28.02.2010
Sans moi, sans nous
Ce 1er mars, je ne serais pas là de la journée, enfin je veux dire que je me comporterai comme si je n'étais pas là. Je n'irais pas sur vos blogs, je ne ferais ni courses ni achats, en bref je me comporterai au maximum comme si je n'existais pas.
Pourquoi ?
Pour ça:

Je reviendrais plus tard, vous expliciter un peu plus mon point de vue à ce sujet !
Bonne journée, sans moi :)
Tweet21:50 Écrit par Océane dans Des fois je réfléchis, ça fait mal au crâne | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : journée sans immigrés |
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26.02.2010
Election des Miss et Mister Régions
Ce n'est pas que je fasse les fonds de tiroir, mais il se trouve que j'ai encore pas mal de tag en retard (y compris celui de ma suissesse préférée)
Pour l'heure, intéressons nous à celui venant de Nicolas, qui me demande mon avis (subtile référence...) sur les élections régionales, à travers ces trois questions :
- Voterez-vous lors des élections régionales ? Merci de justifier votre réponse.
- Si oui, savez-vous déjà pour qui vous voteriez au premier tour ? Pourquoi ?
- Avez-vous une idée de vote pour le second tour ?
1- Voterez-vous lors des élections régionales ? Merci de justifier votre réponse.
Oui, je voterais, voter est encore un des rares actes qui nous permettent une certaine expression. Même si certains jours, je me dis que tout ce que nous pouvons faire c'est voter pour notre roi et nos seigneurs en leur féodalité, mais bon, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Voter reste un acte citoyen important. Et d'autant plus pour les Régionales, qui sont justement le moment de dire merde notre mécontentement (enfin, en ce qui me concerne). Et puis, quand on connaît le rôle de la Région dans notre quotidien, l'orientation politique est fondamentale ! Les choix budgétaires ne sont pas anodins.
2- Si oui, savez-vous déjà pour qui vous voteriez au premier tour ? Pourquoi ?
Et bien, oui, je sais que je voterais pour le Parti Socialiste, le parti pour lequel j'ai milité dès mes 15 ans, le parti de Jaurès, Mitterrand, (ce n'est pas la peine d me citer Rocard ou DSK, on va se fâcher...) Bref, le parti dont les principes fondateurs correspondent le plus à mes idéaux.
3- Avez-vous une idée de vote pour le second tour ?
Et bien dans la mesure du possible j'espère voter à nouveau pour le Parti Socialiste voyons ! Je n'envisage même pas une autre hypothèse !
Ces élections régionales sont fondamentales : il s'agit de désigner les élus qui interviennent dans les dossiers les plus quotidiens qui soient pour nous. Et le désengagement constant de l'Etat dans les question d'éducation ou de santé par exemple, confère une plus grande importance encore à ces élections !
Dites moi si vous avez bien en tête les dates de ces élections ? Si le sujet vous intéresse ?
Tweet00:00 Écrit par Océane dans Des fois je réfléchis, ça fait mal au crâne, Tagg attaque ! | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note | Tags : élections régionales |
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25.02.2010
1+1+1+1+1+1+1=Moi
Moi + tag = retard.
Mais là, je ne suis pas peu fière de moi, puisque ce tag de Chouyo ne date pas d'il y a 6 mois !
Allons, allons, passons à la question !
1 signe particulier : Heu, je ne sais pas... Je crois avoir déjà indiqué que j'avais les yeux de deux couleurs différentes. Sinon, oui, je lis très vite, très vite, très très vite. Et pas en diagonale, hein, en entier. Ça fait bien longtemps que je n'ai pas compté le nombre de mot minute, mais pour donner un ordre d'idée, je lis 350 pages en format livre de poche en un peu moins de 2 heures environ. C'est une particularité que j'adore, en tant que lectrice assidue !
1 trait de caractère : J'ai beaucoup de mal avec les faux semblants et l'hypocrisie. De fait, quand j'ai affaire à une personne dont je finis par découvrir la méchanceté, la bêtise ou simplement la médiocrité, je ne peux faire semblant de garder de bonnes relations. En général je préfère cesser toutes relations dans ces cas là. Je n'arrive pas à faire semblant, même dans des relations purement formalistes.
1 mauvais souvenir : Je ne sais pas si on peut qualifier cela de souvenir. Disons qu'il y a des épreuves que la vie vous fait subir, et qu'il convient de surmonter. J'ai eu à subir certaine de ces épreuves, y compris tout récemment, et je préfère me dire qu'il ne s'agira pas d'en garder le souvenir bon ou mauvais, mais de l'accepter et de tourner la page. Ce qu'on ne peut changer, il faut l'accepter dit Epictète. J'essaie.
1 souvenir d'enfance : Le petit court d'eau derrière la maison de vacances, le chemin qui mène au centre ville, le parcourir sous le soleil, arriver en nage, passer des moments avec mes cousins à refaire le monde, à se promener, regarder la télé avec eux, nager...
1 de mes défauts : J'ai du mal à accepter l'injustice et l'hypocrisie. Du coup, je peux m'obstiner un long moment pour avoir une explication, pour comprendre les motivations de ce genre d'acte. Alors que finalement la médiocrité et la lâcheté ne connaissent pas forcément d'explication, c'est même antinomique. Sinon, il n'y aurait ni lâcheté, ni médiocrité. Pourtant, je retombe dans le piège systématiquement : je cherche à comprendre...En vain...
1 film « bonne mine » : N'importe quel film avec Ewan Mac Gregor ou Owen Wilson dedans. N'importe lequel vraiment !
1 meilleure amie : Je n'aime pas le concept de meilleur ami. J'ai 4 amis, dont une que je connais depuis le primaire. Il s'agit de confiance, de loyauté, le reste n'a pas de sens. Seul un petit nombre de personne peut justifier de ces critères. Les autres sont des relations plus ou moins proche, ce qui n'exclut pas un grand respect et une affection grandissante. A la fin, on peut dire qu'il y a 2 catégories de personnes : celles qu'on aime et les autres.
Alors, y aura-t-il un volontaire pour reprendre ces questions ?
J'attends les réponses de Bloody Selena avec impatience !
Tweet09:19 Écrit par Océane dans Tagg attaque ! | Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note | Tags : lecture rapide, amitié, médiocrité |
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24.02.2010
La lectrice
La semaine continue, et avec elle ma liste de tag en retard (à croire que je ne sais faire les tags qu'avec retard et après tout le monde !!)
Cette fois c'est Thé Citron qui cherche à savoir comment on lit !
Belle question ! La réponse n'a pas beaucoup évolué depuis mon enfance !
Petite, je lisais tout le temps partout, dans mon lit, à la récré, dans le bus, à table... Oui à table aussi. Ou plutôt comme je n'avais pas le droit d'ouvrir un bouquin, je passais l'heure de table à détailler la boite de lait, de céréales, ou tout ce qui contenait des caractères écrits. J'étais assoiffée de lecture au point de lire tout et n'importe quoi.
Depuis ça va mieux, et surtout, je suis grande, j'ai le droit de lire un bouquin à table si je veux ! Na !
Plus sérieusement, je lis partout où il possible de lire. Le matin, en prenant le bus. Le midi, si je peux éviter de déjeuner avec mes collègues je file au square s'il fait beau, et je lis en croquant une pomme.
Le soir, une fois que les tâches du quotidien sont remplies, je mets à mon bureau pour une demi-heure de lecture, avant de divaguer sur le net comme une âme en peine.
Puis au moment de me coucher, vers minuit, je lis encore un moment.
En fait je me rends compte que je n'ai pas besoin d'un confort particulier pour lire, et tant mieux, sinon cela réduirait le champ de mes possibilités !
En période de vacances, quand je suis tranquille, ce que j'apprécie par-dessus tout, c'est de m'allonger sur un lit, l'après midi et de lire, je suis alors comme dans un bulle, ailleurs. Depuis ma vie d'adulte, chaque été c'est le même rêve qui recommence : j'essaie de retrouver cette sensation de plénitude et de bonheur simple qui habitait mon cœur lors de ces vacances en famille. Les moments que je préférais étaient ceux de la sieste, l'après midi. La maisonnée entière se reposait à l'abri du soleil. Je savais qu'ils étaient tous là, pas très loin, et moi dans ma chambre, les volets mi-clos, la radio en sourdine, je lisais un roman, pioché dans la bibliothèque parentale.
Je ne saurais décrire cette atmosphère particulière, cette sensation qui permet tout : on est là, juste bien, il n'y a rien à craindre que la chaleur. Tout est possible et à portée de main. Je voyais chaque bouquin comme un futur plaisir, et comme disait le poète, je me pressais sans hâte vers eux.
C'est comme ça que j'aimerais lire en réalité : dans cette chambre, avec la chaleur qui se devine à peine, l'ombre des volets sur le sol et la vie qui semble si douce et si simple.
Et juste pour avoir l'impression d'être encore un peu là-bas dans cette chambre au volet clos, j'ai envie d'écouter un peu de Daniel Balavoine, pour me rappeler ces moments chéris.
Bloody Selena aura peut-être envie de répondre ?
Tweet17:22 Écrit par Océane dans Bavardages, La musique, Tagg attaque !, When I was young | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : lire, livres, vacances, daniel balavoine |
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Juliette ou Alice
Donc, hier au lieu de répondre posément au tag de Marlène, j'ai fait dans la digression. Pour une fois que je pouvais clamer mon amour pour Diagnostique Meurtre, je n'allais pas me priver quand même !
Bon, aujourd'hui on se recentre, on se discipline, et on se demande donc à quel personnage de Disney je m'identifierai le plus.
Je ne fais pas durer le suspens plus longtemps: j'ai toujours adoré le personnage d'Alice, au pays des merveilles.
En fait, j'aime essentiellement l'œuvre de Lewis Caroll, Alice, ou la Chasse au Snark, ou l'Autre côté du miroir. Ça représente typiquement un comportement qui me caractérise : courir vers quelques chose, on ne sait pas trop quoi, mais dans l'espoir que ce quelque chose recèlera une part d'inconnu, de merveilleux, d'étonnant, l'ingrédient qui rendra la vie parfaite ou presque.
Même si en fin de compte cette course n'est qu'une illusion.
Alice est une petite fille gentille et bien élevée, mais pas si obéissante que ça.
Elle ne manque pas de courage ni d'audace, en tout cas assez pour aller au bout de sa curiosité. Car elle est curieuse la coquine. Et ce que d'aucuns considèrent comme un défaut, je le vois plus comme une qualité : la seule façon d'ailleurs de connaître autre chose, non ?
J'aime Alice qui sait cultiver à la fois un air de sage petite fille et une curiosité à toute épreuve !

Et puis elle rencontre des personnages incroyables, farfelus comme j'aime !
J'ai longtemps fêté des non-anniversaire et célébré des non-amours, des non-fêtes, tellement plus réjouissantes que les célébrations préfabriquées.
Je crois que j'aime que l'on me trouve bizarre et étrange : la normalité m'effraie.
Se conduire en Alice dans un monde pas si merveilleux que ça, reste encore une des rares occasions de se divertir un peu !
Tweet10:10 Écrit par Océane dans Bavardages, La musique, Tagg attaque ! | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | Tags : alice au pays des merveilles, au pays des merveilles de juliette, yves simon, lewis caroll, la chasse au snark, disney |
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23.02.2010
The fire of love and the murder
Il y a longtemps, il y a un an, un siècle, une éternité, Marlène révélait quel personnage de Disney elle pourrait être, en l'occurrence Bert le Ramoneur. Et du coup, elle en profitait pour me demander qui je pourrais citer moi !
Bon, Marlène je l'aime déjà bien bien, et pas juste à cause de son amour immodéré pour Jeff Bridges, tu sais l'acteur là :


Bert le ramoneur c'est un de mes personnages préférés d'abord parce qu'il est drôle, simple, gai et que Mary Poppins est un film génial !
Mais c'est aussi avec Bert que j'ai découvert : Dick Van Dyke !!!!!!
Quoi ! Tu connais pas DVD (oui on va l'appeler comme ça parce que c'est longuet à écrire Dick Van Dyke, vas-y essaie : D-I-C-K-V-A-N-D-Y-K-E, n'est ce pas que c'est long ? Pour ta peine tu m'en feras 100 lignes, signé par papa ET maman, ça t'apprendra à douter de moi...)
Donc DVD c'est un acteur que j'adore d'amour, maintenant il est un peu vieux et moustachu, mais ça ne me gêne pas, il ressemble à ça :

Et ma série préféré de lui c'est Diagnostique Meurtre.
Tu noteras le subtil jeu de mot du titre, puisque le héros est un médecin enquêteur, le Angela Lansbury des hôpitaux en somme.
Vois comme il claque le casting !!

Oui tu n'en crois pas tes yeux ébaubis (ça c'est pour mon Laurent, qui me confiait dans un commentaire ne pas assez lire ce mot, please enjoy boy)
Tu reconnais donc la magnificent Drucilla from The Young and The Restless. En ce moment Drucilla connait des soucis dans son couple à cause de cette salope de Carmen qui drague son mari.
Et le charmant petit brun, c'est Scott Baio, de Happy Days, de Charles s'en charge, et du poster de ma chambre en 1988.... Et de twitter... Oui je le followe, la honte....
Le blond, que j'inviterais bien à venir enquêter chez moi, c'est Barry Van Dyke, le fils de DVD, qui joue le rôle de son fils, flic dans la série.
Bref, je me rends compte que cela fait trop longtemps que je n'ai pas regardé un épisode de Diagnostique Meurtre, donc je vais te laisser et chercher un lien #FuckHadopiInDaPlace.
Tiens, avec tout ça je n'ai pas parlé du personnage de Disney auquel je m'identifie le plus ! Du coup on en reparle demain ? Par contre si tu as une idée de qui il s'agit....
Tweet11:20 Écrit par Océane dans Bavardages, Tagg attaque ! | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : les feux de l'amour, drucilla barber winters, victoria rowell, scott baio, dick van dyke, barry van diyke, diagnostic meurtre, fuck hadopi |
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Marque ta page avec Zaza
La lecture c'est plus qu'une activité ponctuelle chez moi, il y a en permanence des bouquins partout, dans le salon, la chambre, la cuisine, au bureau, dans mon sac etc.... En général je peux lire 4 ou 5 ouvrages différents en parallèle. Il ne faut pas s'y perdre dans ce labyrinthe de pages...
Tu vois où je veux en venir : au marque page, ou pour être honnête et précise, à la façon de me rappeler la page où j'en suis, livre par livre.
Oui, je parle d'honnêteté, parce qu'en réalité, la plupart du temps, je CORNE ma page *shame shame shame* ! Attends avant de préparer le goudron et les plumes !!!
Bon, déjà, ce coming out marque-pagesque, on le doit à Madamezazaofmars, qui organise un concours (encore) sur le thème des marques-pages donc.
Vois ce joli visuel (que je ne dédaignerai pas posséder comme marque page, oui je suis paradoxale) :

Alors parlons du sujet. Donc, en général je corne.
En général.
Il y a donc motif à exception.
Ouf !
Je n'utilise pas les marques pages habituellement destinés à cet effet, même si j'en possède un, regarde donc celui qu'on m'a offert, une jolie fleur, qui décore mon bureau, et ne marque aucune page....
Quand il m'arrive de laisser un signet entre 2 pages, il s'agit de cartes ou de mots qu'il m'est agréable de voir et revoir. Par exemple, les derniers objets qui ont fait office de marque page chez moi, ce sont de jolies cartes, au message positif et joyeux :
Je les trouve jolies et amusantes et remonte-moral, alors je les garde avec moi quelques moments, dans un livre, comme ça j'ai la joie de regarder ces messages amusants tout en ayant une bonne raison d'avoir ces cartes sur moi.
Les prochains jours, il y au un nouveau « marque-page » qui va m'accompagner dans la lecture de Susan Sontag, c'est celui-ci :
Une magnifique carte qui me vient d'Inde, envoyée par une Moufette la plus gentille du monde. Je prendrais plaisir à relire ses mots entre 2 chapitres, à admirer les volutes dorées de l'illustration, et à espérer qu'il ne se passera pas trop longtemps avant que je la revois.
Voilà, j'aime les marques pages qui s'arrêtent sur les feuillets de mes souvenirs, qui viennent me rappeler un bon moment, une émotion, ou juste me faire rire.
Tweet00:00 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : marque page, inde, moufette, carte postale, roman |
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21.02.2010
Il reste l'amour
Au début je voulais vous parler d'Elisabeth Badinter, mais je n'ai pas encore lu son livre. J'ai fait un texte en partant des propos qu'elle avait notamment tenus sur France Inter, mais je pense que c'est un peu court, et avant de lui tomber dessus avec un gourdin ou des pétales de roses, je préfère terminer son ouvrage (bon, personne ne me l'ayant envoyé gracieusement, je me suis contenté de l'emprunter à la médiathèque...)
Bref, Elisabeth va attendre encore un peu.
Toutefois, elle m'a inspiré une réflexion que je m'étais déjà faite il y a un moment, et qui m'est revenue ces temps ci à la faveur (sic) d'un événement personnel.
Je parle de l'instinct maternel et de son existence. Au risque de choquer peut-être, je ne crois absolument pas en cet instinct maternel, ou plutôt je ne comprends pas ce que recouvre ce terme. J'ai un enfant, un seul, un garçon que j'aime plus qu'il ne saurait être aisé de décrire.
J'ai mis un certain temps à tomber enceinte de lui, presque 3 ans. Puis quand il a été conçu, je ne me suis aperçu de rien, pendant plusieurs mois : je n'avais aucun symptômes, et les anglais ont maintenu leur débarquement mensuel jusqu'au 6ième mois. Je me rappelle encore de mon mari à l'époque, qui se moquait de moi en train de faire abdos sur abdos pour aplatir ce ventre qui s'arrondissait sans raison....Je ne sentais rien de spécial. Jusqu'à l'arrêt (enfin !!!!) de mes règles ou je me suis dit « ça y est je suis enceinte peut-être ». Pas qu'un peu tiens....
Suis-je anormal de n'avoir pas eu ce tsumani émotionnel, lors de cette première grossesse, qui est censé vous indiquer ce qui se passe en vous ? Je ne sais pas. Les 3 derniers mois se sont passés tout aussi bien et vite, et l'accouchement a duré environ 2 heures, sans souci également. Cette nuit là il s'est passé un incident assez mémorable. Le petit ne m'a pas été donné immédiatement, il fallait le réchauffer. 2 heures après une sage femme vient et me remet un bébé pour le reste de la nuit. Je le regarde et je le trouve laid *shame on me* ! Pire, je ne ressens rien de particulier. Je me suis mise à pleurer de culpabilité : comment peut-on ne pas fondre immédiatement d'amour pour son enfant ? Le fait est que la sage femme est revenue en courant : l'enfant était celui d'une autre. Mon mari était encore auprès du notre... le lendemain quand j'ai enfin vu mon fils, je l'ai trouvé drôle et mignon et beau et gentil.
Alors, depuis je me demande : est-ce par absence d'instinct maternel que je n'ai pas immédiatement cherché à câliner l'enfant qui n'était pas le mien, ou bien au contraire est-ce mon instinct qui me disait de me méfier ? Je ne sais pas. Toujours est-il que je ne comprends pas ce terme d'instinct maternel. On aime l'enfant qu'on voit pour ce qu'il représente à nos yeux avant tout.
A chaque fois que j'ai eu un désir d'enfant, il était motivé par des raisons égoïstes : forcément on ne peut projeter un amour sur une personne qui n'existe pas encore, ce qu'on aime, c'est ce qu'elle va nous apporter quand elle sera là. Et « quand l'enfant parait » on l'aime pour les espoirs et les envies que nous portons pour lui. Ce n'est qu'au fur et à mesure de cette nouvelle cohabitation que se forme un nouvel amour, moins intéressé, construit sur la personnalité de ce petit être, sur ses rires, ses sourires, ses petites mains, ses réactions toujours émerveillées. L'amour grandit avec lui en somme. Ce n'est pas de l'instinct : c'est raisonné et construit.
Mais quand un enfant vous quitte avant même de naître, cette peine qui vous envahit, ce désespoir, est-ce de l'égoïsme ? J'ai entendu des justifications médicales bien pragmatiques : un enfant qui ne saurait être viable ne nait pas, la nature y pourvoit et lui évite la souffrance de naitre. Certes. On devrait être soulagé pour lui alors. Pourquoi se sentir dépossédée, vidée, inutile et désespérée ? Par égoïsme ? L'instinct dicterait d'accepter la perte, d'être soulagée que cet enfant n'ai pas creusé encore plus les fondations d'un nouvel amour pour mieux vous l'arracher.
Je ne sais pas ce que signifie l'instinct maternel, je sais simplement qu'à savoir qu'un être se développe en soi on se découvre des capacités d'amour infini, qu'on puisse ou pas serrer cet être dans nos bras. Quand il vous quitte avant même que d'exister, les bras se referment sur le vide et le désespoir, sans même savoir qui exactement l'on pleure et l'on regrette. Le vide, juste le vide, irremplaçable et implacable.
Oh ! vous aurez trop dit au pauvre petit ange
Qu'il est d'autres anges là-haut,
Que rien ne souffre au ciel, que jamais rien n'y change,
Qu'il est doux d'y rentrer bientôt;
Que le ciel est un dôme aux merveilleux pilastres,
Une tente aux riches couleurs,
Un jardin bleu rempli de lis qui sont des astres,
Et d'étoiles qui sont des fleurs;
Que c'est un lieu joyeux plus qu'on ne saurait dire,
Où toujours, se laissant charmer,
On a les chérubins pour jouer et pour rire,
Et le bon Dieu pour nous aimer;
Qu'il est doux d'être un cœur qui brûle comme un cierge,
Et de vivre, en toute saison,
Près de l'enfant Jésus et de la sainte Vierge
Dans une si belle maison !
Et puis vous n'aurez pas assez dit, pauvre mère,
A ce fils si frêle et si doux,
Que vous étiez à lui dans cette vie amère,
Mais aussi qu'il était à vous;
Que, tant qu'on est petit, la mère sur nous veille,
Mais que plus tard on la défend;
Et qu'elle aura besoin, quand elle sera vieille,
D'un homme qui soit son enfant;
Vous n'aurez point assez dit à cette jeune âme
Que Dieu veut qu'on reste ici-bas,
La femme guidant l'homme et l'homme aidant la femme,
Pour les douleurs et les combats;
Si bien qu'un jour, ô deuil ! Irréparable perte !
Le doux être s'en est allé !
Hélas ! vous avez donc laissé la cage ouverte,
Que votre oiseau s'est envolé !
Victor Hugo - in Les Contemplations
(1802-1885)
Tweet17:26 Écrit par Océane dans Des fois je réfléchis, ça fait mal au crâne | Lien permanent | Commentaires (83) | Envoyer cette note |
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Une aiguille et une botte de foin dans ma tête
Dimanche nous sommes et toujours comme un manche je couds. Petite tentative de poésie pour à la fois parler du concours organisé sur le blog « l'armoire de Léo et Lisa » et de mon incapacité totale en couture et autres travaux manuels.
Sur son blog « Léo et Lisa » nous montre ses petites créations et chaque fois je suis béate d'admiration, comme devant quiconque réussit à fabriquer quelque chose de ses petits doigts !
Cette coquine a quand même fait naitre en moi l'envie d'une....machine à coudre ! Oui ! Certainement pas pour rivaliser avec ce qu'elle nous montre, mais je me suis demandé si avec un peu d'effort et de rigueur je pourrais me lancer dans la confection de petits ouvrages. Sur son blog elle parle notamment des petits bouquins japan couture. Alors certes je suis ultra débutante, mais est-ce que l'un ou l'une d'entre vous s'est déjà essayé à un domaine totalement inconnu avant ? Non pas que je n'ai pas confiance en moi (hum, hum..) mais de là à acheter une machine à coudre, qui n'est pas un achat anodin, j'hésite. Je me suis demandé s'il y avait moyen d'en louer une ? Mais je ne pense pas.
Bref, je vais encore tourner cette lubie dans ma tête et voir ce que ça donne dans quelques mois ! Car alors il s'agira pour mon anniversaire de choisir entre une machine à coudre ou un certain jean's ..... Ou rien de tout ça !
En dehors du fait que je serais intéressée par des conseils si vous en avez, si l'une d'entre vous a déjà vécue ça, je veux bien en reparler !

Tweet15:56 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |
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20.02.2010
Je n'enseigne pas, je raconte
Enfin, "je" en l'occurence c'est Montaigne...
Encore une citation ?
« L'homme honorable commence par appliquer ce qu'il veut enseigner, ensuite il enseigne » Cette phrase de Confucius était la maxime favorite de ma prof de littérature en Première. Cette femme avait un don pour parler des auteurs et de la littérature en général de manière à nous impliquer et à nous donner envie comme jamais.
Les professeurs sont parmi les personnes les plus importantes d'abord parce qu'enfant nous passons la majeure partie de notre temps en leur compagnie.
June Prune a initié une chaîne sur cette question intéressante, à savoir qu'est ce qu'un bon prof. Olympe et Shane m'ont fait l'amitié de me demander une contribution à ce sujet.
C'est avec plaisir que je m'y plie, j'ai parfois honte de le dire, mais j'ai adoré l'école, de A à Z, j'ai eu la chance de croiser des instituteurs et des professeurs formidables, qui savaient nous parler, nous écouter, nous transmettre leur passion et nous donner envie de nous dépasser. J'ai eu de la chance de les connaitre, Monsieur Pérèze en CP, Madame Le Floch en CE1, et Madame Dubois ensuite, Sœur Marie-Danielle, Sœur Anna, Mère Marie-Madeleine (ça va se voir que j'ai fait que des pensionnats catho, malgré ma Halallitude ^^), tous m'ont apporté un cadeau sans pareil : la confiance en moi, le goût de la connaissance, l'amour des livres et du savoir pour la beauté qu'il apporte au monde.
Alors questionnons ce que nous pensons devoir être un bon enseignant.
A- Un bon prof :
Tous ceux que je viens de citer l'étaient. Ils avaient ce point commun de ne pas nous ânonner leur savoir académique, mais de nous prendre comme témoin du monde et de notre patrimoine. Ils transmettaient un contenu académique certes, mais avec une façon bien particulière de le faire : c'était un échange vivant, on nous expliquait avant tout que ce que nous apprenions, nous 'apprenions pour nous même, pour nous construire et appréhender le monde avec quelques outils.
B- Ce que les profs devraient apprendre :
Peut-être à regarder au-delà des apparences. J'ai croisé des camarades de classe qui ne donnaient pas forcément l'impression d'être impliqué ou intéressée. Mais derrière cette façade il y avait souvent de la timidité, voire de la peur. Mais une fois le malentendu installé, il est difficile pour ce genre d'élève de se dépasser et les profs n'ont pas toujours idée de chercher s'il n'y a pas autre chose derrière cette façade de cancre. Cela demande du temps, des classes pas trop lourdes, des moyens, en somme tout ce que l'on refuse aux profs de nos jours....Comment faire ?
C- Pour faire un prof... ce qui s'apprend, ce qui ne s'apprend pas :
Ce qui s'apprend, à part le contenu académique : le regard sur ses élèves, la patience et la générosité, la conscience que chaque élève est différent et complexe. En bref, un peu de psychologie.
Ce qui ne s'apprend pas : l'envie de transmettre.
D- Désigner 3 personnes :
Qu'elles se désignent elles-mêmes, je n'ai jamais su le faire ^^ ! Toutefois, je serais curieuse de connaître l'avis de Chouyo, de Cécile, ainsi que de MissBrownie ( et pas simplement parce que tu mets « la pression » à l'instit' de ta fille ^^)
Tiens, du coup, j'ai quand même désigné 3 personnes....
Merci à June Prune, Olympe et Shane de m'avoir donné l'occasion de redire mon affection pour la plupart de mes anciens professeurs.
Et je dédie cette note à Lou, mon prof de Lettres préféré, qui est un être assez indulgent et plein d'amour pour accepter ainsi de me lire malgré mes fôtes d'orthographe faramineuses et nombreuses.
Puisque l'on parle prof de Lettres, parlons livre aussi !
Le hasard a fait cette semaine que j'ai acquis quelque livres, vous me connaissez, ce n'est pas mon genre, hum.... Bref quelques ouvrages de Roald Dahl ont rejoint ma PAL, non pas de ceux que l'on destine aux plus jeunes d'entre nous, mais certains de ses romans pour adultes : encore que je trouve cette ligne de partage assez ridicule... je vais donc me faire un plaisir de plonger dans les lignes de cette auteur merveilleux qui de Matilda à Charlie a su illuminer mon enfance et ma vie d'adulte, et j'espère celles de mon fils.
Le hasard donc, fait que je découvre chez George un challenge Roald Dahl !

Je vous laisse jeter un œil (voir les 2) chez elle ainsi que chez Liyah, des fois que vous succombiez également à l'appel !
Merci d'être là toujours, malgré ces moments où je sais être pénible, malgré les bas, malgré la vie.
Tweet00:29 Écrit par Océane dans Des fois je réfléchis, ça fait mal au crâne, Les livres, Tagg attaque ! | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : enseigner, savoir, apprendre, roald dahl |
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