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caviar

  • Pour vous

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    Bonjour Gens,


    Alors dans l'ordre :

    - réponse aux commentaires dès que possible....C'est prévu.

    - Joyeux mois de mai  tous ! Le mois des projets et de l'espoir !

    - Et puis, je ne sais pas...


    Sinon, voici ma participation au concours de Manu, la lettre enflammée au prince Vladimir...

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    La première fois que je vous ai vu passer, à portée de moi, je vous ai détesté. Non, pas détesté, mais j'ai eu comme une réaction épidermique, de protection. Vous étiez moqueur, sec... Je me disais voilà bien un garçon qui ne mérite que mon mépris, et même mon indifférence. Mais indifférente, non, je ne pouvais pas. Vos quelques remarques à mon égard étaient aussi acides qu'intrigantes.

    Je suis affligée du plus vilain des défauts : la curiosité. Vous ignorer aurait dû être dans la logique du moment. Mais je me demandais ce qui se cachait derrière cette façade parfois glaciale. Heureuse que je suis d'avoir écouté mon instinct, ma curiosité, vilaine compagne mais si utile parfois... La brièveté de vos paroles, leur apparente froideur, tout cela n'était qu'un vernis, acide certes, mais juste un vernis de protection.

    Vous bousculer, par mes mots à mon tour, ce fut mon reflexe. Votre étonnement était à la hauteur du mien.  Un homme doux, bon et timide, se cachait derrière cette apparence de mufle et de cynique. Je me fais douce et romantique, presque naïve, pour parler de vous, ô mon ange... Mais l'étonnement et la surprise, et la joie, et le bonheur de vous voir tel que vous êtes vraiment, font de moi le barde ahuri qui chante vos louanges à tous ceux qui veulent bien l'entendre. Votre froideur n'est que le maladroit mouchoir qui couvre votre timidité, votre amour de la solitude. Découvrir une telle tendresse dans vos gestes, deviner ce qu'il vous en coute d'efforts pour exprimer le début d'une affection : voilà ce qui a emporté ma foi.

    Vous êtes comme un rempart, aussi solide que ceux imaginés par Vauban, rempart qu'il convient d'appréhender avec tact et douceur, puis une fois accroché, il faut savoir vous bousculer, toujours avec douceur, paradoxe et difficulté de la situation. Je le fais, je vous découvre chaque jour un peu plus Ô mon ange, et chaque jour apporte son lot de surprises. Votre amour de la solitude n'est que la recherche de la tranquillité et de l'apaisement. Vous accepterez une compagne je crois, celle qui saura partager avec vous le silence sans crainte de l'ennui. Celle qui comprendra les mots que vous ne prononcerez pas. Laissez-moi être cette compagne et regarder avec vous l'azur étoilé. Et ces étoiles qui brillent, le poète a raison qui sait qu'elles brillent pour quelqu'un. Les étoiles brillent pour vous et moi qui vous regarde.

    Mon prince, mon ange, vous cachez des trésors précieux au fond de votre cœur et de votre âme. Vos mots si rares, parfois incomplets, parlent plus que des discours de hâbleurs. Je vous ai reconnu d'instinct. La compagne que vous cherchez, celle qui sera votre double, votre amie, votre amante, vous l'avez qui se tient à vos genoux...

    Donnez-moi la clé...