Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

céline dion

  • Où l'on se demande si le retour de Céline Dion et Patrick Bruel vaut bien une crème

    Pin it!

    *Titre abusif, je l'avoue.

     

    Le matin, avant de partir, vers mon bureau, ou n’importe quelle autre destination des moins chatoyantes, il y a deux gestes que je ne peux éviter. Un peu comme Zinedine Zidane et sa bouteille d’eau (voilà qui ne parlera qu’à ceux qui ont vu la pub…) Prendre un livre et me passer une crème sur le visage. Pas dans cet ordre là. Quoique.

    Je réfléchis souvent la veille au livre que je choisirais au matin, et souvent, je change d’avis, parce que je suis irrésolue et indécise, mais ce n’est pas grave… Ces jours-ci, j’aime partir avec un vieux classique, un livre que j’ai beaucoup aimé et qui sera un compagnon sûr, comme dirait Victor Hugo.  Je retrouve un plaisir doux, particulier, à reprendre des pages qui m’ont fait grandir, ou pleurer, ou aimer, rêver… J’essayais de me rappeler mes livres préférés, et mon Dieu c’est une des rares listes que je ne saurais faire sans souffrir. Il n’y en a tant, pas trop non, mais tellement. Et je ferme les yeux, je vois Pivoine, de Pearl Buck, ou la Rue de la Sardine de Steinbeck, et je refais avec eux le chemin de mon enfance, l’incroyable sentiment de découverte, la première fois des premières pages, cette chance qu’on ne connaît qu’une seule fois.

    Ce soir je voulais parler d’un roman que j’ai bien aimé, un roman de Patricia Reznikov, et puis je ne sais comment, mon esprit s’est perdu dans ses vieux titres que je me remets à affectionner depuis quelques temps.  Et au lieu de vous entretenir des très belles pages de Patricia Reznikov, je m’éparpille. C’est comme ça chaque matin depuis quelques temps : je me prépare à certaines envies de lecture et au détour d’une étagère, je me retrouve piégée dans le temps, et je relis Gigi de Colette dans le métro… Rien de grave après tout :)

    Et la crème me direz-vous ? La crème, c’est la BB cream, la seule, la vraie, l’unique et authentique BB cream de Erborian, la mère de toutes les BB cream. Rassurez vous, mon insistance ne vient pas d’un éventuel partenariat / sponsoring (que je ne refuserais d’ailleurs pas tant j’adore cette crème), c’est juste qu’elle me sauve la peau depuis des mois. Elle et sa petite sœur la lotion aux herbes, elles font des miracles. Le principe de la BB cream c’est un truc magique qui sert à tout. La crème unifie, hydrate, matifie, protège, illumine. Elle fait le job d’une crème de jour, d’un soin ciblé, d’un fond de teint, et que sais-je encore. La chose miraculeuse, c’est cette façon qu’elle a de se fondre avec la peau, quelque soit le type ou la couleur.

    SN156475.JPG


    Oubliez les autres suiveurs qui ont découvert après coup le concept de la BB cream, celle d’Erborian est à l’origine de tout, et sa formule est la plus complète. Pour peu que vous succombiez en plus à la lotion aux herbes, votre peau vous rendra tout cet amour !

    Je veux bien grandir, voire vieillir et n’avoir plus que les souvenirs des livres mon adolescence, mais si possible avec une jolie peau !

    J’ai le sentiment que je m’éparpille un peu aujourd’hui, mais là aussi, après tout, rien de grave :)

  • L'émotion, c'est émouvant

    Pin it!
    Waterhouse-the-shrine.jpg
    Waterhouse - The Shrine

     

    Aujourd'hui, je voudrais penser particulièrement à de géniales bloggeuse, fort occupées en ce moment, puisque l'une se marie et l'autre, ça ne saurait tarder.

     

    J'aime ces deux jeunes femmes, chacune pour des raisons différentes. Elles me font parfois sourire, quelquefois elles soulèvent des émotions moins légères, mais quoi qu'il en soit j'aime les lire et j'apprécie la personnalité qu'elles dégagent.

     

    Bon, il faut dire que j'ai une caractéristique un peu chiante : je pleure dès qu'il s'agit de mariage. Oui, dès que j'apprends que quelqu'un tombe amoureux, ou se marie, se pacse, les grandes eaux de Versailles sont lâchées. Je pleure tout ce qui est pleurable en moi (néologisme inside) et des fois il y a beaucoup à pleurer.


    Le bonheur c'est beau et tragique à la fois. Cherchez pas, il n'y a rien à comprendre, c'est juste que je ne sais jamais quoi faire de mes émotions, il y en a trop et elles ne sont pas super autonomes.

     

    Et là, ça y va fort. Je suis à deux doigts d'écouter d'Amour ou d'Amitié de Céline Dion,  kayakiste chère à Manu.

     


     

    Voire même du Joe Dassin de derrière les fagots.

     



    Vous voyez l'état du chantier quand même.


    Pourquoi soudain ai-je l'impression d'être un peu décousu dans mes propos ?

    Pas grave, je fais ce que je veux. Ça se trouve j'aurais pu chanter, et alors là, tous aux abris mes agneaux !

     

    Bref, je suis émue et heureuse pour ces deux pétasses qu'elles aient trouvé l'amour, sniff, ainsi que la possibilité miraculeuse de faire des économies fiscales non négligeables.

    Que faire quand l'émotion me submerge ? M'offrir des kleenex double épaisseur (je suis sensible du nez ma poule) et puis sinon, j'écoute de la musique qui fait pleurer, avec du violon à la guimauve dedans.

     

     

    Hein que c'est joli Luca Turilli ??

     

     

    Et cette version aussi elle est pas mal non (oui, je collectionne vraiment tout, pas que les chaussures et les marinières).

     

     

    Et sinon, je lis des jolis poèmes d'auteurs trop peu connus (non, en vrai ça c'est parce que je suis une snob péteuse), et je regarde de belles toiles de mon ami John William Waterhouse, juste parce que c'est le peintre le plus émouvant du monde pour moi.

     

    John William Waterhouse la filieusee.jpg
    Waterhouse - La fileuse

     



    Réveil - Albert SAMAIN (1858-1900)

     

    L'aube d'une clarté s'épanche dans mon âme.
    Au mur de l'horizon j'ai vu luire une flamme.
    Les lys soudain dans l'ombre ont frémi de ferveur
    Et j'ai senti passer la robe du sauveur.

    Je suis le voyageur endormi sur la route,
    Las et le cœur sinistre, au carrefour du doute,
    Suant l'angoisse au fond d'un cauchemar mortel,
    Et qui, dans le matin dressé comme un autel,
    D'un beau geste ébloui se réveille et se lève
    À l'appel d'un grand ciel tout ruisselant de rêve !

    Le verbe des hauteurs, ranimant mes pensers
    Pareils après l'orage aux épis renversés,
    Les redresse d'un seul frisson vers la lumière ;
    Et mon cœur, comme un mort qui soulève sa pierre,
    Mon cœur ressuscité bat sa vie à grands coups.

    Car l'épouse mystique a retrouvé l'époux.

    Ô mon âme, la nuit a lâché sa capture.
    Tu peux encor tenter la divine aventure,
    Et vers ton inconnu, d'un frémissant essor,
    Monter légère au ciel comme une flèche d'or.

    Va-t'en, va-t'en : déjà le vent de la Parole
    Fait tressaillir ta chevelure qui s'envole
    Et met la joie au cœur des chênes des forêts.
    Va, belle, conquérir les magiques secrets,
    Dont l'amour pour toi seule a soulevé les voiles.

    L'amour t'attend, le grand papillon des étoiles...
    Et flotte au large azur l'oriflamme d'argent,
    L'ange a terrassé l'égoïsme intelligent,
    La bête au ventre lourd, l'hydre à l'échine torse
    Qui veut le mordre encore au talon et s'efforce...

    Éveillée aux rayons, éventée aux fraîcheurs,
    La mer spirituelle émerge des blancheurs
    Avec des vols ravis d'âmes neuves encore
    Comme des alcyons qui tournent dans l'aurore :
    La mer spirituelle aux vagues de clarté
    Où monte ton soleil vivant, ô Vérité !

    Quand je marchais, perdu, l'œil plein d'un couchant sombre,
    Une main de lumière a pris ma main dans l'ombre
    Et m'a conduit le long du mystique sentier,
    Aux jardins où jaillit la source de pitié,
    Sous les palmes d'où tombe une paix angélique.

    Alors j'ai revêtu la candide tunique
    Et l'espoir des enfants a visité mon cœur,
    Ô mon âme, sois donc forte et fuis la langueur
    L'âme s'englue au miel du rêve et de la flûte.
    La vie est à ce prix : roidis-toi pour la lutte.
    N'attends pas vainement : ton futur t'appartient.
    Tiens-toi toujours debout pour celui-là qui vient
    Et dont sur les chemins les pieds gravent l'exemple.

    Sois le prêtre vêtu de blanc au seuil du temple,
    Pur et qui tend les bras vers le soleil levant !
    L'aile des envoyés palpite dans le vent,
    L'étoile brille au ciel entre toutes bénie,
    Et voici revenus les temps d'épiphanie.

    Puisque la moisson croît pour l'éternel semeur,
    Puisque le lys fleurit en loyal serviteur,
    Je veux donner ma vie à la Bonne Espérance,
    À la règle, à l'effort, à la persévérance,
    L'ennoblir de sagesse, et de force l'armer,
    L'alléger de prière et toute l'enfermer
    Dans la soif de comprendre et la splendeur d'aimer.


    Et vous avez intérêt à le lire le poème, lundi il y  a interro dessus.

    Il parle d'amour, c'est joli, non ? Si quelqu'un peut m'éclairer sur la métaphore des semailles et des moissons, je ne dis pas non.

     

    waterhouse-1911-the-sorceress.jpg

    Waterhouse - The sorceress





    Tout mes vœux les greluches (là, le côté un peu vulgaire, c'est aussi parce que je suis trop émue, si, si.)