31.05.2009
La Renaissance à Prato
Changement de programme pour aujourd’hui : au lieu d’aller à Roland Garros, nous nous sommes retrouvé au musée du Luxembourg (le parc pas le paradis fiscal de ClearStream).
Je passerais sur les raisons de ce changement de dernière minute, mais ça me reste en travers de la gorge, et comment dire: une amie de province devait venir, n’est pas venue, je me suis sentie flouée et j’ai préféré me débarrasser des places…Mais j’en reparlerai, car cela m’a fait poser d’autres questions.
Bref nous voilà finalement partie vers le Luxembourg dans le but de visiter l’exposition consacrée à Filippo et Filippino Lippi, père et fils peintres de la Renaissance.
Là, seconde déception. Ou plutôt un avis mitigé.
L’exposition porte sur les richesses du Palazzio Pretorio de Prato, et présente essentiellement les œuvres de Filippo Lippi moine défroqué, et de son fils Filippino.
Les œuvres présentées sont très belle, quelle évidence dire de plus concernant des artistes de la Renaissance !
Mais le fait est que le nombre finalement assez restreint de pièces présentées, et la disposition de cette exposition m’ont laissé une sensation de trop peu, d’une visite étriquée, que j’ai fait durer artificiellement, histoire de ne pas avoir l’impression de me faire avoir.
Attention, je ne dis pas qu’une bonne exposition se doit de présenter des centaines d’œuvres, du tout. Mais la mise en valeur, la présentation, les explications, tout était étriqués. Et bon franchement ce sont des œuvres d’un classicisme aussi folichon qu’une garde robe Vanessa Bruno, vous dire si j’ai trouvé cela excitant.
Donc oui de belles œuvres, mais pas de quoi se relever la nuit.
D’ailleurs je vous mets quelques reproductions, et vous aurez là l’essentiel à voir.







Les horaires : lundi, vendredi de 10h30 a 22h,
mardi, mercredi, jeudi, samedi de 10h30 a 19h,
dimanche, jour férié de 9h30 a 19h,
Le tarif c’est 11€ (9€ en réduction), et franchement autant aller au Louvre…
Après nous avons fait la promenade de rigueur dans les jardins du Luxembourg. Ce qui est très agréable, enfin, avec ce temps qui ressemble au printemps !
Et bien sûr nous avons flâné aux abords des bassins.
A ce propos, je cherche à acheter un bateau…enfin un jouet pour enfant ! Si possible en bois, et je n’en trouve pas. Si vous avez des infos ??
Ce soir c’est le dernier concert de Jauny, je vous laisse imaginer ma joie.
Tweet19:05 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : muséee du luxembourg, filippo lippi, filippino lippi, renaissance, palazzio pretorio, prato |
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30.05.2009
Sex on the Beach
En ce moment il ya une vente Vanessa Bruno sur Ventes-privées.com...
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...Alors j'ai acheté des maillots de bain Huit:



Tweet12:17 Écrit par Océane dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : vanessa bruno, huit maillot de bain, vente-privée |
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Le printemps
Dites voir, ça fait longtemps qu'on n'as pas parlé poésie par ici !
Nous allons y remédier, pas plus tard que maintenant.
Non, partez pas les gens, vous allez voir c'est très joli !!! On va se lire un petit poème en hommage au printemps.
Le printemps, vous savez ce truc avec du soleil, et des oiseaux qui chantent, et que même la nature refleurit et qu'on veut se rouler dans l' herbe avec son amoureux.
Enfin, j'en parle comme ça, mais je ne m'en souviens pas trop du printemps, vu l' automne qui s'acharne sur nous.
Alors pour se rafraîchir la mémoire, on se penche sur les quelques strophes qui suivent, et on écoute son Vivaldi de circonstance.
En vous remerciant !

Fleurs d' avril
Le bouvreuil a sifflé dans l’aubépine blanche ;
Les ramiers, deux à deux, ont au loin roucoulé,
Et les petits muguets, qui sous bois ont perlé,
Embaument les ravins où bleuit la pervenche.
Sous les vieux hêtres verts, dans un frais demi-jour,
Les heureux de vingt ans, les mains entrelacées,
Échangent, tout rêveurs, des trésors de pensées
Dans un mystérieux et long baiser d’amour.
Les beaux enfants naïfs, trop ingénus encore
Pour comprendre la vie et ses enchantements,
Sont émus en plein cœur de chauds pressentiments,
Comme aux rayons d’avril les fleurs avant d’éclore.
Et l’homme ancien qui songe aux printemps d’autrefois,
Oubliant pour un jour le nombre des années,
Écoute la voix d’or des heures fortunées
Et va silencieux en pleurant sous les bois.
André Lemoyne - in les Charmeuses
Alors, c'était bien, non ?
Tweet08:58 Écrit par Océane dans La musique, Les livres | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note |
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29.05.2009
La poésie c'est pour demain finalement
Aujourd’hui donc, on a dit Chick-lit.
Parce que bon quand même, entre Michel Foucault à la sauce Julien Coupat et l’optimisme bling-bling d’Hubert Selby Jr., on a failli être de bonne humeur ici.
Là on change notre fusil d’épaule, on est des warriors, des aventurières, voir des aventuriers (s’il ya un homme qu’il se manifeste), et on retourne dans ce dangereux territoire : la Chick-lit !
Dangereux oui, car à chaque page, des femmes de 30 ans se font larguer pile quand leur horloge biologique hurle coucou ; de beaux jeunes hommes se conduisent en mufles par timidité (ça c’est une excuse béton, quand même !), des meilleures amies se marient avant vous, (espèce de bitch va !), et votre petite sœur a de belles longues jambes et une tonnes d’admirateur enamourés, tous plus prompts les uns que les autres à lui offrir fleurs, caviar et it bag ( salope, va )
Bref c’est un territoire effrayant, ou il faut aller armée de son rouge à lèvre Chanel rouge allure sexy (n°18), et de sa plus belle paire d’escarpins !
Nous ne sommes pas toutes égales dans le monde de la Chick-lit mes bonnes dames.
Jennifer Weiner excelle à croquer cet univers, fait de jeunes femmes indépendantes, professionnelles, mais au cœur plutôt malheureux !
Ainsi vous connaissez certainement ce film, In her shoes, avec Cameron Diaz et Toni Collette. Je vous en avais déjà parlé là, à travers un poème.

Jennifer Weiner ne met pas en scène des super women ultra gagnantes ! Non, elle brosse le portrait de femmes réelles, avec leurs certitudes et leurs failles.
Il y a dans ces romans toute la part d’émotion et de reconnaissance de soi qui nous fait nous attacher aux personnages. Il y a aussi la complexité des sentiments familiaux ou amoureux. Et finalement on a l’impression de lire les aventures de la bonne copine que l’on connaît tous ou que l’on est soi même.
Comme souvent quand j’aime bien un écrivain, j’ai vite fait de me procurer sa bibliographie complète, ou presque.
Le dernier en date que j’ai lu (elle en a publié d’autre depuis), c’est celui là :
Candace a 28 ans, quelques kilos de trop, une sœur magnifique, une mère lesbienne hippie, et un ex un peu mufle !
Ce petit con la quitte pour une raison stupide que je ne dévoilerai pas ici, puis étale leur ancienne vie sexuelle au travers de sa rubrique journalistique.
Candace tombe de haut, et du coup se pose pas mal de question.
In ne faut pas s’arrêter à la galerie de portrait qui peut sembler caricatural. Non, car tout est d’une justesse incroyable. Les personnages ne sont pas caricaturaux, et au contraire servent à expliquer la vie de Cannie (notre Candace pour les intimes).
Cannie est une jeune femme qui est prête à accepter n’importe quel amour, inconsciemment, car elle ne s’estime pas digne de choisir et d’être aimer. On part avec elle à la source de ses complexes, on retrace les méfaits des paroles dites à la volée, les rapports parents-enfants, et tout ce qui finalement mène à se regarder avec des yeux désabusés et trop critiques.
L’écriture est pleine de justesse et de sensibilité et ne vous laissera pas vous échapper !
Alors les gens, ça vous plait ??
Tweet11:42 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : jennifer weiner, in her shoes, alors heureuse, cameron dias, toni collette |
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Crush on Rachida !!
C'est une vidéo qui tourne beaucoup en ce moment, elle fait le buzz, hein comme on dit.
Librement inspirée de celle-ci semble-t-il:
J'avoue que j'aime bien celle de l' Obama Girl !!
Et franchement ça me change de ma soirée d'hier: c'était les répétitions du concert de Jauny Alidè au Stade de France (près duquel je vis, vous savez presque tout de ma vie !).
Donc toute la soirée, répétition, balance des sons, je n'en pouvait plus !!
Et ce soir le quartier va être envahi par des hordes de jaunyphile chevelu.
Et le pire vous savez quoi, Christophe Maé en guest star...
Je vous laisse, je vais m'acheter des bouchons d'oreilles.
Tweet08:35 Écrit par Océane dans Bavardages, La musique | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : crush on obama, amoureux de rachida, dirty dahn |
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28.05.2009
Waiting Period
Hubert Selby Jr. est un écrivain américain, comme les Etats-Unis savent en produire : un écrivain de la ville, un ciseleur de la langue et des portraits.
Je l’ai découvert à l’âge de 16 ans, à la médiathèque près de chez moi, je crois bien que c’était à l’occasion d’un cycle de conférence autour de la littérature américaine contemporaine, et l’invité d’honneur était John Updike, si mes souvenirs sont bons.
Donc c’était une occasion de découvrir ces auteurs. Ce n’était pas encore le temps de Brett Easton Ellis ou de Dona Tartt, mais j’ai pu découvrir leurs maitres, Joan Didion, Lewis Sinclair, Don DeLillo, et Hubert Selby Jr.
Last Exit to Brooklin et Le Saule, restent mes œuvres préférées de cet auteur rare.
Aussi quand j’ai aperçu son nom sur une couverture à la F*N*A*C, je n’ai pas eu d’hésitation.
Waiting Period, c’est le titre, est un roman dans la digne lignée des précédents : l’étude des démons qui obsèdent les Etats-Unis, et l’auteur par conséquent.
Le résumé lapidaire de la Fnac : C'est l'histoire d'un homme qui voulait juste en finir, s'acheter une arme et se tirer une balle dans la tête. Mais voilà que l'armurier lui demande d'attendre quelques jours. Quelques jours, c'est long quand on est au bout du rouleau. Alors il reconsidère son projet. N'a-t-il pas mieux à faire ?
Effectivement le personnage principal à bien mieux à faire !
Il profite de cette période d’attente avant de récupérer son arme, pour réfléchir et se poser d’autres questions. Il se rend compte que son suicide serait un échec personnel et n’affecterait en rien le quotidien de tous ces parasites de la société qui l’ont conduit à ce geste !
Il décide tout simplement de dépolluer le pays, de supprimer ceux qui n’ont de cesse que de profiter de leur situation pour détruire leur concitoyen, ceux qui mangent littéralement la société, qui ne sont que d’inutile profiteurs.
Alors on entre dans le cerveau du protagoniste. Sa logique est implacable et froide.
L'écriture peut heurter, car Selby est coutumier des longs monologues quasi sans ponctuations, mais c'estun rythme qui va avec l'histoire et les personnages. C'est une fuite en avant.
C’est tout l’envers du Rêve Américain, le cauchemar de la réalité plutôt.
Hubert Selby a toujours porté un regard acéré sur ses contemporains, mettant en relief l’individualisme maquillé en patriotisme, la soif de l’or travestie en noble ambition.
On reconnaît le protagoniste comme étant l’auteur lui-même qui a voulu dans son œuvre littéraire dénoncer (pour éliminer ?) les travers de l’Amérique.
L’écriture est toujours aussi rythmé et incisive. On ne peut que sentir la froideur de l’arme et le désespoir profond.
Or ce n’est pas un roman optimiste et joyeux, mais la réflexion se fait jour en nous et cela n’a pas de prix !
C’est un roman fondamental, comme toute l’œuvre de Selby !
Demain Chick-lit (sinon, je vais finir par déprimer…)
Tweet12:59 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : waiting period, hubert selby junior |
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27.05.2009
J'ai pas acheté de Jimmy Choo
Bon on va clore le suspense insoutenable.
Qu’est-ce que je peux avoir de rose et qui sert à marcher ??
Un indice supplémentaire, non ?
Et oui ce sont des chaussures…
Tu le sais, ami lecteur, j’éprouve un sentiment confus envers la chaussure, on va dire comme un genre d’addiction, rien de grave, hein.
Si tu es un fidèle, et je sais que tu l’es, tu as pu voir quelques exemplaires de mes (modestes) possessions.
Et comme moi tu auras ressenti un manque, un vide.
Oui le constat était de mise : point de rose, c’est morose (là je te donne un indice pour mon prochain post : j’y parlerai de truc avec des rimes…)
Alors moi, femme soucieuse de l’égalité entre chaussures, je me suis dit pour quoi merde que y en a pas des roses ! Hein pourquoi ?
Alors je suis allée en adopter quelques paires.
Et tu sais aussi que j’aime les robes, et que mon salaire n’est pas extensible (malgré mes différentes suggestion à cet égard, je n’ai pas été entendue, bref…)
Alors après avoir force dépensé en me la pétant avec du Max Azria et du APC(Carrouf' c'est quand même plus accessible...), et bien la bise est venue, et donc me voilà chez Jacqueline Riu qui destocke. Oui, aux Halles, vu qu’ils ferment, ça liquide à tout va.
Je suis passée déjà la semaine dernière. Puis, comme c’est mon chemin (on a les excuses qu’on peut) j’y suis encore repassée.
Et j’ai eue un coup de foudre, un crush comme on dit en langage jeune (enfin, je crois.)
Regarde, et dis moi que c’est joli, ou même que c’est moche, c’est pas grave, je suis ouverte à la critique constructive basée sur une acception hégélienne des éléments de comparaison, si tant est que la théorie de Ludwig Wittgenstein sur la matérialité de la pensée confucéenne ne vienne pas te contredire. Après c’est comme tu le sens.
Alors, c’est rose, et ça sert à marcher non ?
Tweet22:14 Écrit par Océane dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : chaussures, riu |
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Julien
Le prénom Julien aura rythmé mon début de semaine.
C’est un prénom que j’aime beaucoup, avec de bons souvenirs qui y sont rattachés.
Julien Gracq, Julien Green, deux auteurs que j’aime beaucoup et que je vous recommande chaudement.
Julien la magnifique chanson de Valérie Lagrange.
Julien la non moins merveilleuse chanson de Martin Rappeneau.
Je suis né en Juillet, le mois de Julius César.
Julien est donc un prénom qui parle à mes émotions.
Et cela continue, avec le retour sur le devant de Julien Baer.
Dans la famille Baer le plus connu quand même c’est Edouard. Dandy drôle et attachant.

Mais celui que je suis à la trace depuis son premier album, c’est Julien le frère.

Je pense que certaines personnes se rappelleront de cette chanson, le monde s’écroule, assez empreinte de mélancolie, désabusée comme j’aime.

Mon Julien revient avec un nouvel album, un nouveau titre, Le La.

Et Julien il est hype, il est moderne : il a sa propre application iphone !! C’est pas so 2.0 çà ?
Alors je n’attends que de récupérer mon Iphone (oui un jour, on ne sait pas trop quand, Monsieur SFR il dit que j’avais kapakacé le mien sniff)
En attendant je me repasse ses albums en boucle.
Ecoutez-le.
Bon, une fois que vous aurez le moral bien dans les chaussettes grâce à des chansons bien jolies mais tristes (mélancoliques je vous avais prévenue) ; et bien vous finirez de tresser la corde pour vous pendre après avoir lu l’article de Julien Coupat dans le Monde, dont voici le lien, tu clique là mon chouchou (et non je ne m’adresse pas à Nicolas S.)
Cet article je l’ai lu et relu depuis lundi, et comment dire, je ne m’en remets pas. Sur les faits qui lui sont reprochées, je m’informe de manière suffisamment éclectique pour savoir que le dossier est quasi vide, que les actes de destructions de caténaire qu’on lui reproche ont été revendiqués en Allemagne par des groupes habituée à protester contre le transport de déchets par rail. La notion de terroriste qu’on lui applique, la plupart des intellectuels et politique sont assez d’accord pour dire que c’est n’importe quoi. Simplement la France est championne de la détention préventive inutile (et est régulièrement condamné en cours de justice européenne pour ça).
Je ne discuterais donc pas ici de ce qu’on lui reproche tant le dossier est nébuleux. Simplement je souhaiterais de la part de MAM, la même ténacité envers les fauteurs de troubles Corses qui s’amusent à faire exploser les bâtiments de la République aussi souvent que possible.
Ce texte m’a bouleversé par ce qu’il raconte : Coupat remet en avant les concepts de la société carcérale. Il a lu Foucault, Michel pas Jean-Pierre (et moi aussi nananère), et il parle de l’intérieur du système carcéral français. Ce système il le met en parallèle avec la société civile et notre système de valeurs et de représentation.
Il met également le doigt sur le pourrissement de ces valeurs, sur la ruine morale et sociale qui va grandissant.
Je suis assez d’accord avec la plupart de ses propos, ce sont des réflexions que je me fait parfois. Et je me dis finalement qu’on ne se pose que rarement les bonnes questions, de peur des réponses. On vit une époque compliquée, avec un retour à l’indifférence morbide.
J’arrête là ma (toute) petite analyse de ce texte, il me touche trop pour que je ne m’égare pas dans des discours sinueux.
Je vous mets simplement deux courts extrait, tirés du lien précédent.
[…] ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien. C'est d'ailleurs, ici, la première mystification du pouvoir : neuf personnes seraient poursuivies dans le cadre d'une procédure judiciaire "d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", et devraient se sentir particulièrement concernées par cette grave accusation. Mais il n'y a pas d'"affaire de Tarnac" pas plus que d'"affaire Coupat", ou d'"affaire Hazan" [éditeur de L'insurrection qui vient]. Ce qu'il y a, c'est une oligarchie vacillante sous tous rapports, et qui devient féroce comme tout pouvoir devient féroce lorsqu'il se sent réellement menacé. Le Prince n'a plus d'autre soutien que la peur qu'il inspire quand sa vue n'excite plus dans le peuple que la haine et le mépris.
Ce qu'il y a, c'est, devant nous, une bifurcation, à la fois historique et métaphysique: soit nous passons d'un paradigme de gouvernement à un paradigme de l'habiter au prix d'une révolte cruelle mais bouleversante, soit nous laissons s'instaurer, à l'échelle planétaire, ce désastre climatisé où coexistent, sous la férule d'une gestion "décomplexée", une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout. Il y a donc, bel et bien, une guerre, une guerre entre les bénéficiaires de la catastrophe et ceux qui se font de la vie une idée moins squelettique. Il ne s'est jamais vu qu'une classe dominante se suicide de bon cœur.
La révolte a des conditions, elle n'a pas de cause. Combien faut-il de ministères de l'Identité nationale, de licenciements à la mode Continental, de rafles de sans-papiers ou d'opposants politiques, de gamins bousillés par la police dans les banlieues, ou de ministres menaçant de priver de diplôme ceux qui osent encore occuper leur fac, pour décider qu'un tel régime, même installé par un plébiscite aux apparences démocratiques, n'a aucun titre à exister et mérite seulement d'être mis à bas ? C'est une affaire de sensibilité. […]
Et c’est promis, je reviens avec quelque chose de plus léger. Un indice : c’est rose et on peut marcher avec…
Tweet10:15 Écrit par Océane dans Des fois je réfléchis, ça fait mal au crâne, La musique, When I was young | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : julien baer, edouard baer, julien coupat, le monde, michel foucault |
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26.05.2009
Lost in the ward(robe)
Derrière ce jeu de mot tout pourri, et une pseudo référence cinématographique, se cache un grand questionnement philosophico-vestimentaire.
J'ai pas de style!
Halte là si tu crois que je m'habilles mal, passe ton chemin vil penseur.
Non, je m'habille toujours supra bien, surtout depuis que j'ai un enfant et 15 minutes le matin pour réfléchir à quelle frusque je mets.
Non le souci c'est que je n'ai pas un style en particulier.
Exemple: mes trois dernières acquisitions en matière de robe ( oui je vous ai déjà dit là que mon futur plaisir de cet été serait de mettre des robes, plein de robe)


Le moins qu'on puisse dire, c'est que aucune ne se ressemble et j'aime les trois pareillement.
On a là trois univers un peu différent quand même.
Et ce n'est pas pour me déranger.
Mais vous savez quoi, il parait que ça fait de moi une fille pas cohérente dans son style. Ha bon, il faut aussi une ligne éditoriale du style ?
Il paraîtrai que le vêtement est un message, ok ça je savais, et que ce message doit être sinon constant, du moins cohérent.
Et ce n'est pas mon cas.
Je passe allègrement de la dadame stricto-fashion, au jean usée jusqu'à la corde avec des Gazelles d'époque.
Bref, dans le fond je m'en fous: les fringues c'est comme le PMU, on joue comme on aime.
Mais les gens s'arrête vraiment à ce type de message ?
J'aime détailler ce que porte les gens, mais c'est plus par amour de la fringue que pour tirer des conclusions. Enfin, je crois.
Cette petite remarque m'aura un peu refroidie sur ces achats,mais c'est vite passé.
Alors j'ai hâte de recevoir la robe Max Azria de Vente-Privée: ils mettent 150 ans à expédier leur colis ceux-là!
La robe APC devrait parvenir sous 3 jours, ça c'est des rapides !
La robe Carrefour, bah elle était dans mon panier entre le gel-douche et les tomates !
Et vous savez quoi, je vous épargnerai les photos de "femme à le tête coupée portant robe", chais pas faire ça moi !
Tweet16:14 Écrit par Océane dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : apc madras, carrefour, bcbg max azria, vente privée |
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24.05.2009
La lectrice qui n'aimait pas les best-sellers
Madame Kevin m’a enlevé tout scrupules de parler de ce que je ne connais pas.
Déjà que ce n’est pas les scrupules qui m’étouffent habituellement, je ne te remercie pas Madame Kevin (tiens je te relinke ! c’est anti concurrentiel diront certains fan de classement, mais stop là je m’égare du sujet…).
Bref, je me lance je vais parler de livres que je n’ai pas lu et d’un film que je n’ai pas vu.
Le souci c’est que ça n’est pas près de changer.
Mais de koikelkoz ??
La Reine du suspens (e) [heu ça s’écrit comment ce mot en vrai ??] va lâcher le morceau et vous dire, enfin, de quoi on va parler. L’intensité est à son comble : call me Océane Hitchcock !
MILLENIUM
aka the chef-d’œuvre of Stieg Larsson
(en même temps c’est facile pour lui, il est mort).

J'ai merdé mon montage, il y en a un plus haut que les 2 autres !
Et bah accroche toi à tes basques : je n’ai pas lu Millenium, aucun des trois, nada, skeud, wallou !!
Ça c’est un scoop non, au vu du nombre de volumes que je rencontre chaque jour dans le bus ou le métro !
Le souci c’est que dès sa sortie cette trilogie a été qualifiée de phénomène, d’œuvre magistrale, d’indispensable incontournable truc à lire.
Et moi je n’aime pas qu’on me dise ce que je dois faire.
Les best-sellers ce n’est pas mon truc. Ou alors après tout le monde et si possible en poche.
Car en tant que massive reader (t’as vu je fais des anglicismes, c’est bô), je préfère économiser pour m’acheter plein de bouquins en poche ! Mais ces bouquins s’accrochent à leur grand format nom d’un chien !
Ça fait bien 4 ans que la série est sortie, et pas l’ombre d’une édition de poche ! Et ça si ça ne s’appelle pas profiter de l’effet d’aubaine, je ne m’y connais pas.
Il suffit de quelques mois en général pour voir apparaître une édition de poche, même pour les grands succès de librairie.
Là j’ai vraiment l’impression qu’on veut m’obliger à lire le polar de la décennie, et si possible à plus de 20€ la pièce. Je ne veux pas avoir l’air de faire l’épicière (pardon aux épiciers pour ce cliché facile…) mais oui je mégote.
Depuis le temps, les couilles des uns et des autres ont eu le temps de se plaquer d’or (et même pas l’utérus de la veuve, black-boulée par le frère aimant de l’écrivain) et il serait temps de lâcher un peu du lest niveau saturation médiatique, non ?
Vous me direz t’avais qu’à le prendre à la bibliothèque. Certes, mais le blocage est le même : l’impression d’un matraquage publicitaire me reste en travers de la gorge.
Donc j’en reste là de mon aventure avec Millénium, toujours dans l’expectative.
Et voilà que le film débarque.


Et je n’irai pas le voir. Pour les même mauvaises raisons.
Suis-je obtuse, chatouilleuse, susceptible ?
Je ne sais pas.
Je verrai le jour où tout ça sortira enfin en poche…
Tweet22:44 Écrit par Océane dans Des fois je réfléchis, ça fait mal au crâne, Les films, Les livres | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : millénium, stieg larsson |
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