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douane de mer

  • Je marche parce que je dois mourir. Toi, jusqu’à mon retour, tu marcheras sans mourir

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    ....ce que répond Jésus à Ahasvérus qui lui refuse un verre d'eau, d'après Jean d' O...

     

    Plus jeune je tripais sur Gérard Manset et Jean-François Cohen, du chanteur pas hyper commercial. Maintenant je voudrais que Lady Gaga et Kanye West se marient et fassent un bébé qu’ils me donneraient, ou alors on se marie tout les trois, je veux bien, du moment qu’ils chantent dans ma salle de bain.

    J’adore Lady Gaga car elle a franchi le mur du son du n’importe quoi capillaire et du portage de maillots de bains en toute occasion. En fait je voudrais vivre dans un clip de Lady Gaga avec la bibliothèque  de Jean d’Ormesson en bonus.

    J’aime Jean d’ Ormesson depuis l’époque du collège. J’étais tombée par hasard sur un de ses ouvrages, « la Gloire de l’Empire » au CDI. Un genre de pastiche historique, si drôle, tellement érudit ! J’ai adoré. Je me suis intéressée d’abord à son œuvre de l’époque, sa passion pour Chateaubriand (auteur que je ne révère pourtant pas plus que ça…) et puis son écriture si fluide, amoureuse d’elle-même presque.

    C’est un des rares auteurs contemporains vers qui je me précipitais acheter la prose en grand format, sans attendre la sortie en poche. « L’Histoire du Juif Errant » avait achevé de me gagner à sa cause. C’était le roman des romans. Le roman de la culture et de l’érudition. Le roman d’amour des Belles-Lettres et de l’Histoire. C’était un voyage inoubliable des rives du Lac de Tibériade à la lagune de Venise… Depuis, on lui fait le reproche d’écrire un peu toujours le même roman. Mais c’est normal et évident : Jean d’ Ormesson écrit depuis des années la plus belle promenade qui soit dans notre patrimoine. Regardez-le nous présenter Poppée et Néron, Chateaubriand et Isaac Laquedem, à moins que ce ne soit Cartaphilus ? Peu importe, si,  à la fin les amoureux peuvent se rejoindre à la Douane de Mer. Il a tout compris à la vanité de la création.

    Jean d’Ormesson est un homme pétillant, au regard étoilé. J’aime qu’il assortisse depuis toujours ses chemises à ses yeux bleus. J’aime le soin qu’il prend à nous conter son Histoire amoureuse du monde. J’aime son cabotinage, parce qu’il cache des strates de connaissances et d’élégance sans pareil.

    Nous sommes lundi. Je n’aime pas le lundi, car il faut reprendre sa marche vers le Rien. On marche tous, pour mourir un jour, mais parfois il semble que des instants simples soient une éternité sans mort, sans peur, sans but, apaisée et enviée.

     

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