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  • Chaque heure fait sa plaie et la dernière achève

     

    Remercions Théophile Gautier de nous apporter sa lumière pour le titre du jour :)

     

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    Aujourd’hui est un jour spécial, puisque administrativement, chronologiquement, tout ça quoi, j’ai un an de plus. Chouette. Bref.

    Qu’ai-je fait depuis l’an dernier ? Que faisais-je l’an dernier à la même époque ?

    J’avais des envies, des lubies, des projets, des croyances naïves. De manière amusante, tout, absolument tout s’est effondré, rien ne s’est déroulé comme prévu. Ce n’est pas grave c’est la vie. Mais du coup, je me demande finalement ce que signifie « fêter son anniversaire ». Je sais, je suis chiante. Je pourrais convoquer mes copines les plus proches, faire un gâteau, etc.… mais bon, non. Je préfère en général réfléchir à des trucs nuls, pas drôles, à me demander pourquoi finalement je n’ai pas eu la fête surprise avant de me rappeler mes menaces de tuerie généralisée si quiconque s’y essayait, à une fête surprise…

    Bon, sinon, aux anniversaires j’aime bien faire un bilan : hou que c’est original, non ?? Bref là, les trucs auxquels je tenais :

    -Passer mon permis : j’ai eu le code… la conduite attend.

    -Finir mes ouvrages d’écriture en cours : presque, presque….

    -Avoir un autre enfant, peut-être : bah voilà…Bref.

    -Etre adulte enfin : je crois que oui ça c’est fait !!!

    Et puis c’est tout je crois.

    Qu’est ce que je souhaite pour l’année qui vient ? Rien de spécial, que de faire ce que j’ai à faire au mieux qui se puisse être.

    Allez à demain !

     

     
    Le pont Mirabeau

    Sous le pont Mirabeau coule la Seine
    Et nos amours
    Faut-il qu'il m'en souvienne
    La joie venait toujours après la peine

    Vienne la nuit sonne l'heure
    Les jours s'en vont je demeure

    Les mains dans les mains restons face à face
    Tandis que sous
    Le pont de nos bras passe
    Des éternels regards l'onde si lasse

    Vienne la nuit sonne l'heure
    Les jours s'en vont je demeure

    L'amour s'en va comme cette eau courante
    L'amour s'en va
    Comme la vie est lente
    Et comme l'Espérance est violente

    Vienne la nuit sonne l'heure
    Les jours s'en vont je demeure

    Passent les jours et passent les semaines
    Ni temps passé
    Ni les amours reviennent
    Sous le pont Mirabeau coule la Seine

    Vienne la nuit sonne l'heure
    Les jours s'en vont je demeure

    Guillaume Apollinaire "Alcools" - 1913