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lecture

  • Le weekend, ça presse.

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    Alors ce weekend de Pâques ? Les cloches ont été généreuses en revenant de Rome ? Je ne sais pas quel prix vous attachez à cette période, en dehors de l’orgie de chocolat, mais pour ma part c’est un moment spirituel intéressant. L’occasion d’aborder quelques notions de religion avec le fiston : je ne veux pas le conformer à l’un ou l’autre moule, donc je me contente de dispenser quelques informations, quelques épisodes technico-historiques, afin qu’il se fasse une idée de ce qu’est Pâques.

    Sinon, nous restons tranquillement en famille : c’est aussi le moment de ralentir le rythme, de profiter un peu des uns et des autres. Et bien sûr de lire. En dehors des bouquins, j’avale énormément de revues, si vous me passez l’expression. Je guette mes titres de presse favoris, mais aussi les nouveautés.

    Je profite de ce weekend pour vous présenter trois titres. A mon avis vous les avez déjà vu, voir revu, ici ou là, mais peu importe :)

    Après So Foot, So Film, voici Society, le petit nouveau de la famille :

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    Agréable à feuilleter, avec des reportages intéressants et décalés, il y a un ton à part. Pourtant, je n’ai pas été emballée. J’y retrouve finalement le même champ d’action que Vanity Fair de Denisot ou le nouveau Lui de Beigbeder. J’ai donc acheté le numéro 1, puis zappé le numéro 2 (l’idée de lire les platitudes en bois de chêne de notre président Hollande, en plein foutage de gueule Macronesque,  ne m’a pas inspirée). J’attends le numéro 3 (qui est peut-être déjà sorti d’ailleurs)

     

    Ensuite, voilà Flow :

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    Le mag dont toute la bloggo girly lifestyle a parlé et parlera. J’avoue avoir été très contente de découvrir le numéro 1. J’ai passé le mois de mars à le feuilleter par-ci par-là, tant il est agréable, complet et divers. Flow est l’incarnation papier d’une certaine tournure, prise par une certaine frange de blog. Le fait de se concentrer sur les côtés positifs de la vie, sur les jolis détails du quotidien, le fait-main, tout ce qui peut contribuer à embellir la vie. Et bien c’est attrayant. Le magazine regorge de pensées positives, de petits DIY, il y avait même un petit cahier à détacher dans ce premier numéro. Entre couleur et douceur, j’ai été conquise et j’attends le numéro 2 avec impatience.

     

    Enfin, du brut du root, du nature, avec presque du poil:

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    J’exagère un peu, mais Green Attitude est un magazine parfait pour ceux que la vie moderne essouffle et agace. De belles photos de nature, des recettes 100% healthy, Green revisite chaque pan de notre vie sous l’angle du développement durable, de l’écolo, du bio et du bon. Maisons, produit de beauté, de cuisine, séjours, soins, tout est sujet à être vu sous l’angle Green. Et Dieu que ça fait du bien ! On découvre qu’il peut être facile (et bon), de faire moins chimique, moins rythmé, et tout aussi bon, tendance et beau.

     

    Voilà trois jolis raisons de s’arrêter dix minutes, de prendre le temps, et de feuilleter les pages au rythme de ce weekend, que je vous souhaite doux et heureux.

     

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  • J'aime Lire, l'enfance en lecture

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    La lecture c’est une passion qui s’inculque très tôt, et moi je me souviens avec nostalgie de mes vieux numéros de J’aime Lire, la petite revue au format carré, qui a contribué à me faire adorer la lecture. Je me rappelle de mes vieux numéros, il en reste encore quelqu’un chez mes parents…

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    J’aime Lire fête ces 35 ans, ce qui ne nous rajeunit pas, n’est-ce-pas, et je suis certaine que vous êtes nombreux à avoir feuilleté les aventures de TomTom et Nana, dans leur restaurant familial déjanté ! Oui, j’ai grandi avec J’aime Lire !

    Aujourd’hui, pour fêter ces 35 ans, J’aime Lire propose de retrouver les couvertures de notre enfance, à travers une application disponible sur la page Facebook ici (click). J’ai pu retrouver quelques numéros publiés quand j’avais entre 7 et 10 ans, c’est marrant d’essayer de s’en rappeler :

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    Je vous laisse aller voir la fanpage Facebook de J’aime Lire, et n’hésitez pas  cliquer sur « j’aime » pour J’aime Lire :)

  • Père Castor, raconte moi une histoire !

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    Le rituel de l’histoire du soir, c’est la petite habitude qui date des huit ou neuf mois de mon fils. Lui lire un joli conte, un récit, ça l’a toujours apaisé. Est-ce le rythme de la voix, qu’on module pour l’occasion, la sonorité des mots, le contenu... C’est un peu tout ça qui fait la magie de l’instant et qui conduit au sommeil en douceur.
    Plus il grandit, plus on lit des choses différentes le soir, y compris des atlas, des bouquins de science, des bandes dessinées. Mais il y  a un genre qui ne nous fait jamais défaut : les contes !
    Le Père Castor, c’est un cador (hé hé ça rime ^^) dans le genre dealer de conte. Mon fils aime bien la série de dessin animé qui en a été tiré, et nous avons quelques contes du Père Castor.
    Celui que nous avons reçu avant Noël était parfait pour la période !

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    Les Petites Histoires du Père Castor Pour Noël, est un joli recueil d’histoires bien différentes.
    Différents par leur origine : il y a des histoires de chez nous, russe, africaines… Et puis différentes aussi par leur illustration, et par le ton. On fait un saut, d’univers en univers, toujours autour du Père Noël, avec de l’espièglerie, du rire, de l’émotion aussi un peu juste assez pour avoir envie de faire un câlin avec maman :) le genre d’émotion qui donne envie aux enfants de lire un peu plus encore !

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    Son histoire favorite.


    La curiosité de mon fils a été attisée par la description de mondes différents du sien, et de traditions qu’il ne connaît pas forcément. C’est comme ça l’occasion de discuter un peu et de découvrir autre chose justement.
    Bref, un chouette album, à lire et à relire !
    Merci à Babelio et à l'opération Masse Critique pour cet ouvrage qui est toujours sur la table de chevet de mon fils !

  • Baudelaire, en dictame

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    Une pause poétique, avec le grand Charles, non pas De Gaulle, l' autre grand Charles, Baudelaire...

    Prenons le temps d'une lecture, ou d'une écoute, c'est comme il vous plaira.

    Dès que j'aurai un peu plus de temps devant moi, je prendrais la peine de rédiger des notes un peu plus travaillées, plus fouillées, pour vous parler de mes poètes favoris.

    Pour ce jour, je me contente de vous en vous lire un peu :)


    podcast

    Parfum Exotique

    Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
    Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
    Je vois se dérouler des rivages heureux
    Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone ;

    Une île paresseuse où la nature donne
    Des arbres singuliers et des fruits savoureux ;
    Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
    Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne.

    Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
    Je vois un port rempli de voiles et de mâts
    Encor tout fatigués par la vague marine,

    Pendant que le parfum des verts tamariniers,
    Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
    Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.




    podcast

    Ciel Brouillé

    On dirait ton regard d'une vapeur couvert ;
    Ton oeil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert ?)
    Alternativement tendre, rêveur, cruel,
    Réfléchit l'indolence et la pâleur du ciel.

    Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et voilés,
    Qui font se fondre en pleurs les coeurs ensorcelés,
    Quand, agités d'un mal inconnu qui les tord,
    Les nerfs trop éveillés raillent l'esprit qui dort.

    Tu ressembles parfois à ces beaux horizons
    Qu'allument les soleils des brumeuses saisons...
    Comme tu resplendis, paysage mouillé
    Qu'enflamment les rayons tombant d'un ciel brouillé !

    Ô femme dangereuse, ô séduisants climats !
    Adorerai-je aussi ta neige et vos frimas,
    Et saurai-je tirer de l'implacable hiver
    Des plaisirs plus aigus que la glace et le fer ?

  • Pierre Bayard

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    Lire, c’est une bonne partie de ma vie, et je me rends compte que je n’en parle pas assez ici. Pas autant que je le voudrais. Parce que je suis une vilaine jalouse : quand j’ai un bouquin, je veux le garder pour moi, bien le savourer dans ma tête avant d’opérer un quelconque partage. De fait, je ne critique que peu les bouquins au moment de leur sortie, c’est rare. Ce qui m’amène à parler d’un livre, à part ceux que l’on met gracieusement à ma disposition, c’est une sorte de pulsion qui s’anime on ne sait comment ni pourquoi.

    Ce liminaire juste pour que vous ne vous étonniez pas du décalage entre les bouquins dont je choisis de parler et l’actualité littéraire.

    Or donc, ce jour, me vient l’envie de vous parler de Pierre Bayard, un putain de bon écrivain, comme il s’en fait de moins en moins visible dans nos médias habituels...

     

    pierre bayard, lecture


    Aujourd’hui parlons de ce délicieux ouvrage : « comment parler des livres que l’on n’a pas lu ? »

    Je suis certaine que c’est un titre qui trouvera écho auprès de pas mal d’entre nous… ce titre est provocateur et peut sembler viser à la moquerie, mais tout juste s’agit-il d’ironie. La douce ironie du véritable homme de lettres.

    Passé le premier paragraphe assez osé, où l’auteur explique qu’il n’a pas le temps de lire, puisque il trop occupé à enseigné la littérature, on s’engage vite dans la véritable démarche de l’auteur : lire c’est quoi ? Nous lisons tous des livres, (enfin, je crois) mais tous à notre manière. Il y a les livres qu’on a lu de la première à la dernière ligne, les livres dont on nous a parlé et que bon finalement pas la peine de le lire pour en parler. Et puis il y a les souvenirs qu’on a des livres de notre lointain passé, avec ce que le temps opère de modifications à notre mémoire. Comme il y  a un méta langage, il ya une méta lecture.

    S’appuyant sur des exemples de lecteurs célèbres, Pierre Bayard fait surtout l’apologie de la lecture comme plaisir libre et renouvelé, qui n’obéit à aucun carcan. Il y autant de version d’un même livre  qu’il y a de lecteurs. Ce qui reste en définitive, c’est le souvenir intérieur de ce livre, propre, de fait, à chacun de nous. Il y a une sorte de bibliothèque universelle, dans laquelle il nous est donné de tracer notre propre labyrinthe.

    J’aime cet éloge de la lecture libre, parce qu’il la désacralise, il l’ouvre au plus grand nombre. Quel lecteur peut se targuer d’être le plus près de la vérité livresque ?