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  • Bazar du vendredi, again

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    Ne dirait-on pas le week-end ? Un truc que j'aime :) comme ce qui suit (ou pas) (comment ça, je suis pas claire ?)

    Voyons.

    Cette semaine, j’ai adoré relire le blog de Agathe, qui nous déniche toujours des créateurs de talents (et du coup ça donne lieu à une wish list de folie à chaque fois…)

    J’ai aimé apprendre le nom de l’essai que je vais recevoir dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio, un livre de Emmanuel Todd, pile celui que je voulais donc !


    J’ai moins aimé me faire brûler quatre doigts de la main gauche par une collègue maladroite et une cafetière pleine… Ça va un peu mieux, mais j’ai passé un lundi un peu en larmes à chaque fois que je bougeais la main (genre tout le temps en fait…)


    J’ai aimé découvrir le nouvel album de La Grande Sophie (j’en reparle bientôt), plein de belles chansons qui m’ont accompagnée cette semaine.


    J’ai bien aimé découvrir mon nouveau tarot, le Grand Eteilla. C’est toute une histoire d’apprivoiser un tarot, le découvrir, le tester, j’adore !


    J’ai moyennement apprécié la peur que m’a faite mon appareil photo, en se bloquant. Ce n’est pas trop le moment d’en changer, et comment dire, j’ai toujours 36000 priorités chaque mois….


    J’ai aimé faire la pré-liste d’invités pour la fête d’anniversaire de mon fils. Même si je ne sais pas encore quelle sera l’organisation, la thématique, je sais que je vais adorer préparer tout ça avec mon fils.


    J’ai aimé écrire, toute cette semaine, ici et ailleurs. Et je vous remercie de me lire, tous <3


    Pour finir, si justement vous souhaitez me lire autrement, c’est possible cette semaine là : Scotomisation c'est un texte que j'aime particulièrement bien cette semaine....


    Enfin, vous pouvez toujours m' apportez votre voix, dans le cadre du concours Galerie Idéale, là : https://www.galerieideale.com/experts/liste


    Sur ce, bon week-end !

  • Père Castor, raconte moi une histoire !

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    Le rituel de l’histoire du soir, c’est la petite habitude qui date des huit ou neuf mois de mon fils. Lui lire un joli conte, un récit, ça l’a toujours apaisé. Est-ce le rythme de la voix, qu’on module pour l’occasion, la sonorité des mots, le contenu... C’est un peu tout ça qui fait la magie de l’instant et qui conduit au sommeil en douceur.
    Plus il grandit, plus on lit des choses différentes le soir, y compris des atlas, des bouquins de science, des bandes dessinées. Mais il y  a un genre qui ne nous fait jamais défaut : les contes !
    Le Père Castor, c’est un cador (hé hé ça rime ^^) dans le genre dealer de conte. Mon fils aime bien la série de dessin animé qui en a été tiré, et nous avons quelques contes du Père Castor.
    Celui que nous avons reçu avant Noël était parfait pour la période !

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    Les Petites Histoires du Père Castor Pour Noël, est un joli recueil d’histoires bien différentes.
    Différents par leur origine : il y a des histoires de chez nous, russe, africaines… Et puis différentes aussi par leur illustration, et par le ton. On fait un saut, d’univers en univers, toujours autour du Père Noël, avec de l’espièglerie, du rire, de l’émotion aussi un peu juste assez pour avoir envie de faire un câlin avec maman :) le genre d’émotion qui donne envie aux enfants de lire un peu plus encore !

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    Son histoire favorite.


    La curiosité de mon fils a été attisée par la description de mondes différents du sien, et de traditions qu’il ne connaît pas forcément. C’est comme ça l’occasion de discuter un peu et de découvrir autre chose justement.
    Bref, un chouette album, à lire et à relire !
    Merci à Babelio et à l'opération Masse Critique pour cet ouvrage qui est toujours sur la table de chevet de mon fils !

  • Marina Tsvetaeva - Le Cahier Rouge

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    La poésie est un moment particulier de grâce. En lire, revient à passer comme un baume à l’âme. Et je suis toujours étonnée de la capacité de ces poètes à trouver les mots,  à donner vie à la phrase parfaite qui vient couronner nos propres pensées.

    Marina Tsvetaeva est de ces poètes presque parfaits. J’en ai déjà parlé quelquefois ici, et chaque nouveau poème découvert est une petite pépite que je m’empresse de poster sur mon Tumblr.

    Le Cahier Rouge est un recueil un peu particulier, c’est le cahier d’écolier d’une grande poétesse. C’est assez émouvant de regarder le cheminement, l’inspiration se faire et se défaire, à travers les brouillons, les ratures, les hésitations de l’auteur. Ces pages manuscrites conservent les pensées, et surtout le chemin de la création d’une incroyable précision.

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    Il y a également la correspondance de cette époque (les années 1932-1933), que Tsvetaeva entretenait avec des géants de son époque, tels Pasternak ou Natalie Clifford-Barney. On trouve enfin, des essais qu’elle consacre à Maïakovski, et ses réflexions sur les thèmes littéraires majeurs de son époque.

    C’est un recueil qui se lit et s’approprie comme le cahier de souvenirs d’une amie, de celle qui aborde si bien tout ces questions qu’on ne se posait pourtant pas…

    Voir la poésie et la littérature comme des voix, au milieu du totalitarisme, comme un instrument de réflexion et d’autonomie, pour les femmes, les hommes, c’est la force de Tsvetaeva. Et son sens des mots, sa passion littéraire, la finesse de ses analyses, font de ce Cahier Rouge un témoignage unique.

    Certes, ce n’est pas la porte d’entrée la plus facile vers la poésie, mais cet ouvrage remarquable est un beau cadeau à faire pour qui aime la poésie, les mots, ou simplement la beauté.

    Marina Tsvetaeva - Le Cahier Rouge

    Editions Des Syrtes

    Ouvrage lu dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio.

  • Le Choix de la Lumière

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    Le Choix de la Lumière est un livre à trois voix de Deepak Chopra, Debbie Ford et Marianne Williamson. Je ne sais pas trop comment me définir, parce que j’ai un côté très cartésien chez moi, très terrestre presque, mais je suis aussi fondamentalement intéressé par ce que d’aucun appelle l’irrationnel, ou l’émotionnel. Ce sont des termes fourre-tout que je n’aime pas, mais acceptons-les un court instant, juste pour indiquer quels rivages nous abordons aujourd’hui. La personnalité de chacun est fonction de sa vie, de ses expériences, et de ce qu’il est capable de faire de ses émotions aussi. La vie intérieure, la force qui nous appartient en propre, est aussi importante que méconnue, au quotidien. On vit dans une société de l’instant, de l’immédiat, de la rapidité, voire du bâclé. Difficile dans ses conditions de se connaître vraiment, et d’exploiter au mieux nos potentialités. Découvrir celle-ci est en soi toute une aventure.

    J’ai toujours été adepte du manichéisme. Non pas cette notion tronquée qui désigne de nos jours des choses opposées (le bien, le mal, le vrai, le faux etc...) Non : le Manichéisme est la philosophie professée par Mani (je vous laisse découvrir sa page wikipédia, ou mieux ce superbe récit par Amin Maalouf). Le manichéisme nous apprend d’abord qu’il y a en chacun de nous des particules de lumières et d’autres de noirceur. Nous avons tous en nous le bien et le mal. Et Mani exposait cette vérité pour apprendre aux autres à ne plus avoir peur, ni du bien, ni du mal, mais au contraire à essayer de vivre en équilibrant et en maitrisant ces différentes parties de nous.

    La lecture du Choix de la Lumière m’intéressait donc pour des raisons de philosophie personnelle. Il figurait dans la liste de mes souhaits d’envoi, dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio, sa réception a été une heureuse surprise. Et je n’ai pas été déçue. Les trois auteurs exposent ici, à nouveau, longtemps après Mani, cette vérité, que nous avons chacun au fond de nous une part d’ombre et de lumière. Les auteurs se proposent de nous aider à conquérir la part d’ombre, à en faire une force supplémentaire pour nous. La paix intérieure est une clé de l’équilibre de la vie. Connais-toi toi-même, disait Socrate. C’est à cela que nous encouragent les trois auteurs du choix de la lumière. Se connaître, c’est se connaître totalement, y compris dans ce que nous avons de plus sombres. Plus qu’un guide de plus dans la galaxie « développement personnel », ce livre est une clé qui ouvre d’autres portes. Accepter de regarder quelques vérités en face, affronter nos peurs et nos frustrations, nos envies, nos sentiments les moins honorables, c’est le premier pas nécessaire vers la maitrise de sa vie.

    Je suis une femme assez matérialiste, j’aime les plaisir et le confort, les belles choses, et je n’ai aucune envie de m’en priver. Mais je sais, à 35 ans, et après quelques expériences difficiles, que tout cela garde un gout amer si on ne possède pas la liberté qui va avec. La liberté qu’apportent la Connaissance et la Recherche. On ne vit que pour progresser, sinon quel sens donner à la vie ? Nous mourrons tous à la fin, n’est-ce pas ? Tout ces plaisirs, toutes ces bonheurs, que je me souhaite, que je vous souhaite, ne serons rien, si au soir de notre vie nous n’avons pas eu la sensation d’avoir un peu progressé dans notre quête de la connaissance. Car au final, c’est tout ce qui nous restera.

     

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    Deepak Chopra, Debbie Ford, Marianne Williamson

    InterEditions
    224 pages 

    Merci à Babelio

  • Clair de l'âme

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    Cher Romain,

    Permets-moi de t’appeler Romain, depuis le temps que l’on se fréquente, toi et moi, l’intimité qui s’est creusée entre nous autorise cette liberté.

    Romain, quand je t’ai connu, tu me disais t’appeler Émile, et la jeune collégienne que j’étais est tombée sous le charme de ta plume. Longtemps, j’ai regardé les squelettes de parapluies abandonnés sous l’orage, en pensant à Momo et à Madame Rosa.  Tu avais déjà tracé un sillon dans mon cœur, Romain, un sillon que je suivais à pas mesurés, tout doucement. Plus que tout je voulais faire durer la promenade sur ce chemin. Tu es mort avant que je n’atteigne l’âge de raison, c’est peut-être ce qui fait de moi la lectrice la plus déraisonnable qui soit. Savoir qu’un auteur que l’on aime n’écrira plus que ce qui existe déjà, rend plus précieux chacun de ses ouvrages.

    A chaque fois que j’ouvrais un de tes écrits, dès la page de garde j’étais partagée entre deux sentiments : la joie de te lire à nouveau, de te découvrir, et une certaine tristesse à penser que c’était un livre de plus qui m’amenait au bout du chemin. Ce chemin à l’issue duquel il n’y aurait plus de »nouveaux » livre de toi à lire… Mais il reste la joie aujourd’hui, des années après notre première rencontre, la joie de te redécouvrir, de te relire autrement. La lecture de mes 10 ans, de mes 15 ans, ou de mes 20 ans, m’a fait comprendre que chaque relecture offre au regard un nouveau récit. Et aujourd’hui, où l’adulte que je suis admire l’homme total que tu as été, je sais que le chemin ne se termine jamais vraiment. Tu as raison, tu es incapable de vieillir. Le Pacte que tu as passé avec le Ciel s’est étendu à toute ton œuvre.

    Alors te relire reste encore ce que je préfère au monde. Je fais le bilan des choses que j’aime, et au détour d’un souvenir, je me rappelle d’une vieille anglaise au ton malicieux. Je me rappelle de Lady L.

    J’ai repris la semaine dernière mon exemplaire. Le même exemplaire que j’ai ouvert pour la première fois dans ma chambre au pensionnat, avec pour toute lumière, une lampe de chevet tamisée, pour ne pas attirer les foudres de la responsable de l’étage. Je me revois déchiffrer avec émerveillement les premières pages de cette histoire. J’ai suivi Annette dans ce Paris d’un autre temps, jusqu’à sa glorieuse vie, derrière ce masque de Lady L. On en revient toujours là avec toi : les déguisements que la vie nous oblige à porter. D’autres noms, d’autres discours, d’autres agissements...  Et derrière Annette, comme derrière toi peut-être, il reste ce cynisme amer.

    Mais j’ai adoré à 16 ans, et aujourd’hui, cette histoire fabuleuse de la construction d’un monde nouveau, à travers les yeux brillants d’une sorte de folie d’Armand Denis. J’ai aimé retrouver la belle histoire d’amour et de combats qui liera Armand et Annette. Voir leurs ambitions respectives se frotter à la complexité de l’Histoire avec un grand H, même fictive, c’est réjouissant ! Les amours d’un jeune anarchiste poète, poseur de bombes un peu raté, et d’une jeune pauvresse qui arrivera aux plus grands sommets, c’est le tour de force littéraire que tu  nous offres.

    J’aime écouter cette vieille dame qui confie à un jeune admirateur les méandres de sa vie, ses amours, ses indignités, la beauté et la laideur d’une vie riche et tumultueuse.

    L’humour, la drôlerie, le cynisme, la tendresse, et les grandes espérances de pauvres êtres humains ballotés par la folie de l’Histoire, Lady L. garde pour moi la même force qu’à la première lecture.

    Cher Romain, merci pour Annette, Armand et les autres. Je te quitte pour ce jour, en te rappelant ces vers que tu prêtes à la taquinerie enthousiaste d’Armand Denis :

    Ode à l’humanité,

    Ah fallait-il que je vous visse,

    Fallait-il que vous me plussiez

    Qu’ingénument je vous le disse,

    Que fièrement vous vous tussiez

     

    Fallait-il que je vous aimasse,

    Que vous me désespérassiez

    Et que je vous idolâtrasse

    Pour que vous m’assassinassiez.

     

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    Lady L - par Romain Gary

    Critique épistolaire pour Babelio.