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  • Pluie de paillettes

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    Ouais on est en 2014 bonne année encore !! Pluie d’étoiles et d’amour sur vous !

    Et aussi pluie de paillettes !

    Oui, la seule résolution que j’ai prise cette année c’est de me résoudre au bonheur, et aux paillettes ! Pourquoi les paillettes ? Bon, déjà, c’est parfois plus facile à trouver que le bonheur (hum hum), ensuite ça met de la gaieté partout, et je n’ai définitivement pas assez de paillette dans mon placard !

    Glitter is beautiful, nous apprend la grande philosophe Mariah Carey.

    Ou alors, c’est juste que je cherche une bonne raison de porter des paillettes ? Allez savoir :)

    On va quand même éviter le total look (Cristina Cordula ne nous démentira pas…) et si on ne veut pas ressembler à une sirène échouée en portant une de ces merveilles de robes pleines de sequins, qui ne vont qu’aux sylphides des défilées, on peut se rabattre sur des détails chic et choc. Et là, je ne vois qu’une paire de chaussures pour nous sauver !

    TADAM :

     

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    J’ai dit glitter, je n’ai pas exagéré… Elles ne sont pas sublime ces Betty London ?

    J’en suis folle, c’est simple je les adore.

    Et puis c’est presque gris, c’est discret… Pas comme Dorothy et ses souliers rouges…

    Quoiqu’en bleu…  je ne dirais pas non…

    Alors, je vous mets un peu de paillette dans les yeux ?

  • Procrastination (sans closer ni Julie Gayet ni scooter)

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    Écrire un billet sur la procrastination relève du défit, pire qu’un serpent qui se mort la queue. J’ai d’abord remis à plus tard, plusieurs fois, la lecture du livre concerné :

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    Cet essai de John Perry, rien que par sa couverture, recelait tout les mystères des motivations et non motivations qui président à ma vie.

    Cessons là sur la grandiloquence, mais il est vrai que je tournais autour sans oser le lire, peur d’y trouver mes propres travers moqués.

    Or non !

    John Perry réussit un tour de force improbable, exposer sa théorie de la procrastination structurée, et je m’y suis reconnue, à mon plus grand bonheur !

    Chapitre après chapitre, l’auteur s’attache d’abord à expliquer le fonctionnement d’un procastinateur et surtout à évacuer les clichés dont ils (je !) souffrent. Le procrastinateur n’est pas un fainéant, au contraire il abat une masse de travail incroyable, rien que pour éviter de s’attaquer à certaines tâches :) nous avons là la démonstration d’une pyramide des non-priorités du procrastinateur ! Celui-ci pour éviter de (par exemple..) rendre un écrit à temps, va consciencieusement refaire l’installation internet de sa maison, ou repeindre les murs ou ranger le garage… j’ai souvenir des semaines de révisions avant les partiels de droit, où je passais 99% de mon temps dans un ménage radical de mon appartement ! Ménage que je n’aurais pas  fait si c’était justement l’horizon prioritaire du moment car là est le cœur du problème : la peur, la peur de mal faire, de ne pas être à la hauteur, de ne pas faire quelque chose de parfait, qui pousse à attendre, pour finalement réaliser quelque chose, avec la satisfaction d’avoir repoussé les limites, encore et encore….

    Le procrastinateur n’est ni fainéant ni négligeant, au contraire, John Perry démontre avec drôlerie et justesse combien l’amour de la perfection est au cœur de tout bon procrastinateur.

    Cela conduit aussi à une forme d’incompréhension, et même de dépression, tant on cogite et que se mettent en branle mille idées, contre idées, doutes, et culpabilités…

    Heureusement, l’humour et la légèreté de John Perry remontent le moral de ceux qui se reconnaitront dans ce portrait du procrastinateur.

    Pour compléter la lecture de cet essai de John Perry, je vous conseille de faire un tour sur le site internet Structured Procrastination, une mine !

    Il y a aussi un reportage, encore visible sur Arte, retraçant le portrait de John Perry, philspohe et prof à Stanford. Un personnage déroutant et attachant.


    La Procrastination - L'art de reporter au lendemain

    John Perry - Éditions Autrement (et c'est pas cher)

  • Memo

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    C’est une semaine à faire des listes.

    La liste des bonnes raisons de ne pas retourner au bureau.

    La listes des robes qu’on ne porte pas, parce qu’aucune ne s’assortit vraiment avec l’attelle qui nous tient debout.

    La liste des livres qu’il faut impérativement lire dans les travées de la librairie, pour qu’ils ne viennent pas décéder de patience dans une pile à lire aussi injuste que nécessaire.

    La liste des recettes que l’on aimerait reproduire, mais finalement on est au régime, la faute à la troisième boite de marrons glacés, et puis aussi aux petits, touts petits calissons.

    La liste des vêtements qu’on ne remettra plus parce que finalement l’imprimé foulard. Tout est dit.

    La liste des appli que l’on ne téléchargera jamais sur son smartphone, parce que dans le fond on s’en sert essentiellement pour téléphoner. Et envoyer des S aime S.

    La liste des nails art qu’on ne fera jamais, parce que l’on a rarement une heure devant soit pour coller des petits œillets sur ses ongles.

    La liste des gens  à qui on a bien envie d’écrire, une lettre avec des mots, sur une belle feuille de papier vélin, comme avant, comme quand on avait 15 ans et qu’on écrivait à Lucy la correspondante anglaise de Brighton.

    La liste de ces bonbons si doux, si piquants, qu’on allait acheter au Timy après l’école, et maman qui disait non tu n’en prendras pas plus, pense à tes dents et le diner aussi et tu viens de prendre ton gouter.

    La liste de ces animaux de compagnie qui ont trop brièvement occupé les bras, le canapé, la couette du lit, avant de disparaître, bien vieux, et follement aimé, bien trop pour être encore et encore remplacé, remplace-t-on l’amour même félin, même canin, non on ne remplace jamais rien, la vie est faite de ses pertes aussi.

    La liste des sentiments qui ont traversé l’an dernier, l’amour toujours, la trahison, l’incompréhension (c’est un sentiment ça ?) la tromperie aussi (on dira que oui, c’est un sentiment) et aussi la joie, la joie, la joie grâce à ses grands yeux bleus qui vous disent je t’aime maman (et aussi je veux un second dessert, mais ne nous formalisons pas) et on sourit.

    La liste des récits à écrire, des musiques à écouter, des mouchoirs à broder (enfin, ce sont plutôt des bouts de tissus blancs, grège un peu, juste de quoi laisser l’imagination créer des fleurs, des alphabets comme avant...)

    La liste des sorts à jeter, et vite fermer les yeux, espérer, tenir.

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    L'Absence Fait Grandir l'Amour - John W. Godward


  • Où l'on ne parle ni de Dieudonné et Valls nus dans la boue ni de soldes (exploit)

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    L’actu en ce moment pour moi, c’est juste elle :

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    Donna Tartt.

    Hier soir, j’étais religieusement devant ma télévision, la vilaine que je boude habituellement, pour regarder un de mes quelques rares auteurs vivants favoris, parler de son nouveau roman dans l’émission La Grande Librairie sur France 5, celui qu’on attend depuis dix ans, celui qu’on espérait plus, celui qui fait ma joie depuis, hier. Et encore je ne l’ai pas lu, c’est vous dire mon enthousiasme…

    A cet égard, je dois vous avouer quelque chose, je l’attends depuis si longtemps, j’ai tellement aimé le Maitre des Illusions et le Petit Copain, que j’anticipe déjà la fin de la lecture de cet opus : le commencer, c’est le finir presque… Et après, attendre encore dix ans ? Bon, là je me pose vraiment des questions idiotes :) d’autant que je suis du genre à conseiller la relecture des ouvrages que l’on a aimé, car on trouve toujours un nouvel angle de lecture, un nouveau détail, le temps et l’expérience rendant notre lecture forcément différente..

    Bref, je suis là, avec ce pavé, le Chardonneret, et je vais le savourer, ligne après ligne.

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    Au plaisir de vous en reparler ensuite.

  • Je voeux

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    Peut-être êtes-vous en train de faire les soldes.

    Peut-être êtes-vous en train de ne pas faire les soldes et de regarder par la fenêtre de votre bureau.

    Peut-être appliquez-vous une de vos bonnes résolutions de nouvelle année.

    Peut-être avez-vous pris conscience que la seule bonne résolution c’est de se résoudre au bonheur.

    Peut-être la fenêtre du bureau a-t-elle encore la trace des décorations de Noël collées par vos collègues.

    Peut-être cela vous rappelle-t-il comme les choses passent si vite, dans un souffle, un clin d’œil, un soupir, qui emporte avec lui les « je voudrais bien », qui n’ont pas été transformés en réalité.

    Peut-être devrais-je aller faire les soldes et trouver la meilleure paire de chaussures possible pour avancer sur le chemin de cette année.

    Peut-être cette paire existe déjà pour moi dans le regard d’un autre.

     

    Ce qui est certain, c’est que je vous souhaite une année de douceurs, de sérénité, de bonheur, où la question la plus importante que vous aurez à vous poser, c’est comment améliorer encore votre âme et votre cœur : c’est la question la plus évidente que j’aime à me poser.

     

    Soyez doux avec vous-même, vous le méritez :)

     

    Quant à moi, je ne réclame au destin qu’une dernière petite chose, comme dans ce poème de Maurice Carême : que mille rouges-gorges me chantent dans le cœur.

     

    Et le poème de Maurice Carême, le voici :

    « Est-ce que tu m’aimes bien ? »
    Disait-elle sous les pins.

    Qu’aurais-je pu lui répondre ?
    C’était plus que tout au monde.

    Elle reprenait alors
    « Dis-moi si tu m’aimes fort ? »

    Et je lui prenais les mains
    Aussi muet que les pins.

    « Que tu m’aimes plus que tout ? »
    Et je lui baisais le cou,

    Si noyé dans le bonheur
    Qui me serrait à la gorge

    Que les mille rouges-gorges
    Qui me chantaient dans le cœur

    Se taisaient, soudain surpris,
    Que je n’aie encore rien dit.

    Ce sera pour l’occasion ma poésie du jeudi, moi qui en inonde Twitter, je néglige de la faire vivre  ici autant qu’avant :)


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