19.12.2011

Franky Knight et la Délicatesse

Il y a des douceurs qui restent longtemps a l’esprit après les avoir croisées.

Le roman de David Foenkinos, La Délicatesse, est de celles-là.

 

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C’est un roman qui a fait les beaux jours de la bloggosphère, je ne compte plus les billets qui en parlent…  C’était un joli roman, avec quelque chose  entre l’espoir et un fragile sourire de tristesse. Un roman somme toute positif, qui redonne envie de croire.

Après tout la vie n’est rien d’autre qu’une chose fragile, une toile délicate qui se tisse, au fil des hasards, des rencontres, des regards, de ces gestes qu’on ose ou que l’on n’ose pas.

Ce qui m’avait plus dans le roman, a fini de me séduire dans le film, qui sort le 21 décembre.

 

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LA DÉLICATESSE : BANDE-ANNONCE


J’ai eu la chance de découvrir le film en avant-première, un jour où j’en avais particulièrement besoin. Je crois que je fais partie de ces pessimistes cyniques, plus prompts à communiquer sur ce qu’ils n’aiment pas, qu’à étaler leurs joies et leurs bonheurs. Cela joue des tours, et il arrive des moments où il devient vital d’avoir un regard doux, joyeux, simple et positif. Il faut en avoir le talent, ce qui n’est pas mon cas. Et c’est ce que j’aime chez les Foenkinos. : David, l’écrivain, et co-réalisateur avec son frère Stéphane de cette adaptation, avec une belle affiche. Audrey Tautou, métaphore vivante de la délicatesse, campe une Nathalie aux contours légers et si grave pourtant.

L’optimisme et la tendresse du roman ne sont pas trahis à l’écran. Et la musique d’Emilie Simon n’y est pas pour rien.

Car c’est sa partition qui accompagne le film. Une bande originale aussi délicate et romantique que le sujet.

 

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Cet album d’Émilie Simon, c’est Franky Knight. Un beau chevalier, qu’on entend déjà pas mal, et pas que sur France Inter :)

Un album aux sonorités spéciales. Presque une lamentation, ou un lamento plutôt. J’ai lu quelque part à son sujet, le mot prière. Oui, c’est une sorte de prière, laïque et musicale. Une prière à l’absent. Et cet absent, c’est l’amoureux d’Émilie Simon, décédé il y a deux ans. La chanteuse a fait avec Franky Knight comme une conversation avec l’absent. Une conversation où elle seule parle, ou plutôt chante, ce qui lui reste de cet amour.

Alors pour ceux qui ont lu La Délicatesse, vous comprendrez l’émotion, presque tragique, mais si belle, qui vous envahit à l’écoute de Mon Chevalier, ou de Jetaimejetaimejetaime….


Jamais musique n’a aussi bien correspondu à un film. La simplicité, je vous disais, la simplicité efficace et implacable de l’amour total, qui s’exprime ici dans sa version la plus brute, la plus nue. On croit presque entendre la transparence des larmes dans ses mots. Pardon pour cette petite correspondance osée, mais c’est ce que je ressentais. Les images, les sons, les sentiments se mêlent intimement pour faire une seule et belle ode à l’amour. Pas de tristesse morbide, pas de regrets inutiles, nous écoutons ici la célébration d’un amour et d’une vie, qui continuent, différemment.

 

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Emilie Simon © Arnaud Borrel - 2011


Je vous recommande cet article sur le site de France Inter, qui en parle très bien.

Le film La Délicatesse, de David et Stéphane Foenkinos, sort le 21 décembre, ce mercredi.

Quant à l’album d’Émilie Simon, Franky Knight, cette merveille est disponible depuis le 5 décembre, et je suis persuadée qu’il fera le bonheur de plus d’un sous le sapin. A offrir avec le roman, pourquoi pas.

 

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Emilie Simon © Arnaud Borrel - 2011


29.10.2011

L'Incroyable Histoire de Winter le dauphin

Les enfants et les animaux, c’est une grande histoire. Il est rare que nos bambins ne trouvent pas mignons tous les animaux qu’ils peuvent croiser : c’est comme ça, il y a un lien spontané qui les lie. Parmi ces animaux, le dauphin n’est pas le moins adorable… Et depuis la musique entêtante de Michel Legrand qui nous chantait, à nous enfants des années 80 Oum le Dauphin, cet animal est le symbole de l’amour de la nature et des animaux, et il faut être sans cœur pour ne pas avoir en ressentir d’émotion.

L’incroyable histoire de Winter le Dauphin va donc en toucher plus d’un parmi nous.  C’est, comme le titre l’indique, l’histoire vraie d’un dauphin, qui a échappé au pire, en se battant pour survivre. Le pitch du film :

« Alors qu'un jeune dauphin femelle s'ébroue, il est pris au piège dans un casier à crabe et se blesse grièvement la queue. Repêché, il est transporté à l'hôpital Clearwater pour espèces marines, où il est rebaptisé Winter. Mais ce n'est que la première étape d'un long combat pour sa survie…

Car s'il perd sa queue, Winter risque de mourir. Il faudra toute l'expertise d'un biologiste marin passionné, le savoir-faire d'un brillant prothésiste et le dévouement indéfectible d'un petit garçon pour que l'impossible se produise : sauver Winter. Un miracle révolutionnaire qui redonnera espoir à des milliers de personnes handicapées à travers le monde. »

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La bande annonce est à voir ici.

Les films familiaux font florès à cette période de l’année, vacances oblige, mais le casting n’est pas toujours au rendez-vous. Ici, entre Harry Connick Jr (miaaaaam) et Morgan Freeman (respect), on en peut qu’adorer, sans oublier la délicieuse Ashley Judd (qui m’a fait frémir de suspens dans bien des films déjà !!)

Bref, ce joli casting est réuni  sous la houlette de la Warner pour nous conter une belle aventure humaine, à l’issue heureuse, une histoire vraie qui réunira petits et grands pour un moment familial et enrichissant.

Voir le film avec mon enfant est aussi l’occasion d’aller plus loin ensuite, de creuser sur l’importance de protéger la nature et les animaux.  Il ne s’agit pas que de vouloir nager avec eux :) Il faut dire qu’un des bouquins préférés de mon fils ces temps-ci reste une sorte d’encyclopédie maritime, sur les récifs et les profondeurs : autant de pages pour s’exclamer sur les poissons multicolores, les baleines, le corail et les dauphins bien sûr !

Des émotions et de la réflexion, L’Incroyable Histoire de Winter le Dauphin propose un cocktail que j’aime, à voir sur nos écrans dès ce mercredi 02 novembre.

Je vous quitte avec cette phrase du réalisateur, Charles Martin Smith : "L'un des messages forts du film, c'est que notre sort à tous – humains, animaux et éléments naturels – est lié. Nous appartenons tous à une vaste communauté qui va bien au-delà de nos frères d'hommes, et je pense que ce film évoque cette réalité avec force, humour et générosité".

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15.07.2011

Concours - Killing Bono

Dans la torpeur du week-end prolongé, je me suis dit qu’il serait bon d’éveiller un peu tout ça avec un concours.

Je ne sais pas pour vous, mais  la musique marque les souvenirs. Et dans la fin de mon enfance, puis à l’adolescence,  s’il y avait bien un groupe symbolique, c’était U2.  je n’étais pas forécment fan, j’ai aimé pas mal de leurs chansons des années 80, sans pousser jusqu’à la passion, et après les années 90, j’ai moins accroché. Pourtant U2 est un groupe au succès qui ne se dément pas.

Tout ça pour vous dire que j’ai adoré le synopsis de Killing Bono, le nouveau film de Nick Hamm, en salle le 3 Aout.

« Dublin, 1976. Neil McCormick n’en doute pas : une vie de rock star l’attend. Avec son frère Ivan, ils vont créer Shook Up, le plus grand groupe de rock du monde ! Au même moment, Paul, leur camarade de classe, crée son propre groupe, U2, et se fait appeler Bono. Mais Neil est persuadé que Paul n’a pas l’étoffe d’une star et que dans son ascension vers la gloire, Shook Up laissera U2 loin derrière lui… »

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J’ai aimé le propos du réalisateur, qui veut mettre en lumière cette évidente réalité : dans la course au succès et à la célébrité que connaît notre société, il n’y a pas de place pour tout le monde.

Et puis l’acteur principal, Ben Barnes, est juste canon ^^

 

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Je suis joie et bonheur, puisque je peux vous proposer de gagner un lot sympa, à deux d’entre vous.

Il y a deux fois deux places de ciné + un T-shirt à remporter.

Pour cela, je vous demande deux choses :

1-Vous allez sur la page Facebook de Killing Bono, vous likez cette page avec joie ^^

2-Vous revenez me dire en commentaire qu’elle est votre chanson préférée de U2 et pourquoi cette chanson devrait me faire adorer ce groupe. Vous me citez un titre de chanson, et vous argumentez un minimum, de manière à ce que j’ai envie de l’écouter !

 

Clôture des participations au dimanche 24 juillet minuit. Je choisirais les deux qui m’auront le plus donné envie d’écouter une chanson de U2

Et si le sort ne vous a pas favorisé, vous pourrez toujours tentez votre chance avec le concours sur la page Facebook du film à partir du 25 juillet.

 

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30.06.2011

C'est la dernière séance, et le rideau sur l'écran est tombé

Aujourd'hui, un  petit questionnaire cinématographique, que j’ai piqué à Olivia !

Un film? Une Place au Soleil (a place in the sun) avec Elizabeth Taylor et Montgomery Clift, un de mes « couples » d’acteurs favoris. Une histoire poignante, qui montre l’envie, la jalousie, l’amour, les malentendus de la vie. C’est vraiment un film sublime.

 

 

Une histoire d’amour? Et bien Love Story bien sûr ! Avec Ali McGraw et Ryan O’Neil. Un film qui est pour moi un des plus beaux, des plus tristes, des plus implacables. Je le regarde une à deux fois par an, c’est à chaque fois l’occasion de pleurer, mais aussi d’aimer ces deux personnages. Et je retiens tellement de belles choses à chaque fois.

 

 

Un sourire? Celui de Cary Grant… Même (surtout ?) quand il fume….

 

 

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Un regard ? Souvent, celui de Romy Schneider, toujours plein de douleur, même quand elle est heureuse, les cours instants de bonheur que la vie lui a autorisé n’effacent pas ce voile dans ses yeux.

 

 

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Une voix ? Celle de Sami Frey, dans les films de Sautet

 

Et aussi celle de Romy, quand elle raconte la vie sans amour, la fin des choses…

Un acteur? Vous devinez ? Steve McQueen bien sûr! The King of Cool ! La virilité, l’élégance, le talent dans le jeu… L’homme idéal.

 

 

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Steve McQueen et Ali McGraw

 

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Miles Davies et Steve McQueen

 

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Ce regard....

 

Une actrice? Dificile de choisir, Elizabeth Taylor, ou Vivien Leigh, ou Ali McGraw ou Olivia Hussey, mes brunes favorites de cinéma. Un talent étendu, une classe incroyable et un charisme à tomber !

 

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Liz Taylor

 

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Olivia Hussey

 

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Vivien Leigh

 

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Un clown? Là aussi il y a du choix ! Peter Sellers, un acteur qui m’a fait mourir de rire dans The Party ! Si vous ne connaissez pas ce film, foncez, il est génial !!!

 

Et pareil pour Jack Lemmon, dans toutes ses prestations !

Un début? Deux films me viennent à l’esprit immédiatement : Le Vieux Fusil et Les Choses de La vie. Le premier est un film de Robert Enrico, avec Romy Schneider et Philippe Noiret. La mort de Clara, son corps comme imprimé sur les pierres du château, la douleur de Julien… Dès le début le film nous plonge dans le chagrin le plus noir, et la vengeance. Un film qui ne s’oublie pas.

 

Et pour Les Choses de la Vie, encore Romy, avec Michel Piccoli et Lea Massari. Une histoire inachevée, un homme qui ne se voit pas mourir, et qui pense à sa vie, à ce qui lui reste encore à faire et à dire aux femmes de sa vie. C’est un très beau roman de Paul Guimar et un merveilleux film de Claude Sautet

 

Une fin? Celle de Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, de Michel Gondry. Paradoxalement, je trouve que c’est un film heureux et optimiste.

Un coup de théâtre? La fin de Sixième Sens, mon ex peut témoigner que je l’ai saoulé dès le début en lui expliquant le truc, mais j’ai quand même aimé avoir raison. Et même en ayant tout deviné, la chute est géniale !

Un générique? Tous ceux des James Bond avec la musique de John Barry, et toutes les musiques des films de Sautet par Philippe Sarde ! Et aussi un magnifique générique, celui du Go-between (le Messager) un film de Joseph Losey, tiré d'un superbe roman de L.P Hartley... Et une putain d'émission télé de merde (pardon...) à piqué le générique, devinez quelle émission ?

 

 

 

Une scène-clé? J’ai bien aimé, dans le Village, quand Bryce Dallas Howard arrive à ce qu’elle croit être les confins de la forêt qui entoure le village…

Un plaisir coupable? Regarder Alain Delon presque nu, dans La Piscine de Jacques Deray….

 

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Romy et Alain...

Un film que tu es le seul à connaître? Je ne sais pas  s’il y a un film que je suis seule à connaître, c’est évidemment impossible. Mais je sais que quad on évoque avec des amis des titres de films, eux pensent à des films bien récents, et moi à de plus anciens. Par exemple, pour moi, Jeanne d’Arc c’est un film de Carl Dreyer avec René Falconetti (et pas le Luc Besson…)

 

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Un fou rire? Certains l’aiment chaud ! Avec Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon.

Une mort? Celle de Roméo et Juliette dans le film de Franco Zefirelli….

Un duo d’acteurs? Fcaile, Pierre Richard et Gérard Depardieu, dans les Compères. J’aime tout les films qu’ils ont fait ensemble, et j’ai une affection particulière pour Pierre Richard !

Une scène de cul? La scène du Dernier Tango à Paris, de Bernardo Bertolucci, où Marlon Brando use d’une motte de beurre pour faciliter une sodomie sur Maria Schneider. Maria est morte récemment, c’était une belle et grande actrice, injustement ignorée les dernières années de sa vie, en plus d’être la fille non reconnue de Daniel Gélin : il y avait pourtant de quoi être sacrément plus fier de Maria Schneider que de Fiona Gélin….

 

 

Une réplique? La plus vraie, Aimer, c’est ne jamais avoir à dire qu’on est désolé : Love Story….

Un cinéaste? Trop de choix, mais Claude Sautet, Frank Capra !

Une scène gore? La plupart des scènes dans Les Prédateurs, avec Catherine Deneuve et David Bowie.

 

 

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Une fusillade? J’avoue que j’aime bien quand Rambo arrose les hélicos Viêt avec un simple fusil-mitrailleur, et s’en sort…

Un beau gâchis? La carrière de Sarah-Michelle Gellar

Un traumatisme? Facile : Harry Potter et la Coupe de Feu. Je ne sais pas comment j’ai pu me laisser convaincre d’aller voir ce sombre navet….

Un baiser? Celui Rhett Butler et Scarlett O’Hara for ever !

Une chanson? Celle-ci, de Michel Piccoli et Romy Schneider, je la connais par cœur…

 

Et aussi « ça n'arrive qu’aux autres », du film éponyme de Nadine Trintignant :

 

 

 

 

Une belle frousse? L’idée qu’on m’oblige à aller voir Harry Potter et les reliques de la mort. Putain que c’est à chier cette série. Oui je m’autorise à être vulgaire quand la nécessité l’impose.

Un monstre? Ouii ! Un truc génialement atroce ! La créature du lagon ! Un film que j’ai adoré, vu avec mon grand frère, grâce à l’excellente émission de l’époque, La Dernière Séance !

 

Une petite larme? Et bien la mort de Jenifer dans Love Story, la mort de Roméo et Juliette, par exemple, me tirent plus que des larmes… Et regarder Liz et Monty, en général suffit à m'émouvoir au-delà du dicible...

 

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Un personnage secondaire? Tous les frères dans Des Dieux et des Hommes, vraiment magnifique !

05.06.2011

Dumas et Shakespeare

Dans ma quête de Dumas qui ne soient ni les Trois Mousquetaires, ni le Comte de Monte-Christo, j’ai été ravie de découvrir de nouvelles rééditions de romans moins connus du monsieur. Parmi ces découvertes, Othon l’archer, une petite merveille de romantisme.

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Le romantisme est un genre littéraire qui m’a toujours plu, et il s’épanouit avec force sous la plume de Dumas père.

L’histoire est faite d’amour paternel, de trahison, de rebondissements, bref du pur Dumas.

Othon est le fis du Landgrave de Godesberg, mais ce dernier est miné par les insinuations de son cousin (un drôle de félon) qui veut lui faire croire que Othon est le fruit des amours infidèles de sa femme Emma. Le Landgrave finit par y croire, et enferme sa femme au couvent, et décide de mettre Othon dans un monastère. Mais Othon préfère mourir et se jette à l’eau.

Evidemment son destin veut qu’il survive, et qu’il soit recueilli par un groupe d’archers. On les suit dans une première aventure au cœur d’un château hanté et d’un étrange cérémonial, qui marquera la première action méritoire de Othon. Celui-ci continuera ses prouesses à Clèves, rencontrera une belle jeune fille, retrouvera sa dignité auprès de ses parents, le tout dans une belle ambiance de romantisme allemand.

Le schéma de l’histoire est classique : malheur, fuite, réapparition et mise a nu des félons, mais c’est très bien rythmé et les personnages ne sont jamais mièvres.

Un extrait :

« Lorsque Othon se releva le front paré de la toque qu’il venait de gagner, son visage était rayonnant de joie et de bonheur. Les cheveux d’Héléna avaient presque touché les siens, leurs haleines s’étaient confondues, c’était la première fois qu’il aspirait le souffle d’une femme.

Son justaucorps vert allait si bien à sa taille souple et déliée, ses yeux étaient si brillants de ce premier orgueil qu’éprouve l’homme à son premier triomphe, il était si beau et si fier de son bonheur, enfin, que le prince Adolphe de Clèves pensa à l’instant même combien il lui serait avantageux de s’attacher un pareil serviteur.

En conséquence, se tournant vers le jeune homme, qui était prêt à redescendre les degrés de l’estrade :

– Un instant, mon jeune maître, lui dit-il, j’espère que nous ne nous quitterons point comme cela.

– Je suis aux ordres de Votre Seigneurie, répondit le jeune homme.

– Comment vous nommez-vous ?

– Je me nomme Othon, monseigneur.

– Eh bien ! Othon, continua le prince, vous me connaissez, puisque vous êtes venu à la fête que je donne. Vous savez que mes serviteurs et mes gens me considèrent comme un bon maître. Êtes-vous sans condition ?

– Je suis libre, monseigneur, répondit Othon.

– Eh bien ! Alors, voulez-vous entrer à mon service ?

– En quelle qualité ? répondit le jeune homme.

– Mais en celle qui me paraît convenable à votre condition et à votre adresse. Comme archer.

Othon sourit avec une expression indéfinissable pour ceux qui ne devaient voir en lui qu’un habile tireur d’arc, et allait sans doute répondre selon son rang et non selon son apparence, lorsqu’il vit les yeux d’Héléna se fixer sur lui avec une telle expression d’anxiété, que les paroles s’arrêtèrent sur ses lèvres.

En même temps, la jeune fille joignit les mains en signe de prière.

Othon sentit son orgueil se fondre à ce premier rayon d’amour, et, se tournant vers le prince :

– J’accepte, lui dit-il.

Un éclair de joie passa sur la figure d’Héléna. »

Une jolie lecture, qui est passée un peu vite peut-être...

Othon l’archer – Alexandre Dumas

156 pages – 5,80 € - Editions de l’Aube.

Lu pour mon plaisir, et dans le cadre des deux challenges suivants : J’aime Alexandre Dumas (chez Ankya) 

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et Monte-Christo Challenge (chez Chiffonnette). 

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Après la lecture, un film, une adaptation de Shakespeare par Kenneth Branagh, le mec qui faisait de chouettes films avant de réaliser Thor pour payer ses impôts (on est peu de choses, soyons indulgents).

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Peines d’amour perdues est une des premières comédies de William Shakespeare. Le roi de Navarre, Ferdinand décide avec ses amis Longueville, Biron et Dumaine de se consacrer tout entier à la philosophie pour quelques années et d’oublier les frivolités de ce bas-monde. C’est compter sans la Princesse de France et ses trois dames de compagnie, Rosaline, Maria et Catherine.

Kenneth Branagh réalise en 2000 une merveilleuse comédie musicale. Les acteurs virevoltent sur les notes de Cole Porter, George Gershwin ou Irving Berlin. Il a transposé l’histoire dans l’entre deux-guerres, et ça peut paraître curieux d’entendre les vers et le rythme du 16ième siècle dans un tel décor, mais on s’y fait et on entre dans la danse avec les acteurs, tous très bons ! J’ai été enchanté, comme avec tout les films de Kenneth Branagh (Thor, on a dit c’est pour les impôts, ça compte pas)

J’ai été aussi très contente de retrouver Alicia Silverstone, une grande habituée des clips d’Aerosmith, et l’héroïne de Clueless….

Bref, une adaptation osée, enlevée, gaie et propre à dépoussiérer le grand Will.  Je chantonne encore "heaven, I’m in heaven, and my heart beats so that I can hardly speak, And I seem to find the happiness I seek, When we're out together dancing, Cheek To Cheek…"

Une petite merveille visionnée dans le cadre du challenge Shakespeare de Maggie et Claudialucia.

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06.05.2011

Un week-end avec Thomas Marfisi, Titus, Jeanne d'Arc et France Télé

Aujourd’hui ne petite revue de choses à voir, lire ou découvrir, avant ce week-end. Juste une envie de partager des choses sur lesquelles je suis tombée, ou dont on m’a parlé.

 

 Commençons par Koulou, un auteur de BD que j’ai découvert il y a quelques mois déjà, à travers son blog ici, et qui donne à voir un héros très sympa, Titus. Le tome 2 du « monde de Titus »  est disponible en lecture sur Manolosanctis, n’hésitez pas à y faire un tour. Moi qui n’ai pas forcément une grosse culture BD, je suis contente de replonger dedans avec des auteurs contemporains et talentueux.

 


 

 

Pour rester un peu dans le domaine du livre, voici cette fois un concours original proposé par Babelio.

 

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C’est un concours dans le cadre du festival « à vous de lire » ! Le thème étant celui de la correspondance, les membres sont invités à participer en écrivant une critique d’un livre sous la forme d’une lettre adressée à son auteur.

 Quatre « Prix des Chroniqueurs épistolaires » seront attribués par le jury.

 

-Le Prix Chateaubriand de la plus belle lettre d’amour

-Le Prix Rilke de la lettre à un jeune auteur

-Le Prix San Antonio de la lettre la plus décalée

-Le Prix Voltaire de la lettre la plus critique

 

Chaque gagnant recevra deux places pour le Musée des lettres et manuscrits ainsi que les ouvrages suivants (gracieusement offerts par le Musée des lettres et manuscrits) :

-         L’académie française au fil des lettres

-         Lectures de Romain Gary

-         Des lettres et des peintres

-         Lettres et manuscrits

Une remise des prix aura lieu le 7 juin à 19 H à la Gare du Nord à Paris dans le célèbre train de l’Orient Express.

Si vous ne connaissez pas déjà Babelio, et que vous aimez lire, inscrivez-vous, c’est un réseau de partage de lectures très convivial.

Livre toujours, avec un nouveau blog, Vendredi Lecture, au titre bien explicite, puisque c’est la version francophone officielle de FridayReads, l’évènement littéraire US sur les réseaux sociaux. Le principe ? Partager sa lecture avec le monde entier tous les vendredis sur les réseaux sociaux, Facebook ou Twitter. Vous aurez plus de détails sur le blog lui-même !

Après les yeux, les oreilles, avec Thomas Marfisi. Vous vous rappelez peut-être de lui, c’est un ancien de la Nouvelle Star, de l’époque Amandine Bourgeois. Perso, je ne le savais pas, puisque je ne regarde pas les télé-crochets. Mais j’aime bien redécouvrir les participants 100 ans après tout le monde ^^. J’ai adoré Thierry Amiel (je l’adore toujours), j’aime bien Christophe Willem, je commence à apprécier Thomas Marfisi.

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Je vous colle ici sont premier titre : Les filles comme toi.

 

J’avais bien aimé sa pré-campagne de promo, parce que son manager avait ouvert un tumblr (Thomas Marfisi prend son temps) pour raconter les pérégrinations autour du tournage du clip à L.A., et rien que cette comm’ marrante, à travers le tumblr, me l’avait rendu sympathique. Le titre ci-dessus résonne bien à mes oreilles. L’album sort en septembre, qui sait : on en reparlera peut-être d’ici là ?

 

Les yeux toujours, avec de la télévision cette fois, et un immense coup de cœur. Je suis tombée par hasard, en zappant, sur ce magnifique film : « Je cherche Jeanne », sur Arte. Il s’agit d’un film de fiction, le résumé est lapidaire : « Une tentative pour approcher le mystère de Jeanne d'Arc : Franck Saint-Cast s'installe au sein du Conservatoire de musique de Rouen pour trouver parmi les adolescent(e)s qui peut jouer l'héroïne. »  J’aurais du mal à vous le raconter, c’est un petit voyage en fait, en compagnie de Jeanne d’Arc, avec des réflexions très contemporaines. Je n’ai pas décroché du film, et comme je l’avais pris en court de route, j’ai eu plaisir à le revisionner, le lien streaming est là. Vraiment je vous le conseille. Je parle peu télévision, mais là franchement, je serais curieuse de connaître votre avis.

 

On va rester dans le domaine de la télévision, avec le carnet rose : hé oui je vous annonce une naissance, celle d’un blog, et pas n’importe lequel. Il s’agit de Plateau Télé, le blog de la comm’ online de France Télévision. Comme son nom l’indique, c’est tout l’esprit d’un plateau télé, plein de petites choses à partager autour de l’actu de France Télévision : des coulisses, des coups de cœur, des concours etc. le mieux c’est encore d’y jeter un œil, je vous laisse cliquer sur la bannière ci-dessous.

 

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Il y a encore plein de coups de cœur dont j’aimerais vous parle, comme mes tumblr favoris du moment, ou simplement les quelques films, séries ou livres que j’ai juste adoré !

Dites-moi, pour finir, j’espère que vous ne m’en voulez pas du retard intersidéral de réponses sur vos commentaires ? J’avoue aimer y répondre puisque c’est le seul lien entre nous finalement, on ne se rencontre pas IRL, on n’a pas de relation autre, donc je tiens à ce petit fil ténu, que je néglige en ce moment.  Le fait est que j’admire ceux d’entre vous qui arrivent à publier deux voir trois billets par jour, qui a priori vont rendre visite aux autres blogs, et qui sont par ailleurs maman, épouse, copine, enfin bref, je n’ai pas ce rythme ! Avec un billet par jour (exceptionnellement deux quand j’ai prévu un, rare, sponso, avec mon billet déjà programmé) je suis déjà débordée ! Bref...

Quoique je dis ça, mais j’écris ailleurs… Au passage, si vous voulez une recette fraiche pour cet été, vous pouvez aller sur Salade Océane (auto-promo), et si vous voulez connaître mon avis sur la mort de Ben Laden, je vous attends sur Isonomie (auto-promo bis ^^)

En attendant de vous retrouver dans les commentaires, je vous souhaite un bon week-end !

23.04.2011

Amour est juste un nom romantique pour problème...

...Je ne sais plus qui disait cela, un sage...

 

Un petit tour du côté de mes lectures de la semaine. Commençons par mon chouchou du moment, William Shakespeare, un petit jeune qui débute…Cette semaine, j’ai ressorti ma vieille édition de Roméo et Juliette en poche.

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« Deux familles, égales en noblesse,

Dans la belle Vérone, où nous plaçons notre scène,

Sont entraînées par d'anciennes rancunes à des rixes nouvelles

Où le sang des citoyens souille les mains des citoyens.

Des entrailles prédestinées de ces deux ennemies

A pris naissance, sous des étoiles contraires, un couple d'amoureux

Dont la ruine néfaste et lamentable

Doit ensevelir dans leur tombe l'animosité de leurs parents.

Les terribles péripéties de leur fatal amour

Et les effets de la rage obstinée de ces familles,

Que peut seule apaiser la mort de leurs enfants,

Vont en deux heures être exposés sur notre scène.

Si vous daignez nous écouter patiemment,

Notre zèle s'efforcera de corriger notre insuffisance. »

 

 L’histoire, est-il besoin de la rappeler tant elle fait partie de l’imaginaire mondiale ? Nous sommes à Vérone, en Italie, les Capulet et les Montaigu se détestent au point d’ensanglanter la ville par des duels mortels incessants. Roméo est amoureux de Rosaline, et pour se changer les idées, il décide, encouragé par ses amis, de se rendre incognito à une fête donnée par les Capulet en l’honneur de Juliette, fête à laquelle sera présente Rosaline. C’est là que les regards (et le destin tragique) de nos deux héros vont se croiser. Ils finissent par se déclarer leur amour naissant, et décide de se marier en cachette, pour parer à la haine des deux familles… Entre temps, Roméo se fait bannir de Vérone pour un duel au sang de trop. Le plan conçu par les deux amoureux et Frère Laurent le confesseur de Juliette, pour se retrouver, tournera à la tragédie, et à une issue fatale pour nos deux amoureux.

 

« ROMÉO. - Il se rit des plaies, celui qui n'a jamais reçu de blessures ! (Apercevant Juliette qui apparaît à une fenêtre.) Mais doucement ! Quelle lumière jaillit par cette fenêtre ? Voilà l'Orient, et Juliette est le soleil ! Lève-toi, belle aurore, et tue la lune jalouse, qui déjà languit et pâlit de douleur parce que toi, sa prêtresse, tu es plus belle qu'elle-même ! Ne sois plus sa prêtresse, puisqu'elle est jalouse de toi ; sa livrée de vestale est maladive et blême, et les folles seules la portent : rejette-la !... Voilà ma dame ! Oh ! Voilà mon amour ! Oh ! Si elle pouvait le savoir !... Que dit-elle ? Rien ... Elle se tait ... Mais non ; son regard parle, et je veux lui répondre ... Ce n'est pas à moi qu'elle s'adresse. Deux des plus belles étoiles du ciel, ayant affaire ailleurs, adjurent ses yeux de vouloir bien resplendir dans leur sphère jusqu'à ce qu'elles reviennent. Ah ! Si les étoiles se substituaient à ses yeux, en même temps que ses yeux aux étoiles, le seul éclat de ses joues ferait pâlir la clarté des astres, comme le grand jour, une lampe ; et ses yeux, du haut du ciel, darderaient une telle lumière à travers les régions aériennes, que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit n'est plus. Voyez comme elle appuie sa joue sur sa main ! Oh ! Que ne suis-je le gant de cette main ! Je toucherais sa joue ! »

 

Outre que c’est en soi une belle histoire, basée sur des classiques assez anciens, Shakespeare réinvente l’ amour total et innocent. La pièce est à la fois tragique et très drôle par moment. Les personnages secondaires tel que la nourrice de Juliette, ou le pauvre Frère Laurent, sont parfaitement posés, juste comme des témoins impuissants du malheur en marche. C’est difficile de ne pas rentrer complètement dans cette superbe histoire d’amour éternel.

Comment ne pas tomber sous le charme également du film de Franco Zefirelli, avec la douce Olivia Hussey et le frêle Leonard Whiting.

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Il date de 1968 et reste une de mes adaptations préférées de cette pièce. Probablement que le visage innocent et tellement radieux des deux acteurs y est pour beaucoup…

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Je l’ai re-visionné pour l’occasion, et le charme opère toujours, et je finis en larmes, presque dévastée par cette tragédie qui s’écrit sous nos yeux…

J’avoue être vraiment contente du prétexte que m’offre le challenge Shakespeare de replonger le nez dans ces merveilles.shakes.gif


 

 

 

 

 

 

 

Autre challenge, autre auteur : Agatha Christie (initiée par Les Livres de George Sand). challange-agatha-christie.jpgJe crois avoir lu à peu près tout les Agatha Christie publié en France, entre le collège et la fin du lycée. La suite de mon aventure avec elle a consisté à relire mes préférés et à me délecter des adaptations ciné ou télé, avec David Suchet ou Peter Ustinov, les deux figures tutélaires de Monsieur Hercule Poirot à l’écran. Le crime d’Halloween s’ouvre sur un crime d’enfant. Lors d’une fête d’Halloween, la petite Joyce Reynolds se vante inconsidérément d’avoir assisté à un crime. Bien sûr on la retrouve morte un peu plus tard. La chatoyante romancière Ariadne Oliver assistait à la fête et horrifiée, elle fait appel à son ami Hercule Poirot pour triompher de cette énigme.

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C’est étrange d’observer les réactions des intervenants, qui restent assez indifférents à la mort de cette gamine (certes un peu odieuse…) Ouvrir un Agatha Christie et ne pas en ressentir de contentement à la lecture est une chose impossible.. J’ai aimé retrouver dans ce roman la farfelu Ariadne, tellement éloignée des manies de Poirot…  L’enquête n’est pas la plus compliqué de la collection, mais on ne boude pas son plaisir.

Le hasard a fait que Olivia Hussey et Agatha Christie ont ensuite recroisé ma route, mais je vous en reparlerais...

Une dernière lecture ? Comme j’étais bien partie à pleurer sur le sort de Roméo et Juliette, et que je triais ma bibliothèque, j’ai aimé retomber sur Paul et Virginie, de Bernardin de Saint Pierre.pauletvirginie.JPG

Autre histoire tragique d’amours contrariés. Une horreur, j’ai pleuré, encore et encore. Alors donc, l’histoire se passe sur l’île de France, autrement dit l’île Maurice de nos jours. Le narrateur se promène et tombe sur deux petites cabanes en ruine et interroge un vieux qui connait leur histoire. Madame de La Tour est la veuve d’un noble libertin, et Marguerite est une jeune bretonne séduite puis abandonnée. Les deux femmes viennent  sur l’île cacher leur honte et accoucher de Paul (pour Marguerite) et Virginie (pour Madame de La Tour)  Les deux enfants sont élevés ensembles sur cette île qui fait figure de paradis à la végétation luxuriante. Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’un sentiment amoureux naisse dans le cœur de virginie, pour Paul et que Madame de La Tour, s’en rendant compte, décide de l’envoyer en métropole compléter son éducation, loin de Paul. La distance et les plans contraires de la famille de Virginie ne réussissent pas à éteindre cet amour, et Virginie finira par s’enfuir pour retrouver Paul dans leur paradis de l’île de France. Mais le drame d’une tempête vient briser le cœur de Paul qui voit le bateau qui transporte Virginie détruit sous ses yeux. Le désespoir tuera Paul. Celui qui ne pleure pas est un sans-cœur. Je me rappelle également de l’adaptation télévisé, que je regardais petite avec des paquets de mouchoirs pour éponger mes larmes… J’ai bien envie de remettre la main sur un streaming tiens… Le roman est vraiment très beau, poétique et puis aussi un enchantement pour ce qui est de l’environnement décrit. On a sous nos yeux un paradis naturel : c’est aussi cet attachement à la nature où ils ont été élevés, que nous content Paul et Virginie. Et me vient l’envie de connaître cette île Maurice….C’est une belle apologie de la vie en harmonie avec la nature.

Roman qui vient compléter mon challenge nature writinglogo-naturewriting.jpg.

 

 

 

 

 

 

 

On se retrouve demain ? Avec plus de chocolats et moins d’amours contrariés, j’espère !

 

06.04.2011

La mégère apprivoisée (non, ce n'est pas moi...)

L’actualité récente et mon activité de lectrice se sont télescopées. Je participe au challenge Shakespeare, initié par Maggie et Claudialucia.

J’avais prévue une liste de lecture, qui comportait notamment La Mégère Apprivoisée (The Taming of the Shrew), le décès d’Elizabeth Taylor aura été pour moi l’occasion de revoir l’adaptation cinéma de Franco Zefirelli, où elle apparaît aux côtés de Richard Burton.

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Commençons par la pièce, de William Shakespeare donc.

Nous sommes à Padoue, le seigneur Baptista a deux filles, la douce Bianca, et la moins douce Catharina. Bianca pourrait se marier, avec un des deux prétendants qui lui font la cour, mais cela ne peut se faire avant que son aîné ne soit elle-même mariée. Mais Catharina est une fille au caractère bien trempé, voire un peu trop, ce qui fait fuir le moindre fiancé potentiel…

Arrive alors un certain Petruchio qui s’est juré de trouver une femme riche à Padoue. Il jette son dévolu sur Catharina, et demande sa main à Baptista, en l’assurant qu’il va la dresser.

La rencontre des deux amoureux est faite de bagarres, de mots plus hauts les uns que les autres et de délicieux envois d’assiettes ou autres objets contondants à la face de l’autre.

En parallèle, nous assistons à la rivalité entre trois prétendants aux beaux yeux de Bianca.

Petruchio épouse Catharina, dans une scène épique, et l’emmène chez lui, où se poursuivra victorieusement sa conquête de cette mégère.

C’est une pièce que l’on pourrait juger sexiste, au vu de la place que tient la femme, son utilité sociale et ses limitations, mais somme toute, c’était l’époque… Bref j’ai adoré relire cette comédie, vive et cinglante !

Le film de Zefirelli date de 1967 et met en scène un couple mythique du cinéma, Richard Burton et Elizabeth Taylor !

 

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J’adore ce film, je crois que je dois le visionner au moins une fois par an depuis mes quatorze ans, on va éviter de faire le compte, merci bien…

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Elizabeth Taylor déploie son jeu avec force et subtilité. Elle met du cœur aux scènes de dispute, ses harangues contre le mariage et son prétendant sont à la fois drôles et féroces. Et puis ce regard, moi je ne m’en lasse pas. Richard Burton n’est pas en reste question harangue et mise au pas de sa belle, à croire que ce n’est pas un rôle de composition, surtout quand on connaît la passion explosive qui animait ce couple dans la vie réelle.

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Bref un beau film (de toute façon, Zefirelli, j’adore..) un bon moment de comédie et un morceau du patrimoine mondial à regarder !

24.03.2011

Une place au soleil

J’ai un peu l’impression de me spécialiser dans la nécrologie en ce moment. La faute à ces idoles de ma jeunesse (et d’après…) qui nous quittent…

Elizabeth Taylor est donc morte.

J’aimais sa beauté évidente, son talent et la douceur qui se dégageait de son regard. Je ne suis pas d’un naturel « fan de », quoiqu’on pourrait m’opposer que j’ai une façon tranchée d’affirmer mes amours et mes détestations…

Elizabeth Taylor était d’abord une belle actrice, que je regardais petite, parce que je la trouvais si jolie… Et puis pour tout vous avouer, elle m’avait consolée sans le savoir. Les enfants sont cruels entre eux, surtout les petites filles, de vraies chipies souvent… Quand j’étais enfant, j’étais souvent en but aux moqueries de mes camarades de primaire à cause de mes yeux. Quant on me regarde, on sent qu’il y a un truc qui cloche. J’ai un regard un peu lointain de myope, mais avec une « infirmité » supplémentaire : j’ai les yeux hétérochromes, un œil vert et un œil marron. Cela donne un regard un peu étrange, absent. Les lunettes me protègent, mais je n’en ai pas toujours porté. Et donc, petite, cela me valait des moqueries, je n’étais pas « normale ». Mon frère ainé, pour me consoler, et me rendre fière de moi, m’avait expliqué que mes yeux étaient au contraire encore plus uniques, comme ceux d’Elizabeth Taylor. Son incroyable regard violet, ses yeux merveilleux l’étaient parce qu’ils étaient atteint de cette même « anomalie » génétique, l’hétérochromie. C’est tout bête, mais cela m’a attaché à elle. Et je remercie mon frère de m’avoir montré la vie sous cet angle : être fier de ce qui nous rend unique. Et même si je suis loin d’être aussi belle qu’elle, j’aime l’idée de cette petite « ressemblance ».

Ensuite, la filmographie exceptionnelle d’Elizabeth Taylor a fini de me la rendre unique au monde. Sa beauté de brune douce et sensible a été utilisée dans de nombreux films. Je me rappelle vous avoir parlé d’Ivanhoé sur ce blog, et aussi d’Une Place Au Soleil, un des plus beaux films de tout les temps… A chaque fois, il se dégage de son visage une telle douceur, une douleur presque…

Et puis sa vie personnelle, je ne parle pas de ses mariages particulièrement. Plutôt de ses luttes pour les causes humanitaires et notamment contre le SIDA, à une époque où cele ne se faisait pas si simplement.

Je vous laisse sur cette citation (oui c’est jeudi citation…) de Paul Claudel :

 

«  Il y a des yeux qui reçoivent la lumière et il y a des yeux qui la donnent »

 

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Avec Montgomery Clift

 

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Taylor et Clift dans Une Place au Soleil

 

 

 

 

 


28.02.2011

Le temps efface tout il n'éteint pas les yeux

Monday sucks, je vous le disais ce matin. Encore plus en cette fin de journée où j’apprends la mort d’Annie Girardot. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet ou faire dans le pathos, juste rappeler quelle actrice merveilleuse elle à été, même si le  milieu du cinéma l’a boudée un temps… Je me rappelle de sa beauté dans ses films de jeunesse, sa présence sublime et drôle parfois…

Annie girardot, cinema, marcel proust,

 

 

Annie girardot, cinema, marcel proust,

J’ai une expression merdique pour signifier que je vais peu au cinéma, je dis que je n’aime que les films avec des acteurs morts dedans. Vraiment merdique comme expression… Mais elle se confirme…

 

Sa mémoire s’était envolée, triste destin de celle qui marque les nôtres, de mémoire.

Et sur ce temps qui passe, cruel et froid, me revient ce poème de Marcel Proust, avec ses quelques vers qui me mettent les larmes aux yeux ce soir.

Ne lisez rien de moi ici, mais lisez ces lignes, et si elles ne vous vrillent pas le cœur, alors c’est que vous n’en avez plus… 

 

Je contemple souvent le ciel de ma mémoire

Le temps efface tout comme effacent les vagues
Les travaux des enfants sur le sable aplani
Nous oublierons ces mots si précis et si vagues
Derrière qui chacun nous sentions l'infini.

Le temps efface tout il n'éteint pas les yeux
Qu'ils soient d'opale ou d'étoile ou d'eau claire
Beaux comme dans le ciel ou chez un lapidaire
Ils brûleront pour nous d'un feu triste ou joyeux.

Les uns joyaux volés de leur écrin vivant
Jetteront dans mon cœur leurs durs reflets de pierre
Comme au jour où sertis, scellés dans la paupière
Ils luisaient d'un éclat précieux et décevant.

D'autres doux feux ravis encor par Prométhée
Étincelle d'amour qui brillait dans leurs yeux
Pour notre cher tourment nous l'avons emportée
Clartés trop pures ou bijoux trop précieux.

Constellez à jamais le ciel de ma mémoire
Inextinguibles yeux de celles que j'aimai
Rêvez comme des morts, luisez comme des gloires
Mon cœur sera brillant comme une nuit de Mai.

L'oubli comme une brume efface les visages
Les gestes adorés au divin autrefois,
Par qui nous fûmes fous, par qui nous fûmes sages
Charmes d'égarement et symboles de foi.

Le temps efface tout l'intimité des soirs
Mes deux mains dans son cou vierge comme la neige
Ses regards caressants mes nerfs comme un arpège
Le printemps secouant sur nous ses encensoirs.

D'autres, les yeux pourtant d'une joyeuse femme,
Ainsi que des chagrins étaient vastes et noirs
Épouvante des nuits et mystère des soirs
Entre ces cils charmants tenait toute son âme

Et son cœur était vain comme un regard joyeux.
D'autres comme la mer si changeante et si douce
Nous égaraient vers l'âme enfouie en ses yeux
Comme en ces soirs marins où l'inconnu nous pousse.

Mer des yeux sur tes eaux claires nous naviguâmes
Le désir gonflait nos voiles si rapiécées
Nous partions oublieux des tempêtes passées
Sur les regards à la découverte des âmes.

Tant de regards divers, les âmes si pareilles
Vieux prisonniers des yeux nous sommes bien déçus
Nous aurions dû rester à dormir sous la treille
Mais vous seriez parti même eussiez-vous tout su

Pour avoir dans le cœur ces yeux pleins de promesses
Comme une mer le soir rêveuse de soleil
Vous avez accompli d'inutiles prouesses
Pour atteindre au pays de rêve qui, vermeil,

Se lamentait d'extase au-delà des eaux vraies
Sous l'arche sainte d'un nuage cru prophète
Mais il est doux d'avoir pour un rêve ces plaies
Et votre souvenir brille comme une fête.

 

Voilà, une femme s’éteint, avec elle une partie de ce monde…

 

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