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épisode

  • Le style est le vêtement de la pensée

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    Invoquer Sénèque pour parler fringues, c'est tout moi ça :)

    En faisant du tri dans mes placards, pour voir ce que je pourrais mettre les prochains jours qui soit un hommage au beau temps, j’ai eu la révélation d’une chose que je devinais déjà…

    J’aime les rayures. Toutes les rayures…

    D’abord les marinières, quoi de plus normal pour une fille toujours à l’ouest ?

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    Dans l'ordre de gauche à droite, H&M, Petit Bâteau et Petit Bâteau

     

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    Claudie Pierlot, Caroll, Caroll et Petit Bâteau

     

    On n’a jamais trop de marinières….

    Et puis des rayures un peu plus habillées :

     

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    H&M, La Redoute

    Pour des journées à la verticale du bonheur…

     

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    Gérard Darel

    Il parait que la rayure est un motif hasardeux, que ça grossit, déforme, que ce n’est pas toujours très élégant…Je ne sais pas pour vous, mais au contraire j’y trouve un classicisme juste teinté de ce qu’il faut d’audace. Comme pour tout vêtement, ce qui compte, c’est la qualité de la coupe et des matières, et l’envie de se sentir bien dedans… Le reste est une affaire de coup de cœur ! J’avoue avoir du mal à comprendre les personnes qui se limitent à un style, un coloris, une coupe, et n’en sortent jamais. C’est se fermer la possibilité de tant de fantaisies ! Idem pour les marques. Le snobisme dans un sens ou dans un autre, je n'aime pas. je fréquente des enseignes très diverses. Cela va de 1.2.3. à Burberry, en passant par Caroll, Etam, Promod, Boss Women, Carrefour ^^ des créateurs plus ou moins connus, Leclerc, H&M, Zara, Episode, Darel, Max Mara, Pimkie... Tout dépend de mes envies, coups de coeur et évidemment des finances :)

    Aujourd’hui de la rayure, demain des fleurs éclatantes ou un jean et un tee-shirt marrant, c’est comme ça que je vois la mode, les vêtements : céder à l’inattendu, aux coups de cœur et habiller son corps comme son humeur.

    Je ne suis pas toujours dans cet état d’esprit, mais parfois, j’aime bien me le rappeler…

    Alors, de l’audace ou un train-train rassurant ? J’ai choisi mon camp.

     

    Edit : Une recette là... Une histoire de femme ici, et toujours un énervement par là...


     

  • Orange County

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    Prendre un fruit rond entre ses mains, l'éplucher, voir les spores éclater en mille gouttelettes, au parfum reconnaissable entre tous : manger une orange en hiver.

    Remuer la pâte à crêpes et verser une cuillère d'eau de fleur d'oranger, avec ma grand-mère qui surveille du coin de l'œil.

    Lire un poème, la Terre y est bleue comme une orange, et chercher à comprendre un peu, puis juste se laisser porter par la beauté des mots.

    Attendre son amoureux et mettre un peu de Fleur d'Oranger de Serge Lutens au creux des poignets, là où Il les embrassera.

    Le orange est une couleur, une odeur, un gout, c'est une sensation unique, la couleur ultime.

    C'est la couleur qu'a choisi pour moi Chrys, qui s'y connaît en sensations de toutes sortes !

    Le orange est une couleur qui attire mon œil et tout mes sens.

    J'aime me vêtir de cette couleur, elle me rend de bonne humeur !

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    Robe Episode
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    Jupe Boss Woman
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    Marinière Petit Bâteau

     

    J'aime boire de cette couleur : le thé des Moines m'avait d'abord attiré par cette jolie boite orangée.

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    Thé des Moines

     

    J'aime écrire dans des cahiers orange : je consacre ceux-là à mes élucubrations préférées.

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    Cahier Letterbox Alezan

     

    J'aime lire Christopher Buckley, découvert la première fois grâce à la couverture éclatante de ce roman !

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    Une satyre du système médiatico-politque américain, un régal à lire !

     

    On termine avec un poème d' Alfred de Musset ?

     

    Madrid


    Madrid, princesse des Espagnes,
    Il court par tes mille campagnes
    Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs.
    La blanche ville aux sérénades,
    Il passe par tes promenades
    Bien des petits pieds tous les soirs.

    Madrid, quand tes taureaux bondissent,

    Bien des mains blanches applaudissent,
    Bien des écharpes sont en jeux.
    Par tes belles nuits étoilées,
    Bien des senoras long voilées
    Descendent tes escaliers bleus.

    Madrid, Madrid, moi, je me raille

    De tes dames à fine taille
    Qui chaussent l'escarpin étroit ;
    Car j'en sais une par le monde
    Que jamais ni brune ni blonde
    N'ont valu le bout de son doigt !

    J'en sais une, et certes la duègne

    Qui la surveille et qui la peigne
    N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ;
    Certes, qui veut qu'on le redresse,
    N'a qu'à l'approcher à la messe,
    Fût-ce l'archevêque ou le roi.

    Car c'est ma
    princesse andalouse !
    Mon amoureuse ! ma jalouse !
    Ma belle veuve au long réseau !
    C'est un vrai démon ! c'est un ange !
    Elle est jaune, comme une orange,
    Elle est vive comme un oiseau !

    Oh ! quand sur ma bouche idolâtre

    Elle se pâme, la folâtre,
    Il faut voir, dans nos grands combats,
    Ce corps si souple et si fragile,
    Ainsi qu'une couleuvre agile,
    Fuir et glisser entre mes bras !

    Or si d'aventure on s'enquête

    Qui m'a valu telle conquête,
    C'est l'allure de mon cheval,
    Un compliment sur sa mantille,
    Puis des bonbons à la vanille
    Par un beau soir de carnaval.