16.02.2012
Annonce anticipée
"C'est sur ce quai-là, au 18, que mes bons parents firent de bien tristes affaires pendant l'hiver 92, ça nous remet loin. C'était un magasin de "Modes, fleurs et plumes". Y avait en tout comme modèles que trois chapeaux, dans une seule vitrine, on me l'a souvent raconté. La Seine a gelé cette année-là. Je suis né en mai. C'est moi le printemps."
Louis-Ferdinand Céline, Mort à Crédit, 1936.
Ma citation du jeudi !
Tweet06:26 Écrit par Océane dans Citations, pensées, La musique, Les livres | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : daniel darc, louis ferdinand céline |
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08.02.2012
Un été en hiver
Le week-end dernier, avec la vague de froid qui s’est abattue sur la France, je suis restée tranquille à la chaud, dans un cocon de bien-être et de chaleur. J’en ai profité pour reprendre quelques ouvrages, de ceux qui donnent le sourire.
Pour commencer, une nouveauté : le Cahier Jeune Maman des Paresseuses.
Ce guide toute rose, présente en 25 chapitres les moments et questions importantes que toute jeune maman se posera. Déchiffrer les pleurs, composer les premiers repas, le biberon, la toilette, l’organisation etc., autant de moments dédramatisés et explicités. On trouvera une foule de conseils, des listes pratiques, des tableaux, des dessins ! C’est ce que j’ai adoré en fait, cette mise en page comme un livre de bord, avec de la place pour noter nos impressions, mettre des photos etc.. Une sorte de kakebo de la jeune maman.
Je découvre un peu plus le talent de Frédérique Corre-Montagu qui a rédigé l’ouvrage, son sens de l’organisation, sa façon d’aborder des thèmes parfois délicats avec une touche de sensibilité et d’humour bienvenues !
Les dessins de Soledad Bravi rajoutent au charme de ce guide, pratique, pas austère et complet. Et on en apprend sur les nourrissons, leurs capacités, leurs petits secrets derrière les areuh areuh :) je connais une future jeune maman qui va adorer !
Dans un autre genre, mais toujours pour braver le froid, je me suis organisé un petit revival estival comme si j’y étais (sauf que ça caille à mort dehors…)
Je me suis fait un petit plateau régressif à souhait, avec une mini tropézienne, un verre de lait fraise, et deux bouquins de Marcel Pagnol, à feuilleter, histoire de retrouver les passages que je préfère. La réédition des Pagnol permet de les redécouvrir, mais j’avoue que mes exemplaires d’enfants me manquent. Je me rappelle d’un nid d’oiseaux en couverture, et de la photo du grand Académicien en dernière page…
Bref, rien ne vaut un petit plateau de douceurs, quelques bonnes pages à dévorer, pour oublier que le printemps n’est pas encore pour demain…
En attendant, il a beau faire froid, je ne vois pas de neige tomber…

Tweet06:43 Écrit par Océane dans Bavardages, Les livres | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : le cahier jeune maman des paresseuses, soledad bravi, frederique corre-montagu, marabout, marcel pagnol, le temps des amours, le temps des secrets, l'été, l'hiver, la neige |
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02.02.2012
La cage aux oiseaux
On ouvre un livre comme on ouvre un univers inconnu, avec ses personnages, ses règles, ses secrets, que l’on va observer d’un œil extérieur.
Et il y a des livres qu’on ouvre comme une cage aux oiseaux, pour laisser échapper une multitude de couleurs et de sentiments.
La métaphore est un peu facile, concernant le roman dont je vais vous parler, Des Vies d’Oiseaux, de Véronique Ovaldé.

C’est un roman que j’ai eu entre les mains il y a longtemps déjà, au moment de sa sortie, mais que j’avais gentiment rangé de côté quelques temps avant de le lire : j’avais feuilleté quelques pages au hasard, et je savais que ce récit allait être important pour moi.
Je l’ai donc lu, avec énormément d’attentes, et toutes, presque, ont été comblées.
Dans un pays imaginaire d’Amérique du Sud vivent une poignée de personnages, dans un univers fait de clichés et de séparation. Vida et sa famille habitent la colline Dollars, ce lieu protégé ou s’ennuient de riches familles.
Un jour Vida et son mari font appel à la police parce que leur villa a été visitée par des indélicats, en leur absence. L’inspecteur Taïbo va s’occuper de cette enquête, à sa manière.
Loin d’une enquête policière classique, Taïbo va se pencher sur la vie de ses gens, sur ce qui les retient, les fait marcher inlassablement. On découvre assez vite que c’est Paloma, la fille de Vida, et son étrange amoureux Alfonso qui occupent les maisons de la colline Dollars désertées par les propriétaires. C’est un couple de coucou particulier qui change de nid, au gré des absences.
Vida ne fait pas partie de cet univers de richesse ennuyée, elle vient d’ Irigoy, la lie de l’humanité pour les riches rapaces qui nichent en haut de la colline Dollars. Vida va se rappeler de ses origines, chercher à comprendre pourquoi Paloma rejette tant ses parents, d’où vient cette colère qui l’anime et comment combler l’ennui de sa propre vie.
Avec Taïbo, c’est une enquête à la manière d’Hérodote qu’elle va accomplir, et découvrir ainsi les réponses aux questions qu’elle avait peur de se poser.
J’ai adoré ce récit. J’y ai retrouvé cette écriture sud-américaine que j’aime tant, qui m’a étonné et ce fut comme un cadeau inattendu.
Lire ses lignes, qui parfois me rappelait la folie toute particulière d’un Gabriel Garcia marquez par exemple, avec en plus une douceur mélancolique parfaitement maitrisée, fut une des plus belles expériences de lectures de cette dernière année.
Nombre de ces mots, de ces phrases chantant un chant aléatoire, au rythme d’une ponctuation et de monologues si particuliers, ont atteint en plein cœur un universalisme parfait. L’universalisme auquel je tiens, qui montre qu’avec des mots et des histoires particulières, on peur accrocher les sentiments, les questions et les angoisses les plus équitablement partagées en ce bas monde.
Compliqué d’en dire plus :) lisez le !
En attendant, quelques extraits parmi mes préférés, que je dédie au jeudi citation de Chiffonnette :
"Vida s’est dit que la première chose que l’on remarque chez quelqu’un qu’on voit nu pour la première fois, ou qu’on s’apprête à voir nu, c’est son odeur, vais-je m’habituer à cette odeur ? Et aurais-je d’ailleurs à m’y habituer ?
Taïbo sentait les cascades et les marécages, la mangrove et la roche rouge du désert, il sentait la selle des chevaux, il sentait Liberty Valance et la tristesse chilienne, il sentait les pays que l’on quitte et le cuir qui s’est patiné.
Il n’a pas paru surpris quand elle est arrivée dans sa chambre, la lumière était allumée, un abat-jour encore sous plastique posé sur la lampe de chevet et Vida s’est demandé si le plastique n’allait pas fondre, mais pourquoi avait-elle tant de pensées parasites à un moment aussi crucial, et lui il était en maillot de corps allongé sur le lit, il fumait, il était absent, ou alors il était vraiment là dans cette chambre de la maison culturelle d’ Irigoy, ce drôle d’endroit abandonné qui ne servait qu’à donner bonne conscience à qui voulait avoir bonne conscience, il y avait ces étranges tapis pendus au mur, des tapis qu’on ne met qu’au sol, mais ainsi pendus au mur on avait l’impression d’un chamboulement des volumes, et Vida a eu envie de les arracher en entrant dans la chambre de Taïbo, elle voulait qu’ils reprennent la place qui était la leur, peut-être Taïbo était-il vraiment là, allongé sur ce lit, impossible de le certifier, cet homme avait la possibilité d’être tout près de vous et très loin à la fois, c’était une sorte de qualité mélancolique, de qualité tragique, son absence était palpable et douce, Vida aurait pu embrasser l’absence de cet homme, alors Taïbo s’est levé, il s’est levé pour l’accueillir, et c’était tout à fait cela, il l’accueillait et ce sont ses bras nus et secs et puissants qui l’ont accueillie, il est venu vers elle, il a fermé très posément la porte, et chacun de ses gestes étaient silencieux, Vida n’entendait que le bruissement de son sang à ses propres oreilles et elle était éblouie par la beauté de cet homme, par la justesse de cet homme, et il a parlé, mais ce devait être dans une langue qu’elle ne connaissait pas, elle n’a pas compris un mot de ce qu’il a prononcé, ça n’avait d’ailleurs aucune importance, dans ses rêves, elle ne comprend jamais ce qu’on lui dit et elle peine à trouver des repères, mais là elle avait accepté de marcher dans la tourbe avec lui, il l’a prise dans ses bras et il a passé la main sous son chemisier, et sentir la main de cet homme sur sa peau était une chose inconnaissable et inadmissible, jamais aucun homme depuis Gustavo n’avait posé la main sur sa peau, elle s’est souvenue de s’être dit un jour, disons qu’il y avait de cela cinq ans, qu’elle ne connaitrait plus un autre corps d’homme avant sa mort, elle y avait renoncé et elle s’était faite à cette idée parce qu’elle l’avait voulu ainsi, avait-elle toujours pensé, parce que c’était ainsi, il a chuchoté à son oreille et elle a compris qu’il disait qu’elle était très belle alors elle l’a laissé faire et il l’a soulevée, et elle était si pressée tout à coup de savoir à quoi il ressemblait nu, elle voulait voir son torse et son sexe et sa peau, et quelqu’un d’autre qu’elle, ou une certaine partie d’elle, celle qui se trouve toujours dans un coin du plafond et qui la regarde faire, ricanait et lui disait qu’elle ne serait pas fière le lendemain de tout cela, mais en attendant elle voulait juste ceci, la peau de cet homme, l’entièreté de sa peau, qu’aucun grain ne lui soit inconnu, il l’a soulevée et déposée sur le minuscule lit monacal et elle s’est dit, « Il ne faut pas qu’il me voit nue, il va me trouver si vieille », elle a voulu éteindre la lumière et il a retenu sa main, il a secoué la tête, il a dit, « Je veux te voir », il l’a déshabillé, et elle était incapable soudain de faire le moindre geste, elle était paralysée, elle ne voulait que la peau de cet homme dont elle ne savait rien, elle ne savait même pas s’il vivait avec une femme, il parlait si peu de lui, et sentir ses seins contre le torse de cet homme était déjà une chose magnifique et inquiétante et elle était presque prête à ce que cela fût suffisant pour cette soirée mais comme visiblement il n’avait aucune intention de s’arrêter là elle a fermé les yeux pour ne pas voir le démon dragon dans l’angle du plafond et depuis combien de temps n’avait-elle pas fait l’amour avec un homme, c’était une chose si simple, elle a rouvert les yeux et elle a cherché avidement sur le visage de l’homme sa propre nudité tandis qu’il cherchait la sienne ; cette avidité, cette maladresse ont fait place à l’étonnement de découvrir leur intimité dévoilée, ces gestes qu’on ne devinait pas, ces caresses amorcées qu’on ne soupçonnait pas chez l’autre, et il s’est remis à pleuvoir, elle a entendu la pluie qui tambourinait contre les volets et qui plicploquait au grenier pendant qu’elle était sous cet homme et que le sexe de cet homme dont elle était en train de devenir très amoureuse (ce sont ces histoires d’ ocytocine et d’on ne sait quoi qui la rendait si triste et aimante et tendre), pendant que le sexe de cet homme était en elle, elle se fichait de ce que le docteur Kuckart aurait dit (quelque chose comme, « Méfiez-vous de la passion amoureuse, cette maladie mentale »), elle voulait juste que cet homme la complétât et la soulevât, dramatiquement, qu’il pressât sa queue dans sa bouche, que sa nudité fût complète et augmentée, et depuis combien d’années n’avait-elle pas mis la queue d’un homme dans sa bouche, la peau si lisse et tendue, sa texture et son sel ?"
"Quand ils s’étaient quittés après ce moment passé dans le grand appartement avec vue sur les îles, quand il l’avait accompagnée jusqu’en bas de la colline Dollars, Paloma lui avait demandé si elle allait le revoir et il lui avait caressé les cheveux et embrassé les paupières puis il avait dit, « Bien sûr, maintenant tu es ma femme ».
Et comment expliquer ce que cette phrase faisait résonner en Paloma. Théoriquement elle représentait tout c qu’elle rejetait depuis le jour où elle avait décidé de devenir un individu indépendant et de n’avoir jamais ni mari ni enfant.(…) Cependant quand Adolfo avait prononcé ces mots, quand Adolfo lui avait dit qu’elle était dorénavant sa femme, elle aurait volontiers tendu ses deux poignets vers lui afin qu’il les menottât et la gardât pour lui seul, et cette idée pour Paloma était dérangeante, inédite et séduisante."
"Paloma lit tout le temps. Elle aimerait écrire. Elle le souhaite depuis toujours mais elle ne parvient pas à s’y atteler. Pas encore. Elle pense qu’il lui faudrait probablement lire des centaines de livres avant d’oser prendre la plume. C’est comme un apprentissage auquel elle s’astreint. Elle trouve des livres dans les maisons, il y a toujours des livres dans les maisons, parois ils sont relégués à la cave ou dans une chambre qui ne sert pas de chambre, mais le plus souvent, une pièce leur est réservée, personne ne les touche jamais, alors Paloma, dès qu’elle entre dans une maison où il existe une bibliothèque, s’enchante du programme à venir, elle songe que c’est la première fois de sa vie qu’elle est aussi heureuse et qu’elle ne pourra plus jamais l’être autant, elle goute chaque instant de cette existence, elle se dit, « Ne pensons pas à demain », elle ne veut pas vivre dans ce léger décalage, cette infime projection, qui a toujours empêché sa mère de vivre pleinement les événements les plus agréables. Paloma a des livres et son amour, elle pourrait vivre toute sa vie ainsi. Elle aime lire quand Adolfo est avec elle, elle fait « Mmmmh » quand il lui parle et de cette manière il sait qu’elle n’est pas vraiment là. Elle est quelque part dans ses pages, quelque part en Bolivie ou au Japon, Paloma a une prédilection pour les romans japonais, Adolfo ne peut pas lutter contre quelque chose comme ça, il s’assoit, il pose son pied abîmé sur un siège luxueux, il boit, il fume, et il regarde lire sa princesse. Il semble littéralement s’abreuver à sa contemplation, il dit, « Je suis impressionné par la beauté de tes cuisses », il scrute sa cambrure, et ne peut se lasser de voir ses cheveux, ses magnifiques cheveux qui créent d’infimes tornades sur les draps et dans son cœur."
Des vies d'oiseaux - Véronique Ovaldé
236 pages - 19 €
Tweet06:13 Écrit par Océane dans Indéfectible beauté, Les livres | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : véronique ovaldé, roman, récit, des vies d'oiseaux, gabriel garcia marquez, éditions de l'olivier |
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28.01.2012
La Parisienne - Inès de la Fressange
Inès de la Fressange est une belle femme, élégante et au fait des codes les plus subtiles de la mode. C’est avec un a priori positif que je me suis penchée sur son ouvrage, La Parisienne. C’est une sorte de guide de l’élégance parisienne pour tous les jours.
Le résumé de l’éditeur nous en dit plus : « Quels sont les secrets du chic de la Parisienne ?
Inès de la Fressange livre toutes ses astuces de style, beauté, déco, ses adresses préférées et les bonnes attitudes à adopter dans ce carnet très gai écrit avec la complicité de Sophie Gachet, journaliste à ELLE.
Les photos et les dessins sont réalisés par Inès et sa fille Nine d'Urso joue le modèle sous l'œil du photographe Benoît Peverelli. Les modes passent, Inès reste ! »
C’est un livre qui ne se raconte pas vraiment, mais essayons quand même.
L’ouvrage se divise en sept parties.
Mode in Paris : c’est la plus grosse partie, normal. J’ai adoré. On y trouve pêle-mêle des conseils pour avoir un placard avec des essentiels, des basiques de bons gouts, les quelques chaussures indispensables à avoir, comment s’habiller pour tel événement, comment trouver son style, celui qui nous va bien, et bien sûr quelques adresses toujours chics et sûres. Du maillot de bain au manteau, en passant par la petite robe, les bijoux, les sacs et autres accessoires, on nous détaille des façons de les porter, décalées, élégantes, sobres, toujours du plus beau chic parisien. Et on apprend les merveilles qu’il est possible de combiner avec un jeans, un chemisier blanc et une paire de chaussures.
La belle de Paris : La partie beauté du guide, avec des conseils pour établir sa routine soins et beauté personnalisée, là encore on fait le point sur les essentiels de la salle de bains et du vanity. J’ai aimé les conseils qui font la part belle à une hygiène de vie et d’esprit, plus qu’aux produits de beauté en eux-mêmes, même si ensuite on nous en conseille quelques uns.
La parisienne d’intérieur : quelques pages de conseils pour embellir son intérieur, des idées déco et de bonnes adresses. Là encore des idées simples à réaliser chez soi, comme le fait de joliment encadrer les dessins de nos enfants, ou privilégier de jolies boites sobres pour ranger le petit bazar. Des choses simples, mais auxquelles on ne pense pas toujours.
Paname food : là, nous avons d’abord quelques conseils pour recevoir chez soi sans stress, ses copains ou un amoureux, puis quelques bonnes adresses pour un verre ou un diner. Pas inutile, quand on ne sait jamais où sortir…
Parisienne attitude : là, c’est assez savoureux, c’est un chapitre qui décortique quelques attitudes bien parisiennes, tout en donnant de chouettes secrets, à partager ou pas :)
Paris pour petits : comme son nom l’indique, pour les petits, des adresses fashion, des lieux de sorties pour les amuser le dimanche, et quelques conseils pour habiller nos enfants du dernier chic.
Un lit à Paris : dernier chapitre, où l’on découvre quelques beaux hôtels, de belles enseignes, de caractères, avec chacune son charme !
En bref, j’aime énormément ce guide, que je feuillète de temps à autres par plaisir, sans but précis. Parfois j’y trouve la réponse à une question que je me posais quelque temps auparavant.
C’est un joli cadeau à faire à n’importe quelle femme, puisque cette parisienne qui donne son titre à l’ouvrage est avant tout la métaphore d’une femme de bon gout, élégante et sobre, qui prend soin de son apparence et de son cerveau, qui sait que la beauté n’est rien sans une certaine élégance des intentions et de l’attitude.
Et sincèrement, même si pas mal des adresses indiquées sont onéreuses et pas forcément accessibles à toutes, cela s’accompagne de véritables conseils qui permettent d’interpréter au quotidien cette élégance toute parisienne.
Cool, non :) ?
La Parisienne - Inès de la Fressange avec Sophie Gachet
Flammarion - Dans les 25€

Par ailleurs, j'avais acquis cette ouvrage dans l'idée de participer au challenge de l' Irrégulière, Read Me I'm Fashion.

Tweet18:25 Écrit par Océane dans Challenge, Fringues, Les livres | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : inès de la fressange, la parisienne, guide de mode, élégance, beauté, style, éditions flammarion |
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17.01.2012
Fuji Nostalgie - Sara Backer
Partir c’est mourir un peu, je ne sais plus qui disait ça ?
Tweet14:46 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sara backer, fuji nostalgie, japon, expatriés, étranger, exil |
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16.01.2012
Douglas Coupland - Toutes les familles sont psychotiques
Douglas Coupland c’est l’auteur de toute une génération, la Génération X, du nom de son premier roman, qui a su décrire ce phénomène de culture accéléré, la schizophrénie de notre société et le bazar littéral dans le quel nous vivons.
Toutes les familles sont psychotiques…
Avant même de lire ce roman, d’en connaître le titre, c’est une formule que je me répétais comme un mantra plus jeune. Quand mes parents se disputaient ou qu’une quelconque frénésie prenait la maison, créant embrouilles, discussions oiseuses et éclats de voix, je me disais en moi-même que nous n’étions qu’une famille comme les autres avec ses problèmes et ses joies. Que nous n’étions pas à part, les seuls au monde à connaître des disputes. Je le disais pour me rassurer, rassurer la petite fille que j’étais, que nulle famille au monde ne connaissait un bonheur parfait et égal. Egoïstement, ça permet de traverser plus facilement des moments difficiles…
Bref, toutes les familles sont psychotiques, et la famille Drummond guère plus qu’une autre.
Douglas Coupland maitrise parfaitement l’art de la surprise, de la description des vies intérieures de chacun aussi.
Au début du roman, nous sommes avec une gentille petite famille nord-américaine, Ted, Janet, et leurs enfants Wade, Bryan et Sarah. Tout ce petit monde est réuni à Cap Canaveral pour assister au départ dans l’espace de Sarah, le petit génie de la famille.
Mais la façade idéale va se fissurer très vite.
Passée la surprise d’apprendre que Ted et Janet sont en fait divorcés, que Wade est une sorte d’escroc à la petite semaine, que Bryan ne sait que se suicider ou confier sa vie à une jeune femme grenouille de bénitier, que le marie de Sarah la trompe avec la femme d’un autre astronaute, passé cette surprise, on ne fait qu’assister à la course folle d’une famille vers quelques chose. Quelque chose qu’on pourrait désigner par l’apaisement de l’esprit, le besoin d’être réconforté et rassuré.
C’est une famille secouée de névroses, comme nous en avons tous, mais aussi hanté par la maladie. Le SIDA, attrapé par ce coureur de jupons de Wade, qu’il a transmis à sa mère alors qu’elle s’interposait entre lui et un revolver, le cancer du foie de Ted, le père, et le SIDA de Nickie, sa nouvelle épouse. Sans oublier la main en moins de Sarah, dont la mère Janet prenait du Thalidomide avant sa naissance…
C’est un drôle de tableau, qu’on pourrait croire sombre, mais en fait ce n’est que la façade. Derrière il y a des êtres humains plein d’amour et de joies, de colère, de haine aussi, mais pétrie de tendresse. La tendresse qui les unit tous ne peut être niée. En témoigne la folie dont chacun eut faire preuve pour aider l’autre. Partant à la chasse d’une mystérieuse lettre, au travers de marais, d’individus louche, la rencontre d’un être étonnant finira par les réunir encore une fois dans des explosions d’étrangetés et de délires uniques.
Nous sommes tous malades, psychotiques, névrosés. Seulement nos névroses nous paraissent plus enviables que celles des autres et nous ne leur donnons pas ce nom honteux. Pourtant il ne s’agit rien d’autres que de ça, de névroses et de notre manière d’agir avec les autres, nos cachotteries, nos envies, nos espoirs secrets, tout cela ne nous rend ni meilleurs ni pire, juste différents.
J’ai adoré passer ces quelques pages avec la famille Drummond et l’infinie tendresse qu’elle projette. J’ai été mal à l’aise parfois, avant de reprendre à mon compte ce regard incroyable de Coupland sur ses personnages. On en peut que s’identifier, malgré toutes ces « tares », parce qu’au fond, le plus important, reste cette course commune que nous faisons tous vers l’apaisement et le bonheur.
Toutes les familles sont psychotiques - Douglas Couplant
389 pages
Dans les 20€ en grand format (Au Diable Vauvert) ou 8€ en poche (chez 10-18)
Tweet21:53 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : douglans coupland, au diable vauvert, 10-18 |
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Sukkwan Island - David Vann
Sukkwan Island de David Vann, c’est le bouquin qu’il fallait lire l’an dernier, ou avant, je sais plus.
J’ai attendu un certain avant de rendre compte de ma lecture, parce que je ne savais pas trop comment en parler, sans en dire trop, et surtout sans faire sa mijaurée qui chipote sur le bouquin que tout le monde a adoré.
En fait j’ai bien aimé. J’ai même adoré jusqu’à la page 118 pour être précise. Après c’était très bien aussi.
C’est n’importe quoi, me direz-vous, si c’était bien avant et après ? Bah non.
Mais reprenons au départ.
Sukkwan Island raconte l’histoire d’un homme Jim, qui décide de passer un an sur une île isolé, en Alaska, avec son fils Roy, tout jeune ado.
L’idée est de resserrer les liens père-fils, en profitant de l’isolement et de la nature sauvage. Au programme, chasse, pêche, nature et discussion… (Oui je sais)
Mais très vite on se rend compte du boulet égoïste qu’est Jim le père. Celui-ci navigue presque à vue, n’a pas si bien préparé cette immersion en pleine nature, et surtout fait preuve de légèreté, voire de lâcheté, quand il ne pleure pas sur son sort de coureurs de jupons double divorcé. Car le problème est là : Jim merde sur tout les plans, à cause avant tout d’un égotisme confondant de naïveté. Et une fois qu’il a merdé, il pleure et s’excuse. Le jeune Roy assiste à son naufrage, comme père, comme robinson volontaire et comme homme, tout court.
Jim veut recommencer sa vie, loin de ses erreurs de mari et de père, mais il ne fait que s’enfoncer dans son égoïsme aveugle. Il met son fils dans des situations plus délicates les unes que les autres, parfois en danger…
Jusqu’au point de non-retour, page 118. Que je n’ai pas aimé, car ne correspondant pas à ce que l’auteur nous montre du jeune Roy jusque là. Je n’en dirais pas plus, pour ceux qui veulent se garder la surprise de la lecture, mais quelle déception pour moi.
Pourtant je comprends cette page 118, puisque elle sera l’occasion d’aller encore plus profond dans la noirceur et le désarroi. Ce seront des pages magnifiques, tant on observe le gâchis de ces vies au plus près.
Bref j’ai aimé, bien aimé même, mais il me reste en travers de la gorge comme une sorte de liberté prise à mes dépends de lectrice.
Curieux.
Sukkwan Island - David Vann
Dans les 8€ - 200 pages
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15.01.2012
Père Castor, raconte moi une histoire !
Le rituel de l’histoire du soir, c’est la petite habitude qui date des huit ou neuf mois de mon fils. Lui lire un joli conte, un récit, ça l’a toujours apaisé. Est-ce le rythme de la voix, qu’on module pour l’occasion, la sonorité des mots, le contenu... C’est un peu tout ça qui fait la magie de l’instant et qui conduit au sommeil en douceur.
Plus il grandit, plus on lit des choses différentes le soir, y compris des atlas, des bouquins de science, des bandes dessinées. Mais il y a un genre qui ne nous fait jamais défaut : les contes !
Le Père Castor, c’est un cador (hé hé ça rime ^^) dans le genre dealer de conte. Mon fils aime bien la série de dessin animé qui en a été tiré, et nous avons quelques contes du Père Castor.
Celui que nous avons reçu avant Noël était parfait pour la période !
Les Petites Histoires du Père Castor Pour Noël, est un joli recueil d’histoires bien différentes.
Différents par leur origine : il y a des histoires de chez nous, russe, africaines… Et puis différentes aussi par leur illustration, et par le ton. On fait un saut, d’univers en univers, toujours autour du Père Noël, avec de l’espièglerie, du rire, de l’émotion aussi un peu juste assez pour avoir envie de faire un câlin avec maman :) le genre d’émotion qui donne envie aux enfants de lire un peu plus encore !
Son histoire favorite.
La curiosité de mon fils a été attisée par la description de mondes différents du sien, et de traditions qu’il ne connaît pas forcément. C’est comme ça l’occasion de discuter un peu et de découvrir autre chose justement.
Bref, un chouette album, à lire et à relire !
Merci à Babelio et à l'opération Masse Critique pour cet ouvrage qui est toujours sur la table de chevet de mon fils !
Tweet22:45 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : masse critique, babélio, père castor, lecture, contes, histoire du soir |
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19.12.2011
Franky Knight et la Délicatesse
Il y a des douceurs qui restent longtemps a l’esprit après les avoir croisées.
Le roman de David Foenkinos, La Délicatesse, est de celles-là.
C’est un roman qui a fait les beaux jours de la bloggosphère, je ne compte plus les billets qui en parlent… C’était un joli roman, avec quelque chose entre l’espoir et un fragile sourire de tristesse. Un roman somme toute positif, qui redonne envie de croire.
Après tout la vie n’est rien d’autre qu’une chose fragile, une toile délicate qui se tisse, au fil des hasards, des rencontres, des regards, de ces gestes qu’on ose ou que l’on n’ose pas.
Ce qui m’avait plus dans le roman, a fini de me séduire dans le film, qui sort le 21 décembre.

LA DÉLICATESSE : BANDE-ANNONCE
J’ai eu la chance de découvrir le film en avant-première, un jour où j’en avais particulièrement besoin. Je crois que je fais partie de ces pessimistes cyniques, plus prompts à communiquer sur ce qu’ils n’aiment pas, qu’à étaler leurs joies et leurs bonheurs. Cela joue des tours, et il arrive des moments où il devient vital d’avoir un regard doux, joyeux, simple et positif. Il faut en avoir le talent, ce qui n’est pas mon cas. Et c’est ce que j’aime chez les Foenkinos. : David, l’écrivain, et co-réalisateur avec son frère Stéphane de cette adaptation, avec une belle affiche. Audrey Tautou, métaphore vivante de la délicatesse, campe une Nathalie aux contours légers et si grave pourtant.
L’optimisme et la tendresse du roman ne sont pas trahis à l’écran. Et la musique d’Emilie Simon n’y est pas pour rien.
Car c’est sa partition qui accompagne le film. Une bande originale aussi délicate et romantique que le sujet.
Cet album d’Émilie Simon, c’est Franky Knight. Un beau chevalier, qu’on entend déjà pas mal, et pas que sur France Inter :)
Un album aux sonorités spéciales. Presque une lamentation, ou un lamento plutôt. J’ai lu quelque part à son sujet, le mot prière. Oui, c’est une sorte de prière, laïque et musicale. Une prière à l’absent. Et cet absent, c’est l’amoureux d’Émilie Simon, décédé il y a deux ans. La chanteuse a fait avec Franky Knight comme une conversation avec l’absent. Une conversation où elle seule parle, ou plutôt chante, ce qui lui reste de cet amour.
Alors pour ceux qui ont lu La Délicatesse, vous comprendrez l’émotion, presque tragique, mais si belle, qui vous envahit à l’écoute de Mon Chevalier, ou de Jetaimejetaimejetaime….
Jamais musique n’a aussi bien correspondu à un film. La simplicité, je vous disais, la simplicité efficace et implacable de l’amour total, qui s’exprime ici dans sa version la plus brute, la plus nue. On croit presque entendre la transparence des larmes dans ses mots. Pardon pour cette petite correspondance osée, mais c’est ce que je ressentais. Les images, les sons, les sentiments se mêlent intimement pour faire une seule et belle ode à l’amour. Pas de tristesse morbide, pas de regrets inutiles, nous écoutons ici la célébration d’un amour et d’une vie, qui continuent, différemment.

Emilie Simon © Arnaud Borrel - 2011
Je vous recommande cet article sur le site de France Inter, qui en parle très bien.
Le film La Délicatesse, de David et Stéphane Foenkinos, sort le 21 décembre, ce mercredi.
Quant à l’album d’Émilie Simon, Franky Knight, cette merveille est disponible depuis le 5 décembre, et je suis persuadée qu’il fera le bonheur de plus d’un sous le sapin. A offrir avec le roman, pourquoi pas.

Emilie Simon © Arnaud Borrel - 2011
Tweet06:00 Écrit par Océane dans La musique, Les films, Les livres | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : émilie simon, franky knight, la délicatesse, audrey tautou, stéphane foenkinos, david foenkinos |
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13.12.2011
Anne Perry et Camilla Läckberg
Poursuivons avec l’esprit de Noël, mais dans un autre domaine, celui de la littérature.
Deux petits livres vont nous occuper aujourd’hui, deux romans « policier », dans des genres très différents.
Le premier est pour moi une incursion quasi inédite dans les terres froides des polars nordiques…. Comme je l’ai dit quelquefois, je suis du genre casse-pied qui n’aime pas les trucs mainstream. Il suffit qu’un genre, un auteur, fonctionne à mort, pour que je m’en désintéresse…
Mais j’ai profité d’une initiative de Claudialucia, une lecture commune, pour m’emparer de mon premier roman de Camilla Läckberg, une des reines du polar venu du froid.
Cette lecture commune était pour le 5 décembre, mais j’ai été un peu (beaucoup) off line, et je renouvelle à Claudialucia mes excuses pour le retard…
Revenons à Camilla Läckberg. Le roman que j’ai choisi, c’est Cyanure, un petit opuscule qui a priori ne reprend pas ses héros habituels (que je en connais pas).
Voilà le résumé de l’éditeur ; « Quelques jours avant Noël, sa petite amie, Lisette Liljecrona, invite Martin Molin (collègue de Patrick Hedström) à venir passer le week-end avec sa famille sur la petite île de Välo en Suède. L’idée ne l’enthousiasme guère et c’est à contrecœur qu’il accepte de l’accompagner. Ses appréhensions se voient confirmées lorsqu’il fait la connaissance des Liljecrona. Avec plus ou moins d’élégance, tous s’acharnent à obtenir les faveurs du patriarche dont la fortune s’élève à plusieurs milliards de couronnes. Cette course à l’héritage tourne court lorsque, le soir même, Ruben, déçu et furieux contre les membres de sa famille, affirme les avoir déshérités. Gagné par son emportement, le vieil homme meurt soudainement, vraisemblablement victime d’un malaise cardiaque. Une tempête de neige fait rage dans la région et les hôtes sont dans l’impossibilité de regagner le continent. Martin prend alors la situation en main et constate que Ruben a été empoisonné. Personne n’a pénétré dans la maison, le meurtrier est donc forcément parmi les convives. En les interrogeant, le jeune policier tente avec peine de démêler les vieilles rancœurs familiales des pistes plus sérieuses. Seul Matte, l’un des petits-enfants de Ruben, semble sincèrement affecté par sa mort. Comme tous les moyens de communication avec l’extérieur sont coupés, Martin se retrouve livré à lui-même face à sept suspects. Bientôt, un nouveau meurtre est commis. Le cadavre de Matte est retrouvé étendu dans sa chambre, une blessure par balle déchirant sa poitrine… Mêlant heureusement les influences de Conan Doyle et d’Agatha Christie, Camilla Läckberg nous offre dans ce spin-off une variation réjouissante et glaçante sur le roman policier classique. »
Bon, bah, tout est dit en fait.
Un roman avec énigme en vase clos, un policier débutant, une ambiance tendue et malsaine, des personnages archétypaux….
Mais, peu de rebondissements, pas d’originalité et franchement ça ressemble à une rédaction sur le thème de « faite comme Agatha Christie ou Gaston Leroux ». Une très bonne rédaction, certes, mais cela ressemble trop à un exercice de style convenu.
Pire, ça ressemble à un bouquin sorti vite fait avant Noël pour être déposé sous le sapin…
On ne me dit que du bien de Camilla Läckberg, il va donc falloir que je me penche sur un autre de ses romans, avant de la remiser totalement au placard…
Dans un autre style, j’ai beaucoup aimé le second roman. Le Anne Perry traditionnel de Noël, qui au moins assume le côté fin d’année et qui propose toujours une histoire travaillée et de qualité.
Cette année, Un Noël Plein d’Espoir met en scène deux petites filles pauvres des faubourgs de Londres.
La petite Minnie Maude Mudway s’inquiète de la disparition de son âne, qui était en compagnie de son oncle quand celui-ci est mort.
Gracie est une autre petite fille, qui tombe sur Minnie Maude, perdue dans son quartier. Elle finira par céder au désespoir de la gamine, qui s’inquiète pour un âne et qui ne se remet pas de la mort de son oncle. Partis dans une simple enquête à la recherche de cet âne, nous allons suivre ces petites filles dans une aventure qui va s’avérer plus complexe et plus dangereuse qu’au premier abord. Une charrette disparue, une mystérieuse boite, des témoins peu bavards et puis un vrai final digne de Noël !
J’ai adoré suivre ces deux petites filles dans une enquête vraiment bien ficelée, lue d’une traite, avec quelques tasses de thé pour reprendre mon souffle !
Un vrai bonheur, comme ces douceurs qu’on a plaisir à retrouver à cette période.
Tweet22:30 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : camilla läckberg, anne perry, cyanure, un noël plein d'espoir, roman, polar |
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