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  • Je suis populiste et je t'emmerde

    Populisme: qualité fréquemment reprochée à Chavez ou Mélenchon, par exemple.

     

    Il y a des faits, la réalité.

    Il y a des gens qui ont beaucoup d’argent. Pourquoi ? Parce qu’ils ont beaucoup travaillé ? Non. Souvent, ils en héritent, parfois ils occupent des postes où ils s’amusent à démolir des sociétés entières. Je ne suis pas ici pour faire les liste des haut-fonctionnaires incompétents ou des pdg renvoyés avec un golden parachute après avoir bien bien merdé à leur poste. Quoique ce serait une liste amusante à revoir (oui, je l’ai déjà faite, et chaque jour on peut rajouter un nom presque.)

    Il y a aussi des gens pauvres, très pauvres. Il y a même, ô ironie, des gens qui travaillent dur, qui sont salariés, avec un joli CDI, toussa toussa, et qui ne peuvent se loger décemment ni se nourrir correctement (genre avec cinq fruits et légumes par jour...) Pourquoi ? Parce que ce sont de gros fainéants ? Des nuls ? Des idiots ? Non, évidemment.

    Un jour, quelqu’un, quelque part a décidé qu’il fallait des maîtres et des valets. Et cons que nous sommes, on laisse faire.

    Parfois, on essaye de se révolter, parce que bon la sodomie non consentie ça finit par être douloureux…

    Mais un jour vint la CRISE. Tu sais le truc provoqué par une bande de connards incompétents, égoïstes, stupides, des crevures, des salops qui exploitent des gens sous-payés dans des bureaux et des usines.

    Alors pour réparer les conneries de ces fumiers de banquiers et autres parasites inutiles, qu’ont fait la plupart des états : PAYER, des sommes astronomiques pour sauver ces gens INUTILES, payer des milliards pour que survive un système de simple exploitation de cons par des enculés. Tu sais, le fric qui n’est pas disponible pour rembourser tes antidouleurs, ou te payer une retraite décente ? Ce fric il est parti sauver la plus belle brochette de connards que la Terre puisse porter, et ce au nom de notre bien à tous.

    J’ai envie de dire lol...

    La politique c’est faire des choix, c’est décider du genre de vie que l’on souhaite pour ses semblables.

    Soyons sincères un court instant, ça ne fait pas de mal. Les « grands » de ce monde n’en n’ont rien à branler des autres, strictement rien. C’est pour ça qu’un « communiste » comme Hu Jintao peut trouver à s’entendre avec un enculé un nain un débile, un type de « droite » comme Sarkozy. Les mots n’ont aucun sens. Aucun. Seul compte une juste répartition de l’argent, à savoir un maximum pour leur gueule, et de quoi avoir l’impression de vivre correctement pour toi et moi.

    Je vais te dire, je n’aime pas travailler, je ne veux pas travailler, je m’y refuse du plus profond de mon être. Travailler n’est pas épanouissant, travailler n’est pas une valeur ni une morale à mes yeux. Je travaille parce que je suis née esclave. Oui esclave. Je suis esclave de cette société qui me demande de travailler pour me laisser me loger correctement. Je suis esclave de cette société qui me demande de travailler pour manger à ma faim. Je suis esclave car je travaille pour permettre à des rentiers de vivre confortablement en récupérant mon salaire sous la forme de mensualités de crédits à payer ou de loyer à régler ou autres conneries du genre.

    Encore que je sois une esclave parmi les moins malheureux, puisque je m’autorise à lire, à profiter de quelques misérables loisirs. Mais beaucoup n’ont même pas ça.

    La lutte des classes n’existe pas. Quelle lutte des classes ? Il y a des maîtres et des esclaves inconscients de leur sort.

    Voilà, c’est la crise. Il faut travailler plus longtemps, en étant moins bien payé. Il faut accepter des sacrifices.

    Et pendant ce temps là :

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    Brice et son ex-étudiante Valérie. Le pouvoir et l'argent c'est aphrodisiaque, hein ma poulette....

     

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    Christine Ockrent, la reine du licenciement de journalistes, et Bernard, ex-spécialiste des droits de l'homme.

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    Laurence, amie des pauvres.

     


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    Christine, bijoutière photoshopeuse.

     

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    Eric, amateur de jeunes beurettes comme moi...

     

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    Roselyne, bah, Roselyne quoi, nue...Voilà...


    Oui, c’est un article populiste, et j’emmerde celui qui pointera ce défaut. Vouloir donner plus à ceux qui ont moins, c’est populiste ?  Ne pas l’être alors, c’est assumer d’être un criminel pour ses semblables.


     

     

  • My Steve for the day

    Je dis souvent qu’un bon acteur est (hélas) un acteur mort. Au sens où la majorité des comédiens que je puis admirer, est morte et enterrée.

    Au panthéon, figure en bonne place Steve McQueen.

    Aujourd’hui est le trentième anniversaire de son décès.

    J’aime cet acteur, son jeu, son élégance, son je ne sais quoi de si masculin.

    J’aurais du mal à expliquer ce que je ressens à le regarder jouer, à simplement le regarder vivre au travers de photos ou de vidéos. Dieu sait pourtant que je ne suis pas du genre Fan2 mais bon…

    Aujourd’hui, j’ai juste envie de me souvenir de lui un peu plus encore. Voilà.

     

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    Steve et Ali McGraw

     

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    Sinon, c’est dimanche, jour de poésie mes chers amis, initiative gérée par Bookworm ! Et bien voici quelques lignes de Pierre Louÿs, tirées des chansons de Bilitis :

     


    podcast

     

    La Lune aux yeux bleus

    La nuit, les chevelures des femmes et les branches des saules se confondent.

    Je marchais au bord de l’eau. Tout à coup, j’entendis chanter : alors seulement je reconnus qu’il y avait là des jeunes filles.

    Je leur dis : « Que chantez-vous ? » Elles répondirent : « Ceux qui reviennent. » L’une attendait son père et l’autre son frère ; mais celle qui attendait son fiancé était la plus impatiente.

    Elles avaient tressé pour eux des couronnes et des guirlandes, coupé des palmes aux palmiers et tiré des lotus de l’eau. Elles se tenaient par le cou et chantaient l’une après l’autre.

    Je m’en allai le long du fleuve, tristement, et toute seule, mais en regardant autour de moi, je vis que derrière les grands arbres la lune aux yeux bleus me reconduisait.