05.12.2010

Une dernière poésie, pour le moment

Note programmée.

Donne moi tes mains - Louis Aragon

Donne-moi tes mains pour l’inquiétude
Donne-moi tes mains dont j’ai tant rêvé
Dont j’ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé

Lorsque je les prends à mon pauvre piège
De paume et de peur de hâte et d’émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fond de partout dans mes mains à moi

Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Ce qui me bouleverse et qui m’envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j’ai trahi quand j’ai tressailli

Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d’aimer qui n’a pas de mots

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D’une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d’inconnu

Donne-moi tes mains que mon cœur s’y forme
S’y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement.

Au Revoir

Au Revoir

Nous sommes les 5 décembre 2010.

Hier j’ai fait une chute. Je me suis fait mal et je suis immobilisée pour un moment.

Je ne sais pas ce qui m’arrive, à croire que tout m’échappe, y compris mes pas.

Nous sommes le 5 décembre 2010, et je me vais m’absenter, pour un long moment je crois. Au moins jusqu’à 2011. Quand je dis que je vais m’absenter, je vais simplement cesser de m’exprimer ici, sur mes différents blogs, sur twitter etc… Il y aura seulement des notes de lectures sur Agatha Christie notamment, déjà programmée, le billet de demain sur mes requêtes du mois, et puis le poème de ce jour. Pour le reste, je vous dit à bientôt.

Je ne pense pas allumer l'ordi plus d'une fois par semaine pour venir ici, ou pour vous lire.

J’ai besoin de raccrocher les choses, les unes aux autres. Besoin de vide et de silence, le plus possible.

Je crois que je ne suis que trop dans la représentation chimérique de la vie, et plus assez dans le réel. Je vais y replonger, dans ce réel. Jusqu’au fond, sans tuba, ni respirateur.

A bientôt. Vous allez me manquer.

02.12.2010

Citation du jeudi (titre original non ?)

 

“Je veux être quelqu’un de tout à fait différent. Je ne sais pas du tout ce que je veux faire, parce que c’est trop fort, ce que j’ai envie de faire, ça n’existe peut-être pas encore, il faudra que je l’invente.”

 

 

Romain Gary - Les cerfs-volants.

 

Je te laisse la journée pour y réfléchir, je reviens vite en ces lieux ramasser les copies !

 

D'autres citations chez Chiffonette !


   

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