14.03.2011
Blue sky
Tout peut arriver, n'importe quand, n'importe comment. Nous ne sommes jamais assurés de rien.
Il y a tant de bruit ici : se créer sa petite bulle rose et tranquille, ce n'est pas un luxe.
J'ai aimé faire de toutes petites choses inutiles (ou presque) ce week-end.
Lire quelques pages de mes livres en cours. Un Westlake, la fin du Rendell et un peu de Ouspenski.
J'ai adoré passer quelques moments à écluser mes magazines de janvier et février. Marie-Claire, Cosmo, Biba, Votre Beauté, Glamour, d'autres encore. Regarder les photos, les jolies robes. Lire les articles du plus futile au plus grave, faire les tests, noter les idées lectures, sorties CD, théatre... Découper les recettes qui m'intéressent, que je ne ferais probablement pas avant un moment...
Etre indulgente avec moi-même, et prendre mon pied à écouter l'album de Camélia Jordana. M'avouer que le dernier single de Jenifer est très réussi. Trouver beau et touchant l'album de Grégoire. Etre folle de joie à l'écoute du nouveau Take That, et vouloir faire la midinette avec chacun des chanteurs (ça fait du monde..) Fermer les yeux et me repasser encore le single d' Adele.
Découvrir de nouveaux tumblr et rebloguer à l'envie ces univers parfois si différents du mien...
Il fait encore froid, mais le soleil s'impose de plus en plus, et l'envie vient de trier mes placards de regarder les jupes, les robes, les chemisiers légers... Mettre du vernis orange à mes doigts, juste pour entendre mon fils dire "c'est beau maman"...
Et puis un vide-dressing à mettre à jour (à mettre en ligne tout court en fait...) des tags qui m'attendent sagement. Des lectures encore, toujours...
Envie de robes aux couleurs vives, de larges lunettes de soleil, de capelines en bord de mer. Envie de vacances ? On dirait bien :)
Laisse ton cœur au soleil et regarde le ciel, il est bleu ce matin.
C'est l'année du lapin, il parait: en voici de toutes les couleurs, comme nos humeurs.
Tweet06:46 Écrit par Océane dans Bavardages, Fatrasie | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note | Tags : cosmopolitan, biba, glamour, marie-claire, camélia jordana, grégoire, adele, jenifer, take that, robbie williams, love, vacances, capeline, bord de mer, amour, i love robbie williams, vernis orange |
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26.08.2010
La joie est en tout ; il faut savoir l'extraire
...Confucius est un petit joyeux :)
En un an on change, un peu, la façon de voir la vie, sur ce que l’on peut retirer de ce que l’on voyait comme des tares. Mais il y a des choses qui ne changent pas, comme je le disais hier, des avanies auxquelles on tient.
Je ne suis pas fan de vacances, au sens courant du terme. Je n’aime pas travailler et je préférerais être rentière en mon palais, il va de soi, mais les loisirs, les vacances à dates données ce n’est pas ma tasse de thé. J’ai une notion très personnelle des vacances, un peu chiante aussi, un peu comme moi en fait, pénible et chiante : les vacances maintenant pour moi, c’est une pièce blanche, un lit, quelques bouquins, et l’absence du monde. Je crois que je supprimerais même la radio. Je me contenterais de mes films et séries préférés. Juste 15 jours, ça devrait aller. Mais là je rêve debout. Cette pièce blanche en dehors du monde n’existe pas.
Alors je ferme les volets. Et je me rappelle les vacances d’avant…. Tu sais, je t’en avais déjà parlé….
C'était pas l'année dernière
c'était pas à Marienbad
comment voulez-vous que je m'en rappelle
à force de l'attendre
je ne savais plus qui l' attendait
Le temps est un traître de cape et d'épée
qui vous glisse sa poudre d'oubli
dans votre coca
Faudrait pouvoir choisir son film
j'n'avais plus qu'à me barricader
dans la p'tite maison
près du lac
avec le canoë rose, à deux places
qui flotterait, comme ça
pour personne
Fermer les volets
et ne plus changer l'eau des fleurs
oublier qui tu étais
ne plus jamais avoir peur
Se dire qu'on était pas
vraiment faite pour le rôle
Pleurer plus que le saule
Plonger sous les draps
et ne plus jamais remonter
dormir sur le pont du galion
qui s'est laissé couler
parce qu'il t'a connu
une de plus à t'aimer
Le soleil essaie de se glisser
par le store vénitien
c'est pas lui qui m'f'ra lever
je commençais une longue nuit
j'ai pas l'intention de demander le réveil
je regarde les photos qu'il à prise de moi
j'en ai aucune de lui
il s'est jamais laissé prendre
Le vent fait grincer le canoë rose, à deux places
Il servira, peut être, pour un autre film
Dans la maison familiale des vacances tout le monde dort.
Je suis allongée, dans la pénombre des volets clos, la douce torpeur de l'après midi, la sieste endormait toute la maisonnée dès 15h00.
Plus jamais je ne ressentirai ce total abandon, l'absence de toute crainte, juste le bonheur d'être là.
Quand on arrivait, ma première pensée était tournée vers ma grand-mère, et quelle que soit l'heure de notre arrivée, je courais vers la maison, vers ses bras, la chercher pour la ramener chez nous. Un lien très fort nous attachait toutes les deux. Je suis née en Algérie au milieu des années 70. Mon père était déjà parti vivre et travailler en France, mais ma mère ainsi que mon frère aîné et moi, nous étions restés dans notre petite ville de Kabylie, en attendant de le rejoindre. Alors ma grand-mère était très présente pour nous. Ça n'a jamais cessé jusqu'à sa mort, il y a 9 ans.
Jusqu'à mes 18 ans, les vacances, ou au moins une bonne partie, c'était retrouver ce cadre familial et amical. Le soleil surtout. Tellement présent et chaud, il rythmait la journée.
J'ai eu de très bons moments et de moins bons, mais la mémoire est sélective parfois, et ne retient que les joies passées.
Je pourrais mettre encore quelques paragraphes pour te raconter cette époque formidable, mais pas aujourd'hui. Je n'ai pas l'inspiration. Je me rappelle encore pourquoi je ne revivrai plus ces moments. D'abord on grandit tous, on perd nos amis, ils s'éparpillent loin de l'îlot central du début. Et puis les gens meurent aussi. Parfois à tout jamais.
Les vacances c'est l'enfance insouciante, les petits déjeuners bruyants, les départs agités pour la plage, les caprices pour une glace, une autre encore, la petite sortie en barque, pas trop loin du bord (j'étais peureuse...) Et puis surtout la Méditerranée. La crique à Bejaïa, avec seulement ma cousine, nos petits copains et moi, marcher sur les rochers glissants, les garçons qui plongent la tête sous l'eau pour fanfaronner... Et le soleil qui tape sur l'eau bleue.
L'après midi, reprendre le chemin de la maison pour la sieste, que je faisais toujours en écoutant la radio, RMC ou Alger Chaîne 3 la station francophone.
Dans la pénombre l'atmosphère est unique : le véritable sens de la tranquillité est resté là, coincé à cette époque.
Au bord du saule, comme dans la chanson de Viktor Lazlo, avec Lui. Mais il s'est jamais laissé prendre...
Ceci est une petite participation au thème des vacances, évoqué par Maman@home !
Tweet23:03 Écrit par Océane dans Bavardages, Des fois je réfléchis, ça fait mal au crâne, La musique, When I was young | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : viktor lazlo, vacances, souvenirs, passé, canoe rose |
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13.08.2010
Un peu de tout !
Comme je reviens tout doucement sur la blogosphère, j’essaie de reprendre un peu en main mes divers outils, je trie en somme. Du coup je me pose certaines questions, rien de grave. Mais je me dis que je me disperse pas mal et que je ne profite pas de tous ces outils à fond. Clairement, le seul « truc » qui me soit indispensable réellement c’est mon agrégateur de flux, FeedReader en l’occurrence. Grâce à lui j’ai la liste de tous vos billets qui s’affichent quasi instantanément, et je peux tranquillement les lire.
Par contre je suis en train de me poser la question de l’utilité de Paperblog : aucune ! Aussi j’ai voulu me désinscrire de cette plateforme, mais impossible de trouver le moyen !! Si l’un d’entre vous sait comment faire, merci d’éclairer ma lanterne !!!
Ensuite Hellocoton, j’avoue que j’aime y traîner de temps en temps, essentiellement pour voir l’actualité des blogs auxquels je ne suis pas abonnée. Et puis la présentation et l’ergonomie de Hellocoton me plaisent bien !! Par contre, je me rends compte que je ne participe pas du tout aux forums qui animent Hellocoton !! J’y vois parfois certaines d’entre vous, et je ne sais pas comment vous trouvez le temps !! J’avoue en priorité préférer lire et commenter vos blogs, puis m’occuper de mes cinq blogs et de mon Tumblr !
Ensuite vient le cas « Chez les Filles » ! Je m’étais inscrite sur cette plateforme, mais je n’ai jamais vraiment pris la peine de l’explorer, je la trouve un peu touffue ! Si l’une d’entre vous la connaît bien et peut me servir de guide… Et puis j’avais été un peu déçue : j’avais reçu de leur part un livre à chroniquer (vous pourrez en trouver la recension ici), et je n’ai plus eu de nouvelles suite à ça…Bref…
Donc en gros je suis en pleine reprise en main de mon univers internet, j’espère en tirer un meilleur parti encore à l’avenir !!
Sinon, mes lapins, j’ai failli oublier une chose ! Angélita avait eu la bonne idée de proposer sur son blog une chaîne de cartes postales. Le principe est simple : dix personnes se manifestent pour que je leur envoie une carte postale de mon lieu de « vacances » et s’engagent à faire pareil de leur côté ! Pour ma part je vous enverrai, si vous le souhaitez, une carte de Paris, puisque je ne pars pas en vacances vraiment… mais je promets de choisir une très jolie carte !

Si vous êtes intéressé, faites m’en part ! Comme il y a peu de monde qui commente en ce moment (beaucoup de monde m’a oublié après mon mois de relâche semble-t-il…) j’espère atteindre les dix personnes intéressées…
En tout état de cause, je me ferai un plaisir de vous abreuver de cartes colorées et amusantes !
Tweet06:55 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (61) | Envoyer cette note | Tags : chez les filles, hellocoton, paperblog, blog, vacances |
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08.08.2010
Il y a quelqu'un ?
Hello mes agneaux. Nous voilà au creux de l’été, et cela fait un bon mois que nous ne nous sommes parlé. La faute à un planning surchargé (eh oui, je ne suis pas la feignasse que l’on pourrait croire…) mais pas seulement.
D'abord, merci pour vos voeux de bon anniversaire, cela m'a beaucoup touchée, et soyez-en tous remerciés !
L’été n’est pas forcément la période que je préfère. Bien que née au sud de la Méditerranée, je suis à mon top avec une température extérieure de 21-23 ° maximum…. Au-delà c’est la canicule, mon cerveau se liquéfie et je ne me sens bonne qu’aux tâches mécaniques et imposées.
Bref, voilà donc un billet pour m’encourager à me repencher sur cette blogosphère que j’aime bien, relire vos billets aux uns et aux autres, retisser ce lien particulier…
Doucement refaire les pas, la promenade quotidienne qui me laissait de jolies pensées pour la journée…
Alors qu’ai-je fait durant ce mois écoulé, à part les obligations obligatoires obligées ? Pas grand’chose… De la lecture, et mon Dieu pas toujours de celles qu’on se sent tenu de vanter, mais bon, pas de chichis entre nous, hein…
Je me suis fait la semaine dernière une overdose de chick litt.
Que ce soit clair, je ne me permettrais d’en conseiller aucun des quatre. Le fait est que chaque récit était bien ficelé, avec une gentille histoire et une incontournable happy end. Je les ai achetés et lus avec plaisir, enfin avec le même plaisir que l’on prend à savourer une boisson pleine de bulles rafraîchissantes ! Mais est-ce suffisant ? La bulle est légère, légère, elle s’envole vite… C’est un peu de la fast littérature, vite lue, vite oubliée… Mais loin d’être désagréable…
Avant de vous quitter pour ce jour, j’aurais une insigne faveur à vous demander. Voilà, mon fils n’a jamais eu de doudou, mais à quatre ans il s’est pris d’affection pour lui :
C’est Pioupiou, un poussin en porcelaine, que j’ai du avoir en guise de décoration sur un gâteau vers Pâques…
Pioupiou a eu une première fois une petite mésaventure, il est tombé, je l’ai soigné recollé. Mais la semaine passée, il a encore eu une chute malencontreuse, et il devient plus compliqué à soigner.
Si l’un d’entre vous sait où je peux me procurer son jumeau, je lui en serai éternellement reconnaissante. Mon fils tient vraiment à son « bébé »…
Merci de votre aide !
Tweet23:17 Écrit par Océane dans Bavardages, Les livres | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : chick litt, vacances, pioupiou |
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04.06.2010
Univers, sa liste
Je t'ai dit que j'aimais faire des listes ??

Checker mes mails (Shaya aime qu'on check nos mails...)
Checker les trucs que je dois écrire. Plein d'idées en tête, de brouillon à réécrire.
Mes papiers... Oui, je suis presque sans papiers, faut pas naitre à l'étranger...
Faire un papier sur les CD envoyés par Barclays, j'ai fait deux belles découvertes récemment.
Vous parler de Pierre-Jean Rémy. Et de Paul Smaïl. Et de Hédi Kaddour.
Réfléchir à mes envies professionnelles. Oui tu peux loler mon agneau.
J'ai eu l'idée du roman du siècle, il est dans ma tête, faut juste que je l'écrive.
Trouver un endroit calme, sans personne, juste un oranger, et moi.
Répondre à tous les commentaires en souffrance.
Faire le tri dans mes anciens vêtements neuf non mis et ouvrir un vide dressing.
Lister les bouquins que je souhaite donner via ce blog. J'en avais déjà parlé un peu, donné un peu aussi déjà, mais il en reste des dizaines...
Vous parler de Lady L, le roman de Gary, le film de Ustinov...
Réfléchir à l'Amour. Ou le vivre.
Mettre en ordre mes liens en favoris, ça va dans tout les sens...
Refaire la blogroll, la mettre à jour. Le fait est que j'utilise un reader pour vous lire tous, alors je ne pense pas à mettre à jour cette blogroll.
Et du coup, j'ai envie de vous parler de certains blogs récemment découverts, qui me plaisent et me touchent pour différentes raisons.
Retrouver la liste des séries que je voulais voir, ou la refaire ?
Retrouver une robe jaune.
Décider de ce que je fais cet été.
Reprendre à zéro ma quête sur Zelda : un enfant de 5 ans a comme qui dirait écrasé ma partie...
Mettre en ordre mes playlists sur Deezer...
Me promener au soleil, avec mon fils, non pas que je doive le noter pour m'en rappeler, mais cela me plait de le dire, de le lire...
Lister les trucs chiants à faire.
Lister les trucs amusants que je voudrais faire.
Lister les trucs que je pourrais faire.
Lister mes listes.

Tweet00:14 Écrit par Océane dans Bavardages, Fatrasie | Lien permanent | Commentaires (69) | Envoyer cette note | Tags : listes, vacances, musique |
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24.02.2010
La lectrice
La semaine continue, et avec elle ma liste de tag en retard (à croire que je ne sais faire les tags qu'avec retard et après tout le monde !!)
Cette fois c'est Thé Citron qui cherche à savoir comment on lit !
Belle question ! La réponse n'a pas beaucoup évolué depuis mon enfance !
Petite, je lisais tout le temps partout, dans mon lit, à la récré, dans le bus, à table... Oui à table aussi. Ou plutôt comme je n'avais pas le droit d'ouvrir un bouquin, je passais l'heure de table à détailler la boite de lait, de céréales, ou tout ce qui contenait des caractères écrits. J'étais assoiffée de lecture au point de lire tout et n'importe quoi.
Depuis ça va mieux, et surtout, je suis grande, j'ai le droit de lire un bouquin à table si je veux ! Na !
Plus sérieusement, je lis partout où il possible de lire. Le matin, en prenant le bus. Le midi, si je peux éviter de déjeuner avec mes collègues je file au square s'il fait beau, et je lis en croquant une pomme.
Le soir, une fois que les tâches du quotidien sont remplies, je mets à mon bureau pour une demi-heure de lecture, avant de divaguer sur le net comme une âme en peine.
Puis au moment de me coucher, vers minuit, je lis encore un moment.
En fait je me rends compte que je n'ai pas besoin d'un confort particulier pour lire, et tant mieux, sinon cela réduirait le champ de mes possibilités !
En période de vacances, quand je suis tranquille, ce que j'apprécie par-dessus tout, c'est de m'allonger sur un lit, l'après midi et de lire, je suis alors comme dans un bulle, ailleurs. Depuis ma vie d'adulte, chaque été c'est le même rêve qui recommence : j'essaie de retrouver cette sensation de plénitude et de bonheur simple qui habitait mon cœur lors de ces vacances en famille. Les moments que je préférais étaient ceux de la sieste, l'après midi. La maisonnée entière se reposait à l'abri du soleil. Je savais qu'ils étaient tous là, pas très loin, et moi dans ma chambre, les volets mi-clos, la radio en sourdine, je lisais un roman, pioché dans la bibliothèque parentale.
Je ne saurais décrire cette atmosphère particulière, cette sensation qui permet tout : on est là, juste bien, il n'y a rien à craindre que la chaleur. Tout est possible et à portée de main. Je voyais chaque bouquin comme un futur plaisir, et comme disait le poète, je me pressais sans hâte vers eux.
C'est comme ça que j'aimerais lire en réalité : dans cette chambre, avec la chaleur qui se devine à peine, l'ombre des volets sur le sol et la vie qui semble si douce et si simple.
Et juste pour avoir l'impression d'être encore un peu là-bas dans cette chambre au volet clos, j'ai envie d'écouter un peu de Daniel Balavoine, pour me rappeler ces moments chéris.
Bloody Selena aura peut-être envie de répondre ?
Tweet17:22 Écrit par Océane dans Bavardages, La musique, Tagg attaque !, When I was young | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : lire, livres, vacances, daniel balavoine |
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12.10.2009
Pourquoi je n'aime pas les vacances
Parce que je l'ai annoncé plusieurs fois ce post, et pour faire plaisir, j'espère, à Kahlan.
J'ai hésité à le publier parce que c'est un truc un peu larmoyant, et bon ce n'est pas totalement moi, juste une partie. Pas envie de vous déprimer, ni moi avec. Mais en parler finalement me fait aussi plaisir parce que je me rappelle d'excellents souvenirs, et voilà ça me donne envie d'en fabriquer de nouveaux, tout aussi bons. Du coup, c'est moins larmoyant, j'ai sabré dans le vif (oui, je ne tranche pas, je sabre).
Les vacances sont pour moi un même son et lumière depuis des années, une image mouvante mais constante.
Le soleil est lourd et chaud sur les terrasses des maisons.
Et Victor Lazlo chantait le canoë rose.
C'était pas l'année dernière
c'était pas à Marienbad
comment voulez-vous que je m'en rappelle
à force de l'attendre
je ne savais plus qui l' attendait
Le temps est un traître de cape et d'épée
qui vous glisse sa poudre d'oubli
dans votre coca
Faudrait pouvoir choisir son film
j'n'avais plus qu'à me barricader
dans la p'tite maison
près du lac
avec le canoë rose, à deux places
qui flotterait, comme ça
pour personne
Fermer les volets
et ne plus changer l'eau des fleurs
oublier qui tu étais
ne plus jamais avoir peur
Se dire qu'on était pas
vraiment faite pour le rôle
Pleurer plus que le saule
Plonger sous les draps
et ne plus jamais remonter
dormir sur le pont du galion
qui s'est laissé couler
parce qu'il t'a connu
une de plus à t'aimer
Le soleil essaie de se glisser
par le store vénitien
c'est pas lui qui m'f'ra lever
je commençais une longue nuit
j'ai pas l'intention de demander le réveil
je regarde les photos qu'il à prise de moi
j'en ai aucune de lui
il s'est jamais laissé prendre
Le vent fait grincer le canoë rose, à deux places
Il servira, peut être, pour un autre film
Dans la maison familiale des vacances tout le monde dort.
Je suis allongée, dans la pénombre des volets clos, la douce torpeur de l'après midi, la sieste endormait toute la maisonnée dès 15h00.
Plus jamais je ne ressentirais ce total abandon, l'absence de toute crainte, juste le bonheur d'être là.
Quand on arrivait, ma première pensée était tournée vers ma grand-mère, et quelle que soit l'heure de notre arrivée, je courrais vers a maison, vers ses bras, la chercher pour la ramener chez nous. Un lien très fort nous attachait toute les deux. Je suis née en Algérie milieu des années 70. Mon père était déjà parti vivre et travailler en France, mais ma mère ainsi que mon frère ainée et moi, nous étions restés dans notre petite ville de Kabylie, en attendant de le rejoindre. Alors ma grand-mère était très présente pour nous. Ça n'a jamais cessé jusqu'à sa mort, il y a 9 ans.
Jusqu'à mes 18 ans, les vacances, ou au moins une bonne partie, c'était retrouver ce cadre familial et amical. Le soleil surtout. Tellement présent et chaud, il rythmait la journée.
J'ai eu de très bons moments et de moins bons, mais la mémoire est sélective parfois, et ne retiens que les joies passées.
Je pourrais mettre encore quelques paragraphes pour te raconter cette époque formidable, mais pas aujourd'hui. Je n'ai pas l'inspiration. Je me rappelle encore pourquoi je ne revivrai plus ces moments. D'abord on grandi tous, on perd nos amis, ils s'éparpillent loin de l'ilot central du début. Et puis les gens meurent aussi. Parfois à tout jamais.
Les vacances c'est l'enfance insouciante, les petits déjeuners bruyants, les départs agités pour la plage, les caprices pour une glace, une autre encore, la petite sortie en barque, pas trop loin du bord (j'étais peureuse...) Et puis surtout la Méditerranée. La crique à Bejaïa, avec seulement ma cousine, nos petits copains et moi, marcher sur les rochers glissants, les garçons qui plongent la tête sous l'eau pour fanfaronner... Et le soleil qui tape sur l'eau bleue.
L'après midi, reprendre le chemin de la maison pour la sieste, que je faisais toujours en écoutant la radio, RMC ou Alger Chaîne 3 la station francophone.
Dans la pénombre l'atmosphère est unique : le véritable sens de la tranquillité est resté là, coincé à cette époque.
Au bord du saule, comme dans la chanson de Viktor Lazlo, avec Lui.
Tweet10:59 Écrit par Océane dans Bavardages, La musique, When I was young | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | Tags : alger, bejaïa, vacances |
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20.09.2009
Je suis partie
Je ne fais pas que des photos pourries.
Si ?



Tweet02:56 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, vacances |
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03.09.2009
Estivalière, septembriste et fétichisme

Nous sommes à J- 2 semaines de l'audit interne, et à plus de 2 mois pour l'audit par la Chambre régional de la Cour des Comptes. Et on est sur le pied de guerre.
Enfin, moi pas trop, parce que bon, le pied de guerre en talon même que de 11cm, ça fini par être pas très crédible. J'ai du mal à reprendre l'uniforme conventionnel de mes commensaux. Je fais de la résistance. Je sais que je suis assez apprécié, malgré ou à cause de mes simagrées, de l'insolence naturelle que je ne peux réprimer, et aussi quand même grâce à mon travail. Oui c'est assez étrange, mais j'aime énormément ce que je fais. Et ça se voit, ce qui fait qu'on me fiche une paix assez royale. Et là où pour certains on verrait de l'insolence, de l'arrogance ou de la désobéissance, on ne voit que trait d'esprit, humour et sens de l'initiative. Comme quoi, tout n'est qu'une question d'interprétation. Pour peux que vous mettiez la bonne robe et la bonne paire de chaussure et votre directeur vous trouvera indispensable au bon fonctionnement des lieux. Je suis assez cynique, pense tu ? Viens bosser dans mon service et tu verras !
Bref, je suis assez heureuse dans ce travail, même si je souhaite le quitter pour de meilleurs auspices le plus vite possible. Pourtant, je pense que ce sera difficile de retrouver pareille liberté ailleurs.
Je te disais donc qu'on est sur le pied de guerre. Moi pas. Je suis comme à mon habitude, efficace : ouhhhh elle se la pète ! Oui je te dirais aussi fuck you, pour paraphraser la douce Lily Allen.
La tenue de travail est ici source de certaines habitudes, très rigoureuses et ternes comme un hiver à Vladivostok. Il est de bon ton d'alterner le gris avec le noir, et les jours de fête ou de départ en retraite de Marcel du service contentieux, tu peux taper dans le bleu marine clair. Pas très chatoyant tout ça, non ? Or je suis une personne chatoyante, dixit mon voisin de bureau. Alors au boulot je gruge. J'ai l'habitude du gris, noir et bleu marine, mais je me jette sur le moindre accessoire de couleurs, colliers sautoirs, broches, pour éveiller tout ça. Sous les vestes, je ne porte que des hauts de couleurs vives, très vives parfois, mais tu t'en doutes d'une coupe impeccable, et de très bon goût. Et si tu as des doutes, va-t-en je te parle pas à toi.
Et ensuite il y a évidemment les chaussures. Ahhhhhh les chaussures. Tous les matins mon directeur se pose devant mon bureau, me salue et jette un œil à mes pieds, et puis il me dit sur le ton de la confidence, s'il a ou non deviné avant de les voir, la couleur des escarpins du jour. Ça l'amuse et moi aussi. Mais en ce moment, je me laisse un peu aller à faire durer ce qu'on appel chez nous le casual summer outfit : enfin, quand je dis nous, c'est ma copine little J et moi.
[digression du jour bonjour : le prénom de ma collègue commence par J, elle est plus jeune que moi de 10 ans la salope, et je l'appelais comme ça avant la mode Gossip Girl]
Bref, on fait péter le short en jean, le bermuda, la mini en denim brut, les havaianas dorées et l'escarpin de folie. Sauf que là on est le 3 septembre. Et que c'est plus possible il a dit le directeur.
Alors aujourd'hui, dernier baroud d'honneur en summer fit ; malgré le temps pourri.

Et le directeur m'a dit en pleine réunion : Mademoiselle S-L (tu devines que ce sont là les initiales de mon nom petit coquin), Mademoiselle S-L donc, il va falloir être raisonnable maintenant, les vacances sont terminées. Bon, je n'ai même pas eu honte en fait. Il a raison le bougre, je m'obstine. Evidemment j'ai fait une remarque sur le fait que l'on portait le deuil du trou de la sécu depuis un peu longtemps quand même. Il a souri. Oui, c'est un joyeux mon directeur.

Après la réunion, il s'est approché de moi, fébrile, en me disant tout bas, pour les audits, vous nous mettrez ces si jolis escarpins noirs, si simples. Oui comprendre surtout, tellement pas jaune, ni vert, ni rouge.... Je n'ai jamais compris le blocage qu'il faisait à ce sujet. Pour lui gris = sérieux ! la fantaisie ne s'autorise qu'entre soi, et pour ce genre de situation, il veut un service uniformément centré sur la concentration dû aux comptes, aux lois et règlements, sans la possibilité de se faire remarquer pour toute autre chose. J'en arrive à penser que c'est en fait un véritable fétichiste de la chaussure, vu l'attention qu'il y prête. J'avoue m'amuser à tester ses réactions à ce sujet. C'est assez drôle de voir passer sur son visage moult sentiments et perturbation neuronales suivant la paire de chaussures du jour.
Un cas d'étude tout à fait intéressant que mon directeur.
Sinon, minute VDM du jour : je décroche la ligne de la salle de réunion, devant 30 personnes, au bout du fil un directeur de laboratoire, je réponds à ses questions. Jusque là tout va bien. Puis je vais pour raccrocher, et de ma bouche sortent les mots suivants « bisous bisous et à demain.... »Tu t'imagine bien que cela ne lui étais pas destiné, c'était les derniers mots du SMS que j'étaie en train de rédiger en même temps. Oui, nous les femmes on peut faire plein de truc en même temps, mais des fois, vaut mieux s'abstenir....
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Tweet23:43 Écrit par Océane dans Bavardages, Fantaisies fantasmées | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : secrétaire, chaussures, vacances |
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18.05.2009
C'est quand les vacances ???
Plus ça va et moins je contrôle mon planning.
La fin de semaine a été un peu plus que rude, audit et Men in Black oblige. Mais finalement ça se profile bien. Juste vivement qu'ils se barrent de nos bureaux, vu l'ambiance de stress que cela génère.
Et vendredi j'apprends que l'école de mon fils est en grève ! Illimitée qui plus est !!! Donc là où je pensais avoir un week-end tranquille à souffler, je dois réfléchir à la situation: migration en province pour le petiot ou bien mode de garde alternatif ???
Bref un coup de pression supplémentaire.
On a finalement opté pour un mode de garde alternatif, à gérer au jour le jour, suivant ce qui se passe à l'école. Et ce surtout parce que Fiston Chéri était invité à sa première surprise-party fête d'anniversaire par une de ses petites camarades de classe.
Je vous raconte pas l'excitation pour un gosse de 3 ans !
Ou plutôt si je vous raconte: partez pas ce sera court !!!!
Lui et moi nous avons gentiment fait les magasins pour trouver un cadeau, donc expédition au rayon jouet de Carrouf', mission accomplie, hop on rentre. Et je suggère qu'on aille aussi chez Apache aux Halles, car ils ont toujours des jouets sympa et parfois originaux.
Bref re-expédition, à Chatelet. On déjeune au café Nolita: oui mon fils de 3 ans a déjà ses petites habitudes ! Puis l'achat fait chez Apache, je me dit qu'on va pouvoir aller chez H&M zieuter du Matthew Williamson !
Bah oui, j'ai quand même le droit à un petit moment de douceur-shopping dans cet océan de stress, hein, non ?
Mais là la patience du gosse qui a déjà ses cadeaux et déjà mangé, n'est plus celle qu'on croit: maintenant tout ce qu'il veut c'est rentrer , puisqu'on l'a le cadeau pour sa cops'!
Alors, moi pour mater tranquillement les quelques divins portants que j'aperçoit, je lui fais un petit chantage de bon aloi: peut-être qu'on peut trouver un joli truc encore pour la petite miss ??
Oh oui !!!!!!!! nous voilà en train de fouiller furieusement toutes les Hello Kitteries du magasin. Le choix fait je retourne vers Matthew, mais c'est pas possible, pourquoi j'ai pris mon fils avec moi pour aller chez H&M, un psy peut me dire ??? Il veut à nouveau rentrer, bah oui il l'a sa pochette Hello Kitty !!!
Et moi je tiens entre les mains ça:

Mais je ne sais pas pourquoi, je ne me sens pas en état de réfléchir correctement. J'étais essentiellement venue pour le voir, et l'essayer, mais les conditions ne s'y prêtent pas.
Je suis déchirée entre mon envie de l'acheter et la promesse que je me suis faite de ne plus acheter de vêtements de manière irréfléchie.
Le prix me décide: un peu moins de 60€, pas cher mais bon j'y arrive pas entre deux couinements de ma descendance.
J'y retournerais seule. Avec un peu de chance il sera encore là...dans ma taille....
Celles qui ont vu la collection, vous en pensez quoi de la robe imprimé floral et perroquet sur fond écru, on voit la pub un peu partout !

Vous croyez que je peux obtenir les même cuissots que Daria grâce à cette robe ??
Tweet09:22 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : vacances, dora, hello kitty, h&m, mathew williamson, daria werbowy |
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