15.10.2009

Adonis et Apollon


Salut mes loupiots, aujourd'hui, je cède à mon péché mignon (non, pas parler de moi, petit malotru !!) t'infliger des extraits de mes poèmes favoris.

Alors pour laver l'affront de l'énième échec d'Adonis à emporter le Nobel de Littérature (accordé cette année à Herta Müller je te le rappelle, et même que j'envisage de la lire avant de la classer au rayon saucisses définitivement) nous allons savourer ces quelques vers. Et si tu lis jusqu'au bout, il y aura une récompense, pour nous les personnes de bon goût : un homme, pas nu, je n'ai pas trouvé hélas de clichés dénudés... mais le peu qu'on voit est sublime ! Et cet homme, l'Adonis du jour donc, a, pour une fois, plus de 25 ans, c'est ma façon à moi de me désolidariser de Frédéric Mitterrand et de Roman Polanski.


Note bien lapin que j'aurais voulu rendre hommage à la plastique sans faille de Prince Jean, le Vagal Dauphin, mais comment dire, j'ai pensé que ce serait trop de bonheur pour tes yeux ébaubis.

Alors on oublie, et on revient à notre poème d'Adonis (t'as acheté le bouquin comme je t'ai dis ? Non ? Pfffff, des perles aux cochons voilà ce que c'est ^^)



Incantations In Chants de Mihyar le Damascène


A


Salut, ô corps,

Modulations que le plaisir parfois en fit surgir pour s'enchanter

Elles sont mon amour et ma transe.

Je règle les quatre cordes du luth sur les quatre natures

Le zîr équivalent à la bile jaune

Le mathna au sang

Le muthallath au flegme

Le bumm à la bile noire

Et tu fais courir, ô femme, le rythme, en d'innombrables fleuves

Salut, ô corps.


B


Approche, olivier

Laisse ce rebelle t'embrasser

Laisse-le dormir à ton ombre

Répandre sa vie sur ton splendide fût

Et t'appeler : ô femme !


C


« La nuit

Nous sautions de nos lits

Et allions toutes nues jusqu'au bout du village

Porteuses de surgeons poussiéreux, les arroser

Nous nous étendions à même la terre assoiffée...

Après quoi pouvaient venir les nuages et la pluie... »


D


Couche-toi la belle

Sur cette herbe aussi belle

Loge entre tes cuisses une belle fleur

Et dis à ton bel amant

De la ravir avec son bel organe


H


Dénude-toi, rosier / enveloppe-moi de lune

Descends, prince de la lune, étreindre le rosier

Nous t'avons posé une échelle

Nous avons mis le pied de la rose au dernier barreau

Que nous avons aussi paré d'une autre fleur

Et puis nous avons tracé dessus les silhouettes

D'espèces de coq pour le continent

D'espèces de poisson pour la mer

Afin d'assister aux noces du ciel avec la Terre



W


Toi, ô celui que poursuivait une femme

Au corps enveloppé de papier d'écolier

Et se ceignait la tête de couronnes de roses

Elle s'appelait la princesse des herbes

Son nom était la Fête

Et la Parole ;

Toi, ô celui qui passa,

Nous voici, autour de ton nom assis en cercle

Pour un arbre nous te prenons

Nous t'ébrancherons ramure à ramure

Pour faire de toi une amulette à couvrir de chaume

Que nous jetterons dans l'écume

En disant :

L'écume

Fait

Aussi

Partie

Des

Clés

De la mer.


Z


Donne-moi, femme, une tresse de tes cheveux :

Attache-les avec ce rameau

Livre-les à l'accolade

De l'espace du vent

En figure de deux amants.


Et là Gégé, l'adonis découvert chez cette coquine de Firemaman !!! Merci à toi pour ça ! Gerard Butler :

 

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Je n'ai pas de mot pour lui !!!

I want it :)

Have a nice day les gens !