23.02.2012

Daniel Darc (oui encore)

En ce moment, je me saoule à la voix et aux mots de Daniel Darc, c'est fou comme chacune de ses chansons, des deux derniers albums surtout, trouve un écho en moi...

J'aimerais partager celle-ci avec vous, écoutez là bien, les paroles ne sont-elles pas merveilleuses ?

 


podcast

Daniel Darc - Rouge Rose

serait-ce le vent?
serait-ce la pluie?
serait-ce simplement l’ennui?

toi, tu m’attends
moi, je m’enfuis
tu pleureras toute la nuit

combien de roses
à peine écloses
m’as-tu offertes, souviens-toi

elles sont fanées
comme ces années
vécues entre toi et moi

est-ce au levant
est-ce dans la nuit
que je dirais:
” je t’en prie “?

je t’aimais tant
oui mais pourtant
je crois que c’est bien fini

….tournons et tournons encore
et ne dis pas un mot
tournons et tournons encore
avant qu’il ne soit trop tard
ou trop tôt
viens tournons sans un mot
viens tournons…il fait noir

mon amour
la nuit ne dure pas
le soleil rouge rose détruit tout chaque fois

il se fout de toi et moi
rouge sang
rose ta peau
…c’est fini…


Et ceci est ma citation du jeudi !

09.02.2012

Over ok

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Oscar Wilde a toujours le mot juste.

Rien à rajouter, si ce n'est que j'over love la jupe.

26.01.2012

Beautiful girl

« Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps. »  Victor Hugo


Une citation qui me fait penser automatiquement à Catherine Deneuve. Elle est belle bien sûr, mais sa beauté irradie, sur sa peau, dans ses yeux, c’est curieux comme elle m’attire, comme un soleil. C’est plus que de la simple beauté.

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La citation du jeudi, une initiative de Chiffonnette.

15.09.2011

Imagine

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Ma citation du jeudi pour Chiffonnette !

16.06.2011

(In)différence

"Je hais les indifférents. Pour moi, vivre veut dire prendre parti. Qui vit vraiment ne peut ne pas être citoyen et parti prenant. L’indifférence est apathie, elle est parasitisme, elle est lâcheté, elle n’est pas vie. C’est pourquoi je hais les indifférents.”

Antonio Gramsci - Indifférent


Je n’aime pas les gens qui ne savent pas prendre parti. Je n’aime pas les gens qui ne savent pas assumer un avis, ou qui ne le veulent pas.

Dire que je ne les aime pas est un peu fort, mais disons que je ne les porte pas dans mon cœur plus que ça.

Je comprends les personnes un peu timorées, je le suis moi-même, mais ma grande timidité ne m’a jamais empêché de prendre la parole quand quelque chose ne me convient pas.

Ceux qui réussissent à vivre dans une société sans jamais s’intéresser ou s’impliquer dans ce qui nous concernent tous, je ne les comprends pas. Ceux qui peuvent se contenter de leur propre vie, sans sortir de leur bulle, parfois je les envie, souvent je ne les comprends pas.

Tous les jours on voit et on entend des choses qui peuvent nous révolter, nous horrifier, ou nous fasciner. Je suis d’accord avec Gramsci : vivre c’est prendre parti, le contraire de ça n’est que la lâcheté.  C’est comme ceux qui se disent apolitique. Quand on creuse un peu la conversation, l’apolitique a bien une opinion politique, celle de l’individualiste libérale souvent.

Je suis retombée par hasard sur ces quelques lignes de Gramsci, et je me rends compte que je ne saurai vivre autrement qu’en prenant parti, encore et toujours. En amitié, en société, au travail, partout. 

*Ma citation du jour pour Chiffonnette

 

12.05.2011

ASL aime EAL

"Un enfant prodige est un enfant dont les parents ont beaucoup d'imagination." Jean Cocteau

 

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C’est ma citation pour les jeudis de Chiffonnette.

Quand j’ai eu mon premier enfant dans les bras, pour la première fois, chez moi, seule avec son père, je me suis demandé comment faire. Comment m’occuper de lui, si je saurais faire. J’étais toute bizarre, non pas paniquée, mais dans une sorte d’état second. Cela me semblait improbable que moi, la fille un peu trop spontanée et parfois « absente », je puisse avoir un enfant. Et il était là, dans mes bras. Depuis, je ne cesse de me poser des questions sur l’éducation que nous lui donnons, sur notre capacité à bien discuter avec lui ; sur la manière d’allier subtilement fermeté et dialogue…

Et toutes ces questions n’ont trouvé qu’une seule et même forme de réponse : l’amour, bien sûr, et les mots. Parler, dire ce qu’on aime de lui. Répéter chaque jour que c’est ce qu’il est qui nous plait et le rassurer surtout. Parce qu’il y a une chose que j’ai retenu de la vie : ne pas oublier l’enfant qu’on a été, et combien la vie peu sembler étrange, injuste, difficile parfois.

Plus que tout, et pour en revenir à Cocteau, je veux un enfant prodige : un enfant qui n’a pas peur d’être lui-même, ni d’aimer les autres. Je veux un enfant pour qui la gentillesse n’est pas une tare, mais la qualité essentielle. Je veux un enfant qui fasse de son imagination le moteur de sa vie.

C’est une chose curieuse à dire, mais cet enfant là ne pouvait avoir que nous comme parents… C’est la vérité universelle de toutes les mamans, je sais bien :)

Bref, chouchou, je t’aime.

05.05.2011

Love, amour, etc.

“Pour moi la seule unité numérique concevable c’est deux.”
Romain Gary

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Romain Gary et Jean Seberg

 

N'est-ce pas un peu excessif comme affirmation ? On ne peut être heureux, seul ? Que comprenez-vous de cette phrase de Gary, à l'aune de votre propre vie ?

 

Une citation, un jeudi, pour Chiffonnette.


28.04.2011

I care

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C'est ma citation du jeudi, pour Chiffonette !

04.11.2010

Miroir

Hier soir, alors que je errais à l’abandon sur twitter, je me suis fait quelques réflexions. Car oui, lecteur chanceux : je réfléchis à l’occasion.

Donc, avec ma jumelle du dedans, on réfléchissait. A plein de truc.

Genre, les classements tout le monde déteste, jusqu’à ce qu’on nous y mette et qu’on trouve plein de justifications pourries pour dire que là bon c’est pas pareil, c’est un classement qu’il est bien….

Puis je me suis fait la réflexion que les rapports humain IRL se reproduisaient à l’identique sur le net, et qu’il faut être une bécasse comme moi pour l’avoir oublié…

Chipies de cours d’école, wannabe reine avec sa cour, véritable gentilles, il y a de tout. Il faut juste accepter d’être sur le net comme dans le vie parfois déçu, parfois agréablement surpris par les gens.

Je me rends compte que je ne suis pas très claire dans mes propos. Mais peu importe. J’ai surtout envie de dire que je ne suis pas dupe. Je le dis à moi-même, comme pour me rassurer, me dire que j’ai raison : je continue de lire et de commenter les personnes qui me plaisent, m’émeuvent, ou me font rire, ou m’apprennent quelque chose ou rien, mais toujours avec simplicité, sincérité et passion.

Pour ma part, j’écris ce qui me passe par la tête bon ou mauvais, mes envies, mes lectures, mes peurs, mes errements, des plus stupides aux plus romantiques parfois. Bizarre, je crois que j’arrive à m’accepter, en écrivant mes conneries ici. C’est stupéfiant d’inanités parfois, mais putain ça fait du bien.

Je ne sais pas vivre. C’est curieux comme phrase pour certains.  Je ne sais pas faire les choses juste comme ça, profiter parce qu’il faut profiter, vivre quoi. Je fais mécaniquement beaucoup de choses comme les simples tâches du quotidien, mais chaque minute, chaque instant, est jalonné de la même question : pourquoi. Question à laquelle il n’existe qu’une seule réponse : parce que. J’ai souvent pensé qu’il y avait une mission à accomplir en ce bas monde, je commence tout juste à comprendre qu’il s’agit de vivre simplement, et que le mystère de la vie n’est que la façon dont nous décorons notre quotidien. Comment savoir ce qu’on veut vraiment ? Je crois que je ne veux rien. Rien que regarder la vie des autres, de ces vies que je trouve belles et utiles du moins. Pour la mienne, ce qui la fait briller, c’est d’écrire, de lire et d’avoir quelqu’un comme moi à aimer. Quelqu’un exactement comme moi, ou presque, n’importe qui d’autre serait malheureux. Si j’aime observer et voir les tout petits jolis et merveilleux détails invisible à l’œil, je sais aussi que je vois tout aussi bien la laideur cachée derrière de beaux paravents.

Je pense à une de ces nouvelles de Borges, l’ Homme au cerveau d’or je crois, où le personnage principal voit tout et retient tout, jusqu’au moindre bruissement d’herbe. Son cerveau est envahi de ces multiples détails, jusqu’à le rendre fou. Je me sens parfois un peu comme ça, j’ai du mal à me départir de ces détails, bon ou mauvais. Surtout, je me rappelle de tout, de presque tout, qui me touche ou pas de près, et cela finit par obscurcir la vie d’un voile noire, léger, imperceptible, mais noir quand même.

Une fois que l’on sait cela, il est paradoxalement plus facile de regarder par-dessus ce voile.

Ainsi donc, je n’ai pas changé depuis mes quinze ans, et j’en remercie le ciel.

 

Nous sommes jeudi, c’est donc citation, n’est-ce pas Chifonnette ?


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« C’est la révolte même, la révolte seule qui est créatrice de lumière. Et cette lumière ne peut connaître que trois voies : la poésie, la liberté et l’amour qui doivent inspirer le même zèle et converger, à en faire la coupe même de la jeunesse éternelle, sur le point le moins découvert et le plus illuminable du cœur humain. » André Breton

Voilà. Demain est un autre jour, non ?