Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

bretagne

  • Breizh Izel

    Pin it!

    bzh.jpg

    La Bretagne, c’est la région de France qui fait battre mon cœur. J’aime la Bretagne, c’est simple et net. Je n’y suis pas née pourtant, mais peu importe. Je suis arrivée à Nantes à l’âge de 3 ans environ. J’entends d’ici dire « Nantes ce n’est pas la Bretagne » ! Pff… Administrativement, peut-être, et suite à une aberration de la seconde guerre mondiale. Mais Nantes historiquement reste la capitale du duché de Bretagne.

    En grandissant à Nantes, j’ai grandi avec la culture et l’histoire bretonne. Les vacances, les petits séjours à Guérande, Perros-Guirec, Quimper, Quimperlé, les calvaires, l’océan… Voilà la Bretagne avec qui j’ai grandi.

    J’aime cette région qui s’est toujours distinguée par ses valeurs. J’aime le caractère franc et un peu rude de ses habitants. J’ai toujours été étonnée par l’extrême générosité et la discrétion des bretons. L’art de faire ce qui est bien et juste. Sans sombrer dans le cliché, j’aime ce côté bourru qu’on y sent. Et je suis comme ça. Distante d’abord, peu expansive, et puis j’aime qu’on me fiche la paix (en théorie), mais j’ai un bon fond et suis prête à tout quand j’aime une personne : l’amitié c’est rare et sacrée.

    La Bretagne avec laquelle j’ai grandi est pleine d’elfes et de korrigans. Judicaël navigue sur une barque fragile vers son destin, la statue de Saint-Gilles a l’air de manger les crêpes qu’on laisse à ses pieds…

    Petite, j’avais une collection de livres que j’adorais : les contes et légendes, chez Fernand Nathan. Un de mes préférés était évidemment celui consacré à la Bretagne :

     

    bretagne.jpg


    Ces histoires ont contribuées à renforcer mon affection pour la Bretagne.

    Et puis plus tard encore, la musique et la danse bretonne, les fest noz, le cœur Breton, l’universalisme dans le particularisme, tellement bien raconté par Tri Yann :

     

    « Le breton est-il ma langue maternelle ?
    Non ! Je suis né à Nantes où on n'le parle pas.
    Suis-je même breton ???... Vraiment, je le crois...
    Mais de pur race !!!... Qu'en sais-je et qu'importe ?
    Séparatiste ? Autonomiste ? Régionaliste ?
    Oui et non... Différent...
    Mais alors, vous n'comprenez plus :
    Qu'app'lons-nous être breton,
    Et d'abord, pourquoi l'être ?

    Français d'état civil, je suis nommé français,
    J'assume à chaque instant ma situation de français.
    Mon appartenance à la Bretagne
    N'est en revanche qu'une qualité facultative
    Que je peux parfaitement renier ou méconnaître...

    Je l'ai d'ailleurs fait...
    J'ai longtemps ignoré que j'étais breton...
    Français sans problème,
    Il me faut donc vivre la Bretagne en surplus
    Et pour mieux dire en conscience...
    Si je perds cette conscience,
    La Bretagne cesse d'être en moi.
    Si tous les bretons la perdent,
    Elle cesse absolument d'être...

    La Bretagne n'a pas de papiers,
    Elle n'existe que si à chaque génération
    Des hommes se reconnaissent bretons...

    A cette heure, des enfants naissent en Bretagne...
    Seront-ils bretons ? Nul ne le sait...
    A chacun, l'âge venu, la découverte... ou l'ignorance ! »

     

    Tri Yann – La découverte ou l’ignorance.

     

     

    Et puis, petite anecdote : mon ex-mari, du temps que nous « sortions » ensemble, m’avais offert un petit bol breton, à mon nom… Un souvenir de nos jeunes années…

     

    SN153451.JPG


     

    Voilà ma Bretagne chère Heidi ! La parole à José-Maria de Heredia pour finir :

    Bretagne

    Pour que le sang joyeux dompte l'esprit morose,
    Il faut, tout parfumé du sel des goëmons,
    Que le souffle atlantique emplisse tes poumons ;
    Arvor t'offre ses caps que la mer blanche arrose.

    L'ajonc fleurit et la bruyère est déjà rose.
    La terre des vieux clans, des nains et des démons,
    Ami, te garde encor, sur le granit des monts,
    L'homme immobile auprès de l'immuable chose.

    Viens. Partout tu verras, par les landes d'Arèz,
    Monter vers le ciel morne, infrangible cyprès,
    Le menhir sous lequel gît la cendre du Brave ;

    Et l'Océan, qui roule en un lit d'algues d'or
    Is la voluptueuse et la grande Occismor,
    Bercera ton cour triste à son murmure grave.