéris pour ce jour. J’espère arriver à finir un billet sur un roman que j’ai terminé il y a un moment déjà, mais je l’ai tellement aimé que je ne sais pas comment en parler ! Le comble…
Allez, en faisant un effort, je devrais y arriver… Mais je sais que je ne saurais pas communiquer la moitié de l’émotion et de la joie que j’ai éprouvé à le lire. Enfin…
Tweet06:12 Écrit par Océane dans Bavardages, Challenge, Concours, Food | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : patak's, sauce curry, sauce korma, concours patak's |
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26.06.2011
Henry James, Agatha Christie et une intruse...
L’image dans le tapis est une nouvelle de Henry James qui m’intriguait depuis longtemps. J’ai réussi à remettre la main sur le bouquin (paumé dans mes étagères…) et je ne le regrette pas. C’est un récit qui interroge le lecteur, sur la critique, l’écriture, la signification de l’un et de l’autre.

Un jeune critique vient de publier un article au sujet de Hugh Vereker, puis rencontre ce dernier lors d’une soirée. L’écrivain, qui a lu la critique en question, en vient se confier au jeune homme. Il lui raconte que toutes ses critiques sur son œuvre passent à côté du plus important, de ce qui sous-tend celle-ci, de ce que pas un critique n’arrive à voir : « la raison particulière qui est à l'origine de chacun de ses livres, quelque chose qui appartient au plan d'ensemble primitif comme l'image compliquée d’un tapis persan » Piqué au vif, le jeune critique va se lancer dans la relecture de l’œuvre de Vereker pour percer ce secret, mais en vain. S’ensuivent alors des élucubrations entre critiques, et le lecteur ne peut s’empêcher de se demander si il y a vraiment quelque chose à trouver, autre que l’inanité de toute critique. Car finalement c’est ce qui ressort de ces quelques pages fascinantes : une œuvre recèle autant de degré de lecture qu’il y a de lecteurs, voire de moments de la vie d’un lecteur. Essayer de cadrer un auteur, voir la lecture comme un « commentaire composé » et essayer de parler pour l’œuvre, sont autant d’acte emprunt d’arrogance. Du moins c’est mon avis. Car la mise en abime est permanente avec la réflexion qu’autorise cette nouvelle de Henry James. Critiquer et interpréter une œuvre est vain, et même interpréter pour dire qu’on ne peut interpréter est vain finalement. J’aime cette nouvelle, car elle me conforte dans mon idée de la lecture : une aventure propre à chacun !
Lecture parfaite pour le challenge Henry James de Cléanthe, 
et le challenge Nouvelles de Sabbio.
Changement de décor, avec Une Poignée de Seigle, de notre chère Agatha Christie. Je l’ai relu tout récemment, juste après avoir vu sur TMC une adaptation du roman.

Je suis vraiment fan des adaptations télé des romans de Christie, et quand je suis à la maison, je les regarde avec plaisir. Pour en revenir au roman lui-même, c’est un de mes préférés, qui met en scène Miss Marple. Mr Fortescue est un riche homme d’affaire, retrouvé mort dans son bureau, avec une poignée de grain de seigle dans la poche de son costume. Ensuite, on retrouve à Yewtree Lodge, la demeure familiale, la galerie hétéroclite des membres de la famille justement. Une jeune second épouse qui batifole avec son prof de tennis, le fils ainé infantilisé par le père malgré sa docilité ; le second fils, prodigue, sui s’en revient de voyage après une grosse brouille avec lui, la fille amoureuse en dehors du consentement paternel… Bref autant de bonnes raisons de couper la chique à Mr Fortescue. Il faudra toute la sagacité de Miss Marple pour débrouiller cet écheveau compliqué ! J’ai passé un bon moment comme toujours !
Lu dans le cadre du challenge de George.
Pour finir, Lexi Smart a la mémoire qui flanche, de l’inénarrable Sophie Kinsella.
Bon, bah, j’ai hésité à en parler, mais enfin, c’est fait, c’est lu. Comme d’habitude une jeune trentenaire londonienne, pas franchement moche, mais pas un canon non plus, avec un boulot moyen et un petit ami pas terrible. Puis hop, il se passe un truc (dans le genre licence littéraire, Sophie Kinsella s’autorise bien des rebondissements…) et on se retrouve avec une fille canon, à un super poste, mariée à un millionnaire cannonnissime aussi. Et puis finalement, elle se rend compte que la vraie vie c’est les sorties au pub avec ses copines, et que l’argent ne fait pas tout (qu’elle me le donne bordel) et bien sûr elle rencontre l’amour le vrai, en la personne d’un architecte ( ce qui, d’expérience, me semble impossible..)
Bref un livre à lire vite fait à la plage et à oublier aussitôt. Ou même à ne pas lire en fait.
Lu dans le cadre de « je ne sais pas résister à une couverture pourrie de Chick Lit », challenge ultra personnel….
Tweet13:51 Écrit par Océane dans Challenge, Les livres | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : agatha christie, henry james, sophie kinsella, une poignée de seigle, l'image dans le tapis, lexi smart a la mémoire qui flanche |
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11.06.2011
Mister Pip et Hercule Poirot
Souvent, quand je ne connais pas un auteur, je suis attirée par une couverture d’abord, puis un titre. Quand je dis attirée, ce n’est pas forcément positif. Je peux m’approcher d’un livre juste pour voir ce qui se cache derrière une couverture très belle ou au contraire bien trop criarde.
Mister Pip fait partie de ces bouquins qui ont atterri dans ma bibliothèque parce que la couverture me piquait les yeux… Là c’est ma photo du bouquin qui va vous piquer les yeux…
Je ne regrette pas cette jolie lecture. Je vous mets d’abord le résumé de l’éditeur : « Sur une petite île du Pacifique, Matilda et ses camarades de classe se passionnent pour les aventures vieilles d’un siècle d’un orphelin appelé Pip, dans une ville appelée Londres qui leur paraît plus réelle que leur propre région à feu et à sang. Mais dans une Île ravagée par la guerre, l’imagination ne protège pas toujours de la folie des hommes. » L’auteur, Lloyd Jones, m’était tout à fait inconnu.
Sur cette petite île du pacifique se dessine un très honorable roman d’initiation, avec pour personnage central une petite fille, Matilda, et Pip, le héros du roman de Dickens, « les grandes espérances ». Matilda et ses camarades habitent une île dévastée par la folie des hommes, la guerre, la cupidité meurtrière et la haine quotidienne. Leur monde est bouleversé, sans repère. Un drôle de personnage, Bel Œil Watts, décide de prendre les enfants en main, de leur faire classe. Mais pas n’importe quelle classe. Il les accompagne dans une véritable école de la vie, à travers Pip, le petit orphelin créé par Dickens. Les enfants vont apprendre de Bel Œil une autre façon de considérer la vie, l’humanité, jusqu’à effrayer les adultes. Ces adultes qui ne comprennent de la vie que la violence. Je me suis attaché à Monsieur Watts, à Matilda, je me suis fais plaisir à redécouvrir aussi le roman de Dickens, qui est mis à contribution par l’auteur. C’est un roman optimiste. J’ai retenu que l’apprentissage de la vie n’a pas d’âge et ne s’arrête jamais. J’ai des yeux pour voir, et pourtant je ne regarde pas toujours…
Un roman à lire avec son ado, ou pour soi, simplement.
Mister Pip de Lloyd Jones - Editions du Livre de poche
Changement de décor, avec un ouvrage d’Agatha Christie.

« Les écuries d’Augias » est le second volume des Travaux d’Hercule. Et oui, l’antiquité avait son héros, les détectives ont le leur aussi, et quel plus grand héros que le mythique Hercule Poirot ! Agatha Christie l’a donc fait héros de 12 nouvelles reprenant la thématique des 12 travaux de l’Hercule antique. Ce recueil comprend donc les nouvelles suivantes, en plus de celle qui donne le titre :
Le Taureau de l’ile de Crète
Les chevaux de Diomède
Les troupeaux de Geryon
Les Pommes d’or du jardin des Hespérides
La capture de Cerbère
Christie excelle dans l’art de la métaphore. Chaque nouvelle trouve un point d’ancrage dans un fait criminel, pour ensuite se construire autour de la signification antique de chaque mission. Et puis on se plait à croiser la serviable Miss Lemon, et l’intrigante Comtesse Rossakof, dans un restaurant, l’Enfer, qui lui sied comme un écrin à une perle un peu sombre… Bref, on passe un bon moment à déguster ces petites nouvelles !
J’en profite pour signer là ma première participation au challenge Nouvelles de Sabbio,
et ma seconde pour celui de George.
Les Ecuries d' Augias de Agatha Christie - Club des Masques. 
Tweet06:02 Écrit par Océane dans Challenge, Les livres | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : agatha christie, les écuries d'augias, hercule poirot, chellenge, lloyd jones, mister pip, éditions du livre de poche |
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05.06.2011
Dumas et Shakespeare
Dans ma quête de Dumas qui ne soient ni les Trois Mousquetaires, ni le Comte de Monte-Christo, j’ai été ravie de découvrir de nouvelles rééditions de romans moins connus du monsieur. Parmi ces découvertes, Othon l’archer, une petite merveille de romantisme.

Le romantisme est un genre littéraire qui m’a toujours plu, et il s’épanouit avec force sous la plume de Dumas père.
L’histoire est faite d’amour paternel, de trahison, de rebondissements, bref du pur Dumas.
Othon est le fis du Landgrave de Godesberg, mais ce dernier est miné par les insinuations de son cousin (un drôle de félon) qui veut lui faire croire que Othon est le fruit des amours infidèles de sa femme Emma. Le Landgrave finit par y croire, et enferme sa femme au couvent, et décide de mettre Othon dans un monastère. Mais Othon préfère mourir et se jette à l’eau.
Evidemment son destin veut qu’il survive, et qu’il soit recueilli par un groupe d’archers. On les suit dans une première aventure au cœur d’un château hanté et d’un étrange cérémonial, qui marquera la première action méritoire de Othon. Celui-ci continuera ses prouesses à Clèves, rencontrera une belle jeune fille, retrouvera sa dignité auprès de ses parents, le tout dans une belle ambiance de romantisme allemand.
Le schéma de l’histoire est classique : malheur, fuite, réapparition et mise a nu des félons, mais c’est très bien rythmé et les personnages ne sont jamais mièvres.
Un extrait :
« Lorsque Othon se releva le front paré de la toque qu’il venait de gagner, son visage était rayonnant de joie et de bonheur. Les cheveux d’Héléna avaient presque touché les siens, leurs haleines s’étaient confondues, c’était la première fois qu’il aspirait le souffle d’une femme.
Son justaucorps vert allait si bien à sa taille souple et déliée, ses yeux étaient si brillants de ce premier orgueil qu’éprouve l’homme à son premier triomphe, il était si beau et si fier de son bonheur, enfin, que le prince Adolphe de Clèves pensa à l’instant même combien il lui serait avantageux de s’attacher un pareil serviteur.
En conséquence, se tournant vers le jeune homme, qui était prêt à redescendre les degrés de l’estrade :
– Un instant, mon jeune maître, lui dit-il, j’espère que nous ne nous quitterons point comme cela.
– Je suis aux ordres de Votre Seigneurie, répondit le jeune homme.
– Comment vous nommez-vous ?
– Je me nomme Othon, monseigneur.
– Eh bien ! Othon, continua le prince, vous me connaissez, puisque vous êtes venu à la fête que je donne. Vous savez que mes serviteurs et mes gens me considèrent comme un bon maître. Êtes-vous sans condition ?
– Je suis libre, monseigneur, répondit Othon.
– Eh bien ! Alors, voulez-vous entrer à mon service ?
– En quelle qualité ? répondit le jeune homme.
– Mais en celle qui me paraît convenable à votre condition et à votre adresse. Comme archer.
Othon sourit avec une expression indéfinissable pour ceux qui ne devaient voir en lui qu’un habile tireur d’arc, et allait sans doute répondre selon son rang et non selon son apparence, lorsqu’il vit les yeux d’Héléna se fixer sur lui avec une telle expression d’anxiété, que les paroles s’arrêtèrent sur ses lèvres.
En même temps, la jeune fille joignit les mains en signe de prière.
Othon sentit son orgueil se fondre à ce premier rayon d’amour, et, se tournant vers le prince :
– J’accepte, lui dit-il.
Un éclair de joie passa sur la figure d’Héléna. »
Une jolie lecture, qui est passée un peu vite peut-être...
Othon l’archer – Alexandre Dumas
156 pages – 5,80 € - Editions de l’Aube.
Lu pour mon plaisir, et dans le cadre des deux challenges suivants : J’aime Alexandre Dumas (chez Ankya)

et Monte-Christo Challenge (chez Chiffonnette).

Après la lecture, un film, une adaptation de Shakespeare par Kenneth Branagh, le mec qui faisait de chouettes films avant de réaliser Thor pour payer ses impôts (on est peu de choses, soyons indulgents).
Peines d’amour perdues est une des premières comédies de William Shakespeare. Le roi de Navarre, Ferdinand décide avec ses amis Longueville, Biron et Dumaine de se consacrer tout entier à la philosophie pour quelques années et d’oublier les frivolités de ce bas-monde. C’est compter sans la Princesse de France et ses trois dames de compagnie, Rosaline, Maria et Catherine.
Kenneth Branagh réalise en 2000 une merveilleuse comédie musicale. Les acteurs virevoltent sur les notes de Cole Porter, George Gershwin ou Irving Berlin. Il a transposé l’histoire dans l’entre deux-guerres, et ça peut paraître curieux d’entendre les vers et le rythme du 16ième siècle dans un tel décor, mais on s’y fait et on entre dans la danse avec les acteurs, tous très bons ! J’ai été enchanté, comme avec tout les films de Kenneth Branagh (Thor, on a dit c’est pour les impôts, ça compte pas)
J’ai été aussi très contente de retrouver Alicia Silverstone, une grande habituée des clips d’Aerosmith, et l’héroïne de Clueless….
Bref, une adaptation osée, enlevée, gaie et propre à dépoussiérer le grand Will. Je chantonne encore "heaven, I’m in heaven, and my heart beats so that I can hardly speak, And I seem to find the happiness I seek, When we're out together dancing, Cheek To Cheek…"
Une petite merveille visionnée dans le cadre du challenge Shakespeare de Maggie et Claudialucia.

Tweet12:16 Écrit par Océane dans Challenge, Les films, Les livres | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : william shakespeare, alexandre dumas, peines d'amour perdues, othon l'archer, romantisme allemand, comédies de shakespeare, éditions de l'aube, kenneth branagh, thor est nul essentiellement à cause de natalie portman il faut |
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02.06.2011
1, 2, 3, je compte sur mes doigts combien tu m'aimes

Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel. Elles ne vous disent jamais: «Quel est le son de sa voix? Quels sont les jeux qu’il préfère? Est-ce qu’il collectionne les papillons?» Elles vous demandent: «Quel âge a-t-il? Combien a-t-il de frères? Combien pèse-t-il? Combien gagne son père?» Alors seulement elles croient le connaître.
(Antoine de Saint-Exupéry - Le petit prince) Citation du jeudi pour Chifonnette.

Cette citation m’a été inspirée par plusieurs choses. Des réflexions lues ici ou là, tout à fait légitimes par ailleurs. Des réflexions autour des classements de blogs, des « j’aime » sur Hellocoton, de la visibilité en une, des commentaires etc.…
Je me mets tout de suite dans le lot, concernant cette réflexion. Je sais que le soir, quand je regarde qui a « aimé » mon billet du jour sur Hellocoton, je me dis parfois zut, il y en a qui ne font jamais l’effort pour la pareille… En même temps, est-ce que c’est censé être du donnant donnant ? Non, bien sûr… Et j’ai aussitôt honte de cette pensée, d’autant que je prône le « j’aime » s’il y a vraiment eu lecture, c’est logique non ?
Et puis après, je me souviens d’un temps pas si lointain, où les blogs se linkaient entre eux pour des raisons précises : un coup de cœur, le hasard d’une découverte de clic en clic, l’envie de faire découvrir quelqu’un qu’on aime bien… C’est encore la façon la plus belle de se linker les uns les autres non ? Je n’ai rien contre les rendez-vous, au contraire je suis une des rares à avoir ouvert sa gueule plusieurs fois pour « défendre » les blogs qui pratiquent ces rendez-vous, quand certains se sont offusqué de cette pratique. Je les fais quelquefois même. Et ce que j’ai dit à l’époque, je le pense toujours : un blog c’est d’abord un espace personnel, soumis aux envies et à la volonté de son rédacteur. Si on n’aime pas, on passe son chemin. La question qui me fait écrire aujourd’hui est tout autre. Est-ce qu’on n’est pas trop dans une sorte de course consanguine ? Je veux dire, on se regarde les unes les autres, n’y a-t-il pas parfois comme une sensation de tourner en rond ? Qu’il n’y ait pas de malentendu, j’adore vous lire, et quand ça ne me plait pas je m’abstiens, tout simplement, mais parfois j’ai la sensation d’étouffer, d’avoir besoin de plus « d’extérieur ». J’avoue que quand j’ai vu, les quelques fois où j’étais en une de Hellocoton par exemple, que ça l’était avec une grosse majorité de « j’aime » de visiteurs non blogueurs, et bien cela me fait encore plus plaisir !
Je ne sais pas si je suis très claire, je crois que non. J’oscille entre l’envie d’être plus précise et la crainte de froisser en étant maladroite. Et puis je ne sais pas si je peux être plus claire de toute façon. Donc je vais m’arrêter là ! EDIT de dernière minute : je savais bien que moi et la clarté.. Bref je ne veux pas dénigrer des classements ou exiger que cux-ci soient basés sur la qualité, non, non. je voudrais juste qu'on se pose, moi la première, la question de ce qui est le plus important, de ce qui nous motive et nous fais plaisir, et de l'ouverture au plus grand monde, et à soi-même, sans crainte de perdre quleque chiffre que ce soit !
Tweet06:00 Écrit par Océane dans Bavardages, Challenge, Citations, pensées, Des fois je réfléchis, ça fait mal au crâne | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : le petit prince, le busnessman, classement des blogs, hellocoton, blogs |
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01.06.2011
Résultats de concours, littérature et autres futilités
Aujourd’hui, des résultats ! Un que certains attendaient, et un autre que je ne croyais plus avoir le temps d’aborder.
D’abord, le concours OneMany. J’ai listé de 1 à 23 les participants, dans l’ordre d’arrivé du commentaire, puis j’ai randomizé tout ça. Stop aux mots, place aux images :


Bravo donc au n° 16, Euréka, j’attends ton mail mademoiselle !
Pour Daphné du Maurier, point de hasard, mais au contraire la lecture par moi de tous les billets qui ont été consacré à ce challenge. Après lecture et relecture, j’ai décidé de désigner Alicia, qui par la diversité, le nombre et la qualité de ses billets, m’a conquise. Alicia, j’attends ton mail également avec tes coordonées, où t'envoyer une petite surprise littéraro-britannico-gourmando-chouette :)
J’aimerais reprendre ce challenge cette année, si certains sont intéressés ? Les règles sont simples : lire au moins un ouvrage de cet auteur, d’ici à mai 2012. Je vais programmer un billet spécifique d’ici le week-end, avec de plus amples explications.
Pour finir, je serais absente de l’internet mondial jusqu’à dimanche (petite pause bien méritée^^) D’ici là, j’ai programmé quelques billets, si ça vous dit de passer. Je vous dis à lundi !
Sur ce billet harassant à écrire, je vous laisse !
Tweet06:00 Écrit par Océane dans Bavardages, Challenge, Concours | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : daphné du maurier, onemany, concours, challenge |
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27.05.2011
Clair de l'âme

Cher Romain,
Permets-moi de t’appeler Romain, depuis le temps que l’on se fréquente, toi et moi, l’intimité qui s’est creusée entre nous autorise cette liberté.
Romain, quand je t’ai connu, tu me disais t’appeler Émile, et la jeune collégienne que j’étais est tombée sous le charme de ta plume. Longtemps, j’ai regardé les squelettes de parapluies abandonnés sous l’orage, en pensant à Momo et à Madame Rosa. Tu avais déjà tracé un sillon dans mon cœur, Romain, un sillon que je suivais à pas mesurés, tout doucement. Plus que tout je voulais faire durer la promenade sur ce chemin. Tu es mort avant que je n’atteigne l’âge de raison, c’est peut-être ce qui fait de moi la lectrice la plus déraisonnable qui soit. Savoir qu’un auteur que l’on aime n’écrira plus que ce qui existe déjà, rend plus précieux chacun de ses ouvrages.
A chaque fois que j’ouvrais un de tes écrits, dès la page de garde j’étais partagée entre deux sentiments : la joie de te lire à nouveau, de te découvrir, et une certaine tristesse à penser que c’était un livre de plus qui m’amenait au bout du chemin. Ce chemin à l’issue duquel il n’y aurait plus de »nouveaux » livre de toi à lire… Mais il reste la joie aujourd’hui, des années après notre première rencontre, la joie de te redécouvrir, de te relire autrement. La lecture de mes 10 ans, de mes 15 ans, ou de mes 20 ans, m’a fait comprendre que chaque relecture offre au regard un nouveau récit. Et aujourd’hui, où l’adulte que je suis admire l’homme total que tu as été, je sais que le chemin ne se termine jamais vraiment. Tu as raison, tu es incapable de vieillir. Le Pacte que tu as passé avec le Ciel s’est étendu à toute ton œuvre.
Alors te relire reste encore ce que je préfère au monde. Je fais le bilan des choses que j’aime, et au détour d’un souvenir, je me rappelle d’une vieille anglaise au ton malicieux. Je me rappelle de Lady L.
J’ai repris la semaine dernière mon exemplaire. Le même exemplaire que j’ai ouvert pour la première fois dans ma chambre au pensionnat, avec pour toute lumière, une lampe de chevet tamisée, pour ne pas attirer les foudres de la responsable de l’étage. Je me revois déchiffrer avec émerveillement les premières pages de cette histoire. J’ai suivi Annette dans ce Paris d’un autre temps, jusqu’à sa glorieuse vie, derrière ce masque de Lady L. On en revient toujours là avec toi : les déguisements que la vie nous oblige à porter. D’autres noms, d’autres discours, d’autres agissements... Et derrière Annette, comme derrière toi peut-être, il reste ce cynisme amer.
Mais j’ai adoré à 16 ans, et aujourd’hui, cette histoire fabuleuse de la construction d’un monde nouveau, à travers les yeux brillants d’une sorte de folie d’Armand Denis. J’ai aimé retrouver la belle histoire d’amour et de combats qui liera Armand et Annette. Voir leurs ambitions respectives se frotter à la complexité de l’Histoire avec un grand H, même fictive, c’est réjouissant ! Les amours d’un jeune anarchiste poète, poseur de bombes un peu raté, et d’une jeune pauvresse qui arrivera aux plus grands sommets, c’est le tour de force littéraire que tu nous offres.
J’aime écouter cette vieille dame qui confie à un jeune admirateur les méandres de sa vie, ses amours, ses indignités, la beauté et la laideur d’une vie riche et tumultueuse.
L’humour, la drôlerie, le cynisme, la tendresse, et les grandes espérances de pauvres êtres humains ballotés par la folie de l’Histoire, Lady L. garde pour moi la même force qu’à la première lecture.
Cher Romain, merci pour Annette, Armand et les autres. Je te quitte pour ce jour, en te rappelant ces vers que tu prêtes à la taquinerie enthousiaste d’Armand Denis :
Ode à l’humanité,
Ah fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez
Qu’ingénument je vous le disse,
Que fièrement vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez.
Lady L - par Romain Gary
Critique épistolaire pour Babelio.
Tweet15:37 Écrit par Océane dans Challenge, Fantaisies fantasmées, Les livres | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : romain gary, lady l, roman, babelio |
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