21.04.2011

Echappatoire

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Parfois, avoir un jardin me manque, mais je compense avec des vélléités de jardinage citadins et balconesque....

Pour ce qui est des livres, tout va bien :)

Cette citation du jeudi, c'est ma participation colorée à l'initiative de Chiffonette.

Si vous avez envie de savoir ce qu'est une tchatchouka, allez me lire là.

Si vous voulez lire mon dernier énervement, c'est plutôt par ici.

Et nous on se retrouve demain, ici !

27.11.2010

Le monde perdu de Joey Madden

Il y a quinze ans de ça,  j’ai lu un roman qui m’a beaucoup touché. Un roman d’un écrivain américain que je ne connaissais pas, mais je dévorais tout ce qui paraissait aux éditions 10/18, alors je m’étais naturellement empressée de le lire.

Le Monde perdu de Joey Madden.

 

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Puis cette semaine j’ai fait un peu de tri, et j’ai trouvé des livres en double, pas beaucoup, mais tous avaient ce point commun qu’il s’agissait de romans que j’avais particulièrement apprécié… J’ai offert un des exemplaires à ma meilleure amie, puis j’ai relu l’autre. Et c’était toujours aussi beau, aussi fabuleux. La même petite musique s’est mise à chanter dans ma mémoire.

Alors de quoi ça parle ? Quel est ce monde perdu ? C’est le récit à trois voix, les voix de Joey et de ses parents, qui content l’amour et l’enfance, et les illusions perdues…

 

Le résumé de l’éditeur : « En 1954, dans une petite ville de Caroline du Nord. Jolie jeune fille de dix-sept ans, May Tilley vient d'une famille de producteurs de tabac, prospère et aimante. Star du lycée, Jimmy Madden est quant à lui promis à un bel avenir de médecin, ou d'écrivain, peut-être. Ils s'aiment d'un amour fou, ils ont la vie devant eux... Jusqu'au jour où May découvre qu'elle est enceinte.

Le mariage, accepté à contrecœur par Jimmy, marque la fin de ses rêves d'adolescent et le début d'une lente déchéance. Le quotidien entame peu à peu les illusions du couple, sous les yeux de leur fils aîné, Joey, soudain privé de ses repères et d'un modèle paternel dont il a tant besoin.

May, Jimmy, Joey... trois voix pour raconter l'échec d'un amour, la fragilité du bonheur, la pesanteur et la force des liens familiaux et le difficile passage de l'enfance à l'âge adulte. Tout imprégné de l'atmosphère nostalgique des années cinquante et de la touffeur du vieux sud, Le Monde perdu de Joey Madden est de ces romans qui touchent au cœur. »

Comme à chaque fois que j’apprécie particulièrement un récit, j’ai du mal à en parler, tant cela relève de l’émotion.

A travers les yeux de Joey, on assiste à la lente déliquescence d’un couple autrefois presque parfait. Joey va regarder ses parents se noyer dans le quotidien, les désillusions et la mort de leurs rêves. Pourtant au début, il y avait eu le bonheur, le bonheur simple de deux jeunes gens amoureux, May et Jimmy. Le bonheur de leur rencontre, et puis la description de cette vie heureuse, dans un sud profond tellement exotique pour moi… May, Jimmy et Joey nous racontent ces moments parfaits de joie et de projets.

Et puis le quotidien, l’urgence d’élever l’enfant non-prévu, tout cela arrime de plus en plus ce couple  à une réalité moins joyeuse, moins rêveuse…

Chacun des trois nous donne à voir le chemin qui mènera à la fin du couple, et à la fin du monde heureux de Joey.

J’ai été très touché par les récits du point de vue des adultes : il y a une justesse et une précision dans les mots qui m’ont fait vivre cet échec de l’intérieur même du cœur…

Mais Joey, lui, comment ne pas juste vouloir le consoler, et lui dire que ce qu’il perd n’est jamais que l’enfance que nous pleurons tous un jour…

Je me rappelle avoir pensé, la première fois que je l’ai lu, qu’il me faudrait être très attentive au bonheur des enfants que je pourrais avoir, quoiqu’il m’arrive de vivre avec leur père. Je m’étais promis à moi-même de me rappeler de ceci qui est essentiel : la vie qu’on construit autour d’un enfant, il arrive qu’on la détruise sans y prendre garde. Alors si on ne peut forcer les choses à ne pas changer, au moins faut-il essayer d’écouter et de parler… Près de quinze ans après cette première lecture, je me retrouve jeune mère, et divorcée. Et je sais que tout ce que je dis ou fait a des conséquences sur mon fils, sa psychologie, son bien-être. Tout ce que je peux faire c’est lui répéter jour après jour, l’amour que ses parents ressentent pour lui…

Pour en revenir au roman, vous serez bouleversés par la précision des mots, la fluidité du récit. Et c’est curieux comme certains auteurs savent créer des ambiances, jusqu’à s’y sentir bien, si bien.

Vous serez dans ce vieux sud, avec cette famille qui lentement va se séparer sous vos yeux…

Un roman qui reste avec vous pour un moment.

 

03.09.2010

Les livres sont des amis froids et sûrs...

...Victor Hugo connait le sujet !


Voici un questionnaire trouvé chez Chrys !!

 

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Plutôt corne ou marque-page?

Je possède quelques marques-pages, mais mon reflexe va plutôt vers corner les pages quand il s’agit de livres de poches… Pourtant, je vous promets que je ne les abime pas !!!  

 

As-tu déjà reçu un livre en cadeau?

Oui, comme j’ai une réputation de bonne lectrice, j’en reçois souvent et pas mal. En général je préfère qu’on me demande mon opinion, parce que j’ai, parait-il, un côté snob et élitiste….Il y a des auteurs que j’abhorre, pour les avoir lu, avant tout bien sûr. Aussi il est arrivé parfois qu’on veuille me faire plaisir, en vain…. Mais je suis toujours d’avis de lire ce qu’on offre, au moins on peut avoir de bonnes surprises !

Lis-tu dans ton bain?

Je ne prends jamais de bain, seule en tout cas, uniquement des douches. La salle de bain c’est fait pour se laver ou s’amuser à deux. La lecture est un plaisir solitaire…

 

As-tu déjà pensé à écrire un livre?

J’écris des trucs depuis mes 7-8 ans à peu près. Des pièces de théâtres, de la poésie en prose ou en vers, des nouvelles des romans inachevés ou presque… C’est une obsession qui ne me quitte pas…

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes?

Quand le roman me plait, c’est un bonheur car ça prolonge le plaisir. J’ai adoré lire les œuvres de Dumas, de Margaret Mitchell… Il m’est arrivée d’être déçue aussi comme pour Harry Potter, j’en ai lu un et demi, en me forçant comme une dingue pour le second tome. C’est un échec de ne pas finir un livre. Je crois que c’est pour ça que je lui en veux particulièrement à J.K…. Quant à Stéphanie Meyer, j’ai une brouette de cailloux pour elle : je n’ai pas été fascinée par Fascination,  ni tentée par Tentation, par contre je n’ai pas hésité à contourner Hésitation et il est probable qu’il faudra me révéler la fin de Révélation car je ne le lirais.

As-tu un livre culte?

Il y a surtout des auteurs cultes : John Steinbeck, Jack London, Victor Hugo. C’est le trio qui m’a fait prendre conscience que le roman, la fiction, était bien plus près du réel que les essais de sociologie. Avec eux j’ai trouvé des réponses à des questions que je pensais stupides, vaines, propres à mon égotisme. Mais non, ils ont su me montrer un universalisme en la matière : il y a des interrogations et des constats, et des souffrances qui sont le lot de l’Homme et qui traversent les siècles. A l’est d’Eden, de John Steinbeck, Martin Eden de Jack London et Les Travailleurs de la Mer de Victor Hugo, sont les 3 romans que je relis tout les ans sans exceptions. Il y a un chemin, des repères pour ma vie. J’ai besoin de m’y replonger.

Aimes-tu relire?

Et bien je relis peu, à part les trois exceptions que je viens de citer !

Pour ou contre rencontrer les auteurs des livres que l’on a aimés?

J’avoue que je m’en fiche pour ce qui est des auteurs contemporains, je préfère laisser leur œuvre me parler. Et puis à quoi cela servira-t-il si je ne puis devenir leur meilleure amie ? Leur parler entre deux portes, non, j’aurais besoin de développer, de créer d’échanger…

Aimes-tu parler de tes lectures?

Ça dépend en fait. J’avoue que pour les gens dont je suis proche, que j’aime d’amour, j’ai envie de donner envie vers tel ou tel livre. Ainsi avec mon ex-mari, je me rappelle au début de notre relation, je lui collais des bouquins à lire très régulièrement. Il s’est laissé faire un peu. Maintenant c’est lui qui me fait des listes de lectures !

Comment choisis-tu tes livres?

De plusieurs manières. Je note des titres après avoir entendue ou lue une critique, je farfouille dans les nouveautés sur les tablées des librairies, ou bien je regarde ce que je n’ai pas lu de tel auteur que j’adore.

Une lecture inavouable?

J’alterne les lectures élitistes et les lectures inavouables !! Par exemple je suis fascinée par ma fascination (justement) pour la chick litt britannique !! Je lis tout ce qui me tombe sous la main de cette catégorie, quitte à être affligée par les clichés et les conneries que l’on y trouve au kilo !!

Une autre sorte de lecture inavouable, consiste en la lecture d’auteur considéré comme d’extrême droite ou nationaliste, genre certains ouvrages de Céline (pas le Voyage…) ou de Barrès, Péguy etc.… J’assume tout à fait ces lectures, mais les gens sont prompts à juger sans savoir.

Des endroits préférés pour lire?

Le canapé, le lit, le bus, la cuisine….Tout sauf la salle de bain ^^ !

Un livre idéal pour toi serait…

Un livre qui me fait réagir, qui me met presque au désespoir de le terminer, dont la fin, même si elle ne me convient pas me semble évidente.

Télé, jeux-vidéos ou livres?

Je ne possède qu’une DS, et je regarde peu la télé, car elle m’endort…Je suis donc très internet et lecture !

Lire et manger?

Je lis en mangeant depuis toujours.. Mes parents ont fini par me laisser faire, dans une certaine limite…

Lecture en musique, en silence ou peu importe?

En musique classique, ou en silence !

Livre électronique?

Vade retro !! Non, uniquement papier !!!

Es-tu pour le partage des livres ou préfères-tu une bibliothèque séparée de la personne avec qui tu vis?

J’ai partagé mes étagères, mais j’ai toujours pris plus de place que l’autre….

As-tu des livres dédicacés?

Un seul : Sex de Madonna.

Tu lis quoi en ce moment ?

Un recueil de poésie, un Jim Thompson, un Jack-Alain Léger et un Joe Keenan !

08.04.2010

A la recherche du livre


Je n'ose plus compter les tags en retard, mais je me rassure en me disant que l'essentiel est de penser à les faire...

Aujourd'hui je me penche sur le tag de Thé Citron : « comment tu choisis tes livres » !


Bien, bien, bien, je crois venue le moment où je vais clairement apparaître comme une psychopathe.... (Sauf si c'est déjà fait dans ton cœur bien sûr ^^)

Alors, si tu ne le sais pas, j'aime lire. J'adore lire. Certains diront que cela confine au vice, mais fuck, je m'en fiche et n'en ai cure.

Ceci posé : ne t'avise JAMAIS de m'offrir un livre, roman, essai, poésie, peu importe, ne m'offre jamais de livre, sauf si tu disposes d'une liste de titres fournie par moi. Le fait est que les quelques personnes qui se sont aventurées à faire ce geste, s'en morde encore les doigts : soit j'ai déjà lu le bouquin en question, soit je voue un mépris sans fond à Marc Lévy, Guillaume Musso, Anna Gavalda l'auteur.

Seul deux personnes disposent d'une dispense pour contourner cet interdit...

Ensuite, pour choisir un bouquin, il y a différentes étapes. Quatre étapes.

D'abord, j'ai une liste de titres, que je note sur un carnet, des titres entrevus lors de critiques, entendus à la radio, ou des réminiscences de certains classiques oubliés. Je vais donc forcément chercher à acquérir des ouvrages de cette liste.

Ensuite, je m'attaque aux nouveautés en poches : j'adore farfouiller dans les grandes tablées à la Fnac, au Virgin, ou dans les librairies de quartier, qui se font bien rares je trouve ! Même si je ne connais pas du tout l'auteur, je peux tout à fait céder.

Puis, je m'intéresse aux collections : il y a des éditeurs dont j'achète le catalogue presque les yeux fermés, essentiellement 10/18, Phébus Libretto, Rivages, le Serpent à Plumes et Actes Sud. Je peux être quasi certaine qu'un ouvrage issu de ces maisons me comblera parfaitement !

Enfin, je craque régulièrement à la beauté d'une couverture. Et à cet égard je vous invite à jeter un œil chez Anouchka, et plus particulièrement à ce billet, où elle montre quelques magnifiques couvertures des éditions Zulma.

Voilà, je suis assez rigide sur ces étapes, je procède toujours de la même manière.

 

Maintenant, évidemment, je vais avoir la joie infinie, sans exagérer, de demander à Mona, Elizabeth et Alicia leur façon de faire sur ce sujet !

 

 

09.03.2010

Où l'on parle (encore) livres !


First : je réponds aux commentaires dans la journée !


Second : ma participation du jour au jeu de Virginie B « tu les ranges où tes livres »


Partout, ma bonne dame, partout où je peux. Mais j'ai freiné à mort l'achat. J'emprunte même des trucs à la bibliothèque #LaLoose (note pour plus tard : arrêter de twitter partout : ce matin j'ai fait des hashtag au boulot #Pathétique)


Le choc des photos :

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La plus grande concentration du vice
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Devant, derrière, au dessus, astuce de rangement :)
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Très astucieuse je suis, les uns cachent les autres :)

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Des piles, des journaux...
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Tiens des bouquins !!!
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Oh que vois-je ?
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Dans la chambre....
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Fiston est sur la bonne voie :)

Il n'y en a pas tant que ça en fait...


J'en ai débarrassé 4 cartons l'an dernier, presque à contrecœur...


Ce soir on parle des Régionales ?

 

Et demain....demain....

 

 

24.02.2010

La lectrice


La semaine continue, et avec elle ma liste de tag en retard (à croire que je ne sais faire les tags qu'avec retard et après tout le monde !!)

Cette fois c'est Thé Citron qui cherche à savoir comment on lit !

Belle question ! La réponse n'a pas beaucoup évolué depuis mon enfance !

Petite, je lisais tout le temps partout, dans mon lit, à la récré, dans le bus, à table... Oui à table aussi. Ou plutôt comme je n'avais pas le droit d'ouvrir un bouquin, je passais l'heure de table à détailler la boite de lait, de céréales, ou tout ce qui contenait des caractères écrits. J'étais assoiffée de lecture au point de lire tout et n'importe quoi.

Depuis ça va mieux, et surtout, je suis grande, j'ai le droit de lire un bouquin à table si je veux ! Na !

Plus sérieusement, je lis partout où il possible de lire. Le matin, en prenant le bus. Le midi, si je peux éviter de déjeuner avec mes collègues je file au square s'il fait beau, et je lis en croquant une pomme.

Le soir, une fois que les tâches du quotidien sont remplies, je mets à mon bureau pour une demi-heure de lecture, avant de divaguer sur le net comme une âme en peine.

Puis au moment de me coucher, vers minuit, je lis encore un moment.

En fait je me rends compte que je n'ai pas besoin d'un confort particulier pour lire, et tant mieux, sinon cela réduirait le champ de mes possibilités !

En période de vacances, quand je suis tranquille, ce que j'apprécie par-dessus tout, c'est de m'allonger sur un lit, l'après midi et de lire, je suis alors comme dans un bulle, ailleurs. Depuis ma vie d'adulte, chaque été c'est le même rêve qui recommence : j'essaie de retrouver cette sensation de plénitude et de bonheur simple qui habitait mon cœur lors de ces vacances en famille. Les moments que je préférais étaient ceux de la sieste, l'après midi. La maisonnée entière se reposait à l'abri du soleil. Je savais qu'ils étaient tous là, pas très loin, et moi dans ma chambre, les volets mi-clos, la radio en sourdine, je lisais un roman, pioché dans la bibliothèque parentale.

Je ne saurais décrire cette atmosphère particulière, cette sensation qui permet tout : on est là, juste bien, il n'y a rien à craindre que la chaleur. Tout est possible et à portée de main. Je voyais chaque bouquin comme un futur plaisir, et comme disait le poète, je me pressais sans hâte vers eux.

C'est comme ça que j'aimerais lire en réalité : dans cette chambre, avec la chaleur qui se devine à peine, l'ombre des volets sur le sol et la vie qui semble si douce et si simple.

Et juste pour avoir l'impression d'être encore un peu là-bas dans cette chambre au volet clos, j'ai envie d'écouter un peu de Daniel Balavoine, pour me rappeler ces moments chéris.

 

 

 

Bloody Selena aura peut-être envie de répondre ?