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camille la chenille

  • Poésie et banane

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    Un dimanche sous le signe de la poésie et de la banane !

     

    La banane d’abord, avec le résultat du concours Philippe Katerine. Alors, bonne nouvelle, ce ne sont plus deux mais quatre personne qui ont été tirées au sort par la main innocente (et mignonne) de mon fiston chéri. Sachez que cela m’a couté deux brownies et un déjeuner au Quick pour convaincre le petit lapin qu’il devait tirer des papiers d’un chapeau. Car, toute blague à part, en ce moment mon fils mange comme quatre, et tout est prétexte à nourriture…

    Bref les mimines de ma descendance ont désigné les quatres personnes suivantes :

    Le Journal de Chrys.

    Carnetsdemode.

    Nekkonezumi.

    Camille : mon fils me demande si tu es de la famille de Camille La Chenille, je crois que ma réponse l’a déçu…

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    Merci de m’envoyer un mail avec votre adresse pour l’envoi de votre CD !!

     

    Les autres participants, j’espère avoir l’occasion très vite de vous proposer d’autres surprises !

    La poésie, ensuite (encore ?) avec les dimanches poétiques de Bookworm.

     

    J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
    Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant
    Et de baiser sur cette bouche la naissance
    De la voix qui m'est chère?

    J'ai tant rêvé de toi que mes bras habitués
    En étreignant ton ombre
    A se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
    Au contour de ton corps, peut-être.
    Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante
    Et me gouverne depuis des jours et des années,
    Je deviendrais une ombre sans doute.
    O balances sentimentales.

    J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps
    Sans doute que je m'éveille.
    Je dors debout, le corps exposé
    A toutes les apparences de la vie
    Et de l'amour et toi, la seule
    qui compte aujourd'hui pour moi,
    Je pourrais moins toucher ton front
    Et tes lèvres que les premières lèvres
    et le premier front venu.

    J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,
    Couché avec ton fantôme
    Qu'il ne me reste plus peut-être,
    Et pourtant, qu'a être fantôme
    Parmi les fantômes et plus ombre
    Cent fois que l'ombre qui se promène
    Et se promènera allègrement
    Sur le cadran solaire de ta vie.

    Robert Desnos, "Corps et biens".

     

     

    Merci encore pour vos mots et vos pensées des jours passés.

     

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