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  • Enclos vivant et vrai

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    MON CŒUR PAREIL À UNE FLAMME RENVERSÉE

    LES ROIS QUI MEURENT
    TOUR À TOUR
    RENAISSENT AU CŒUR DES POÈTES

    DANS CE MIROIR JE SUIS ENCLOS VIVANT ET VRAI COMME ON
    IMAGINE LES ANGES ET NON COMME SONT LES REFLETS

    Un de mes calligrammes favoris d’Apollinaire.

    Je ne sais pas si je le comprends correctement, mais je j’ai intégré à mon univers mental, à ma manière.

    Me plait cette façon de poser trois propositions par le poète, trois angles pour aborder à la fois le rôle et la capacité du poète, autrement dit de toute personne assez folle pour se croire poète, et je suis ce genre de fou.

    Je suis assez folle pour y voir mon cœur (et la flamme dans tes yeux)

    Je suis assez folle pour croire que le plus important est la mémoire, et la façon que nous avons, les fous, les poètes, les gens, de la préserver en la magnifiant, pour que jamais rien ne meurt vraiment, ni les rois, ni les reines.

    Je suis assez folle, enfin, pour croire que mon identité ne se réduit pas à une apparence… je me regarde dans un miroir imaginaire, parce que longtemps j’ai évité les vrais miroirs.

    Être enclos pour éclore à nouveau ?

     

    Avec tout ça, nous n’avons pas encore parlé de ma psychopathologie de la crème pour les mains ?

     

    (Poème du jeudi, pour un mercredi :

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  • Allumer le feu, mais pas trop vite

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    Pour ceux qui me suivent un peu sur Twitter ou sur Tumblr, vous savez combien je tiens à la notion de plaisir, dans des aspects très variés, du plus théorique au plus concret. Le plaisir des sens est essentiel à la vie : on la savoure de mille manières, par ce qu’on lit, par ce qu’on regarde, par ce qu’on écoute, ou mange, par ce que l’on touche, et par qui on aime toucher. Je parle souvent de ce qui est bon dans le plaisir, de ce qui épanouie, et faire l’amour est très épanouissant. Ou devrait l’être. Là où je veux en venir, c’est qu’on passe facilement sous silence tout ce qui n’est pas de l’ordre de la jouissance et du contentement : il est rare et délicat de parler de ce qui ne va pas, surtout en matière de sexe. Ou alors sur le ton de la dérision, de la moquerie…

    Quand j’écris sur Tumblr un billet relatif au bonheur sexuel, je me pose parfois la question suivante : comment les autres prennent-ils en main leur vie sexuelle (je vous vois d’ici, cessez de suite vos jeux de mots ^^), parce que ce n’est pas forcément un sujet facile à aborder quand ça va bien, alors imaginez quand cela ne va pas parfaitement…

    L’éjaculation précoce est de ces sujets qu’on aborde rarement autrement que par la dérision, alors que cela touche 1 homme sur 5 ! C’est le trouble sexuel le plus fréquent chez l’homme, et il fait l’objet de nombreuses études médicales, mais pour autant on véhicule pas mal de clichés à ce sujet. Par exemple, l’éjaculation précoce ne touche pas que les jeunes, loin de là : on la confond avec une sorte d’hyper excitation (remember vos premiers émois…) Car l’éjaculation précoce n’est pas un problème strictement psychologique. Il y a des causes, des terrains individuels, et il s’agit de comprendre ces causes, pour trouver des solutions.

    La vie est trop courte pour ne pas profiter de tous ses charmes. Pourquoi rester seul, avec ses questions, ses frustrations, quand on peut trouver conseils et écoute, d’abord auprès de son médecin traitant, lequel peut orienter vers des solutions les plus adaptés.

    C’est une question d’importance, car l’éjaculation précoce n’est pas que le problème d’un homme isolé. Elle touche à la vie sexuelle des deux partenaires, elle provoque dépit et frustration, voire colère envers l’homme qui en souffre. On intègre vite un schéma destructeur : l’éjaculation précoce provoque angoisse et frustration, lesquelles bloquent la communication dans le couple, ce qui vient renforcer l’anxiété qui exacerbe l’éjaculation précoce.

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    Difficile d’en sortir seul. Et difficile d’en parler autour de soi. Pourtant des solutions existent, et un médecin peut en parler.

    Le site internet http://www.garderlecontrole.fr/ permet aussi de faire le point sur sa propre situation, de mieux comprendre et de constater que des solutions existent. L’information est la première clé. L’amour et le désir embrasent les sens, il s’agit de s’enflammer ensemble :) Vous avez certainement vu cette publicité très bien faite, à la fois claire et pudique, qui résume joliment le problème :

     

    Pour retrouver le plaisir de s’enflammer ensemble, le premier pas à faire est d’en parler à un médecin, qui expliquera les causes, et surtout abordera les différents solutions existantes, que ce soit médicamenteux, ou associé à une sexothérapie. On peut apprendre à garder le contrôle. Le site regorge de conseils, d’astuces, pour gérer au mieux l’éjaculation précoce, à deux, et retrouver petit à petit le contrôle de son plaisir.

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    J’ai envie de terminer en disant que rien ne devrait être tabou si cela gâche la vie : la vie est plus belle quand on peut en apprécier toutes les facettes.

  • Funny (you)

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    Minimaliste :)

    J’ai des envies minimalistes en ce moment.

    Petite robe noire, ou blanche. Mais coupe simple, sans fioritures.

    Envie de poésie, toujours évidemment.

    Envie de mots simples, bruts et vrais.

    Envie de thé, souvent bien sûr.

    Envie de me remettre au dessin, juste pour figurer quelques lignes, quelques souvenirs crayonnés.

    Je crois que la foule parisienne des transports en commun, qui n’ont rien en commun avec les transports amoureux, me donne surtout envie de douceur et légèreté.

    Je crois que j’ai surtout envie de danser, au son de Chet Baker, dans des bras amis.

     

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    Demain, nous parlerons psychopathologie de la crème main anti-froid, anti-desséchement, anti-tout.

     

  • Cartier

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    La saison automne hiver des expos se termine au Grand Palais, et il y a eu des moments merveilleux, magiques même !  Une de mes expositions favorites vient de s’achever, elle emporte avec elle quelques moments scintillants, quelques rêves et soupirs…

    Je ne chante pas comme Marilyn que les diamants sont les meilleurs amis d’une femme, mais comment ne pas tomber sous le charme des merveilles offertes à nos yeux lors de l’expo Cartier.

    Exquis et délicat, voilà les termes qui me viennent à l’esprit quand j’y repense. Et précieux, évidemment.

    Entre les tiares, les broches fleuries, les nécessaires de toilettes, ou les indispensable peignes à moustaches, tout droit venus d’un autre temps, un temps de conte de fées, de voyages en Inde et de rêveries de petite princesse, j’ai pu me plonger dans l’histoire d’un artisan, l’histoire d’un créateur. Cartier, c’est d’abord un artiste, un faiseur, et un bon :)

    Au-delà des superbes bijoux, j’ai adoré voir les dessins, les esquisses de ces idées qui allaient devenir de magnifiques objets précieux, porté par les plus privilégiés de ce monde. C’est cette démarche de création qui m’a le plus marquée j’avoue (même si je n’aurais pas dédaigné essayer un diadème ou une petite broche pivoine...)

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    Heureusement, il reste de cette superbe exposition un catalogue, que j'ai le plaisir de feuilleter, et que je ne peux que vous encourager à ouvrir, pour baigner vos yeux d'une beauté parfaite.

    Sinon, plus ça va, et plus je me dis qu'une petite Trinity m'irait à ravir :) seul hic: il faudrait que je me (re) marie...

     

    cartier,grand palais

     

    Toutes les images : archives Cartier.

     

     

  • Mes Moires

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    Qu’ai-je fais ces temps derniers, à part de plus avoir de temps ? Beaucoup de choses, et si peu pourtant. Ma mémoire s’efface, elle gomme les images inutiles des corvées quotidiennes, des courses à faire, des paperasses, et même du temps au bureau : tout cela ne vaut pas de gâcher l’espace restreint des souvenirs.

    Il reste les envies, les traces de la beauté entrevue furtivement, les élans poétiques, évidemment plus beaux qu’ils n’étaient alors, mais c’est ce qu’on aime avec les souvenirs, après tout :)

    Il me reste donc un peu de Myazaki, et du vent qui se lève, un peu des images d’avions qui décollent, de l’amour qui sombre dans une quinte de toux. Il me reste le poème de Paul Valéry, ressorti pour l’occasion, et cette chanson à l’être aimé qui s’en va, les poumons qui s’étiolent et le cœur qui explose de trop aimer. Aime-t-on jamais trop ?

    Il me reste aussi quelques nymphéas, entr’aperçus lors du lancement de la nouvelle exposition du Musée Marmottan. Des nymphéas de Monet, des pivoines aussi, des vue de Gennevilliers, des promenades à Argenteuil, et des portraits de femmes soigneusement aimées par le pinceau qui les dessinent. Qui pourrait m’aimer assez pour me dessiner, malgré tout ?

    Il me reste une curieuse envie d’écharpe, d’étole, de foulards de soie et de coton, des envies d’étamine pour mon cou, de lin et de fin cachemire, de couleurs, plein de couleurs et de fleurs, et de motifs délicats, des envies d’enrouler à mon cou de la douceur une chaleur légère. De grands carrés, de grandes pièces de tissus, pour les parfumer, et y enfouir mon nez, respirer une odeur amie, et oublier pour une seconde, un instant, les murs beige mort de mon bureau. Existe-t-il un bureau idéal, rose et blanc et bleu, où l’on ne travaille que sur l’envie et le bonheur ?

    Il me reste quelques timbres, et des cartes, et du papier, encore du papier, des crayons pour les user, des crayons pour retrouver les traits simples, des nuages, et des gouttes colorées, des tasses de thé à peine esquissées, des papillons maladroits et des hibou interrogeant mon regard. La distribution des lignes et des couleurs ne mènent qu’à une chose : dessiner fait sourire et comble, et fait aimer, et donne envie encore de partager. Est-il permis de partager encore un peu ?

    Ma mémoire me joue des tours et embellit tout, mais c’est pour cela que je l’aime.

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