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Au fait : je serais indisponible ici quelques jours, à moins que je me connecte depuis un cyber, mais je ne vous aime pas assez pour ça. Faut pas déconner quand même !
Par contre Ginie ma poule, si tu passes par là ma chérie j’ai pensé à toi l’autre soir au Stade de France.
Vu que ces athlètes s’obstinaient à courir tout habillés (Romain tu me déçois), bref j’avais que ça à faire de penser.
Manu ne fait pas que penser. Elle lance aussi des concours trop dans la hype bloggosphérique.
Mais pas n’importe quoi !
Des concours avec à manger dedans !!!
Oui, du manger, du miam, de la bouffe ! Anglaise…
Nooon revient, t’en va pas !
Ado d'époque.
De la bonne bouffe anglaise. Ne sois pas de mauvaise foi, oui ça existe !
Ne te fie pas à tes souvenirs d'ado boutonneux!
C’est vrai que souvent on découvre la nourriture anglaise en voyage scolaire au collège.
Pour ma part, c’était en 1984, ou 1985, je sais plus. T'était pas né ? On s'en fout, insolent.
J’y suis allée avec mon collège de bonnes sœurs, genre le couvent des oiseaux part en vadrouille.
Mon binôme c’était celle qui est toujours ma meilleure amie Alexandra. A l’époque on s’habillait en jean neige ou en mini, les yeux charbonneux, on écoutait Cure et Madonna en fumant des joints le soir dans notre chambre à l’école…
L’école avait affrété un car en commun avec l’école de GARÇONS. Enfin c’était majoritairement des branleurs de notre âge, pleins de boutons et à la voix aigüe, mais aigüe comme pas permis.
Sauf David et Cyril ! Ils étaient beau, musclés ! C’était des vieux de troisième, autant dire des hommes mûrs et expérimentés. Et même qu’on est sorti avec eux dans le car.
[Note pour la jeune génération : sortir à l’époque = rouler des gros patins en mettant les mains sous le pull de l’autre et en pouffant comme des idiotes.]
T’imagine la découverte de la sensualité à l’arrière d’un car rempli de crétins et de branleuses ?? L’extase que c’était.
Cyril, si tu passes par là, quand je t’ai dis que je t’aimais, en fait non, oublie, c’était des conneries.
Bref, après des heures de roulages de pelles intenses, avec quand même des minutes-respirations, on arrive au port de Calais.
Et tu sais quoi mon lecteur chéri : le tunnel sous la manche n’existait pas à l’époque !!! Tu rends compte ??? Alors quoi, tu pense qu’on est arrivé à Londres à la nage, en poussant le car depuis Calais ??
Que Nenni, on a pris un bateau, enfin, un truc qui glisse sur l’eau et qui va vite pour toi, sans que tu ais a enfiler ton maillot de bain Adidas de compétition pour faire la brasse papillon.
Je te passe les détails du voyage, pareil hein, toujours à base de pelotage intensifs et de cantiques chantés par ceusse qui avait la bouche non-occupée à mieux.
Arrivé à Londres, les Bonnes Sœurs nous lâchent dans nos familles d’accueil.
Alexandra et moi on arrive, on se présente, les indigènes nous font la bise. Tout va bien.
Hop, ils nous montrent notre chambre, la cuisine, mettent la table.
Et se barrent au pub !!!!! Sans nous, les enculés malotrus ! Et surtout en nous laissant devant ça :
Et ça aussi !
Pouahhhh, beurk pas bon, caca boudin, qu’on s’est dit avec Alex ! Tout a fini aux toilettes. Comme tout les repas qu’ils s’échinaient à nous servir avant de filer en famille au pub !
Nous on était contentes, on avait quartier libre, pour sortir, fumer, boire et rouler des pelles.
On s’est essentiellement nourris à base de fish and chips et de fruits.
Le reste, bof…
Le matin on avalait des litres de thé au lait avec des toasts pour se caler, mais c’était pas la joie gustative.
Mais ça reste un de mes meilleurs souvenirs ! Tu comprends, la découverte du corps de l’autre, à défaut des restos 3 étoiles de Londres, ça valait le déplacement ^^ !
Manu, tu ne crois pas qu’il serait temps que je révise mon jugement sur les délices du palais Anglais (et je ne fais pas référence à Camilla et Charles, sinon je vomis mon fish and chips)
God Save The Manu.
Et que je n'en grille pas un à dire que je ne pense qu'au cul et à la bouffe !
L’été est bien là, les gens partent en vacances (même moi, bientôt hiiii), et les gens à la mer ils aiment bien lire le «livre de l’été ». Notez bien que ceusse qui partent à la campagne et à la montagne aussi aiment lire. Mais c’est pas la question, arrête de me perturber.
Brrrref on en était où ? Lire l’été, oui.
Alors moi, dans ma grande mansuétude je voudrais te suggérer de quoi te fendre la poire facile, ou bien de quoi frissonner en rigolant (c’est possible, comme la SNCF), voire même de quoi te creuser le cerveau. Ce dernier point étant bien entendu réservé aux lecteurs dotés d’un cerveau, dont la liste suit…
Mon loupiot : tu aimes Dan BrownetBertrand Delanoë ? Ta vie c’est Dalida et Benoit XVIcomme Steevy le boulet ? Tu rêves de visiter le Vatican avec ton association d’éphèbe amateur de Mylène Farmer ? Alors ce bouquin est pour toi : Gay Vinci Code ! Rien que le titre, je me suis précipité dessus : j’aime les pastiches littéraires, alors à défaut d’un Umberto Eco sous la main (THE spécialiste des pastiches à mes yeux), celui-ci à parfaitement fait l’affaire !
Vous prenez le scénario du da Vinci Code, vous y rajoutez tous les clichés du milieu gay, et vous avez un cocktail savoureux et drôle !
Si tu trouves que BHL est un phare de la pensée, que Anna Gavalda représente la quintessence du roman français, ou si simplement tu manques d’humour au sujet des talents littéraires de Guillaume Musso et de Marc Levy, alors passe ton chemin.
Sinon, jette-toi sur l’autre ouvrage de Pascal Fioretto. « Et si c’était niais » (j’adore ce titre) reprend chapitre par chapitre les plus gros vendeurs de librairie (il parait que certains écrivent les titres qu’ils signent, mais chuut, c’est un secret), et on voie une histoire s’écrire à la manière de.
J’ai bien aimé. Sachant que l’histoire en elle-même ne casse pas 3 pattes à un canard, le plaisirs risque d’être amoindris si on n’a pas lu d’abord les œuvres d’Anna Galvaudé et consort.
La plume est acide, mais on sent quand même une certaine tendresse pour ces auteurs décriés par une frange de la critique (dont moi, je l’avoue) et en tout cas, pour les reproduire si fidèlement, Pascal Fioretto les a lu attentivement. Où l’on en vient à conclure que ces auteurs ont en tout cas un style bien à eux, puisque définissable.
Bref on peut rire et apprendre aussi 2, 3 petites chose pas inintéressantes !
Si vous avez des envies plus ciblées en matière de domaine de lecture dites le moi, j’en tiendrais compte : si vous préférer que je vous dégotte un polar, un roman d’amûuuur ou un essai sur la décroissance. I’ m your’s !
Bisous câlins, bisous minou, comme disait (à peu près) feu Macha B.