29.04.2010

Une année à Deauville


J'aime les rayures et les jolis chapeaux, j'aime le romantisme suranné et j'aime les belles histoires de cinéma. Deauville c'est un peu de tout ça. Ces fameuses planches, la plage qui fait chabadabada sur le magnifique air composé par Pierre Barouh et Francis Lai. Ils en auront composées de belles ces deux là. Et ce couple qui s'enlace sur la plage de Deauville, au son du chabadabada, ça reste un must du romantisme.

Deauville accueille les amoureux, les cinéphiles depuis toujours et cette année avec encore plus d'enthousiasme. Cette station balnéaire fête ses 150 ans, sans une ride, mais avec une boîte magique à souvenirs et tout plein d'événements pour une célébration en beauté.

L'année entière sera propice à ces moments de célébration : 365 événements pour 365 jours, voilà qui est facile à retenir, non ? Quel que soit le moment que tu choisisses pour te rappeler la beauté de Deauville, tu seras accueilli comme un jour de fête.

Deauville ce sont de belles maisons d'époque, un hôtel magnifique, le Normandy, où j'ai eu la chance de passer un week-end une fois, et que je ne dédaignerai pas de retrouver (mon ange si tu me lis...), un casino bien sûr, les chevaux, la mer.... Mais Deauville c'est aussi de nombreux autres visages. Et cet anniversaire est l'occasion de les présenter un peu. Chaque jour sera l'occasion d'en découvrir une nouvelle facette ! 365 jours, et autant de rendez-vous, expositions, ateliers, rencontres, autour du cinéma, de la culture, des livres, des fleurs...

Plus proche de nous, tu pourras te balader au Salon Livres et Musiques dès le 1ermai, et retrouver justement le doux Pierre Barouh, tu sais le fondateur du label Saravah, dont je te recommande chaudement les artistes !! Et il y aura aussi Thomas Fersen, Marie Nimier, Camille Laurens, Clarika, bref un mélange savoureux d'écrivains et d'artistes, des concerts, des débats...

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Et pour peu que tu aimes mitrailler de ton APN tout ce qui te passe à portée d'objectif, reste encore un peu et participe au concours de photographie le 4 mai !

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Personnellement, je m'abstiens, tu sais la catastrophe que je suis avec un appareil photo entre les mains !


Je me verrais bien, déambuler au bras de mon amoureux, redescendre vers les planches, et qu'il me murmure à l'oreille les notes de Pierre Barouh, chabadabada. Et si possible reparler de tout ça au Normandy.... Mais je crois que je m'égare.

Je te laisse j'ai une suggestion deauvillesque à faire à mon amoureux...




Article sponsorisé

 

28.04.2010

Sept à dire ?

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Je continue sur ma lancée, tu sais, le chiffre sept... Oui, les sept mercenaires, les sept nains, les sept chais pas quoi, et les tags à sept.

Celui-ci vient d'une it-girl, une cinéaste de talent, une chroniqueuse livre incredible, j'ai nommé Camille !

Let's go people :

Un signe particulier : je respire à l'envers. J'inspire en rentrant le ventre et j'expire en relâchant. Il parait qu'il faut faire l'inverse.... Je ne sais pas faire. J'ai beau essayer, je respire naturellement à l'envers...

Un mauvais souvenir : le 21 avril 2002. L'échec de Lionel Jospin au premier tour des présidentielles. Pas juste à cause de cet échec. Mais j'ai vu mes camarades se déchirer, se rejeter la faute les uns sur les autres. Un vrai drame.

Un trait de caractère : je crois que je suis profondément gentille et serviable. Enfin, sauf quand je suis méchante et égoïste. Non ?

Un souvenir d'enfance : je ne pouvais faire de sport, à cause de problèmes cardiovasculaires, snif, et au lieu de m'éclater à monter des cordes, niark niark, je lisais tranquillos sur le banc pendant l'heure de sport. Qu'est ce que c'était chouette.... Des heures de lectures et des tonnes de bouquins avalés pendant que les copines se faisaient houspiller par l'adjudant-chef préposé aux cours d'EPS...

Un défaut : je suis un peu du genre à procrastiner.... Sous prétexte de faire mieux, je repousse, pour être dans des conditions optimum d'action. Tu parles....

Un film bonne mine : cette fois ci je vais citer Eternal sunshine of the spotless mind, parce que ce que je retiens de ce film, c'est que malgré l'effacement forcé de la mémoire, la scotomisation organisée de cet amour, le lien est plus fort, et implacablement il se retisse entre les deux héros. C'est un film bien plus optimiste qu'il n'y paraît.

Une meilleure amie : non, 4 personnes que j'aime. Les qualifier de meilleurs ? Ça ne veut rien dire.

Je ne suis pas loquace aujourd'hui, non ? Pas grave. Je me rattraperai demain ! Ou pas.

 

27.04.2010

En parlant d'adresse...


Vous savez ce que j'aime avec ce blog, à part vous,  bien sûr (oui, je vous flatte^^) c'est qu'il m'arrive de temps à autre de recevoir un cadeau, notamment des livres. Et vous savez comme j'aime lire... Bref là j'ai eu la joie de pouvoir lire gracieusement le dernier roman de Harlan Coben « sans laisser d'adresse » paru chez Belfond !

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Harlan Coben, je l'ai découvert comme tout le monde, avec « ne le dis à personne ». OMG ce putain de suspens qu'il a su laisser planer jusqu'au dernier paragraphe, quasiment, du dernier chapitre ! Je l'avais adoré ! Et Monsieur Ex qui n'aimait pas plus que ça lire du roman, avait été également emballé ! Il faut dire que Coben ne s'embarrasse pas de fioritures. Ecriture concise, précise, pas d'envolés lyriques inutiles, un style sur de lui et une surtout une maitrise du suspens implacable !

Donc c'est automatiquement et avec confiance que je lis chacune de ses parutions, y compris la série des Myron Bolitar. Pourtant, là, la première fois j'avoue avoir été dubitative : bah oui un héros principal agent sportif un peu bizarre, entouré de catcheuses et d'une avocate tout aussi space les uns que les autres, je trouvais le mélange trop explosif ou hasardeux pour être réussi. Et puis si : les personnages sont réels, attachants, vivants et leur définitions caractéristiques tout à fait logiques et crédibles.

Dans cette nouvelle aventure de Myron Bolitar, on retrouve ce dernier dans le rôle de chevalier servant qui lui sied tant, et qui vient en aide à une jeune femme qu'il n'a pas vu depuis plus de sept ans, femme qui sait à qui s'adresser visiblement...

Bref on suit nos joyeux compères de New York à Paris en passant par Londres, avec les rebondissements d'usage et surtout la plume acérée de maitre Coben !

Je ne sais pas s'il dirige des master class d'écriture, mais mon Dieu comme je m'y rendrais avec plaisir !

En attendant, on peut toujours tenter de se rendre à New York déjà ! Et oui, à l'occasion de la sortie du film, un jeu concours est organisé ! Je vous laisse jeter un œil avisé sur le site officiel de Mr Coben click clik. Et puis la page fan de Facebook reclick click !


Si l'un d'entre vous va à New York, il peut m'emmener avec lui ? S'il vous plait ???!!

Pour en finir avec les petites infos, j'ai cru lire que cet opus faisait déjà l'objet d'une adaptation pour le cinéma. Je n'ai pas creusé pour voir le casting et le réalisateur, mais miam miam l'acteur qui fera Myron Bolitar, car celui-ci tel qu'il est décrit n'est pas loin d'être un homme parfait !

Bon mes lapins, vous avez de la lecture, une idée cadeau bouquin pour la fête des Mères ou des Pères ou votre pomme, un jeu à tenter fissa avant le 3 mai pour m'emmener partir  à NYC, et du cogitage sur le casting idéal de ce futur film ! En espérant que toute cette procrastination vous empêchera bien de bosser au bureau !

Ne me remerciez pas, je suis là pour ça.....

Et sinon, les éditions Rivages, j'ai plus de lecture là....

 

Au septième ciel du plaisir


Le chiffre 7 continue de me poursuivre. En même temps ça ne me dérange pas, c'est mon chiffre favori. Aujourd'hui il est l'occasion de parler de sept choses que j'aime, à l'invitation de délicat Férocias, Grand Sacrificateur du Soleil, s'il en est.

Vous parler de ce que j'aime. Vous commencer à le savoir un peu. Mais il y a toujours grande variétés dans mes intérêts, alors n'ayons pas peur de la redite.

J'aime la beauté : sous toute ses formes. L'esthétisme, les jolies choses. Tout cela provoque des émotions tellement belles et apaisantes. Regarder un tableau de Sir Lawrence Alma Tadema par exemple, peut me tenir en haleine pendant de longs moments, à chercher les détails, la beauté de chaque coup de pinceaux. Ou passer quelques instants à regarder de jolies tasses à thé : acte ô combien inutile mais délicieux. La beauté me ravie.

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The Finding of Moses - Sir Lawrence Alma Tadema

 

J'aime lire : cela rejoint un peu les propos précédents. C'est la beauté des mots, leur alignement propre et la musique de la phrase qui est ma motivation première. Parfois une histoire bien simple, sans complication, mais avec une écriture ciselée et belle, voilà qui me suffit et m'enrichit l'âme bien plus qu'une saga compliqué écrite avec les pieds.

J'aime manger : oui ce n'est pas très glamour tout ça. Peu importe. La bonne chère, savourer un plat, prendre plaisir à savourer des mets, et l'assumer, quelle joie !

J'aime apprendre : je suis de nature assez curieuse, et je me lance souvent dans des voies qui ne sont pas forcément les miennes, avec plus ou moins de succès, mais toujours avec plaisir ! Il m'arrive de me plonger dans des bouquins de mathématiques, de physique quantique, sans évidemment tout comprendre, mais le besoin est là d'essayer de comprendre. Et rien que ça, c'est un plaisir.

J'aime écouter de la musique de toute sorte : un de mes plus grands plaisir est d'alterner de grands airs d'opéra et de la musique pop ou des classiques arabes. Le mélange des sonorités, la variété des accords, chaque modulation vient me parler, d'une manière différente. C'est une façon de chercher la joie musicale complète...

J'aime écrire aux gens : cela arrive de moins en moins, avec nos nouvelles habitudes. Mais j'aime écrire des lettres, avec un stylo plume, sur du papier.... C'est un plaisirs sans pareil. Et si je ne craignais pas de passer pour un genre de folle, je pourrais écrire à certaines d'entre vous, dont j'ai l'adresse, juste comme ça, par plaisir d'aligner les mots, de m'enquérir de vous. Et les lettres d'amour sont les plus belles à écrire.

J'aime le thé : oui, cela vous étonne, non ? Le thé est la boisson par excellence, tant il y a de saveurs différentes ! Là encore j'aime la variété et chaque origine de thé m'apporte quelque chose !

Un poème de Théodore de Banville pour nous parler du thé ? Regardez donc :

 

Théodore de BANVILLE


Le Thé

Miss Ellen, versez-moi le Thé
Dans la belle tasse chinoise,
Où des poissons d'or cherchent noise
Au monstre rose épouvanté.

J'aime la folle cruauté
Des chimères qu'on apprivoise :
Miss Ellen, versez-moi le Thé
Dans la belle tasse chinoise.

Là, sous un ciel rouge irrité,
Une dame fière et sournoise
Montre en ses longs yeux de turquoise
L'extase et la naïveté :
Miss Ellen, versez-moi le Thé.


Alors, l'un d'entre vous me dira ce qu'il aime par-dessus tout ?

 

26.04.2010

Ce qui rime avec escadrille ne peut être bon


Gens de la toile, ça ne va pas. Ça ne va pas du tout même je dirais.

On est à deux Sveltesse chocolat-pistache de l'été et donc tous les magazines féminins (sauf Causette, ouf !) nous abreuvent des conseils saisonniers pour perdre les kilos laissés par les chocolats de Pâques et la galette de janvier entre autres. Bon, tout cet unanimisme me ravit en réalité, juste pour une chose, et une seule : on sent que l'été approche... Mais il y a une autre déferlante qui menace, et qui me plaît bien bien moins.

Il semble qu'il y ait imminence pour une sorte d'attaque géante d'espadrilles. Oui, tu as bien lu, gens, des ESPADRILLES !!!!

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Toi qui me lis depuis si longtemps, depuis une éternité, un siècle, deux ans (copyright inside), tu sais mon attirance pour la shoes, la chaussure, le soulier, la pompe, la grolle etc... On ne va pas se faire le dico des synonymes, pas de ça entre nous mon gens à moi. Tu sais ma haute tolérance, voire ma fantaisie en la matière. J'ai même été jusqu'à posséder des tongs (traîtresses sur les rochers bretons, soit dit en passant...). Mais mon bon goût et mon élégance naturelle, ouais, rien que ça, connaissent deux barrières, deux interdits ultimes, THE tabou about the shoes, j'ai nommé la CROC (beurk) et l'ESPADRILLE.

Oui, tu pourras faire et dire ce que tu veux, y mettre du sigle, du LV, du YSL, du Minelli, du American Vintage, l'espadrille c'est juste moche, synonyme de laid et de pas beau.

Et depuis une semaine mes yeux me piquent. J'ai fait mon habituel réassort de magazine à la con, de Marie-Claire à Cosmo en passant par le Charançon Libéré, et bordel de tatane, de l'espadrille comme s'il en pleuvait !!!!! Je n'ai rien contre nos amis des Pyrénées, m'enfin bon s'ils pouvaient garder en circuit fermé leur production d'espadrille, je n'en ferais point un deuil. Que nenni.

Sache lecteur chafouin que je renifle d'ici, que je ne parle pas sans savoir. J'en ai porté de l'espadrille, du temps que j'étais mineure et sous la garde pas toujours éclairée fashionistiquement parlant de mes parents. Qui non contents de m'avoir fait porter des sous-pulls en acrylique et des fuseaux, sous une immonde parka Chevignon de rigueur à l'époque, m'ont aussi « offert » des espadrilles pour trainer l'été. Alors non seulement c'est moche, mais ce n'est pas confortable. Je passais ainsi des heures, les orteils endoloris à rêver sur les escarpins Lanvin de mes magazines de mode, espadrilles honnies aux pieds....

Pourquoi les bureaux de tendances ont décidé de me faire revivre ces atroces années ? Partout des espadrilles, en toile, en denim, en liberty, en chais pas quoi, mais moche et surtout prometteuses d'ampoules que le plus loyal tube de crème Nok ne saurait empêcher.

J'ai envie de dire : fuck l'espadrille.

Tu sais, gens de mon cœur, que la semelle de l'espadrille, ainsi que nous l'apprend Saint-Wikipédia, est composé de chanvre. Du chanvre. Repeat after me : du chanvre. Outre que j'aurais des idées d'utilisation autrement plus réjouissantes pour ce fameux chanvre, quelqu'un peut me dire pourquoi un produit qui est interdit dans le cadre d'une utilisation un peu psychotrope et joyeuse, est autorisé dans le cadre d'une utilisation d'enlaidissement du pied ? Que fait la police ? Au lieu de s'embêter à faire des descentes à Tremblay-en-France pour démanteler les trafics de cigarettes qui font rire (grâce à l'aide précieuse d'Emmanuel Chain), la police devrait s'intéresser à cette plaque tournante de l'espadrille au Pays Basque ! Des tonnes de chanvre pour des tonnes d'espadrille ! Ça mérite au moins du ferme pour les responsables !

Si tu veux rejoindre le comité pour l'abolition et la destruction de l'espadrille, envoie moi un chèque et résiste !

Non mais sans rire, des espadrilles.....

 

21.04.2010

Seven, I'm in seven....

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Seven, I'm in seven...

Yes, I'm back, enfin j'étais pas très loin, juste très occupée, mais je promets de passer te lire.

Ok j'ai déjà fait le jeu de mot, heaven, I'm in heaven, une fois, il y a fort longtemps....

Mais c'est pour la bonne cause ! Ma douce biche de Banfora, Angie, si tu préfères, me demandait il y bien longtemps (un peu trop même) d'avouer sept choses que vous pourriez ignorer sur moi... Sept ! Comment faire, moi qui ne suis que transparence et épanchement ?

J'essaie tout de même.

Or donc :

-Je pratique la magie, la divination et la sorcellerie. Oui. Rien que ça. Faudra que je t'explique un jour, plus précisément. Mais oracle divers, oui-ja et runes sont mes amis... Papus est un maître pour moi !

-J'ai été présenté à deux concours généraux différents, Philosophie et Histoire. Ce qui en soit est déjà un honneur, je l'ai pourtant mal vécu, car à chaque fois je n'ai eu que des accessits : toujours mon éternel manque de rigueur...

-Je ne distingue que difficilement et depuis peu, ma gauche de ma droite...

-La sardine est pour moi un ennemi total : son idée même me donne envie de vomir tripes et boyaux...

-Je suis superstitieuse et pleine de (mignons) rituels que ne renierait pas Adrien Monk.

-Je déteste le main stream, j'aime faire comme il me plait et surtout venir en aide aux ambulances, au lieu de tirer dessus.

-Je manque énormément de confiance en moi, à un point que tu n'imagines même pas. Et je suis extrêmement timide. Ce qui de facto me conduit à faire des choses parfois trop audacieuses. Va comprendre.

Je ne désigne aucune victime expiatoire, puisque ces questions ont fait plusieurs fois le tour du web, à moins d'une âme consentante ?

Je vous ai dit que j'avais du retard de tag ? Du coup j'y vais, je ne m'attarde pas....

 

19.04.2010

Petite pause (sans kit kat )

 

 

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Bonjour ou bonsoir mes loupiots.

 

Je fais un passage rapide pour dire que je serais probablement assez indisponible les prochains jours. Donc pas de véritables notes ici cette semaine je pense. Et surtout ne me tenez pas rigueur de ne pas venir vous lire, je n'aurais vraiment pas le temps !Des petites choses à régler.

J'espère ne pas m'absenter plus de quelques jours, c'est que vous me manquerez.

 

Je vous laisse avec Cécile Sauvage :


Le coeur tremblant, la joue en feu

Le coeur tremblant, la joue en feu,
J'emporte dans mes cheveux
Tes lèvres encore tièdes.
Tes baisers restent suspendus
Sur mon front et mes bras nus
Comme des papillons humides.
Je garde aussi ton bras d'amant,
Autoritaire enlacement,
Comme une ceinture à ma taille.


Et Véronique Sanson.

Ma révérence:

Quand j'n'aurai plus le temps
De trouver tout l'temps du courage
Quand j'aurai mis vingt ans
A voir que tout était mirage
Je tire ma révérence
Ma révérence

Quand mon fils sera grand
Qu'il n'aura plus besoin de moi
Quand les gens qui m'aimaient
Seront emportés loin de moi
Je leur tire ma révérence
Ma révérence

Et ma vie, endormie, doucement
Et mon cœur sera froid
Il ne saura même plus s'affoler
Il ne deviendra
Qu'une pauvre horloge à réparer
Il n'aura plus de flamme
Il n'aura plus de flamme
Il n'y aura plus de femmes

Et mes amis fidèles
Auront disparu un à un
Trouvant que j'étais belle
Que j'aurais bien fait mon chemin
Alors j'aurai honte de mes mains
J'aurai honte de mes mains

Quand j'n'aurai plus le temps
De trouver tout l'temps du courage
Quand j'aurai mis vingt ans.
A voir que tout était mirage
Alors j'entends au fond de moi
Une petite voix qui sourd et gronde
Que je suis seule au monde.





 

Ne soyez pas sages surtout.


Я люблю тебя (YA lyublyu tebya)

16.04.2010

Orange County


Prendre un fruit rond entre ses mains, l'éplucher, voir les spores éclater en mille gouttelettes, au parfum reconnaissable entre tous : manger une orange en hiver.

Remuer la pâte à crêpes et verser une cuillère d'eau de fleur d'oranger, avec ma grand-mère qui surveille du coin de l'œil.

Lire un poème, la Terre y est bleue comme une orange, et chercher à comprendre un peu, puis juste se laisser porter par la beauté des mots.

Attendre son amoureux et mettre un peu de Fleur d'Oranger de Serge Lutens au creux des poignets, là où Il les embrassera.

Le orange est une couleur, une odeur, un gout, c'est une sensation unique, la couleur ultime.

C'est la couleur qu'a choisi pour moi Chrys, qui s'y connaît en sensations de toutes sortes !

Le orange est une couleur qui attire mon œil et tout mes sens.

J'aime me vêtir de cette couleur, elle me rend de bonne humeur !

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Robe Episode
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Jupe Boss Woman
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Marinière Petit Bâteau

 

J'aime boire de cette couleur : le thé des Moines m'avait d'abord attiré par cette jolie boite orangée.

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Thé des Moines

 

J'aime écrire dans des cahiers orange : je consacre ceux-là à mes élucubrations préférées.

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Cahier Letterbox Alezan

 

J'aime lire Christopher Buckley, découvert la première fois grâce à la couverture éclatante de ce roman !

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Une satyre du système médiatico-politque américain, un régal à lire !

 

On termine avec un poème d' Alfred de Musset ?

 

Madrid


Madrid, princesse des Espagnes,
Il court par tes mille campagnes
Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs.
La blanche ville aux sérénades,
Il passe par tes promenades
Bien des petits pieds tous les soirs.

Madrid, quand tes taureaux bondissent,

Bien des mains blanches applaudissent,
Bien des écharpes sont en jeux.
Par tes belles nuits étoilées,
Bien des senoras long voilées
Descendent tes escaliers bleus.

Madrid, Madrid, moi, je me raille

De tes dames à fine taille
Qui chaussent l'escarpin étroit ;
Car j'en sais une par le monde
Que jamais ni brune ni blonde
N'ont valu le bout de son doigt !

J'en sais une, et certes la duègne

Qui la surveille et qui la peigne
N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ;
Certes, qui veut qu'on le redresse,
N'a qu'à l'approcher à la messe,
Fût-ce l'archevêque ou le roi.

Car c'est ma
princesse andalouse !
Mon amoureuse ! ma jalouse !
Ma belle veuve au long réseau !
C'est un vrai démon ! c'est un ange !
Elle est jaune, comme une orange,
Elle est vive comme un oiseau !

Oh ! quand sur ma bouche idolâtre

Elle se pâme, la folâtre,
Il faut voir, dans nos grands combats,
Ce corps si souple et si fragile,
Ainsi qu'une couleuvre agile,
Fuir et glisser entre mes bras !

Or si d'aventure on s'enquête

Qui m'a valu telle conquête,
C'est l'allure de mon cheval,
Un compliment sur sa mantille,
Puis des bonbons à la vanille
Par un beau soir de carnaval.

 

15.04.2010

moĭ byvshiĭ knyazʹ


Toute princesse doit avoir son prince, même un ex-prince.

Et moi j'ai de l'ex de compétition, beau, intelligent et tutti quanti. Mais j'ai beau le flatter, il garde toujours un jugement bien sévère envers moi, le mufle. La preuve avec cette interview, faisant suite à un tag de ma douce biche de Banfora, aka Angie la suissesse.

Cette aimable helvète nous interroge sur les relations couples-blog. Voilà donc.

1. As-tu toujours connu ton conjoint blogueur ? "Non."

Est-ce que ça a changé quelque chose : « ça lui ressemble, donc, non. »

Sinon est ce qu'elle t'en a parlé dès le début ? "Oui, les ordi sont dans le salon, difficile de ne pas le remarquer. Et elle m'avait même demandé si c'était une bonne idée."

2. Comment juges-tu le fait qu'elle raconte sa vie (entre autres) sur le net, et que des gens s'y intéressent et répondent ? «  J'ai toujours ressenti une fascination et c'est enrichissant. Fasciné que les gens s'intéressent ainsi à elle. »


3. Qu'est ce qui t'énerve le plus dans sa pratique du blog ? « Le blog met en avant les défauts que je lui connais déjà : l'égotisme et l'auto-complaisance. » A l'inverse qu'est ce que tu apprécies ? " Son charisme littéraire, l'attraction qu'elle peut susciter, l'impression qu'elle arrive à donner aux gens qu'elle parle d'eux-mêmes. "


4. Aimerais tu participer à ce blog ? « Ni oui, ni non. » Si oui, as-tu déjà eu le droit d'y écrire? « Pas d'idée en  fait, ce n'est pas mon univers. »


5. As-tu un message à faire passer à des gens dans ta situation, et veux tu profiter de ce tag pour dire quelque chose à ta blogueuse ? »Moi aussi j'ai un blog et il est plus intéressant et les sujets sont moins racoleurs. »

Lapidaire et sans pitié, non ?

Bon là il n'a pas voulu que je mette le lien, ce qui est paradoxale car cet indulgent ex commente parfois ici en laissant son lien....


Allez, à demain les gens.

 

14.04.2010

La rumeur est la fumée du bruit

Que seraient mes titres sans Victor Hugo, et son sens de la formule...


La rumeur bruisse depuis des semaines. Marie Antoinette trompe Louis XVI avec Fersen.

Outre le fait que Fersen est certainement plus séduisant que Louis XVI, cette rumeur présente d'autres intérêts, d'autres questionnements.

J'en retiens un, essentiel : le respect.

Comment fait-on pour en arriver à une situation où il est possible de voir au centre des revues de presses, des discussions, les coucheries supposées ou réelles de Madame ? Les cornes de Monsieur, la mauvaise humeur du Palais ?

Nous avons eu des présidents un peu coureurs, un peu bigames, un peu séducteurs... Nous serait-il venu à l'idée simplement de rire du sujet nommément ? Non.

Non pas que je cautionne les journalistes taiseux qui connaissait l'existence de certaine Dauphine née hors mariage...

Non que je vienne renforcer les rumeurs qui prêtent à certain accordéoniste d'Auvergne de s'être fâché avec le Naïf du Béarn parce que celui-ci ne voulait pas présenter la maitresse (ou le fils de la maîtresse je ne sais plus) du dit Ex-Locataire du Palais sur une liste aux Européennes...

Non que je ne veuille en avoir plus sur l'attrait de certaines beautés japonaises que ressent le grand gars de Corrèze.

Non, je suis pour la transparence, la clarté et contre la Rumeur.

Toutefois, jamais nous n'aurions osé demander à l'un des trois précédents si ce que l'on murmurait à son compte n'était vrai, pas vrai, blessant...

Pourquoi : car ils inspiraient le respect, l'autorité et la dignité de chef d'Etat ? Oui, les trois, même le grand Escogriffe de Corrèze et l'Auvergnat auteur érotomane.

Alors que notre locataire actuel du Palais inspire quoi ? Le rire, le mépris, le dépit ? Cette façon qu'il avait de revendiquer son absence de gout pour la Culture, la Beauté, l'Art, le Savoir. Son amour immodéré de ce qui brille, des apparences les plus vulgaires et les plus arrivistes. Tout cela procède d'un même personnage qu'on ne peut forcément prendre au séreux bien longtemps. Un personnage qui avilit sa propre personne et sa fonction au point qu'on ne craint de rire de lui et de supputer sur les coucheries de Madame.

Là où Louis XIV n'aurait pas eu à subir ce type d'outrage, Louis XVI passe pour un bouffon nerveux et autoritariste.

C'est ce qui me peine le plus. On a pu se moquer de W. le newborn néo-con des USA, ou de Berlu le Cavaliere qui ne cesse de me filer la berlue justement. Mais nous ne sommes plus en reste.

Une nation avec une identité forte, monsieur l'Auvergnat, nécessite d'abord une figure à sa tête. Un homme ou une femme de stature, qui envisage la République et notre Histoire avec l'envergure nécessaire. Une vision pour une Nation, et non pas un malotru chicaneur et capricieux, voilà ce qu'il nous faut.


Cette rumeur n'a de raison que par la médiocrité de celui qui l'inspire.


La rumeur, cette vérité qui se promène comme un mensonge, de bouche à oreille, qui ne fait pas réfléchir les gens, qui passe comme un soupir au-dessus du vent. (Charles Soucy)

 

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