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  • L'accro du shopping à la rescousse - Sophie Kinsella

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    La semaine passée je faisais des recherches sur mon chouchou Picabia (un jour une de ses œuvres sera mienne !), et je suis tombée sur cette phrase de lui : “La bonne conscience du rire me repose des gens sérieux.” C’est exactement ça ! On pourrait sinon, dire comme Les Nuls, que c’est bon de rire parfois. Et je saute de Picabia aux Nuls pour arriver à ma petite joie du jour : Sophie Kinsella.

    Les courageux qui me lisent depuis quelques années savent que l’éclectisme littéraire est un sport que je pratique beaucoup, enfin je crois que ça se voit assez ! Et c’est ainsi qu’un de mes auteurs chouchou de ce qu’on nomme Chick Litt (est-ce que je suis une poule, je vous le demande !), n’est autre que Sophie Kinsella. Je suis tombée dans le sac à main de son accro du shopping dès le premier opus, pour la meilleure raison du monde, la plus simple : Becky c’est moi. Et oui, mon lourd secret, enfin pas si secret que ça, c’est d’être la madame Bovary du shopping (pardon Flaubert), et j’ai été ébahie à la lecture des premières aventures de Becky, tellement j’avais l’impression d’un miroir que l’on me tendait… c’est dire si j’ai de suite accordé mon affection à cette héroïne. J’avais l’impression de me voir, jusque dans ses maladresses et ses erreurs. Depuis, je suis présente à chaque nouvelle aventure de mon Accro du Shopping préférée. J’avoue avoir moins aimée L’Accro du Shopping Attend un Bébé, pas assez renouvelé à mon gout et trop prévisible. Mais Sophie Kinsella est un auteur dynamique et surtout plein d’une incroyable candeur imaginative. Aussi j’ai allègrement replongée pour les aventures de Becky en jeune maman et Becky à Hollywood.

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    C’est donc à Hollywood qu’on avait laissé Becky, blasée des paillettes et des mirages de la célébrité. C’est une Becky plus authentique qu’on retrouve, la gentille petite anglaise, nature et bienveillante, attachée à ses amis, à sa famille et sur qui on peut compter. L’Accro du Shopping à la Rescousse c’est un véritable road trip dans les plaines désertiques du Nevada, où chacun cherche non pas son chat mais une personne chère. Becky part retrouver son père, lui-même parti aider un ami, pendant que Suze se fait du souci pour ce cher Tarquin ! Quel plaisir de les retrouver, tous. Ça m’a vraiment fait l’effet d’une famille réunie, des amis qu’on connaît depuis toujours : c’est ce qui arrive quand un auteur dessine avec amour ses personnages de roman, avec profondeur et caractère.

    Il y a de tout dans la Chick Litt et j’ai déjà dit combien je n’aimais finalement pas ce terme si réducteur ! Avec Jennifer Weiner, Marian Keyes et Isabel Wolff, Sophie Kinsella fait partie des femmes dont j’aime lire l’humour et la sensibilité. C’est une écriture difficile à tenir, car arriver à amuser, émouvoir, surprendre et faire rire aux larmes son lecteur en un seul roman, c’est du grand art. Et de l’émotion, du rire, des larmes, on en trouve à foison dans ce nouvel opus des aventures de Becky. J’ai apprécié un certain retour aux racines de la série, à la simplicité et à l’amitié encore plus forte et présente. J’ai retrouvé cette bonne vieille Becky qui gaffe mais qui ne veut que du bien aux gens, j’ai retrouvé l’inénarrable Suze et Tarquin le lunaire… Une petite tribu qui m’a vraiment manqué : même Alicia la vilaine aux belles jambes m’avait manquée ^^ Bref, un vrai retour réussie pour Becky.

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    J’ai aussi eu la chance d’assister à une des rencontres avec Sophie Kinsella, et quel bonheur, toujours, d’entendre les auteurs parler de leur façon d’écrire, de leur cheminement et de ce qui les motive ou les fait douter au contraire. J’ai trouvé Sophie Kinsella aussi pétillante que Becky, accessible et follement drôle. C’est amusant, je ne pensais pas être aussi charmée par son naturel. J’ai ri en écoutant Sophie Kinsella, presque autant que j’ai ri en lisant Becky : c’est cette spontanéité du rire qui fait tant de bien. C’est bon et précieux !

    Alors oui, je perds souvent quelques heures à cogiter sur des questions oiseuses, ou à me lamenter des duretés de la vie : j’équilibre en me plongeant dans le rire dès que j’en ai l’occasion. Écoutez ce que dit Picabia et faites comme moi :)

     

    L'accro du shopping à la rescousse - Belfond

  • J'ai dans le coeur trois sentiments

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    Hier je me suis rappelée cette phrase particulière de Alexandre Dumas, « j'ai dans le cœur trois sentiments avec lesquels on ne s'ennuie jamais: de la tristesse, de l'amour et de la reconnaissance. » je m’interrogeais, pour la millième fois certainement, sur le sens des choses, toutes les choses qu’on fait, depuis le moment où l’on se lève, jusqu’à celui où l’on se couche. Pour préciser le contexte, je pensais que je m’ennuyais mortellement. Pourtant je fais des tonnes de « trucs » je suis même débordée, entre mon métier, mes différents projets, l’écriture, la lecture, mon fils, les loisirs. Et pourtant, dès que je réfléchis deux minutes, je sais que je m’ennuie la plupart du temps. C’est peut-être dans ces deux minutes là que je suis la plus sincère avec moi. Peut-être sommes-nous nombreux dans ce cas ? Il faudrait trouver le moyen d’étirer à l’infini ces deux minutes, et en profiter pour plonger au fond de nos cœurs, retrouver les trois sentiments dont parle Dumas. Ou plutôt, il faudrait trouver le moyen de se rappeler à chaque minute de chaque journée ces trois sentiments et ce qu’ils impliquent.

    J’ai de la tristesse dans mon cœur, souvent, parce que je suis comme ça, de nature mélancolique et prête à perdre deux heures à me rappeler un passé qui ne reviendra pas et à convoquer des souvenirs trop lointains. Mais la tristesse est aussi source de beauté. C’était quoi déjà cette phrase de Sagan, « Sur ce sentiment inconnu dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. » Oui, c’est un beau sentiment, dont je ne veux pas me séparer.

    J’ai dans le cœur de l’amour. Pour mon fils, son père aussi, et finalement pour infiniment plus de gens que je ne veux me l’avouer. Est-ce que vous connaissez ce snobisme détestable qui consiste à vouloir paraître plus indifférent et cynique qu’on ne l’est réellement : je souffre de cette maladie :) Pourtant, l’amour est un sentiment qui libère, qui allège. Tout est plus simple si on décide d’aimer d’abord, d’aimer envers et contre tout.

    J’ai dans mon cœur de la reconnaissance. Envers l’amitié quand elle m’est témoignée, envers la sympathie et envers la gentillesse. J’ai beaucoup de reconnaissance envers la vie, ce qu’elle m’offre de bon et moins bon. La vie n’est qu’expérience.

    Voilà, je vais juste me rappeler de m’en rappeler.

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  • La crème de la crème - Daylong et Weleda

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    Winter is gone, quoi qu’en pense la météo actuelle. J’attendais des jours meilleurs pour parler de choses un peu futiles, mais vitales, sauf que les jours meilleurs, on les attend encore, il pleut, il pleut, c’est moche. Heureusement qu’il reste les tubes de crème pour nous remonter le moral. Je prêche peut-être pour ma propre chapelle, mais ça ne vous le fait pas à vous, ce petit plaisir d’ouvrir un nouveau tube de crème comme on découvre une nouvelle friandise ?

    Voilà trois de ces petites « friandises » de soins, que j’ai testé les derniers mois. Deux coups de cœur et une grosse déception.

    On va commencer par ce qui a été mon coup de cœur de la fin d’hiver : la crème Daylong, des laboratoires Galderma. Tous les ans, à l’approche de l’été, ou simplement quand il y a exposition solaire intense (comme le soleil d’hiver en montagne par exemple), je n’ai qu’une seule crainte, une mauvaise réaction de ma peau. Je souffre de lucite, depuis presque toujours, et je me traine en plus un petit melasma sur un côté du front, invisible la plupart du temps, mais qui s’assombrit en cas d’exposition solaire. Autant vous dire que je mets des chapeaux et que je ne lésine pas sur la crème solaire en vacances. Mais en fait, le soleil est là en permanence : oui je sais, quel scoop ! Et en ville, pour tous les jours en gros, j’avais ce souci de trouver une crème, avec un SPF suffisant pour me protéger et pas chopper un brunissement du melasma en plein hiver ou un début de lucite dès avril. La plupart des crèmes de jours actuelles contiennent un SPF, mais qui n’est jamais à plus de 20 ou 30, du moins je n’ai jamais vu plus. Le SPF en gros c’est le degré de protection des UVA/UVB. Et honnêtement se tartiner de crème solaire en ville, avec ce que ça a de collant, blanc et moche, très peu pour moi... Bref, la prise de tête.

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    La crème solaire Daylong, je l’ai essayé deux mois : temps nécessaire pour moi pour juger de son efficacité. Ce qui m’a incité à l’essayer, c’est un SPF 50 et une texture légère, qui a priori pouvait me convenir au quotidien. Perfect match. Pour vous expliquer, le matin, je mets un sérum, ensuite ma crème de jour, et enfin la protection solaire : vous imaginez bien que tout ça doit être léger léger pour ne pas asphyxier la peau. D’où l’énorme coup de cœur à l’usage pour la Daylong. Légère, fluide, qui pénètre vite et bien, bref du rêve en tube. Coup de cœur qui s’est confirmé au fil des jours, en ne voyant ni début de lucite, ni brunissement de melasma à l’horizon. Ma dermato m’avait expliqué que le souci avec un melasma, c’est qu’on peut penser en être débarrassé, et il suffit d’un coup de soleil pour le voir réapparaitre plus foncé que jamais… Je suis donc très attentive au sujet. Bref, j’ai trouvé le SPF que je peux utiliser au quotidien en ville, sans retouche et sans souci pour dix à douze euros environ. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais le soleil est en général mauvais pour toutes les peaux, même celles qui ne souffrent ni de lucite ni de melasma : il accélère le vieillissement. Autant vous dire que je recommande la Daylong à tout le monde depuis que je m’en sers. J’en suis au troisième mois d’utilisation et tout se passe bien : si bien que je regrette qu’il n’y ait pas un peu plus de soleil !

     

    Autre coup de cœur, la crème aux plantes médicinales de Weleda. Un joli tube tout vert qui sent bon les herbes citronnées quand on l’ouvre. N’ayez crainte du greenwashing : Weleda suit des process rigoureux depuis des décennies pour offrir des produits les plus naturels possibles et les plus respectueux de la Nature et des Hommes. J’ai acheté ce tube dans ma pharmacie habituelle parce que je cherchais une sorte de crème doudou, l’hiver m’ayant laissé bien asséchée et abimée, sur les joues et les mains. La crème aux plantes médicinales est une sorte de crème à tout faire, un peu comme la crème de huit heures d’Elizabeth Arden, que j’adorais, mais dont je ne supporte plus l’odeur ! La concurrence était rude quand même. Mais Weleda l’a relevé avec brio. La texture baume et le parfum léger, tout est parfait et surtout je suis venue à bout des petites zones sèches qui m’agaçaient, rien que sur les mains elle a fait merveille très vite. Pour six euros, c’est une crème que je vais utiliser et réutiliser sans modération.

     

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    Pour finir, grosse déception avec le réparateur apaisant de Dermophil Indien. C’est une marque de parapharmacie que j’aime bien habituellement, donc quand j’ai vu ce soin intensif destiné à réparer les gerçures et les crevasses, je me suis dit que ce serait parfait pour mes mains trop sèches en hiver. Et bien que dalle, walou, rien : j’ai réussi à vider la moitié du tube en vain. Pourtant je n’avais pas la moindre gerçure ni crevasse, juste des mains trop sèches, notamment sur les côtés des paumes. Outre une odeur trop forte et pas géniale, cette crème n’a rien soigné du tout. Un essai, un ratage, je n’en rachèterai jamais.

     

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    La prochaine fois, si tu es sage, on parlera manucure (oui, je sais que tu as hâte)

  • Karl Ove Knausgaard - La Mort d'un Père / Un Homme Amoureux

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    La folie d’un écrivain ne se ressent jamais mieux que dans ce qu’il feint de raconter par erreur. Du moins est-ce mon opinion, tant j’ai passé de temps à guetter le visage des auteurs derrière chaque livre que l’un ou l’autre pouvait avoir écrit. Oui, j’aime supposer, réfléchir et tenter de deviner ce qui, dans la fiction est de l’ordre du réel. Le seul intérêt de ces suppositions étant d’assouvir ma capacité à cogiter à propos de tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi.

    L’an dernier, quand j’ai pris le livre de Karl Ove Knausgaard sur une des tablées du libraire, j’ai à peine regardé la quatrième de couverture : j’ai d’abord vu un pavé d’un auteur étranger, et souvent cela suffit à me faire craquer. Que n’avais-je fait. Moi qui aime les supputations et les devinettes, j’allais être bien punie.

    Ce livre, c’est La Mort d’un Père, premier tome d’un cycle intitulé Mon Combat (oui, comme Hitler, mais ne nous arrêtons pas à cela, j’y reviens ensuite.) Un livre qui n’est pas un roman, mais un récit autobiographique de la vie et de la famille de l’auteur. Karl Ove Knausgaard est un auteur « normal », au départ (si tant est que ce mot ait du sens), qui a déjà publié deux romans, et est relativement connu dans son pays d’origine, la Norvège. La Mort d’un Père, et plus largement le cycle Mon Combat, est une tentative de restituer la vérité d’une vie, à chacun de ses instants, dans ses doutes, ses errements, ses réflexions les plus banales et les plus ennuyeuses. J’ai eu peur d’avoir affaire avec une sorte de Christine Angot du Nord, avec dix fois plus de pages, ce qui m’aurait bien ennuyée, vu le peu de considération que j’ai pour la littérature égotico-nombriliste de la dame. Loin de là. La Mort d’un Père revient sur l’enfance et la jeunesse de Karl Ove Knausgaard, sous l’ombre d’un père violent et autoritaire. L’auteur se remémore le petit Karl, avec ses faiblesses, ses peurs, son affolant désir de se fondre dans la masse, et la volonté d’échapper au père menaçant.

    Il faut préciser certaines choses : le père de Karl Ove Knausgaard était un notable connu. Par ailleurs, il n’a prévenu personne de son entourage de la teneur exacte de ses écrits. Ce livre, et le suivant, ont fait l’effet d’une bombe tant Karl Ove Knausgaard se met à nu et met à nu son entourage, son ex-femme, sa famille proche, ses propres enfants. Le lecteur est dans la position d’un voyeur privilégié qui sait tout de ce qui se passait dans le cercle Knausgaard.

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    Ce que j’ai aimé, contrairement aux bluettes égotiques de Christine Angot, c’est qu’il n’y a aucune feinte, aucune manipulation, aucune volonté d’amener le lecteur à penser ceci plutôt que cela. Il y a la vérité nue d’un homme, ses pensées les plus emmerdantes, les plus exaltantes, et le détail de la vie. C’est la vie que l’on lit dans ces pages. La vie avec ses beautés et ses trucs plus moches, ce que vous et moi nous avons tendance à cacher sous le tapis. Karl Ove Knausgaard dit qu’il en avait assez de la recherche stylistique, du travail des détails, de ce travail d’écrivain qui nous fait recommencer dix fois, vingt fois, la même phrase. Il explique avoir voulu s’affranchir de cela, et simplement écrire, au kilomètre, privilégiant la quantité à la qualité. C’est cette force brute qu’on retrouve dans les pages, cette incroyable crudité. En cherchant à oublier le style, Karl Ove Knausgaard en invente un autre. Il s’est libéré des entraves habituelles de l’écrivain, en s’en imposant d’autres : écrire vite, publier encore plus vite. Au risque de l’incompréhension et des haines familiales, qui n’ont pas manqué d’éclater. Au risque aussi de choquer toute une société, que ce soit avec La Mort d’un Père, ou le tome suivant : Un Homme Amoureux. C’est que Karl Ove Knausgaard brise mille tabous de la société scandinave, mollement sociale-démocrate, chantre de l’égalitarisme et du progrès social. Il tend à ses contemporains un miroir effrayant : on y voit un homme rebuté par son statut de père au foyer, et par tous ces « trucs de bonne femme » qu’il lui faut accomplir au nom de l’égalité. Pourtant, il se soumet à ces règles de société, mais ne s’empêche pas de penser, et surtout il fait état de ses pensées. Il montre combien chaque être humain est traversé de doutes, de paradoxes, d’envies contradictoires, et toutes ces faiblesses et ces lâchetés sont mises sous le tapis, enfermées à double tour (oui les deux), pour permettre à la société de fonctionner. C’est cette illusion collective, ou de couple, qu’il a brisée le temps de ces récits. C’est peut-être ça le plus foudroyant : les choses peuvent se savoir, mais tant qu’elles ne sont pas dites, elles ne sont pas réelles. Karl Ove Knausgaard dit tout dans ses livres. Comme je l’écrivais au début, ma manie des suppositions a été bien mise à mal, l’auteur ne laisse aucune place aux suppositions. C’est ce combat du quotidien qu’il a voulu retranscrire, son combat, qui est fait de doutes, de peurs, d’incertitudes.

    On peut se sentir perdu, parfois ennuyé : le récit de ses courses au supermarché du coin n’est pas l’acmé de son talent, mais pour le coup on comprend tout à fait que lui aussi ça l’emmerde profondément et qu’il se sentirait mieux à accomplir des tâches plus nobles, mais puisqu’il faut être un Homme Moderne, il se plie aux exigences.

    J’ai évidemment aimé les deux premiers tomes, et j’ai hâte de lire le troisième, qui sort ces jours-ci.

    Je vous conseille vivement cette expérience littéraire.

    Chez Denoël

    La Mort d’un Père

    Un Homme Amoureux

    Jeune Homme (pas encore acheté mais j'ai hâte)

     

    Les deux premiers tomes sont disponibles en poche chez Folio.

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  • Promenade à Lille avec Northern France Experience

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    Que faites-vous de beau ce weekend ? Que diriez-vous d’une balade à Lille ? Vous connaissez mon amour pour les villes du nord, de Bruxelles à Aix-la-Chapelle, en passant par Ostende et Lille, j’aime ces paysages, surtout en hiver. Mais quand revienne les beaux jours, on s’y promène avec le même plaisir.

    Aujourd’hui je vous emmène à Lille (Rijsel, en néerlandais, je trouve ce mot tellement poétique), une ville que je visite assez régulièrement : de Paris c’est assez rapide, environ une heure en TGV et guère plus en voiture. Mon petit plaisir l’hiver, c’est d’aller manger une gaufre accompagné d’un bon chocolat chaud chez Meert, ou déguster une carbonade bien au chaud, quand dehors l’hiver glace les arbres.

    Quand le printemps revient, j’aime me promener dans les rues de Lille, traîner au Furet du Nord, et je ne vous cache pas qu’il est arrivé certains samedi que je fasse carrément mes courses alimentaires au Carrefour d’Euralille en passant, avant de rentrer vers Paris ^^ Autant vous dire que j’ai quelques habitudes à Lille.

    Mais le propre des habitudes est certainement de figer la spontanéité. Comment retrouver de la nouveauté, là où l’on pense tout connaître ? C’est là qu’est l’erreur : on ne connaît jamais tout de rien ! Et je m’en suis rendue compte la semaine passée, en retournant à Lille, accompagnée du père de mon fils, mais pas seulement :) j’avais sur mon téléphone une nouvelle appli, Northern France Experience. J’avais découvert cette application le jeudi précédent, à la faveur d’une journée à Lille, et j’ai adoré. Aussi, j’ai décidé de retourner (encore !) à Lille, le samedi suivant, pour redécouvrir la ville, accompagnée de cette appli.

    Je ne sais pas si vous me suivez sur Instagram, ou sur la page Facebook du blog, mais j’avais partagé des screenshots de l’appli, ainsi que des photos de mon petit périple.

    Pour en revenir à l’appli, c’est un truc assez fou, un peu GPS, un peu guide touristique, un peu pochette surprise. De fait, c’est une appli qui propose, suivant des critères de temps et/ou d’intérêts personnels, des parcours dans tout le Nord-Pas-de-Calais : quoique maintenant il faille dire Hauts-de-France.

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    Cette appli permet d’avoir une vision plutôt proche de ce que cette belle région a à nous offrir : un ADN, une identité qui tourne autour de la culture et des paysages, ainsi que de la mémoire. C’est cet ADN que l’appli Northern France permet de mettre en valeur et de faire découvrir. Ainsi, on peut choisir de privilégier un aspect sportif, familial, culturel ou mémoriel, dans sa découverte de la région. Les parcours proposés sont d’une belle cohérence et surtout ne sont qu’un guide, un accompagnement et une suggestion. On peut se perdre, digresser dans sa promenade, le moment venue, l’appli saura nous reprendre par la main si on en ressent le besoin. C’est ce que j’ai le plus aimé, le côté pratique et non contraignant. Si on le souhaite, on peut cliquer sur des infos, qui s’affichent alors en pop up, et alors on en sait plus sur un monument, un quartier, un événement historique. De même, il y a un fort partenariat avec les commerçants des villes concernées, et ainsi des offres sont proposées aux utilisateurs de l’appli : encore une fois sans contrainte, mais facilement lisible dans l’appli sans que cela soit envahissant et vire au panneau publicitaire. Quoi de plus pénible sinon !

    Là où j’ai été bluffée, c’est que j’aime et crois connaître Lille, comme dit précédemment, et justement j’ai redécouvert cette ville, en me laissant guider par les suggestions de l’appli. C’est assez marrant de voir que des endroits derrière les quelles ont est passé dix fois, sont là et valent le coup d’œil !

    Je n’ai pas été payée pour faire preuve de tant d’enthousiasme, rassurez-vous, j’ai tellement envie d’envoyer un tas de gens parcourir ces belles terres du Nord ! L’appli m’a justement fait repenser, à un endroit magnifique et émouvant, où je m’étais rendue il y a quelques années : le Mémorial de Vimy. Un endroit où l’on ne peut que ressentir la nécessité de la paix, et se recueillir dans un hommage unanime envers les soldats canadien morts en France lors de la seconde guerre mondiale.

    L’appli Northern France Experience m’a aussi rappelé le fabuleux patrimoine culturel du Nord : par exemple, si vous ne connaissez pas la Piscine de Roubaix, je vous engage à visiter ce fabuleux musée !

    Le tourisme doit évoluer avec son temps, avec la grande place que prennent les tablettes, les smartphones, la spontanéité des séjours de dernière minute ; mais le tourisme ne vaut rien s’il se bâtit sans respecter son véritable patrimoine. La région Nord-Pas-de-Calais Picardie, avec le développement de cette appli, a fait le choix de la sincérité : identifier ses richesses et les mettre en valeur.

    Bref, j’ai eu grand plaisir à retourner dans ces jolis Hauts-de-France !

    Plus d'info pratiques sur le site Tourisme Nord-pas de Calais

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