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benjamin disraeli

  • Faire catleya

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    Bon, les gens, je ne savais pas trop quoi vous raconter en ce moment. Non pas que je manque d'inspiration, non. Trop de sujets se bousculent dans ma tête, l'actualité est en mode téléscopage permanent. Et puis honnêtement, tous les textes que j'ai terminés sont très lourds, plein de tristesse et de questionnement. Alors je vais vous les épargner pour l'instant. Ou alors j'en glisse un, mine de rien, entre 2 déconnades. Je verrais.

    En tout état de cause la mort de Mano Solo, puis le suicide de Krystina Rady m'ont inspirés des pensées un peu chafouines. J'y repense. Ou j'oublie.

    Je voulais parler cul, mais ça ne se commande pas. Pourtant j'ai envie. Beaucoup. Grave même. Tout ça c'est la faute de la littérature d'avant, celle avec des mots compliqués dedans et des histoires où il ne se passe finalement pas grand-chose.

    Oui je suis snob, je relis Proust et j'ai envie de faire catleya en permanence. Vous noterez que personne ne lit Proust : on le relit. Mouarffff.

    Faire catleya c'est la façon qu'à le héros de parler d'une partie de cul. Joli non.

    Longtemps je me suis couchée de bonne heure j'ai attendu qu'un homme spontanément me propose de faire catleya, en vain. Dommage, j'aurais dit oui tout de suite, juste à cause de ce mot, cattleya. L'orchidée en soi est une fleur très érotique, vaginale même je dirais. Cette expression proustienne est simplement merveilleuse.

    Je suis toujours snob, et cette fois je lis Wilkie Collins, le gendre de Dickens tellement meilleur que Dickens. Le roman du moment, Basil. Histoire classique d'un jeune homme qui tombe amoureux en dessous de sa condition, du mystère, de grands sentiments, pas le moindre roulage de pelles à l'horizon, le bonheur. Ce type de romans recèle comme un pouvoir aphrodisiaque. Erotique plutôt. C'est le feu sous la glace. Je crois que je suis un peu trop cérébrale. Toutefois le charme d'un beau texte, dit par un beau garçon, n'a d'égale qu'une partie de jambe en l'air devant un débat politique à la télévision.

    Ces romans c'est vraiment le bonheur.

    Bonheur qui trouvera son épanouissement avec La fille perdue de D.H Lawrence. Et puis s'il existe un Dieu des Océane, et bien je trouverais enfin un autre roman de Benjamin Disraëli, à part Tancrède je veux dire. Zut quoi, c'est si étrange de vouloir lire un roman sans atermoiements vampirico-adolescents à l'intérieur ?


    Je crois que je vais me remettre sur le droit chemin de la pensée rive gauche. Ou pas.