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oscars 2016

  • Adaptation

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    En regardant les Oscars, au moment de la catégorie Meilleure Adaptation, je me suis fait la réflexion que j’avais toujours bien du mal avec l’idée d’un roman porté à l’écran. Ou plutôt, du mal avec l’adaptation ciné ou télé des romans que j’ai bien aimé. Même si le résultat est beau, esthétique, fidèle ou je ne sais quelle autre qualité encore, à la fin je regrette toujours un peu d’avoir cédé à la curiosité de regarder le film après avoir lu le roman. Il va de soi que c’est encore pire pour moi d’avoir vu un film avant de lire le roman dont il est tiré.

    Une seule exception à cela, Autant En Emporte Le Vent, que j’ai vu et revu une multitude de fois avant de tomber sur le livre au collège. Bizarrement, tout ce qui me fait craindre une adaptation ne s’applique pas à ce film. Laissez-moi dans mes contradictions.

    Donc, pour en revenir au cœur du sujet. Quand un roman me plait, il reste des années dans ma tête, et se manifeste de temps en temps par un détail, par le travail de l’imaginaire et des souvenirs, et ainsi se crée tout un univers mental associé à ce roman. Comme tout bon lecteur, je me fais ma propre adaptation visuelle, et je dois avouer qu’elle me suffit. C’est comme si j’avais peur d’être dépossédée de MON livre, de MES personnages, et l’effroi est encore pire quand l’adaptation est une vaste blague. (Non mais sérieux, Depardieu en Edmond Dantès ???)

    La relation à un roman est une chose si personnelle et intime, j’ai du mal à partager cela avec un réalisateur, qui mettra un visage sur un personnage qui existe déjà dans ma tête… Pourtant, j’apprends à être moins psychorigide, plus souple et bienveillante. C’est comme un exercice anti-égoïsme, où il s’agit, à travers une adaptation, de comprendre ce qu’on partage avec des milliers d’autres lecteurs/spectateurs. Ce n’est pas toujours évident :)

    Aux Oscars cette année, il y avait parmi les nommés dans la catégorie adaptation, trois films basés sur des romans que j’ai lu et aimé. Carol, Brooklyn, et Room. Ce dernier m’a même complètement bouleversée. De fait, j’attends avec appréhension d’aller voir le film, qui sort courant mars, tant le récit m’a marqué. J’ai peur d’être déçue, et que cela gâche presque tout ce que j’avais brodé dans ma tête autour du livre. Pourtant, je vais aller le voir dès que possible.

    Je ne sais pas si je suis complètement timbrée à me faire des montagnes sur le sujet ? Mais ça me rassurerait de n’être pas la seule :)

    À propos du roman de Emma Donoghue, j’avais écrit un billet, il y a quelques mois : Room.

    Sinon, un jour il faudra que je vous parle de ma détestation des couvertures de livre tirées des affiches des films adaptés. Mais à chaque jour son combat.

  • Héo Leo tout en yolo

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    Au premier instant, à la réouverture du document word intitulé sobrement blog, j’avais pensé lancer un joyeux BONNE ANNÉE ! avant de me rappeler que le 1er mars est un moment un peu tardif pour une présentation de vœux.

    Mais on s’en fiche, soyons fous et hors de contrôle : bonne année !

    J’avais bien pensé écrire tout cela en janvier, puis en février, mais à chaque jour qui passait, la mort d’un illustre chanteur/acteur/penseur/artiste etc.. venait assombrir la journée en question.

    Sérieusement, la Faucheuse préposée aux célébrités a eu des journées chargées en ce début d’année. Et, comment dire, c’était un peu déprimant. L’impression que l’actualité n’est qu’une litanie de morts, célèbres ou inconnus. Un sorte de procrastination de la bonne humeur m’a emmené chaque jour au jour d’après.

    Et puis hier, j’ai été de très bonne humeur, de manière presque un peu gamine. J’ai ressenti une joie amusante et futile de fan contente pour un de ses acteurs favoris, et il fallait bien que j’en parle à quelqu’un, alors me voilà !

    Permettez-moi de lancer, à défaut d’un « bonne année » ponctuel, un BRAVO LEO ! (Imaginez plein de petits cœurs clignotant et une farandole de licornes arc-en-ciel, ce sera plus parlant.)

    Franchement, ça valait le coup de se coucher à pas d’heure pour voir, enfin, la consécration de DiCaprio aux Oscars.

    Les moins de vingt ans (voire de trente ans) ne se rappelleront pas de lui en Mason Capwell enfant, ni dans le rôle du jeune en difficulté recueilli par le Dr Seaver, parce que les moins de vingt ans (voire de trente ans) n’auront pas eu la joie des multi diffusions de Santa Barbara et de Quoi de Neuf Docteur sur une télévision tout sauf numérique et à l’antenne râteau erratique. Tout ça pour dire que Leo m’accompagne, nous accompagne, depuis tant d’années, qu’il s’inscrit dans les plus jolis pans de la mémoire collective.

    C’est une petite joie, et ça ne se refuse pas les petites joies par les temps qui courent.

    Cherry on the cake, ce joli gif trouvé sur Pictoline, qui résume joliment les choses.

     

    903061683.gif

    Demain, si tu es là, on parlera encore Oscars, sous l’aspect littérature.

    (Et bonne santé sinon !)