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douglas kennedy

  • Fatrasie du vendredi (again)

    C’est vendredi, c’est fatrasie, et c’est une bonne nouvelle, en tout cas pour moi, car la semaine a été épuisante.

    Cette semaine j’ai aimé la commencer avec en tête les airs de la Traviata de Verdi, puisque Arte nous en offrait une très belle mise en scène, de mon chouchou Rolando Villazón, transposée dans le milieu du cirque. La merveilleuse Olga Peretyacto y est enchanteresse. Franchement c’est une des plus belles version que j’ai vue depuis longtemps. La bonne nouvelle c’est que cet opéra de Verdi est encore disponible à la vision sur le site d’Arte Concert. Libre à vous d’entonner un joyeux Libiamo, avant de pleurer avec la douce Violetta. Et je reviens encore sur la mise en scène mais elle est admirable d’inventivité, notamment pour ce qui est du personnage de Violetta et de sa représentation.

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    Tout autre chose, je suis tombée par hasard sur un article à propos d’un concours, le Brush Contest de L’Oréal. Oui, un concours sur le maquillage. La raison pour laquelle j’en parle, c’est que la gagnante est française, Salima El Aliani. Alors dans une poque où l’on s’oppose les uns aux autres dans notre pays, où certains contestent la nature française d’autres citoyens, je suis ravie que cette jeune fille, autodidacte qui plus est, se soit illustrée au nom de notre pays. Et l’on m’a fait remarquer, de manière un peu acide, que cette jeune fille portait un foulard. Quand je pense qu’on exclue de cours des jeunes filles parce qu’elles portent une jupe trop longue (ou trop courte, c’est selon), je suis heureuse de voir qu’il existe encore des endroits où on juge une femme sur ce qu’elle propose comme savoir faire, et non sur sa tenue, son couvre-chef, ou sa supposée religion. S’il faut se réfugier dans le monde du maquillage pour ça, cela ne me gêne pas :)

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    Dans un autre domaine, j’ai sauté de joie, littéralement, en apprenant qu’une expo photo au sujet de Steve McQueen allait se tenir à Paris. Et oui, depuis le 19 juin, jusqu’au 16 septembre 2015, on pourra aller admirer des photos rares de mon acteur favoris de tous les temps. Je ne sais pas pour vous, mais je sais que je vais y aller, et y retourner, encore et encore ^^ En cliquant sur la photo vous arriverez sur le site de la Galerie de l’Instant.

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    J’ai bien moins aimé apprendre la fin de l’émission de Brigitte Kernel. Cette dernière animait depuis près de trente ans une très belle émission littéraire sur France Inter, Lire Avec, et malheureusement cette émission en sera plus renouvelée à la rentrée prochaine. Je suis consternée et en colère. Depuis l’époque Val, les choix de Radio France, notamment pour France Inter, sont incompréhensible. Beaucoup de bonnes émissions sont supprimées (ainsi Là-bas Si J’y Suis, de Daniel Mermet par exemple), les programmes de nuit sont inexistant puisqu’on a dorénavant droit aux rediffs de la journée. Alors que la radio de nuit est une chose bien particulière, avec son public et ses besoins. Bref on va vers le pire. La fin de l’émission de Brigitte Kernel est un pas de plus dans cette direction. L’auteur Douglas Kennedy s’en est ému sur sa page Facebook, que je vous invite à lire. Bref, merci encore à Brigitte Kernel pour toutes ces années où elle a fait rentrer la lecture dans nos maisons. Il y a une pétition d’auteurs qui demandent à Fleur Pellerin d’intervenir, j’espère que cela aboutira. La littérature est le parent pauvre du paysage médiatique, il faut que cela change. Les mots de Brigitte Kernel annonçant l’arrêt de son émission sont émouvants, et m’ont remis en mémoire les raisons, les hommes et les femmes qui m’ont fait tant aimer la radio.

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    Autre triste nouvelle, avec la disparition de Jean Vautrin, grand écrivain, homme d’engagement et de convictions. Le Cri du Peuple devrait être lu par certains de nos dirigeants, pour comprendre l’angoisse qui nous traverse actuellement. Et les Aventures de Boro Reporter Photographe, quel beau souvenir de lecture ! Une bise à Jean Vautrin, de la part d’une lectrice anonyme.

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    Et puis une bise à vous, lecteurs de passage.

     

     

     

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  • Cet Instant-là - Douglas Kennedy

    Il y a chez moi des étagères, avec des livres. Trop de livres diraient certains… Parmi ces livres, une pile, une jolie pile de Douglas Kennedy, de la Poursuite du Bonheur, à son tordant polar Cul de Sac, en passant par son essai sur la Bible Belt Au Pays de Dieu, c’est un auteur que j’affectionne particulièrement.

    C’est donc pleine de bonne volonté et avec un parti pris favorable, que j’ai entamé la lecture de son nouveau roman, Cet Instant-là.

    Le résumé de l’éditeur : « A la fois drame psychologique, roman d'idées, roman d'espionnage mais surtout histoire d'amour aussi tragique que passionnée, une œuvre ambitieuse portée par le talent exceptionnel de Douglas Kennedy. Ecrivain new-yorkais, la cinquantaine, Thomas Nesbitt reçoit à quelques jours d'intervalle deux missives qui vont ébranler sa vie : les papiers de son divorce et un paquet posté d'Allemagne par un certain Johannes Dussmann. Les souvenirs remontent... Parti à Berlin en pleine guerre froide afin d'écrire un récit de voyage, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour une radio de propagande américaine. C'est là qu'il rencontre Petra. Entre l'Américain sans attaches et l'Allemande réfugiée à l'Ouest, c'est le coup de foudre. Et Petra raconte son histoire, une histoire douloureuse et ordinaire dans une ville soumise à l'horreur totalitaire. Thomas est bouleversé. Pour la première fois, il envisage la possibilité d'un amour vrai, absolu. Mais bientôt se produit l'impensable et Thomas va devoir choisir. Un choix impossible qui fera basculer à jamais le destin des amants. Aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard, Thomas est-il prêt à affronter toute la vérité ? »

     

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    Le roman s’ouvre sur la solitude d’un auteur dans le Maine, Thomas, qui est en train de divorcer. L’histoire d’amour au centre du live ne concerne pas ce mariage finissant, mais une autre relation, au cœur de la Guerre Froide. Une histoire qui a lié Thomas, avec Petra, une histoire qui n’a pu se continuer, malgré la sincérité des protagonistes. C’est cette histoire, et avec elle la vie dans le Berlin divisé de la Guerre Froide, que nous revivons à travers autant de flashback. Le passé qui vient se rappeler douloureusement à Thomas, est l’occasion d’une galerie de portrait, comme Kennedy sait les faire.

    Si nous avons encore le bénéfice de découvrir des personnages forts et attachants, et certains aspects de la Guerre Froide, et si le style de Kennedy est toujours aussi plaisant, j’ai quand même regretté une certaine mièvrerie dans les propos.

    Douglas Kennedy est un bon faiseur, comme souvent les romanciers américains. Il y a de la recherche documentaire, une belle intrigue, haletante et prenante, et aussi comme souvent chez lui, ce je ne sais quoi de mélancolique qui fait du héros un être à part.

    Mais, je ne sais pas pourquoi, il y a comme un côté un peu précipité dans ce roman. Est-ce d’avoir trop bien écrit sur l’amour et les relations hommes-femmes ? Est-ce le démon de la répétition qu’il a voulu contrecarrer maladroitement ? Je ne sais pas, mais toujours est-il que ces sentiments qu’il sait si bien décrypter et mettre en scène, là l’exercice est un peu moins réussi. Il y a une façon très premier degré et simplette presque de décrire l’amoure entre Thomas et Pétra.

    Autant j’ai peu apprécié la phase sentimentaliste du roman, autant j’ai aimé tout ce qui a été du ressort de l’intrigue et de l’historique. La Guerre froide, ses tenants et aboutissants, la vie difficile à cette époque, le cynisme politique, le sacrifice des idéaux, quelque soit le camp concernés, tout cela fait de ce roman un moment de lecture plus qu’honorable et enrichissant.

    Je sais qu’il est parfois difficile d’avoir un avis tranché, avec certains auteurs j’éprouve cette difficulté, au regard de ce dont je les sais capable par ailleurs… C’est le cas avec Kennedy. Mais je peux, sans rougir, assurer que Cet Instant-là vous vaudra un bien joli moment de lecture.

    Douglas Kenney - Cet Instant-là - Belfond - 22€50

    Page Facebook avec un chouette concours !