08.05.2010

Dieu le fit


Bonjour Gens,

Je t'ai dis que j'étais en retard de tag... Non ? Ça t'étonne, hein.... Je sais c'est dure à croire, quand mon nom est synonyme de rigueur, célérité et empressement.

Bref un tag, oui. Là il me vient de Faustine, jolie futur mariée et rafraichissante bloggueuse !

C'est un tag qui tourne autour de Dieu etc... je suis d'autant plus ravie de le faire, que Jegoun, le e-mari de Emanu mon e-belle-mère, n'avait tagué que des mecs, le coquin taquin. T'as qu'à voir là click click.

Alors les questions !

1.Voteriez vous pour Dieu s'il se présentait à la présidentielle ?

Oui, s'il me prend comme secrétaire générale de l'Elysée. Non, en fait, je ne m'autoriserai pas à voter pour Dieu, car Dieu est perfection : voter pour lui implique un jugement, même positif. Dieu c'est Dieu, point. Oui, je sais, je suis grave.



2. Jésus se présente à votre porte, il est a. Avec des chaussures de ville b. une paire de All Stars c. Pieds Nus d. Autre,
Précisez.

Jésus se présente à la porte avec une paire d'Adidas, point barre, si possible des gazelles, ou des Nastase d'époque. Mais Adidas avant tout. Jésus est classe et cool.

montgomery-clift1.jpg
C'est le prêtre de ma paroisse, il est un peu soucieux, Montgomery Clift...

 


3. Comment éviter que l'église catholique ne se radicalise devant tant d'attaques ? Je ne pense pas qu'elle se radicalisera, il y a des épreuves qui renforcent la foi des croyants. Souffrir pour ce que l'on croit, en politique ou en religion, c'est aussi accepter les attaques et tenter de dialoguer. Le dialogue, c'est naïf mais parfois ça fonctionne.


4. Si Lucifer était une personne, à qui ressemblerait-il ? Il ressemblerait à Clark Gable et je partirais avec lui, bras dessus bras dessous, parce qu'il est vraiment fascinant et intéressant Lucifer.

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Rhaaaa le regard, la moustache....

 

Comme d'habitude, si quelqu'un souhaite sacrifier sur l'autel du tag, je le link avec joie !

 

07.05.2010

Vendredi c'est tag


Hello mes choupis, que je délaisse !! Comment ça va ? Vous ne trouvez pas que le temps file comme un éclair ? Entre mes mains en tout cas... Il me faudrait un secrétaire (sexy) pour gérer les conneries que j'ai à faire.

En attendant ces moments bénis où je serais une femme comblée par son assistant hors norme, je fais ce que je peux...

Aujourd'hui, on va se faire une rafale de tags, parce que mon retard en la matière confine au ridicule, et je m'en veux de me laisser ainsi déborder...

Il y a un moment de cela, Maman@home souhaitait connaître mes impressions de maman ! Je n'en parle pas souvent, mais vous savez que j'ai un petit garçon, que j'aime, bien entendu, mais c'est bon de le dire parfois.

Alors :

Cinq choses qui font battre mon cœur de maman :

-Que mon fils m'appelle « mamounette » dans le but unique et assumé de manipuler mon amour pour lui, afin d'obtenir une chose qu'il désire (en général sa ma DS). Ce chenapan me dit droit dans les yeux qu'il m'appelle « mamounette » parce que ça m'attendrit. J'aime ce côté joueur chez lui.

-J'aime que mon fils m'explique par A+B qu'il n'aime pas sa petite fiancé de maternelle, alors qu'ils sont inséparables, qu'ils se tiennent la main et que cette jeune donzelle le couvre de bisous. Il arbore une pudeur que je trouve toute charmante. Et ensuite il me rappelle mes propres mots, à savoir qu'il n'aime que sa maman et qu'il n'a l'autorisation d'avoir une fiancée que lorsqu'il aura 35 ans : je suis raisonnable, non ?

-J'aime le regard innocent et clair de mon fils, le regard indulgent qu'il pose sur moi et sur son père. Il a de jolis yeux, certes, mais on y distingue surtout la gentillesse et l'amour. Quand il me regarde, parfois, cela me transperce le cœur plus finement qu'une dague ancienne. Je me rends alors compte que cela ne pouvait être que lui, personne d'autre.

-J'aime les batailles de câlins avec lui. Depuis ces 8 ou 10 mois, on fait ce qu'il appelle des batailles de câlins. Se jeter sur le lit ou le canapé et se chatouiller, se faire des bisous, des câlins, jusqu'à ce que l'un des protagonistes abandonne.

-J'aime la précisions verbales dont mon fils sait faire preuve. Tout petit soit-il, jamais nous n'avons parlé « bébé » à mon fils. Il a acquis très tôt un vocabulaire précis et détaillé, ce qui rend sa conversation amusante et intéressante. Il est très regardant sur les adjectifs, les qualificatifs, la description des événements ou de son état d'esprit.


5 moments pendant lesquels je prêterais bien mon costume de maman à quelqu'un :

-Quand il faut préparer le dîner : ça me saoule. Point. Je le fais vraiment pour lui.

-Quand il faut se lever le dimanche à 7h.... il est lève tôt.

-Quand il faut faire la lessive....

-Quand il faut faire la vaisselle...

-En gros c'est surtout l'aspect ménage, tenue de la maison qui me saoule. Le reste, je le prends comme une joie sans fin, même les moments de disputes, parce qu'à la fin, maman à toujours raison :)


Je devrais désigner 5 mères ou pères, je préfère que vous vous dénonciez dans les commentaires mes lapins !


Ensuite, un tag de printemps. Oui je sais, c'est comique, compte tenue de la météo de merde qui règne en ce mois de mai tout pourri. J'ai froid, je suis malade, j'ai une crise d'asthme depuis trois jours. Fait suer.

Alors ce tag de printemps me vient de Ferocias. Cela consiste à réaliser un petit jeu de mots et de lettres. Il faut en choisir un et à partir de ce dernier, décomposer chaque lettre et illustrer avec un autre mot, puis un écrivain.

J'ai choisi le mot Parnasse.


Patrimoine

Paris, comme les Mystères de Paris de Paul Féval !

Amour

Anna Karenine, de Tolstoï une femme innocente.

Religion, bah oui je suis croyante...

Religion, excellent roman de Tim Willocks !

Nantes la ville d'où je viens

Nanortalik, ville où je voudrais aller un jour, et chanson de Dominique A

Adoration

Ariane, la "Belle du seigneur" adorée et réprouvée d'Albert Cohen.

Songe, rêver est une aventure.

Shakespeare, théâtre ou sonnets, tout est parfait !

Soumission, au sens, à l'amour, à son destin... Parfois seulement.

Salammbô, de Flaubert

Eternité : c'est le temps que dure la passion

Easton Ellis, Bret de son prénom, le choc et le talent.


Voilà, j'ai un peu adapté les règles, mais j'espère que ça vous plaira. Si quelqu'un souhaite le reprendre, j'éditerais avec les volontaires !


Je vous dis à très vite !

 

28.04.2010

Sept à dire ?

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Je continue sur ma lancée, tu sais, le chiffre sept... Oui, les sept mercenaires, les sept nains, les sept chais pas quoi, et les tags à sept.

Celui-ci vient d'une it-girl, une cinéaste de talent, une chroniqueuse livre incredible, j'ai nommé Camille !

Let's go people :

Un signe particulier : je respire à l'envers. J'inspire en rentrant le ventre et j'expire en relâchant. Il parait qu'il faut faire l'inverse.... Je ne sais pas faire. J'ai beau essayer, je respire naturellement à l'envers...

Un mauvais souvenir : le 21 avril 2002. L'échec de Lionel Jospin au premier tour des présidentielles. Pas juste à cause de cet échec. Mais j'ai vu mes camarades se déchirer, se rejeter la faute les uns sur les autres. Un vrai drame.

Un trait de caractère : je crois que je suis profondément gentille et serviable. Enfin, sauf quand je suis méchante et égoïste. Non ?

Un souvenir d'enfance : je ne pouvais faire de sport, à cause de problèmes cardiovasculaires, snif, et au lieu de m'éclater à monter des cordes, niark niark, je lisais tranquillos sur le banc pendant l'heure de sport. Qu'est ce que c'était chouette.... Des heures de lectures et des tonnes de bouquins avalés pendant que les copines se faisaient houspiller par l'adjudant-chef préposé aux cours d'EPS...

Un défaut : je suis un peu du genre à procrastiner.... Sous prétexte de faire mieux, je repousse, pour être dans des conditions optimum d'action. Tu parles....

Un film bonne mine : cette fois ci je vais citer Eternal sunshine of the spotless mind, parce que ce que je retiens de ce film, c'est que malgré l'effacement forcé de la mémoire, la scotomisation organisée de cet amour, le lien est plus fort, et implacablement il se retisse entre les deux héros. C'est un film bien plus optimiste qu'il n'y paraît.

Une meilleure amie : non, 4 personnes que j'aime. Les qualifier de meilleurs ? Ça ne veut rien dire.

Je ne suis pas loquace aujourd'hui, non ? Pas grave. Je me rattraperai demain ! Ou pas.

 

27.04.2010

Au septième ciel du plaisir


Le chiffre 7 continue de me poursuivre. En même temps ça ne me dérange pas, c'est mon chiffre favori. Aujourd'hui il est l'occasion de parler de sept choses que j'aime, à l'invitation de délicat Férocias, Grand Sacrificateur du Soleil, s'il en est.

Vous parler de ce que j'aime. Vous commencer à le savoir un peu. Mais il y a toujours grande variétés dans mes intérêts, alors n'ayons pas peur de la redite.

J'aime la beauté : sous toute ses formes. L'esthétisme, les jolies choses. Tout cela provoque des émotions tellement belles et apaisantes. Regarder un tableau de Sir Lawrence Alma Tadema par exemple, peut me tenir en haleine pendant de longs moments, à chercher les détails, la beauté de chaque coup de pinceaux. Ou passer quelques instants à regarder de jolies tasses à thé : acte ô combien inutile mais délicieux. La beauté me ravie.

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The Finding of Moses - Sir Lawrence Alma Tadema

 

J'aime lire : cela rejoint un peu les propos précédents. C'est la beauté des mots, leur alignement propre et la musique de la phrase qui est ma motivation première. Parfois une histoire bien simple, sans complication, mais avec une écriture ciselée et belle, voilà qui me suffit et m'enrichit l'âme bien plus qu'une saga compliqué écrite avec les pieds.

J'aime manger : oui ce n'est pas très glamour tout ça. Peu importe. La bonne chère, savourer un plat, prendre plaisir à savourer des mets, et l'assumer, quelle joie !

J'aime apprendre : je suis de nature assez curieuse, et je me lance souvent dans des voies qui ne sont pas forcément les miennes, avec plus ou moins de succès, mais toujours avec plaisir ! Il m'arrive de me plonger dans des bouquins de mathématiques, de physique quantique, sans évidemment tout comprendre, mais le besoin est là d'essayer de comprendre. Et rien que ça, c'est un plaisir.

J'aime écouter de la musique de toute sorte : un de mes plus grands plaisir est d'alterner de grands airs d'opéra et de la musique pop ou des classiques arabes. Le mélange des sonorités, la variété des accords, chaque modulation vient me parler, d'une manière différente. C'est une façon de chercher la joie musicale complète...

J'aime écrire aux gens : cela arrive de moins en moins, avec nos nouvelles habitudes. Mais j'aime écrire des lettres, avec un stylo plume, sur du papier.... C'est un plaisirs sans pareil. Et si je ne craignais pas de passer pour un genre de folle, je pourrais écrire à certaines d'entre vous, dont j'ai l'adresse, juste comme ça, par plaisir d'aligner les mots, de m'enquérir de vous. Et les lettres d'amour sont les plus belles à écrire.

J'aime le thé : oui, cela vous étonne, non ? Le thé est la boisson par excellence, tant il y a de saveurs différentes ! Là encore j'aime la variété et chaque origine de thé m'apporte quelque chose !

Un poème de Théodore de Banville pour nous parler du thé ? Regardez donc :

 

Théodore de BANVILLE


Le Thé

Miss Ellen, versez-moi le Thé
Dans la belle tasse chinoise,
Où des poissons d'or cherchent noise
Au monstre rose épouvanté.

J'aime la folle cruauté
Des chimères qu'on apprivoise :
Miss Ellen, versez-moi le Thé
Dans la belle tasse chinoise.

Là, sous un ciel rouge irrité,
Une dame fière et sournoise
Montre en ses longs yeux de turquoise
L'extase et la naïveté :
Miss Ellen, versez-moi le Thé.


Alors, l'un d'entre vous me dira ce qu'il aime par-dessus tout ?

 

21.04.2010

Seven, I'm in seven....

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Seven, I'm in seven...

Yes, I'm back, enfin j'étais pas très loin, juste très occupée, mais je promets de passer te lire.

Ok j'ai déjà fait le jeu de mot, heaven, I'm in heaven, une fois, il y a fort longtemps....

Mais c'est pour la bonne cause ! Ma douce biche de Banfora, Angie, si tu préfères, me demandait il y bien longtemps (un peu trop même) d'avouer sept choses que vous pourriez ignorer sur moi... Sept ! Comment faire, moi qui ne suis que transparence et épanchement ?

J'essaie tout de même.

Or donc :

-Je pratique la magie, la divination et la sorcellerie. Oui. Rien que ça. Faudra que je t'explique un jour, plus précisément. Mais oracle divers, oui-ja et runes sont mes amis... Papus est un maître pour moi !

-J'ai été présenté à deux concours généraux différents, Philosophie et Histoire. Ce qui en soit est déjà un honneur, je l'ai pourtant mal vécu, car à chaque fois je n'ai eu que des accessits : toujours mon éternel manque de rigueur...

-Je ne distingue que difficilement et depuis peu, ma gauche de ma droite...

-La sardine est pour moi un ennemi total : son idée même me donne envie de vomir tripes et boyaux...

-Je suis superstitieuse et pleine de (mignons) rituels que ne renierait pas Adrien Monk.

-Je déteste le main stream, j'aime faire comme il me plait et surtout venir en aide aux ambulances, au lieu de tirer dessus.

-Je manque énormément de confiance en moi, à un point que tu n'imagines même pas. Et je suis extrêmement timide. Ce qui de facto me conduit à faire des choses parfois trop audacieuses. Va comprendre.

Je ne désigne aucune victime expiatoire, puisque ces questions ont fait plusieurs fois le tour du web, à moins d'une âme consentante ?

Je vous ai dit que j'avais du retard de tag ? Du coup j'y vais, je ne m'attarde pas....

 

16.04.2010

Orange County


Prendre un fruit rond entre ses mains, l'éplucher, voir les spores éclater en mille gouttelettes, au parfum reconnaissable entre tous : manger une orange en hiver.

Remuer la pâte à crêpes et verser une cuillère d'eau de fleur d'oranger, avec ma grand-mère qui surveille du coin de l'œil.

Lire un poème, la Terre y est bleue comme une orange, et chercher à comprendre un peu, puis juste se laisser porter par la beauté des mots.

Attendre son amoureux et mettre un peu de Fleur d'Oranger de Serge Lutens au creux des poignets, là où Il les embrassera.

Le orange est une couleur, une odeur, un gout, c'est une sensation unique, la couleur ultime.

C'est la couleur qu'a choisi pour moi Chrys, qui s'y connaît en sensations de toutes sortes !

Le orange est une couleur qui attire mon œil et tout mes sens.

J'aime me vêtir de cette couleur, elle me rend de bonne humeur !

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Robe Episode
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Jupe Boss Woman
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Marinière Petit Bâteau

 

J'aime boire de cette couleur : le thé des Moines m'avait d'abord attiré par cette jolie boite orangée.

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Thé des Moines

 

J'aime écrire dans des cahiers orange : je consacre ceux-là à mes élucubrations préférées.

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Cahier Letterbox Alezan

 

J'aime lire Christopher Buckley, découvert la première fois grâce à la couverture éclatante de ce roman !

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Une satyre du système médiatico-politque américain, un régal à lire !

 

On termine avec un poème d' Alfred de Musset ?

 

Madrid


Madrid, princesse des Espagnes,
Il court par tes mille campagnes
Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs.
La blanche ville aux sérénades,
Il passe par tes promenades
Bien des petits pieds tous les soirs.

Madrid, quand tes taureaux bondissent,

Bien des mains blanches applaudissent,
Bien des écharpes sont en jeux.
Par tes belles nuits étoilées,
Bien des senoras long voilées
Descendent tes escaliers bleus.

Madrid, Madrid, moi, je me raille

De tes dames à fine taille
Qui chaussent l'escarpin étroit ;
Car j'en sais une par le monde
Que jamais ni brune ni blonde
N'ont valu le bout de son doigt !

J'en sais une, et certes la duègne

Qui la surveille et qui la peigne
N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ;
Certes, qui veut qu'on le redresse,
N'a qu'à l'approcher à la messe,
Fût-ce l'archevêque ou le roi.

Car c'est ma
princesse andalouse !
Mon amoureuse ! ma jalouse !
Ma belle veuve au long réseau !
C'est un vrai démon ! c'est un ange !
Elle est jaune, comme une orange,
Elle est vive comme un oiseau !

Oh ! quand sur ma bouche idolâtre

Elle se pâme, la folâtre,
Il faut voir, dans nos grands combats,
Ce corps si souple et si fragile,
Ainsi qu'une couleuvre agile,
Fuir et glisser entre mes bras !

Or si d'aventure on s'enquête

Qui m'a valu telle conquête,
C'est l'allure de mon cheval,
Un compliment sur sa mantille,
Puis des bonbons à la vanille
Par un beau soir de carnaval.

 

15.04.2010

moĭ byvshiĭ knyazʹ


Toute princesse doit avoir son prince, même un ex-prince.

Et moi j'ai de l'ex de compétition, beau, intelligent et tutti quanti. Mais j'ai beau le flatter, il garde toujours un jugement bien sévère envers moi, le mufle. La preuve avec cette interview, faisant suite à un tag de ma douce biche de Banfora, aka Angie la suissesse.

Cette aimable helvète nous interroge sur les relations couples-blog. Voilà donc.

1. As-tu toujours connu ton conjoint blogueur ? "Non."

Est-ce que ça a changé quelque chose : « ça lui ressemble, donc, non. »

Sinon est ce qu'elle t'en a parlé dès le début ? "Oui, les ordi sont dans le salon, difficile de ne pas le remarquer. Et elle m'avait même demandé si c'était une bonne idée."

2. Comment juges-tu le fait qu'elle raconte sa vie (entre autres) sur le net, et que des gens s'y intéressent et répondent ? «  J'ai toujours ressenti une fascination et c'est enrichissant. Fasciné que les gens s'intéressent ainsi à elle. »


3. Qu'est ce qui t'énerve le plus dans sa pratique du blog ? « Le blog met en avant les défauts que je lui connais déjà : l'égotisme et l'auto-complaisance. » A l'inverse qu'est ce que tu apprécies ? " Son charisme littéraire, l'attraction qu'elle peut susciter, l'impression qu'elle arrive à donner aux gens qu'elle parle d'eux-mêmes. "


4. Aimerais tu participer à ce blog ? « Ni oui, ni non. » Si oui, as-tu déjà eu le droit d'y écrire? « Pas d'idée en  fait, ce n'est pas mon univers. »


5. As-tu un message à faire passer à des gens dans ta situation, et veux tu profiter de ce tag pour dire quelque chose à ta blogueuse ? »Moi aussi j'ai un blog et il est plus intéressant et les sujets sont moins racoleurs. »

Lapidaire et sans pitié, non ?

Bon là il n'a pas voulu que je mette le lien, ce qui est paradoxale car cet indulgent ex commente parfois ici en laissant son lien....


Allez, à demain les gens.

 

13.04.2010

YA vsegda printsessa

 

Et je continue mon voyage dans les profondeurs de l'âme slave, à travers la poésie. Aujourd'hui c'est Pouchkine qui nous offre la vision d'un soir d'hiver...


Ciel de brume ; la tempête
Tourbillonne en flocons blancs,
Vient hurler comme une bête,
Ou gémit comme un enfant,
Et soufflant soudain pénètre
Dans le vieux chaume avec bruit,
Elle frappe à la fenêtre,
Voyageur pris par la nuit.

La chaumière est triste et sombre,
Chère vieille, qu'as-tu donc
A rester dans la pénombre,
Sans plus dire ta chanson ?
C'est la bise qui résonne
Et, hurlant, t'abasourdit ?
Ou la ronde monotone
Du fuseau qui t'assoupit ?

Mais buvons, compagne chère
D'une enfance de malheur !
Noyons tout chagrin ! qu'un verre
Mette de la joie au cœur !
Chante comme l'hirondelle,
Doucement vivait au loin ;
Chante-moi comme la belle
Puisait l'eau chaque matin.

Ciel de brume ; la tempête
Tourbillonne en flocons blancs,
Vient hurler comme une bête
Ou gémit comme un enfant. 
Mais buvons, compagne chère
D'une enfance de malheur !
Noyons tout chagrin ! qu'un verre
Mette de la joie au cœur !


Et je suis toujours une princesse, au moins à mes propres yeux, et certainement pas la plus antipathique....

Un peu du genre à trépigner, à bouder, à fulminer.... Mais pas la plus antipathique...

Et si Daydreamer a cru bon me (re) tagguer comme Fr@mboize l'avait spontanément fait sur mon insistance, c'est que je le vaux bien, hein ? Non ? Si ?


Du coup je me replonge en moi, chouette !


Un auteur que j'aime, et bien cette fois rendons hommage à Joseph Hansen, un des auteurs découverts grâce à Rivages Noir. Je vous ai dit que j'adorais les éditions Rivages et toutes leurs collections ? Je me dis qu'à force d'écrire Rivages Noir, Rivages Fantasy, Rivages Poche, Rivages, Rivages, Rivages, un mécène de chez Rivages m'enverra toutes les sorties de Rivages.... Rivages....Mais je m'égare. Joseph Hansen donc, et son héros si particulier, Dave Brandstetter, détective viril, lettré, fin, un peu solitaire et accessoirement homo, j'en suis tombée tout de suite amoureuse, et je crois avoir lu l'intégralité de l'œuvre de Hansen. Je trouve souvent réducteur de justement réduire une œuvre en la qualifiant de polar ou thriller, bref... Hansen est un grand écrivain, qui sait comme Ruth Rendell se servir du prétexte d'une intrigue policière pour creuser les galeries qui sous-tendent l'âme humaine...

Lisez le s'il vous plait : Joseph Hansen chez Rivages Noir (faites moi penser à vous parler un jour de ma passion pour les éditions Rivages, je crains que cela ne passe inaperçu...)


Un livre que j'aime : V. de Thomas Pynchon. Encore un auteur pas commun et pas commode, insaisissable, mystérieux, aucunes photos ne circule de lui, pas d'interview, pas de publicité et à chaque sortie, trop rare, d'une de ses œuvre, la magie et le magnifique opèrent ensemble. Thomas Pynchon et V. ma première rencontre avec lui : un tourbillon, une aventure extra-lucide, hors du temps et de la simple compréhension des mots. La lettre V. comme « héroïne » improbable, la lettre V. comme soutènement aux mystères de l'univers. V. ne se raconte pas, V. se lit. Lisez-le s'il vous plait.... Et tout les Thomas Pynchon d'ailleurs, il y en a si peu, trop peu.

 

Les choses que j'aime : écouter de la musique, toute sorte de musique, les Planètes de Holst, ou Camélia Jordana, Arnaud Fleurant-Didier ou Tété, peu importe, les notes m'emportent. Et parfois danser sur des musiques improbables juste pour voir sourire mon petit garçon.


Ce que je déteste : les sardines depuis 17 ans maintenant, entendre le mot G-E-N-O-U ou bien entendre quelqu'un raconter des chose sales ou vulgaire, mesquine. Je suis vraiment pénible, mais je ne supporte pas qu'on parle de v-o-m-i ou de c-r-o-t-t-e-s-d-e-n-e-z....


On ne va pas finir comme ça avec ces horribles mots n'est ce pas !!

Alors mes choupis d'amour, je vais faire ma pute et je vais linker 7 victimes qui devront faire ce tag, bah oui, la mode est au désingage de linkage, mais comme on dit en russe mne vse ravno grave de chez grave ^^ !


Bref, passons aux victimes du jour :


Manu, parce que c'est ma belle-mère, qu'elle va gueuler, dire non, mais m'en fiche.

Pétula la pétulante (depuis le temps que je voulais le placer celui là...)

Julie BBG si elle n'est pas encore noyée sous le boulot...

Laurent parce que je l'aime, faut-il une autre raison ?

Firemaman juste pour voir si ses réponses vont me plaire (et je sens que oui...)

Nicolas pour qu'il me parle de lui, un peu, et c'est tout de même le e-mari de mon e-belle-mère.

Gazelle, juste pour souligner à vos yeux sa subliminance sublimité.


Voilà. Allez en paix mes frères et sœurs et à demain.

 


 

 

12.04.2010

YA printsessa


Non, pas que je délire en russe (quoique) il s'agit de clamer haut ma princessitude. Oui, rien que ça. Et façon j'ai décidé que je ne ferais que ce que je veux cette semaine. Une semaine de princesse en somme.

Du coup, pour l'entamer, rien de tel que le tag de ma Fr@mboize préférée. Et zou :


Le nom d'un auteur que j'aime : il y en a trop. Je vous saoule assez avec mes favoris, si nombreux. Je parlerais aujourd'hui de celui du moment, un poète, que je redécouvre ces derniers jours : Vladimir Maïakovski.


Écoutez !
Puisqu'on allume les étoiles,
c'est qu'elles sont à
quelqu'un nécessaires ?
C'est que quelqu'un désire
qu'elles soient ?
C'est que quelqu'un dit perles
ces crachats?
Et, forçant la bourrasque à midi des poussières,
il fonce jusqu'à Dieu,
craint d'arriver trop tard, pleure,
baise sa main noueuse, implore
il lui faut une étoile!
Jure qu'il ne peut supporter
son martyre sans étoiles.

Ensuite,
il promène son angoisse,
il fait semblant d'être calme.
Il dit à quelqu'un :
" Maintenant, tu vas mieux,
n'est-ce pas? T'as plus peur ? Dis ? "

Écoutez !
Puisqu'on allume les étoiles,
c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires ?
C'est qu'il est indispensable,
que tous les soirs
au-dessus des toits
se mette à luire seule au moins
une étoile ?


Alors c'est pas magnifique ?


Un livre que j'aime : pareil, il y en a à foison, mais concentrons nous sur un Romain Gary, Lady L, une merveille que je vous détaillerais plus tard. J'ai adoré la découvrir au lycée et là, j'ai ressenti le besoin de me replonger dedans...


Les choses que j'aime : lire, écrire, manger n'importe quoi de chez Pierre Hermé, boire n'importe quoi de chez Mariage Frères, admirer n'importe quelle aile du Louvre, m'affaler devant Weeds, chanter les meilleur Kyrie du monde, celui du Requiem de Mozart, massacrer « Lili Gaga » en dansant avec mon fils, qui m'explique par A+B que Lady n'est pas un prénom alors que Lili, si, et que de fait je me trompe en nommant cette blonde chanteuse. J'aime du coup entendre mon fils m'expliquer son point de vue sur la vie, qui explique à qui veut l'entendre que « maman n'aime pas Nicolasarcosi et qu'elle a dit qu'il est caca.... » et j'adore !


Ce que je déteste : travailler, sous la forme de salarié exploité par le patronat bien sûr. Je déteste qu'on m'exploite et qu'on m'explique qu'en cela on me rend service en fait. Je n'ai jamais considéré le travail comme une Valeur quelconque, quelque chose qui apporte la dignité ou l'épanouissement. NON.


Voilà. Je ne tague personne, vu ma capacité à faire tout en retard, je suppose que cela a fait trois fois le tour des gens. Sauf si des volontaires y tiennent.

 

08.04.2010

A la recherche du livre


Je n'ose plus compter les tags en retard, mais je me rassure en me disant que l'essentiel est de penser à les faire...

Aujourd'hui je me penche sur le tag de Thé Citron : « comment tu choisis tes livres » !


Bien, bien, bien, je crois venue le moment où je vais clairement apparaître comme une psychopathe.... (Sauf si c'est déjà fait dans ton cœur bien sûr ^^)

Alors, si tu ne le sais pas, j'aime lire. J'adore lire. Certains diront que cela confine au vice, mais fuck, je m'en fiche et n'en ai cure.

Ceci posé : ne t'avise JAMAIS de m'offrir un livre, roman, essai, poésie, peu importe, ne m'offre jamais de livre, sauf si tu disposes d'une liste de titres fournie par moi. Le fait est que les quelques personnes qui se sont aventurées à faire ce geste, s'en morde encore les doigts : soit j'ai déjà lu le bouquin en question, soit je voue un mépris sans fond à Marc Lévy, Guillaume Musso, Anna Gavalda l'auteur.

Seul deux personnes disposent d'une dispense pour contourner cet interdit...

Ensuite, pour choisir un bouquin, il y a différentes étapes. Quatre étapes.

D'abord, j'ai une liste de titres, que je note sur un carnet, des titres entrevus lors de critiques, entendus à la radio, ou des réminiscences de certains classiques oubliés. Je vais donc forcément chercher à acquérir des ouvrages de cette liste.

Ensuite, je m'attaque aux nouveautés en poches : j'adore farfouiller dans les grandes tablées à la Fnac, au Virgin, ou dans les librairies de quartier, qui se font bien rares je trouve ! Même si je ne connais pas du tout l'auteur, je peux tout à fait céder.

Puis, je m'intéresse aux collections : il y a des éditeurs dont j'achète le catalogue presque les yeux fermés, essentiellement 10/18, Phébus Libretto, Rivages, le Serpent à Plumes et Actes Sud. Je peux être quasi certaine qu'un ouvrage issu de ces maisons me comblera parfaitement !

Enfin, je craque régulièrement à la beauté d'une couverture. Et à cet égard je vous invite à jeter un œil chez Anouchka, et plus particulièrement à ce billet, où elle montre quelques magnifiques couvertures des éditions Zulma.

Voilà, je suis assez rigide sur ces étapes, je procède toujours de la même manière.

 

Maintenant, évidemment, je vais avoir la joie infinie, sans exagérer, de demander à Mona, Elizabeth et Alicia leur façon de faire sur ce sujet !