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globe hebdo

  • L'Impossible - Michel Butel

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    Dans le milieu des années 80, j’étais petite, oui, une gentille petite fille, mais très curieuse, et déjà folle de lecture en tous genres. Entre Jeune et Jolie, et Ok Magazine, je prenais le temps de lire aussi Globe hebdo, Actuel et l’Autre Journal. Ce dernier était une revue fondée par le merveilleux Michel Butel.

    Globe Hebdo, Actuel, puis l’Autre Journal, ont cessé leur publication (un peu comme feu Jeune et Jolie me direz-vous), et je restais nostalgiques de ces années particulières du journalisme.

    Michel Butel a retenté une nouvelle aventure cette année, avec la création de la revue l’Impossible. Cette revue est un mélange d’actu, de littérature, de photos, plus largement d’art sous toutes ses formes, avec des plumes de qualités,  plus écrivains que journalistes au sens où on pourrait l’entendre (et auquel j’accorde moins de qualités, tant les journaux classiques sont entrés dans un jeu médiatico-bouffonesque ridicule...)

    L’Impossible est de ces revues que l’on conserve après les avoir lu,  pour les feuilleter à nouveau, s’imprégner des dessins, des photos, des mots des auteurs qui abordent des sujets aussi divers que l’ Amérique selon Jerome Charyn, le couturier Alexander MacQueen,  le changement économique sous l’ère Hollande, le cinéma, l’encyclopédie du pied, des portfolio époustouflants, bref un objet précieux pour qui aime tout les savoirs, toutes les cultures.

    Sur le site du journal, vous trouverez le manifeste de Michel Butel qui explique la raison d’être de cette revue. Parmi ses arguments, je vous livre celui qui m‘a le plus marqué :

    « Parce que l’information est morte, c’est-à-dire illisible, inaudible, invisible, si elle n’est pas animée-ranimée par les mots, par une langue, par un style, par une pensée, inédites. Un journal doit être un événement, au sens radical de ce mot, dans la vie de chacun. Il doit troubler. Il doit inquiéter. Il doit émouvoir. Il doit transmettre l’énergie vitale sans quoi nous nous effritons de jour en jour. »

    Je suis certaine que chacun d’entre nous peut se retrouver dans l’une ou l’autre des lignes du manifeste.

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  • Je relirais bien mes vieux numéros de Globe Hebdo

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    Bon les lapins, j'ai hésité avant de faire cette note : oui parfois je manque de cojones, et quand c'est comme ça, en général je finis par foncer droit dans le mur....

    En même temps j'ai un blog où je peux te faire chier à te raconter comment je me suis acheté 12 paires de chaussures d'un coup, ou un borsalino, avant de brûler dans ma cheminé le dernier Anna Gavalda. Certes, je n'ai pas de cheminée. Dommage.

    De quoi vais-je parler donc ??

    De la petite sortie de Pierre Bergé, au sujet du Téléthon.


    Si t'habite la planète Mars, ou que tu ne lis que les pages BD du monde (quoi, y a pas de pages BD dans le monde !!!!! Appelez Marlène alors !!), va lire un résumé de l'histoire.

    En gros, Pierre Bergé estime que beaucoup de dons sont captés par le Téléthon, qu'il y a là même comme un parasitage de la générosité, au sens ou le Téléthon occupe une place médiatique sans pareil. Au passage il en rajoute une couche sur le côté populiste de cette manifestation qui met en scène la douleur des familles et des petites nenfants.


    Bon. Voilà. Je suis d'accord avec lui.


    ATTENDS NE PARS PAS CHERCHER DES CAILLOUX POUR ME LES JETTER !!!!


    Je t'explique mon point de vue, que je partage avec moi-même. Ne me déteste pas tout de suite.


    Je suis de Gauche (avec un G majuscule), je suis pour la redistribution. L'Etat prélève les impôts, fait un budget et redistribue. Voilà.

    Les associations qui viennent en aide aux malades, c'est super que ça existe, je n'ai pas vraiment d'opinion à ce sujet, mais je suppose que si un jour je me retrouve dans une situation telle que j'ai besoin d'écoute et de soutien, je serais heureuse de les trouver.

    Mais à mon sens, c'est la responsabilité de l'Etat de mener des campagnes de recherches, la Santé Publique c'est pas pour les chiens. (Ni pour H1N1, mais c'est un autre débat)

    L'Etat est garant de l'égalité républicaine, oui je sais c'est des gros mots par les temps qui courent. C'est une aberration qu'il faille faire un cirque autour d'une maladie ou une autre.


    Le Téléthon me pose 2 problèmes majeurs : d'abord il dégage l'Etat de sa responsabilité vis-à-vis de la Recherche et de la Santé Publique. Puis il capte à lui toute l'attention du public.

    Malheureusement, il y a des tonnes de maladies, orphelines ou pas, de causes humanitaires à défendre et à soutenir. Permettre à une seule d'entre elle de tenir le haut du pavé, d'engranger la générosité de tous, pour un résultat pour le moins minime, depuis tant d'année ! Que dire !


    Aucun malade ou malheureux ne vaut mieux que l'autre. Pourtant, avec cette opération médiatique annuelle, cette façon de présenter à nos yeux émus des petits enfants souffreteux, c'est une façon déloyale de capter en masse notre attention et notre générosité.

    A côté, les opérations telles que le Sidaction font figure d'amateurs.

    La générosité de chacun est libre, mais est-on encore libre quand on est spectateur de cette énorme mise en scène qu'est le Téléthon ? A-t-on encore un minimum de sens critique, de libre-choix ? Je n'en jurerais pas.

    Je me suis toujours senti mal à l'aise, quand dans la rue j'étais sollicité pour le Téléthon, je refusais systématiquement, en tentant d'expliquer pourquoi, mais je passais juste pour une personne radine.

    Quitte à faire un grand barnum annuel avec du larmoyant et des ch'tites nenfants, pourquoi ne pas faire une opération avec plusieurs associations, laissant à chacun le loisir de donner à qui il veut.

    Je pourrais en dire plus, mais je crains déjà de m'embrouiller et d'être mal comprise.