Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

féminisme

  • Pour un 8 mars littéraire

    Pin it!

    Au début, j’avais pensé ne rien écrire, et passer sous silence ce 8 mars. Chaque année nous avons droit au même bal des faux-culs, mâtiné d’un sexisme commercial de plus en plus énervant, tant ce jour est prétexte aux différentes marques pour nous fourguer leurs produits. J’adore les produits de beauté, les fringues, les chaussures etc.. mais franchement c’est insultant et agaçant de recevoir des sms/mails de la part des enseignes de cosmétiques ou mode, nous gratifiant de réductions cadeau à l’occasion de la journée de la femme. Faut vraiment être une équipe de cons finis aux services marketing des dits marques pour persister, en 2016, dans cette communication (de merde). Ces marketeux oublient une chose essentielle : le 8 mars est là pour nous rappeler que dans bien des pays, y compris le notre, les droits des femmes sont bafoués, niés, massacrés. Alors très sincèrement, les 20% de réduction sur la petite robe, ou le rouge à lèvres, ce n’est pas foncièrement la préoccupation du jour, sans compter l’éternelle réduction de la femme à ces futilités, qui ne sont qu’une infime partie de notre être bordel de nom.

    Bref, prenons le temps, ce jour comme le reste de l’année d’ailleurs, de réfléchir, d’observer ce qu’il reste encore de combats à gagner, et comment les gagner. Prenons le temps de lire aussi, des livres qui participent à l’éveil d’une conscience indispensable à ce combat.

    Je ne me suis jamais présentée comme féministe, pour moi la question ne se posait pas vraiment. Peut-être qu’avant, vers l’adolescence, il me semblait évident que tout le monde ne pouvait être que féministe : qui, dans le monde moderne des années 80/90, pouvaient ne pas vouloir l’égalité de tous ? J’étais vraiment naïve et ignorante du monde. C’est par les livres que j’ai commencé, et continué ma réflexion sur le sujet.

    Au départ, ce sont des lectures de hasard, c'est-à-dire des livres lus sans volonté précise de ma part de lire sur le sujet du féminisme, et qui m’on amené à réfléchir un peu différemment. Voire à réfléchir tout court.

    Le premier d’entre eux, c’est l’essai de Virginia Woolf, Une Chambre À Soi. Le lire m’a ouvert les yeux sur une évidence qui était pourtant là, offerte à mon regard. Pourquoi les femmes n’accèdent pas à la même réussite qu’aux hommes, pourquoi n’ont-elles pas la même possibilité d’étudier, de progresser. Sont-elles plus bêtes ? Non, évidemment. Il leur manque, il NOUS manque seulement, et essentiellement, cette fameuse chambre à soi, cette possibilité de s’isoler du fracas du monde, de s’extraire d’un rôle social, et d’obligations, pour se consacrer à autre chose qu’à un devoir biologique et social. Il manquait aux femmes de son époque la liberté de choisir une vie, de voyager, d’être financièrement indépendante. Cette liberté est encore à conquérir, en 2016, pour bien trop de femmes. Le partage des tâches ménagères et de l’éducation des enfants est une évidence encore trop théorique. Combien de femmes mettent de côté leurs ambitions, leurs rêves, parce que c’est plus simple, plus « logique » socialement ?

    Dans la suite de Virginia Woolf, j’avais lu à l’époque, et encore par hasard, sans savoir à quoi m’attendre, Une Maison de Poupée, de Henrik Ibsen. Le personnage de Nora, la « petite alouette » de son mari, marque toute jeune lectrice. J’ai ressenti de l’agacement, puis de la peine, pour cette femme d’apparence stupide et superficielle. Encore plus d’agacement envers son mari qui prolonge dans son mariage le paternalisme de toute une société. L’émancipation de Nora, son éveil à sa propre valeur, font de la pièce de Ibsen une expérience de lecture qui bouleverse les certitudes.

    Plus tard, Gisèle Halimi a fini d’ancrer dans la réalité la nécessité des combats féministes au quotidien. La Cause des Femmes, avec le procès de Bobigny, a été encore plus bouleversant. C’était étrange pour moi de considérer qu’une jeune fille, moins de vingt ans plus tôt, affrontait l’humiliation d’un procès, une accusation publique de toute la société, pour avoir subit un avortement. J’avais déjà beaucoup d’admiration pour Gisèle Halimi grâce à son combat contre la torture en Algérie (l’essai autour de Djamila Boupacha est d’ailleurs un autre livre-pivot de mon engagement politique, mais c’est un autre débat).

    ouvrage-une-chambre-c3a0-soi-virginia-woolf.jpg

    ibsen.gif

    Halimi.jpg

    Bref, encore une fois, prise de conscience et ancrage dans le réel : les livres sont là pour nous rappeler le chemin parcouru, et ce qu’il nous reste à conquérir.

    Je me rends compte que le sujet me passionne et qu’il y a encore quelques livres traitant plus ou moins du sujet, dont j’ai envie de vous parler, peut-être plus en détail. Je pense notamment à King Kong Theorie de Despentes, au Carnet d’Or de Doris Lessing, à La Servante Écarlate de Margaret Atwood. Je pense aussi à Christine Delphy, à Nikki Gemmell et Mona Chollet, à Judith Butler et Annie Ernaux. Plein d’occasions de revenir m’épancher ici :)

  • Looking for Eric, and Kanye, and Josh...

    Pin it!

     

    AVANT TOUT: n'oublie pas de lire ma participation à l'énooooooorme concours de Manu, c'est là où tu me verras enduite de honte, et si t'es pas la moitié d'une pute, voire un gentleman ou une princesse, tu votes pour moi ?????? T'auras peut-être droit à la suite de l'histoire comme ça :) !

    Pour voter c'est là click click !


    Mes petits biquets, on est lundi. Bouhhhhhhouhouhhh : ça, c'est pour dire que je pleure de joie d'être de retour au bureau.

    Je pleure surtout parce que ma petite J., ma collègue, est encore à New-York, tu sais bien lapin, je t'en avais parlé, elle est partie avec connardo son amoureux. J'ai eu droit à des petits texto, des news fraiches, tout va bien pour elle. J'ai hâte de la retrouver et pas seulement parce qu'elle est en mission vernis O.P.I and Essie moins cher que pas cher. La liste de couleurs que je lui ai donné devrait m'aider à tenir les prochains 6 mois. Me restera plus qu'à recourir au miracle du sport et de l'absence de nourriture, me faire une belle manucure, prendre un air inspiré et faire han han baby de ma voix mi dictame mi DJ Oriska, sucer mon doigt comme si c'était une sucette Chanel, comme dit la délicieuse Eléa, le tout en espérant que Kanye West ou Josh Hartnett passent par là et me supplient de les épouser (oui, les 2). En même temps le mariage, c'est surfait, je me contenterai largement d'une relation purement physique, hein, sans sentiments ni engagement, du moment qu'il y  a blow job.

    Non, je ne suis pas obsédée par le cul, mais entre les fessiers princiers aperçus chez Angie, la leçon de fellation magistralement expliquée par Julie, j'ai tendance à tout envisager à oilp', allongé ou pas, mais à oilp'.

    L'été est fini et bien fini, mais ce n'est pas la fin de tout. Rentrer dans l'hiver est souvent synonyme de ralentissement, de repli sur soi, comme si une routine délicate et sans danger devait nous aider à passer le cap de la saison morte.

    Mais que non mon mignon. L'hiver peut aussi être la saison du désir éclatant et de l'amour. Le froid est propice au rapprochement caliente. Un peu de réconfort calorifère dans des bras puissants, ça ne se refuse pas. Kanyyyyyyyyyyye !!! Justiiiiiiiiiiiiin !!! I'm here !!!!


    Bon, choupi, choupette, on va prendre 3 secondes de sériosité, voir de gravitude. Le monde continue de tourner, comme d'habitude la tête à l'envers, et des fois c'est bien d'en parler. Je rêve (oui comme Martin-Luther, another King) d'un monde de Barbie où tout le monde se ferait des big hug, et où mon plus grand souci serait : le 2 : 55 je le prends en noir, en gris ou les deux ? Or donc mon mignon ce n'est point le cas. D'abord le 2 : 55 est affreusement hors de ma portée, sauf si Kanye est convaincue par mes dons exceptionnels, noon j'rigole je suis pas comme ça, humm hummm...

    Mais plus grave que ça, et là hop je prends mon ton grave que je suis pas contente et que merde font chier les gens pourquoi on me demande pas systématiquement mon avis pour gouverner le monde, hein pourquoiiii ? Il y  a plusieurs choses qui me font hurler en ce moment AAAAHHHHHHHHHHHHH,  mais je vais t'épargner la liste longue comme un jour sans tartine de Nutella parce que je t'aime, surtout toi, et aussi toi et toi aussi je t'aime. Et toi plus encore que les trois précédents...

    Bref mon mignon, je m'en veux parce que samedi je ne suis pas allée à la manifestation  sur la condition féminine dans le monde et en France. Pourtant c'est un sujet qui me tient à cœur et que j'ai toujours du mal à théoriser, même  s'il y  a des principes sur lesquels on sera tous d'accord. Ne serait-ce que dans l'institution où je travaille, et qui sert entre autre à te rembourser tes médocs (suspens, koikecé comme boite ??), bah chez nous les femmes sont ultra majoritaires, mais les dirigeants sont majoritairement masculins, cherche pas, il y  a ce qu'il faut niveau compétences féminines, mais le grand dieu Hasard fait que Directeur ça sonne mieux que Directrice. Quant aux salaires, la différence est patente suivant que tu portes un boxer Calvin Klein for Men ou un string Aubade.

    Tu rajoutes à ces vils questions pécuniaires de femmes vénales, le problème de la précarité au travail, celui des femmes battues, la remise en cause du droit à l'avortement, voire sa négation dans certains pays, et tu as une condition féminine qui a pris quelques coups dans l'aile.

    Je ne sais pas si la gigantesque  manifestation anti avortement de Madrid aura des conséquences néfastes en Espagne, mais nous ne sommes vraiment plus dans une période de progrès où certains droits sembleraient évidents.

    Bref j'aurai adoré me trouver au sein de cette manif' de samedi.


    Pour la suite, je ne sais pas si on va être dans la sériosité ou la rigolitude ? Peut-être juste le foutage de gueule. On va parler de la royale famille Vagale. Côté descendance ascensionnelle : oui tu reconnais là les attributs du Prince Jean le Vagal, dit aussi Jean sans diplôme, mais c'est parce que t'es qu'un gros jaloux qui végète au service contentieux de ta PME pourrie de province quand tu te voyais déjà en haut de l'affiche bras-droit de John Moltonel le king du PQ en Europe, ainsi que te le promettait l'école de commerce qui a couté un œil et deux bras à tes imbéciles de parents non-vagaux.

    C'est parce que t'as pas eu assez de bonnes notes en fait. Or donc, le Prince Jean le Vagal n'est certes qu'en seconde année de droit à bientôt 24 ans, mais peu importe. D'abord, tu sais que la précipitation est mauvaise conseillère. Tu sais ce que dit Schopenhauer : tout ce qui est exquis murit lentement. Crois moi que Schopi (oui c'est son surnom à Arthur) c'est pas la moitié d'un con, c'est le gars qui a changé ma vie avec son petit recueil sur l'art d'avoir toujours raison. Je ne te cache pas que je réservai cette maxime sur l'exquise lenteur à des trucs un peu plus sexuels, (cf blow job susnommé par exemple). Mais là le cas de Jean le Vagal me met en lumière la réalité de cette phrase ! Schopi pensait déjà à Jean Le Vagal !

    Et oui, pourquoi faire comme tout le monde quand on peut lentement murir l'étude du droit civil, et de l'histoire du droit, tout ça pour obtenir les faramineuses notes de 11 et 14 sur 20. Je m'étonne que l'Académie du Nobel n'ait pas pensé à lui. On les connaît les notes d'Obama à la fac ??????? Je demande à ce qu'on recompte les voix en l'occurrence !!!

    Enfin, rassure-toi mon mignon, il y a de courageux hommes politiques qui n'écoutent que leur conscience (et le bruit de la robe des juges qui se rapproche) pour voler au secours de l'innocent bafoué. Oui Julien Dray, dit Juju la tocante, l'amateur de montres (bordel je ne peux même pas lui en vouloir de ça, tu me connais moi et mon amour des montres.) Juju vient donc de marquer un but contre son camp (comme d'hab' depuis 20 ans note bien) en déplorant l'acharnement, que dis-je, la meute qui vient dévorer le Vagal Chérubin. Si j'étais mauvaise, je dirais que Juju la Tocante essaie de trouver des amis, des fois qu'il soit dans l'habitude de l'Etat de faire pression sur les juges. Mais ce n'est pas le genre de la maison, n'est-ce pas. J'ai envie de dire Big Up Julien ! Merci de redonner foi en la politique !


    Bon, on arrête de s'énerver et on admire un bellâtre, sans ça ce blog perdrait un tiers de sa ligne éditoriale : beaux mecs, sexe et chaussures.


    Aujourd'hui intéressons-nous à Eric Dane. Tu sais bien, le sexy Dr Glamour de Grey's Anatomy : la seule et unique raison pour laquelle je regarde cette série indigente et larmoyante. Le roi du cunni, l'empereur des sens, c'est lui ! Et qu'on ne me parle pas du Dr Mamour ou je vomis mon petit déj, merci bien !

    Look at that:

     

    eric_dane.jpg
    Ce pull !!!!!

    ericdane-7141591.jpg
    Le jean's !!!!! le torse !!!!!!!
    Arghhh, je meurs !!


    eric-dane-gq-02.jpg

    eric-dane-gq-04.jpg
    La classe, simply !

    eric-dane-headshot.jpg

    eric-dane-in-flaunt.jpg
    Vas-y arrache ma robe, je m'occupe de ton t-shirt !


    dane_mh2.jpg

    hombre.jpeg

    McSteamy_Doctor.jpg
    Il est pas tout choupi comme ça !?


    Bon, je vous laisse, et je retourne à mes quadra bedonnants. VDM !




     

     

  • Le féminisme et moi, émoi ??

    Pin it!

     

    Suis-je féministe ?

     

    C’est une question que je me suis souvent posée, sans y trouver de réponse. Sauf peut-être la suivante : c’est quand j’y pense le moins que je le suis vraiment.

     

    Mais dès que je commence à réfléchir à cette question, c’est le bazar dans ma tête. Ou plutôt les réponses aux grandes questions médiatiques ne trouvent jamais écho en moi.

     

    Ainsi de ce pauvre Orelsan.

     

    Vous avez tous entendu parler d’Orelsan je pense, et de la chanson commise par lui, la délicate « sale pute ». Ce titre a au moins pour lui un certain réalisme, à la Zola ?? Qui sait…

     

    medium_Méditation_1893_collection_privée_.3.jpg
    Attention je me prépare à réfléchir :)
    Meditation, by John William Waterhouse

    J’ai écouté cette chanson, et comment dire, ce n’est pas ma tasse de thé. Les paroles sont approximatives, mal assemblées, le tout manque de cohérence et même de vigueur, malgré la vulgarité du propos.

    Ce cher Aurélien, car c’est son prénom, s’est vu l’objet d’une diatribe médiatico-bloggosphérico-politique assez unanime.

     

    Hou le méchant qui traite les femmes de pute et en appelle à leur éviscération et autre joyeusetés (pour les personnes soucieuse d’exactitude ou les amateurs de gore, je vous invite à lire ou à écouter la chanson).

    Bon, c’est clair, j’ai pas aimé, c’est pas terrible, voire à chier.

     

    Toutefois, était-ce nécessaire de lever haut le bouclier du féminisme et de désigner Orelsan comme le nouvel Ennemi ??

     

    Je ne pense pas, en toute modestie (et puis je pense un peu ce que je veux en même temps), et c’est même assez comminatoire comme procédé.

     

    Aurélien est un jeune homme qui commet une œuvre intellectuel de fort mauvais gout certes, mais ça reste une œuvre de l’esprit. Et il en est de sa chanson comme de n’importe quel œuvre de création : elle reste la liberté de l’artiste, et la censurer, et bah, c’est de la censure non ??

    Si on me rétorque que les paroles sont méchantes, pas gentilles, tout ça, je rétorquerais à mon tour que le bon goût et le talent ne sont hélas pas une condition pour sortir une œuvre dans ce pays.

     

    Vous avez déjà écouté les paroles de certaines chansons (Requiem pour un fou) où notre Jauny national annonce qu’il a tué celle qu’il aime (cette te-pu) et qu’il butera tout ce qui bouge : c’est mal non ???

     

    Et la palanqué de chanson de Michel Sardou la nouille ? Le bon temps de colonies, femmes des années 80, le bac G, je suis pour (la peine de mort, explicit lyrics comme on dit !), j’en passe et des pires : mais tout autant de chansons qui m’ont agressé et qui m’agressent par leur racisme social et ethnique, par leur misogynie et par leur stupidité. Je ne me rappelle guère d'une levée de bouclier contre ces attentats aux Grands Principes du Droit.

    Vous connaissez Charles Baudelaire ou Sade, même Zola : de bien belles ordures, le rebut de l’humanité si j’en crois les chroniques de leurs contemporains ! J’espère qu’ils sont interdits en France, je frémirais si de tendres lycéens tombaient sur leurs textes ! Dieu fasse que la Mairie de Paris exerce à leur égard la même vigilance qui a conduit à exclure Orelsan du réseau des médiathèques de la ville.

    Et nous femmes, avons-nous besoin de telles ennemis ? Est-ce là le danger ? Ou est-ce un leurre, un joujou, un os à ronger, nous détournant de la revendication naturelle de nos justes droits ?

     

    Je penche pour une belle escroquerie intellectuelle.

     

    Vous vous rappelez la parité ? J’étais pour, je suis adhérente du Parti qui l’a mise en place (Vas-y Martine nique lui sa race à Manuel, vire-le pitiééé), mais à quoi ça a servi ?

    A mettre en place des femmes déjà bien lotie dans la vie, dans l’espoir que cela fasse aussi effet sur le reste de la société. Tu parles, que dalle.

     

    Les emmerdes de la caissière à mi-temps avec un planning éclaté sur une journée complète, c’est une réalité qui continue. Les femmes employées moins bien payées que leurs collègues hommes, ça continue. Les difficultés d’accès à certaines professions, ça continue. L’utilisation de l’image de la femme de manière infantilisante ou sexiste pour vendre une bagnole, ça continue ! Pourtant Mecedes Erra a bien été présidente d’un grand groupe publicitaire, non ? Une femme…Les femmes de pouvoirs agissent encore comme les hommes de pouvoirs: dans un seul but, la recherche de la préservation et de l'accroissement de leurs privilèges. Il n' y a pas plus de sororité que de fraternité en dehors du Saint Profit et de son dieu l' Argent.

    Alors ce pauvre Orelsan, franchement c’est pipi de chat, snake oil et compagnie.

    Je dis un grand bravo à Olivia Ruiz qui lui a dédié son concert des Francofolies : la question n’est même plus à l’esthétique musicale mais au principe de la censure. Quelles limites, et quels juges : vous ? Moi ? Le bon sens populaires qui élit et réélit des VOLEURS à la mairie de Levallois Perret, des escrocs à Nice, dans les Hauts-de-Seine, des dynasties de parasites à la tête des villes de France ? Et j’en prends ma part au PS…hélas.

     

    Qui peut s’arroger le droit à la censure et s’avancer comme un blanc chevalier ?

    Qui peut s’ériger en chantre d’une morale commune ? Frédéric Lefebvre ? Haaaaaaaa haaa ha !

     

    La vraie question est celle de l’éducation et de l’égalité réelle pour tous : mais ça c’est un peu plus compliqué que de dire bouh le méchant Orelsan, et puis merde ça demande une certaine réflexion, voire de l’argent ! Non, non, non, contentons-nous d’enfermer nos jeunes en prison plutôt que de les éduquer.

    Sinon, je vais faire ma moralisatrice à 2 balles, mais il y en a qui sont allé voter aux Européennes ?

    Si, si il y a un rapport.

  • De tout et de rien

    Pin it!

     

    Nous sommes le 12 du mois, et j’ai encore 5 tickets Resto. C’est une chose qui n’arrive jamais. C’est la fête au village.

     

    Hier soir, j’ai mis 1heure 30 à rentrer en bus. Des encombrements il parait. Ce soir ce sera pire, avec le concert d’AC-DC.

     

    J’ai acheté Votre Beauté : ce magazine est surkiffant, c’est totalement futile et inutile, donc très précieux.

     

    Je termine de lire les bouquins de Pascal Fioretto, et franchement c’est à se tordre de rire, je vous en reparle très vite !

     

    Pour en finir avec mes envies de « travaux manuels », j’ai acheté un peu de laine, des aiguilles et un autre bouquin que celui que j’avais (le tricot pour les nuls, est ….nul).Je vais donc tenter un peu ce week-end d’aboutir à quelque chose de pas moche.

     

    Je suis allé chez André, qui est un marchand de chaussures.

     

    Et Ô Miracle :

     

     

    m_SN151553.JPG
    m_SN151567.JPG
    Tu n'es pas fou: oui ce ne sont pas des chaussures !

     

    Les ballerines Maje pour André sont moches en vrai et coûtent un œil et demi.

     

     

    J’ai regardé Infrarouge sur France 2 hier soir. Le reportage sur les hommes était très troublant, très déstabilisant.

     

    J’avais l’impression de rentrer dans leur tête. Les histoires difficiles de ces hommes, de leur relation aux femmes et à leur mère, étaient très fortes.

    Je me suis souvent posé la question de la puissance masculine, opposé à la puissance féminine. Comme si les uns et les autres ne pouvaient vivre en harmonie (allez-y sortez vos mouchoirs). Je veux dire que je pense que l’égalité n’existe nulle part pour personne : il y aura toujours une frange de la population qui dominera l’autre, soit une frange sociale, ou ethnique ou sexuelle, ou toute à la fois.

    Je ne suis pas féministe au sens habituel du terme : encore que je ne sois pas sûre de ce que féminisme signifie.

     

    Je suis assez simple comme fille, j’aimerais que tous les gars et les filles de la terre se donnent la main, et on ferait une chaine, et plein de bisous et on s’aimerait tous, et il n’y aurait plus de guerre ni de famines, et j’aurais aussi gagné au loto. Comme je ne joue pas, je vous laisse imaginer le degré de réussite possible.

     

    Dans la vraie vie j’observe les choses, et j’observe que le féminisme a surtout permis d’ouvrir la politique aux femmes de politiciens ; d’ouvrir les postes de hauts-cadres aux descendantes des dynasties économique et financières. Pendant ce temps, les ouvrières et les employées continuent à gagner moins et à être la proie rêvée de la précarité  sociale.

    Pendant ce temps, l’image de l’homme est réduite à deux clichés : l’homme prédateur et conquérant, séduisant et fort ; ou l’homme faible, effacé, inutile.

    Je force un peu le trait, et je suis brouillonne dans mon propos, mais ce reportage à réveillé des pensées un peu mélangées sur les rapports hommes-femmes.

    Ne tirez pas de conclusions hâtives de ce que je viens de dire, c’est un peu brumeux comme je le dis là. Je vais essayer d’en reparler une autre fois de manière un peu plus structurée.

     

    Il y a plusieurs concours bloggesques  auxquels j’aimerai participer, je vais tenter de les faire, et de ne pas me faire déborder par le temps.

    Pareil, il y a quelques tags que j’ai repérés et qui me tiennent à cœur. Je vais programmer ça pour la semaine prochaine.

     

    Je ne remets pas la main sur ma vareuse jaune Saint-James, et ça m’énerve ! Ça me fait aussi penser que j’avais parlé de montrer mes marinières pour Angie (qui ne s’en rappelle peut-être plus).

     

    Il y a plein de choses que je voudrais vous montrer, des coup de cœur, ho rien d’exceptionnel, mais un empilement de petits plaisirs qui ravissent mon quotidien.

     

    La femme infidèle que je suis (infidèle aux parfums, qu’allez-vous penser ?), est tombée raide dingue d’Escale à Portofino et Escale à Pondichéry, de Dior. L’élégance en flacon !

     

    J’en reviens toujours à la futilité de l’instant. En attendant la suite.

  • Ma vie en rose

    Pin it!

    La vie s'est teinte en rose fifille ce week-end. Du rose partout, pour tout, n'importe comment je retombais sur du rose.

    Certes je suis une fille ( d'où la certitude, la seule, que je tiens un blog de fille...) mais le rose est loin d'être ma couleur !

    La fin de semaine dernière j'ai été assez peu présente sur ce blog, puisque je passais l'essentiel de mon temps à consoler au téléphone une copine. La dite copine se fait à mon sens balader depuis un moment par son connard de fils de pute petit ami.

    Depuis quelques mois, ce bellâtre ne trouve que des reproches à lui faire, son manque d'ambition par-ci, sa "jalousie" par là...Ma copine est jolie comme un coeur, passe son temps à se faire draguer (grrrr des fois MOI je suis jalouse !) et elle est gentille, serviable, consciencieuse dans son travail, bref une perle, et une jolie perle !

    Mais Mister veut vivre en célibataire, et s'est quand même offert deux voyages à New-York à la Saint-Valentin,  puis au Maroc, mais à chaque fois seul !!! Oui, un voyage de Saint-Valentin seul, parce que "tu comprends, on peut pas être collés tout le temps ensemble ma chérie" dixit...

    Je vous épargne  les heures passées en soirée sur Facebook à délirer avec une brochette de relations quasi jamais rencontrées...Sauf une fille, une fille, pour qui il est très disponible.

    Alors on va aller vite fait sur le sordide, sur les sms explicites, les conversations coupées quand ma copine arrive dans la pièce, le verrouillage du dossier photo...rien que du classique revue à la sauce nouvelles technologies.

    Puis la recherche google de trop: Hôtels sur Paris. Et le fax de confirmation d'une réservation pour le week-end dernier au nom de ce gros connard type ET de la fameuse fille de Facebook. Ce qui n'est pas très intelligent, convenez-en.

    Et bien sûr, il avait préparé le terrain: "Chérie ce week-end, j'ai un imprévu, je dois partir voir ma môman...

    Penses-tu qu'elle allait passer sur ça: non, on va dire modestement qu'elle l'a interpellé sur ce sujet. Je ne l'aurais pas fait si tôt...

    Mais ce qui est encore plus stupide, c'est la classique réaction de notre Mâle dominant: c'est pas ce que tu crois.

    Elle vient voir sa tante malade, à Paris. Si si, ne riez pas.

    Et pourquoi un hôtel 3 étoiles ?? Heuuuuuuu, parce que, ça compte comme réponse ??

    Et pourquoi ne pas en parler ? T'aurais mal interprété...Voyons...

    Et ce week-end chez ta maman alors? Bah, heuuuuu, bah je sais pas...

    Voilà l'histoire.

    Et la pauvre chérie sortait il y un an d'une histoire un peu similaire avec un queutard Don Juan de première !


    Vous me direz: ET LE ROSE ALORS, MERDE ON A ETE FLOUE SUR LE TITRE !!!!!!!

    Meuh non, j'y viens au rose ! Plein de rose, vous allez me remercier pour tout ce rose!


    Et bah ma copine, elle m'a vraiment brisé le coeur, et j'ai pensé à elle en continu, entre les moments où je ne l'avais pas au téléphone. Et comme je n'avais pas sur moi le numéro de téléphone de mon copain Vladco le Serbe, dit le Briseur de Genoux, dit le Guérisseur d'Infidélité, j'ai dû me rabattre sur une autre solution: mettre du rose dans sa vie, et qu'elle arrête de pleurer surtout !

    Alors j'ai déclenché l'opération " Gunter ist mein freunde", pour les quelques non-germaniste, Gunter est mon ami.

    Gunter c'est lui. Le petit garçon sur les paquets de Kinder.

    g.jpg
    Il est pas choupi le Gunter ??

     

    Bref, je lui ai fait un petit panier, avec dedans, des Kinder en tout genre, des culottes ROSES, du vernis ROSE, et ce bouquin:

     

    SN151643.JPG

     

    Merveilleux livre de Lucia Etxebarria,dont le titre est très explicite: Je ne souffrirai plus par amour. L'auteur revient sur tout les stéréotypes de l'amour, la tyrannie des sentiments, comment elle nous vient et  comment la maitriser. De Cupidon à Friends, en passant par Roméo et Juliette, elle dissèque toutes nos habitudes amoureuses et nous montre un chemin d'indépendance féminine, et surtout de non-souffrance ! C'est un écrit féministe comme je les aime: pas de misérabilisme, pas de revendications pour la revendication, et beaucoup, beaucoup d'empathie et d'humanité ! Lisez-le, offrez-le autour de vous.

    Ma copine commence à le lire et je crois qu'elle sourit quelque fois.

    Maintenant venons-en à moi.

    REGARDEZ MON PORTABLE ROSE : que je me tape depuis un moment déjà, because j'ai cassé l'autre, oui je suis une buse...Et c'était le seul pas trop cher avec les points. Ouiiiiiiiiinnnn !!

    SN151641.JPG

     

    Je souffre trop, c'est la honte, faites quelque chose, lancez un Iphonethon, ou au moins faites part d'un bon plan !

    Alors pour me consoler, et parce que je ne suis qu'une fille influençable, je me suis laissé infulencer, par deux blogueuses influentes.(j'ai battu mon record du placement du  mot influence !!)

    Angie et Camille, qui n'est pas une It-Girl pour rien ! Oui j'ai acheté le Neutrogena wave bidule.

    La preuve, en rose:

    SN151644.JPG

     

    Et c'est pas mal, je reconnais que c'est efficace. Juste qu'il faut acheter des recharges, et que je n'en n'ai pas encore vu en rayon... Et qu'Il m'a demandé si c'était un mini-vibro...

    Voilà voilà...12€, avec une réduc' de 3€, ça va, c'est pas la mort.

    Bon, je vais me préparer  une semaine en gris, puisque c'est la semaine de l'AUDIT, the famous audit, with men in black suit, et des tronches pas rieuses.

    Je vais me mettre au prozac pour l'occasion.

    Sinon, j'ai une collègue de boulot, limite anorexo, sans porter de jugement (si un peu quand même, mea culpa), qui s'est acheté une boite de Ally, la magic pilule pour piéger ton gras dans tes selles. Mmmmmm c'est glamour tout ça, mais j'en reparle une autre fois.

    Allez j'y vais, faut que j'appelle mon pote Vladco...

    Je vous laisse avec Zazie, et Dominique Dalcan.