Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

juin

  • Juin, il pleut...

    Pin it!

    Un poème de circonstance, qui fait les yeux un peu mouillés, comme l'est ce ciel de juin. Je suis toujours surprise de voir comme parfois les saisons de la nature suivent un peu celles du coeur. S'il pleut au ciel, qu'il pleuve dans mon coeur ou dans le jardin, le résultat sera le même : à quand le soleil ?

    Juin - René-François SULLY PRUDHOMME

    Pendant avril et mai, qui sont les plus doux mois,
    Les couples, enchantés par l'éther frais et rose,
    Ont ressenti l'amour comme une apothéose ;
    Ils cherchent maintenant l'ombre et la paix des bois.

    Ils rêvent, étendus sans mouvement, sans voix ;
    Les coeurs désaltérés font ensemble une pause,
    Se rappelant l'aveu dont un lilas fut cause
    Et le bonheur tremblant qu'on ne sent pas deux fois.

    Lors le soleil riait sous une fine écharpe,
    Et, comme un papillon dans les fils d'une harpe,
    Dans ses rayons encore un peu de neige errait.

    Mais aujourd'hui ses feux tombent déjà torrides,
    Un orageux silence emplit le ciel sans rides,
    Et l'amour exaucé couve un premier regret.

     

    june.gif



  • Hello june

    Pin it!

    C’est une chose curieuse de voir passer les jours comme dans un calendrier hors du temps, c'est-à-dire sans considérations horaires à respecter vraiment, sans date fixe à respecter, juste les heures qui passent dans un nuage bleu clair, enveloppant et rassurant.

    Encore plus curieux de se « réveiller » ensuite dans un autre espace temps, quand les jours précédents ont surtout servi à se demander, encore, ce que deviennent Claudine Longet ou Pierre Elliot Trudeau, à se repasser avec joie des épisodes des Misfits of Science avant de plonger sa mémoire et son cœur dans l’œuvre de Sophie, née Rostopchine.

    C’est un engourdissement, qui frôle l’inconscient, avec en arrière plan toujours cette réalité, celle de 2012, avec tout de même quelques figures imposées, l’école, la famille, l’avenir, le travail, et moi dedans, je ressors ennuyée. Combative, persuadée de mes désirs, mais ennuyée tout de même d’avoir encore à devoir y pourvoir.

    Et puis le jaune d'une paire de Roger Vivier...

    Roger vivier.jpg