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asthme

  • A bout de souffle

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    Le week-end ainsi que le lundi ont été agités en fait. Il y a eu des quintes de toux, des nuits blanches, la courses aux docteurs… Puis hier, lundi, après une dernière radio, le diagnostique a été posé : mon fils est asthmatique.

    C’est à la fois bénin et grave pour moi.

    Je suis peinée de voir mon fils essayer de s’habituer à cette petite machine (une chambre d’inhalation) pour prendre un traitement qui va être quotidien pour un sacré bout de temps…

    asthme,


    L’asthme est une maladie mal connue je me rends compte. Je suis devenue asthmatique à 26 ans seulement, et depuis ces dix dernières années, j’essaie d’équilibrer ma respiration, de jongler avec les 36000 traitements et innovations qu’on me propose. Respirer c’est vivre. Ça devrait être simple et naturel. Mais je sais, pour le vivre, comme la panique peut te gagner quand tu sens tes poumons étouffer, et toi avec. La panique qui vient quand tu ne sais pas quoi faire pour trouver un peu d’air.

    Je ne voulais pas de ça pour mon fils, et j’espérais qu’il y échapperait, puisque je n’avais pas été asthmatique dans mon enfance…

    Depuis ces derniers jours je m’en veux un peu. De quoi ? Je ne sais pas. J’ai bien écouté son père, et les médecins, m’expliquer que ça n’avait rien avoir avec quelque chose que je lui aurais transmis, ou quelque chose que j’aurais mal fait dans les soins que je lui apporte. Mais c’est comme ça. Et pourtant je m’en veux. Je sais que ça va passer…. Mais je déteste le voir comme ça.  Puis je me dis ; ce n’est QUE de l’asthme… Mais c’est mon petit bébé.

    Je lisais récemment chez Sandra je crois, de jolies réflexions autour de la mère parfaite ou indigne, j’y ai donné mon avis, en disant qu’on ne fait jamais que ce qu’on peut finalement, et de son mieux. Je sais que c’est l’attitude la plus simple et la plus saine, et la plus réaliste aussi.

    Alors pourquoi ce sentiment de culpabilité irrationnelle aujourd’hui ?