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barry white

  • Enduite de honte

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    Spécial dédicace à l'énoooooooooooooorme concours de Manu :)

     

     

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    Intérieur jour - un studio d'étudiant.


    Raphaël me regarde bizarrement depuis près d'une heure. Je sens qu'il a un truc qui le travaille, mais il ne dit rien.


    - Raphaël je vais faire les courses pour l'anniv' de Charlotte, tu veux un truc ?

    - Des courses, de bouffe tu veux dire ?

    - Bah oui, et puis à boire aussi, les cadeaux, c'est déjà fait. On prévoit quoi alors ?

    - Quoi ? Quoi ?

    - A manger !! Tu suis ??? On mange quoi alors ?????

    - Heuuuu pourquoi tu demandes ça ?

    - Et toi, Raphaël pourquoi tu rougis ? T'es malade, t'es fatigué, ça va pas ?

    - Si si ça va ma puce. Ecoute j'ai pas cours je t'accompagne, tu vas où ?

    - Bah écoute, le Monop' rue du Calvaire, non ?

    - Hummm non ma petite chatte on va aller chez Carrouf', y a plus de choix, et j'ai des bricoles à voir. Je t'emmène en voiture.


    [Oui à l'époque Océane était un boulet qui n'avait déjà pas le permis, mais tellement d'autres qualités à offrir]


    Mon sourcil se fronce : ma petite chatte par-ci, ma puce par là, me conduire faire les courses ! WTF !!!! Il va me demander un truc, c'est pas possible.

    Je prends ma plus belle voix, mon ton le plus dégagé et j'attaque en douceur :

    - Lapin, t'as fini de préparer le cours que tu donnes jeudi ?? T'es sûr que t'as  du temps à perdre à faire les courses ? Je peux y aller seule tu sais.

    - Ouaiiis t'inquiètes, c'est fait, c'est fait. Bon on y va là ?


    Je sors, un peu étonnée, mais après tout, pourquoi toujours vouloir voir ce qu'il n'y a pas.

    Bref, on monte dans la voiture, et là le cher Raphaël se lance dans un monologue assez décousu, sur nous deux, notre petit couple, notre évolution qui lui fait super plaisir.

    - Humm Raph chouchou, ça fait 2 mois qu'on se connaît et certes c'est un record, mais heu si aller faire les courses ensemble c'est ce que t'appelles une évolution vers le couple, je vais y aller en tram, ça me fera moins flipper. Et puis nous on va éviter d'évoluer vers le Carrouf', hein, dis chouchou ?

    Raphael prend un air contrarié :

    - Noon mais attends tu comprends pas, mais je suis content qu'on fasse des trucs ensemble, je veux dire à part baiser et aller en cours ensemble.

    [Raphaël était dans mon cours de Droit Civil, et il m'avait abordé l'air très content de lui en me disant « ouais toi je t'ai vu à l' AG de L'UNEF-ID »  Et donc ??? «  Tu veux venir regarder le débat Chirac Jospin chez moi ce soir ? Ça va être passionnant » On est en 1995 et Lionel Jospin est qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle, un truc qu'on ne reverra jamais mes agneaux... Et moi un homme qui me regarde en parlant politique et dont les yeux clignotent du mot SEXE, je dis banco. Le soir même, je regardais bien le fameux débat de l'entre-deux-tours, tête en bas sur le canapé de Raphael, effectivement, c'était passionnant]


    Le reste du trajet se déroule au son de la radio. Et je sens un truc pas net dans l'air. Etrange il est le Raphaël.

    On arrive en enfer, enfin au supermarché et je soupire de fatigue, par anticipation, tandis que Raphael semble lui soupirer d'aise !! De plus en plus étrange !

    Il me suit docilement de rayon en rayon, je fais au plus vite, je n'aime pas la foule étouffante des grandes surfaces. Soudain, il s'arrête, me prend les mains et demande : «  on prend de la chantilly ma puce ? »  Heu oui, si tu veux. Son ton solennel pour demander de la chantilly commence à me faire douter de sa santé mentale. Je réfléchis déjà à une stratégie de rupture...

    Mais lui continue de me serrer les mains entre les siennes : « non, mais c'est pour nous en fait ».  Oui, oui pour nous, j'acquiesce, hein, on ne va pas le contrarier avant qu'il m'ait déposé avec les courses quand même. Et lui continue, en mode repeat :

    - Pour nous, pour toi et moi.Ce soir.

    Je crois que je devais avoir l'air un peu interloquée, penses-tu, une discussion passionnante au détour du rayon légume sur le fait de prendre de la chantilly.... L'air agacé il a fini par quasiment me hurler dessus : oui enfin merde pour la lécher sur toi quoi !!!!!!

    Blanc, vide intersidéral. Une mamie, une vendeuse du magasin, s'arrêtent net et nous regardent. J'ai l'impression qu'elles sont en train de me visualiser en situation.

    Pour tout dire, j'ai l'impression d'être enduite de honte avant même d'avoir été enduite de chantilly !

    Rouge et un peu gênée, j'éclate quand même de rire et l'entraine par le bras.

    -Non mais ça va pas la tête de crier des trucs pareils ici !! Tout ce cirque pour m'accompagner, ton petit monologue sur le couple, pour ça ??

    - Oui, enfin tu comprends pas vite !

    - et toi tu sais pas parler clairement. Bon on la prend cette chantilly ?

    Le Raphael retrouve le sourire et on se dirige bras dessus bras dessous au rayon crèmerie. Il prend un flacon de chantilly premier prix. Je me fige, le regard mauvais.

    - Un souci, ma puce, me demande-t-il ?

    - Tu prends la moins chère ?

    - Heuu oui, enfin vu ce qu'on va en faire...

    - La manger, banane, sur moi ou sur toi, on va la manger banane ! Merde ça vaut quand même Elle&Vire ou Président quoi, zut à la fin ! J'avale pas n'importe quoi moi !!

    Je vois bien son regard agacé et je sens qu'il prend sur lui : « m'enfin ma puce, la chantilly c'est de la chantilly quoi »

    -Ta puce elle se fera pas bouffer quoi que ce soit avec de la chantilly bas de gamme pleine d'acides gras hydrogénés et de polyphosphates

    -Ma chérie le polyphosphate c'est pour le jambon

    -Ah mais ça va je sais c'est un exemple ! Et puis les acides gras hydrogénés tu peux pas les nier ceux là

    -Oui mais là c'est pas du jambon, c'est de la chantilly, alors l'exemple..

    Je l'interromps :

    - Tu veux faire ce truc ce soir : alors tu prends la bonne chantilly, et on reparlera étiquetage alimentaire une autre fois.

    -Ok, ok. Et du Nutella aussi.

    -Hein !! Mais ça va coller ce truc !! Et pourquoi pas du miel aussi !

    -Ah non, ça m'écœure le miel. Nooooon mais je plaisante. Bon on le prend ce Nutella ?

     

    Raphaël avait retrouvé un certain entrain, et moi je me sentais dans la peau d'une.... crêpe !! Oui une crêpe, prête à être tartinée et bouffée par un mec affamé.

    Bon, va falloir retrouver moi aussi un peu d'entrain et visualiser tout ça d'un œil un peu plus coquin, et moins alimentaire.

     

    Plus tard, de retour à l'appart', je prends de bonnes résolutions : Barry White en fond sonore ça aide.

    Raphael chantonne déjà sous la douche, je le rejoins. L'eau chaude et sa bonne humeur communicative me redonne le sourire. Je regrette déjà de l'avoir taquiné avec cette histoire de chantilly bas de gamme.

    Nous sortons de la douche main dans la main. Barry White continue de réchauffer l'atmosphère. Je me sens fébrile. Je n'aime pas l'idée de planifier quoi que ce soit en matière de cul, la spontanéité c'est la promesse de se lâcher, d'être libre. Le côté rendez-vous ça me donne un peu l'idée qu'il y  a une attente et que la déception n'est pas impossible.

    Raphaël commence à me raconter des bêtises sur la journée qui l'attend le lendemain, tout en se rapprochant. Ses mots sont ceux d'une conversation toute anodine, voire chiante, mais ses mains, puis bientôt ses lèvres se promènent sur moi. Il est toujours aussi bavard, me parle de la prochaine session d'examen pour ses élèves (il donne des cours de préparation au bac), tout en m'affolant la tête et le corps.

    Puis je me dis que je n'aperçois pas la fameuse chantilly : l'aura-t-il oublié ? Si je pose la question, cela va interrompre cette délicieuse torture, en même temps je retrouve l'envie de donner un tour sucré à notre relation. Dilemme. Je me lance :

    -Chou, la chantilly ?

    -humm quoi tu veux un chou à la chantilly là ? C'est pas le moment...

    -Mais non, la chantilly, enfin, tu sais bien, tu veux plus ?

    - Ah ah c'est toi qui réclame coquine donneuse de leçon !!!

    -Quoi donneuse de leçon, j'ai jamais dit non, simplement tu me mets pas n'importe quoi sur le corps !!! Bon tu vas la chercher cette chantilly ??

    -Non.

    -Quoi non ?

    - Non, j'ai pas envie là, ça se commande pas, peut-être plus tard, et puis j'aime t'énerver, j'adore te faire criser pour des conneries, ça te rend plus excitante encore. Tu vas redevenir une petite chose toute gentille après.

    -Compte là-dessus et touche-toi, si j'ai pas ma chantilly !

    -Noon tu l'auras pas et d'abord on a le temps non, et puis t'aime pas les trucs prévisibles, alors arrête de chouiner et viens, écoute Barry, il est de bon conseil. Can't get enough of your love Baby.  Tu veux que je chante, fais gaffe, je peux aller au bout de ma menace !


    Raphaël est casse-pied et drôle, c'est ce que j'aime chez lui. Il a un don pour me faire sortir de mes gonds, j'adore. Il ne cède que rarement, il me tient tête, et je lui tiens tête.

    Et de toute façon, ça se règle toujours au lit, avec égalité au score.


    Il a raison, je suis la reine des emmerdeuses, mais je m'adouci aussi très vite.


    La perspective de l'entendre me raconter sa journée, ou sa dernière idée de plan pour son mémoire, pendant que ses mains racontent une autre histoire, voilà de quoi se radoucir, non ?

    Il retourne à sa tâche avec ardeur, je suis partie pour redevenir sa petite chose gentille, il a raison.

    En même temps qu'il aborde le bas de mon dos, il m'explique en quoi l'UNEF-ID a tort d'envisager la réunification avec l'UNEF. Je suis au bord du gouffre, il le sait, il continue doucement d'explorer mes limites.

    Revenu sur mon ventre, il doit être inspiré par mon nombril, puisqu'il se met à m'expliquer pourquoi le nombrilisme des Eléphants du PS finira par nous perdre très vite.

    Puis il relève la tête, plonge le bras sous le lit, en ressort la fameuse chantilly qu'il me montre d'un air ravi et moqueur !

    Il me dit « prépare toi à demander grâce, j'ai faim, très faim »


    J'éclate de rire, et là....


    Rideau !

     

  • Tirons sur une ambulance

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    Les mésaventures récentes de Frédéric Mitterrand font couler beaucoup d'encre. J'ai lu le bouquin à sa sortie, et j'ai été choquée. Pas vraiment par ce qu'il racontait, après tout je suis une lectrice assidue d'André Gide et de Gabriel Matzneff, tout deux écrivains qui faisaient largement étalage de leur gouts pour les amours plus que mineurs. J'ai écrit une note au sujet de ces artistes ou auteurs que j'aime et qui ont vécu border line, mais ça sera pour une fois prochaine.

    Non ce que j'ai pris en pleine face c'est la claque d'une génération à la mienne.

    Cette claque me revenait année après année sur bien des sujets.

    Je veux parler là de ce que nous, trentenaires, sommes devenus une sorte de génération sacrifié sur l'autel de nos ainés. Je m'explique, avant de m'embrouiller plus avant. On vit une époque faite de précautions, d'interdits, de recommandation de safe behaviour au quotidien. Ne pas fumer, ne pas baiser sans capote, ne pas boire, ne pas conduire, ne pas voyager n'importe où, ne pas télécharger de musique sans payer son octroi, ne pas s'informer tout seul au risque de comprendre trop de choses, ne pas attendre de la vie plus qu'un temps de labeur qui sera peut-être récompensé par une retraite à taux plein à 65 ans.

    Où est l'aventure ? Ou est la prise de risque, ou est la découverte, l'explosion des carcans et l'abandon des valeurs préformatées au profit de sa propre expérience ??

    Entendons nous bien, je ne dis pas qu'il faille chopper le sida, le cancer du poumon et aller s'éclater à 190 km heure sur une glissière de sécurité pour être heureux.

    Mais comment se sent-on vivre si on ne vit pas dans l'expérience, dans l'inattendue, dans l'affranchissement de certaines valeurs ?

    Cette esprit est resté bloqué en 1968, puis s'est un peu réveillé en 1981 et dans les années suivantes, avant de profondément s'endormir durant les années 90 jusqu'a maintenant.

    Qu'avons-nous ? Des quinquas bien tassés qui se sont éclatés dans les années 70 et 80 à passer du maoïsme à l'école de Chicago, des rebelles à cheveux longs qui ont usé et abusé des drogues plus ou moins douces, des vertus de l'amour libre, voir pour certains jusqu'à extérioriser dans certaines limites  les théories de Tony Duvert ou le modèle de Gabriel Matzneff. C'est à la mode en ce moment que de rappeler à nos chères élites leurs turpitudes du passé, qu'elles fussent morales ou autre. Daniel Cohn Bendit en avait déjà fais les frais, et aujourd'hui Frédéric Mitterrand. Mais c'est toute une génération qu'il faudrait accabler, s'il s'agit d'accabler qui que ce soit.

    Une génération qui a pourtant explosé les carcans de la morale bourgeoise, et heureusement pour nous ! Une génération qui a su dire merde, et est allé chercher ses propres valeurs dans l'aventure et l'expérimentation. Une génération à qui l'on doit de belles chose comme la revendication d'un féminisme plus radicale, la dé-psychiatrisation de l'homosexualité, le fait de considérer les enfants comme des êtres douées de sens et non des ventre sur pattes, une génération qui a fait MSF et la guerre à la famine au Biafra, qui s'est déclarée salope pour faire avancer la question de l'avortement, c'est la génération du planning familial, de la pilule, de l'amour sans idées préconçues. Une génération qui ne voulait pas faire la guerre à d'autres peuples

    Ado, j'adorais me plonger dans ces histoires, et me rendre compte qu'un adulte pouvait décider de se prendre en main et réfléchir à ce qu'il peut faire pour améliorer le monde, sans peur de s'affranchir des modèles préexistants, sans peur de l'aventure et de l'échec. Cette génération  m'a fait rêver.

    Et qu'est-elle devenue ?? D'abord il y a eu ces fameuses années 80, années du fric facile, un fast and furious du fric et du sexe, enfin pour certains on va dire. C'est aussi une époque qui me marque et je garde pas mal de bonnes  choses, des principes de vie qui valent toujours.

    Mais ces élites après avoir bu jusqu'à la lie à la coupe du plaisir et de l'absence d'entrave, s'est découvert toute une panoplie de principes moraux, économiques et sociaux à mille lieux de leur folle jeunesse. Le principe de la putain qui devient bonne sœur : ce sont les plus radicales.

    Et on arrive à une époque ou nous somme dirigés par un troupeau de Jansénistes fâcheux, ou plutôt de Jésuite faux-cul et culpabilisateur.

    Ainsi la Terre courre à sa perte et il ne faut donc plus que penser en écologiste citoyen, et  le tout sur le mode du «  vous n'êtes que de vilains petits égoïste », l'empreinte carbone, l'essence, le recyclage....

    Et puis il ne faut pas demander trop de solidarité de l'Etat ni de personne d'ailleurs, bah oui c'est la crise, tu n'es pas au courant ? Du fric il n'y en a plus pour la sécu, les profs ou des prisons décentes, tu comprends bien il a fallu renflouer la BNP pour assurer à ses cadres méritants la même prime qu'habituellement. Et puis les prisons ça sert à rien, il suffit de castrer les méchants, de pendre haut et courts le impénitents après les avoir jeté dans un cul-de-basse-fosse.

    Quant à la sécu elle ne serait pas dans cette état si t'étais pas tout le temps malade à force de fumer et de ne pas manger tes 5 fruits et légumes par jours. Comment ça c'est trop cher ?? Mais où sont tes priorités petit  insolent ????? Déjà que je te soupçonne de ne pas manger bio....Et ne t'avises pas de télécharger une chanson pour te consoler, cet acte ignoble pourrait priver un chanteur vieillissant de l'éternelle rente à laquelle il a le droit pour avoir pondu une daube un jour.

    Quant au sexe, mon Dieu, le sexe... Plus on voit de filles à oilp' à la télé et de mec  torse nu en 4 par 3 et plus j'entends parler de misère sexuelle à la Michel Houellebecq. La faute à une société de plus en plus frileuse, qui veut s'assurer de ton pedigree sur 5 générations avant de s'engager à prendre un café au bar du coin. Et pour peu que tu dises la mauvaise chose au mauvais moment, hop le conte de fée sera stoppé net. On ne se laisse plus à aller sur des terres inconnues, à risquer l'échec. Nous sommes éduqués et gouvernés comme des enfants, un paternalisme qui prévaut dans chaque  pan de notre vie.

    Aussi je ne m'étonne plus que certaines femmes passent pour originales parce qu'elles disent ce qu'elles pensent au moment où elles le pensent, qui ne s'offusque pas de parler ouvertement de tout les sujets possibles.

    Avons-nous seulement idée du degré d'infantilisation dans lequel on nous plonge ?

    Alors L'affaire Mitterrand là-dedans ? Je n'ai jamais eu la moindre affection pour ce personnage qui a usé et abusé de son nom (prestigieux à mes yeux), et qui a toujours craché ouvertement sur les principe de gauche, apportant publiquement son soutien à Chirac lors des élections présidentielles, clamant partout son non-socialisme, mais rappelant sa prestigieuse parentèle à la moindre occasion. Il s'est positionné comme toute sa génération dans le rôle de l'ancien jouisseur devenu sage observateur de la vie et bon dispensateur de conseil au peuple indigent. Sauf qu'il faut être crédible pour ça.

    Et là c'est raté mon coco. Comme tout le reste du Gouvernement Vagal par ailleurs. Mais je pense que le Royal Nain Vagal cultive cette habitude qu'avait François Mitterrand : savoir s'entourer de gens légèrement plus médiocre que soi permet de toujours tenir le haut du pavé.

    Sauf que le Nain Vagal est déjà bien trop médiocre pour espérer une cour du même acabit.



    Dans le même esprit, bientôt je vous parle du roman érotique de Lewis Scooter Libby, sympathique néoconservateur américain, chargé des affaires de sécurité nationale sous la présidence de l'inénarrable Junior Bush.


    En attendant, parce que je suis énervée et que la musique adoucit les mœurs, a little bit of jazz ? De belles chanteuses, à la voix aussi magnifique l'une que l'autre, une douceur à écouter, un miel qui se déverse sur mon cœur. Rassure toi je n'ai pas le mauvais gout de t'appâter pour t'infliger du Norah Jones de bas étage, on est pas dans un ascenseur ici.

     

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    Oui je suis un peu énervée, ça se voit, non ?

     

    Let me introduce :


    Diana Krall


    podcast
    Why should I care ?

     


    podcast
    A case of you

     


    And Lisa Ekdahl


    podcast
    My heart belongs to Daddy

     


    podcast
    But not for me

     

     

    Et comme je suis très énervée: Barry White !!!!!! Ecoute ce rire, son rire à 2:14 de la chanson !! Je pourrais céder à (presque) n'importe quelle demande si on me passe du Barry White : orgasmic earthquake !

     


    podcast

    Let the music play


    Tu veux me faire plaisir : va augmenter le pourcentage de n'importe lequel de tes péchés (sauf l'envie et la colère, faut pas déconner, concentre toi sur la luxure et la gourmandise par exemple).

    Et demain tu sauras pourquoi je m'appelle Océane :)