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Oh Océane - Page 51

  • Shake shake shake !

    Quand je ne suis pas sur le blog (à savoir souvent...)  je fais parfois un tour sur Twitter, et puis Tumblr. Deux outils dont je me sers très différemment du blog, au sens où je ne mélange pas. J’y croise des blogueurs, mais je ne parle que peu blogging ou blggosphère, voire pas du tout.  Par contre, je découvre de ces trucs, du plus touchant au plus ridicule, du plus drôle au plus austère.

    Aujourd’hui, j’avais juste envie de partager deux tumblrs qui m’ont fait sourire hier soir, pour des raisons très différentes.

    D’abord un tumblr qui regroupe des mecs mignons et des chatons mignons, autrement dit l’alpha et l’oméga de Tumblr (avec les boobs et les gifs de Game Of Throne aussi, n’oublions pas) En cliquant sur les images, vous arriverez sur le tumblr qui les recense.

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    Rigolo ce concept, non ?


    Ensuite, tout autre chose : What Ali Whore, ou le truc qui me réconcilie avec les bloggeuses mode, environ :)

    Ali est un vieux monsieur qui aime les fringues et pose avec sa tenue du jour devant le tenancier du tumblr :

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    Franchement, je surkiffe ses bonnets, casquettes et autre couvre-chefs, et ses poses ! Il est réjouissant ce monsieur.

    Bon, je vous rassure, je fréquente aussi des tumblr plus sérieux, plus scientifiques, ou politiques, entre deux gifs de chatons mignons ou de fille  poil, je fais mon marché, je panache :)

    Du coup, je vous mets l’adresse de mon propre tumblr SCOTOMISATION, mélange de tout ce qui me passe par la tête…

    Je ne vous demande pas si pour vous un tumblr ne sert qu’à boire son café dans la rue :)


    What Ali Whore découvert via
    @bertrand_k

    Les mecs et les châtons, via je sais plus j'ai pas noté :(

  • Fiévreusement pensive

    Peut-être qu’il y avait ce petit rayon de soleil traitre, celui qui nous fait croire au printemps, un peu comme une note trompeuse et hors cadre. La facilité est de croire au soleil, de fermer les yeux et de sentir sa caresse chaude, chaude et imaginaire.

    Toujours est-il que la fièvre s’est invitée, à la faveur d’une grippe, parait-il, mais rien qui ne dure, et certainement rien qu’y ne puisse s’endurer :)

    Entre deux moments élégamment penchée sur la cuvette des toilettes, alors que l’actrice dramatique qui sommeille en moi songeait déjà au baissé de rideau idéal, je réfléchissais  tout ce que j’avais à faire, aux dizaines de choses évidemment essentielles. J’ai repensé aux listes en cours, aux livres mis de côtés, aux mails non répondus, et puis à ce repassage qui traine… Oui, même le repassage me semblait indispensable…

    Curieux comme l’indisponibilité, la maladie, même légère, rend tout essentiel et urgent, en tout cas chez moi. C’est l’occasion aussi de revoir tout son fonctionnement et de se jurer à soi-même une meilleure organisation, et puis de faire des choses formidables et géniales :)

    Enfin la fièvre, quoi :)

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    Mon Dieu, des pivoines ! C'est étonnant :)


  • Les Fleurs Bleues - Raymond Queneau

    J’aime bien les petits chemins de traverse, parce qu’on y trouve souvent de jolies fleurs.

    Alors que j’attendais patiemment les pivoines de mai, février m’a offert de jolies fleurs bleues, celles de Raymond Queneau.

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    C’est un bouquet qui ne se laisse pas facilement cueillir, si on n’ouvre pas un peu son cœur et son esprit.

    Mais moi, j’étais prévenue, et puis j’aime bien les choses un  peu étrange, un peu hors cadre, et le fondateur de l’Oulipo, le hors cadre, ça lui connaît :)

    Alors, ces Fleurs Bleues, quelles sont-elles ? Des fleurs que l’on cueille au creux des songes. De drôles de songes, des rêves extraordinaires, rêvés par… Rêvés par qui donc ?

    Cidrolin sur sa péniche ? Le Duc d’Auge sur son cheval ?

    Et si je tentais un résumé, avant de vous perdre en chemin :) ?

    Le roman est basé sur cette célèbre démonstration chinoise (démonstration qu’on désigne sous le nom d’apologue) « Tchouang-tseu rêve qu'il est un papillon, mais n'est-ce point le papillon qui rêve qu'il est Tchouang-tseu ? »

    Dans notre roman, nous avons Cidrolin, qui vit sur une péniche, peint et repeint une barrière souillée chaque jours mystérieusement, indique le chemin du « campigne » à des campeurs insolites, avant de s’endormir pour une sieste, dans laquelle il rêve du Duc d’Auge…

    A moins que ce ne soit le Duc d’auge sur son fier cheval bavard,  qui rêve de Cidrolin, entre deux révolutions ? Qui sait.

    En tout cas, le Duc d’Auge voyage, de siècle en siècle, l’épée leste et le verbe fleuri, jusqu’à rencontrer Cidrolin, alors qu’il cherchait le chemin du campigne :)

    Le livre est riche, comme un mille-feuilles, il y a de multiples possibilités d’interprétation, et autant de détails à repérer. La finesse du vocabulaire, la drôlerie, l’absurdité des situations, tout cela fait de ces Fleurs Bleues un ouvrage unique. Chacun peut y puiser ce qu’il veut, apprécier les petits détails qui apparaissent et disparaissent au gré des lectures.

    C’est aussi une œuvre remarquable par le voyage dans le temps qu’elle décrit. J’ai toujours été très préoccupée de ses questions sur le temps. Et là, la rencontre improbable de Cidrolin et du Duc, puis le largage de la péniche, qui part emmenant le Duc et sa cours avec lui, la petite barque qui ramène Cidrolin vers le rivage… Tout cela m’a fait penser à ma propre idée du temps, une sorte de cercle concentrique, avec les personnes et les situations qui se reproduisent comme dans un drôle de miroir… Un peu comme les galets que l’on jette dans l’eau et qui forment des cercles concentriques.

    Bref, un roman, riche, incroyable par delà les situations un peu absurdes, un livre qui se savoure.

    Quant aux Fleurs Bleues du titre, nous ne les apercevons qu’à la toute fin du livre. Finalement, elles désignent peut-être notre cœur, et notre esprit, quand on les laisse ouvert et propre à accueillir ce qui est hors cadre, comme l’amour, ou n’importe quelle autre absurdité ?

  • Babies, girls, babies !

    Quelles que soient les routes que l’on emprunte, escarpées, sinueuse ou toute droite, il faut être bien chaussé :)

    Je ne sais pas pour vous, mais je vois de plus en plus, autour de moi, des femmes porter de hauts talons, certainement par gout et esthétique, et puis pour les longs trajets, ou quand elles ont mal aux pieds, sortir du sac une paire de ballerines, souvent moches avouons-le, ou simplissimes, tant elles ne servent finalement que de pis-aller.

    C’est amusant d’observer ce déchaussage en public, et voir une femme perdre dix centimètres d’un coup, et se retrouver à plat, chaussée de ballerines basiques, noires et ternes. Le confort ça n’a pas de prix :)

    Je me dis qu’on peut, peut-être, trouver un juste milieu, et garder les talons très hauts pour certaines occasions, si on ne les supporte pas sur la durée, et puis trouver de jolies chaussures plates, des ballerines, ou babies, qui seraient belles, tout en étant confortables.

    Pour ça, j’aime beaucoup Malolès, qui propose de très ravissantes ballerines, de la plus sobre, à la plus colorée (ah les couleurs et moi ^^)

    Je suis totalement amoureuse de cette paire, jaune soleil, gaie et heureuse, qui promène à nos pieds un vrai rayon de soleil : la classique  de chez Malolès, Zoé, prend de belles couleurs !

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    Cette version beige et rose n’est pas mal non plus :

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    Pourquoi cacher ses ballerines dans un sac de « secours », quand on peut fièrement les porter, y a pas que les talons dans la vie :)

    J’aime bien aussi ces babies, très écolière tardive (ne vous moquez pas si je vous avoue que je portais les mêmes à 13 ans, souvenir, souvenir...)

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    Bref, l’élégance, ce n’est pas que les stilettos !

  • La Sprezzatura

    En rangeant des affaires, je suis tombée sur un paquet de petits papiers, des notes, des dessins, des listes, des brouillons… Cet amas de notule date des années 90, et je me relis avec un drôle de sentiment, celui d’avoir eu beaucoup d’idée, beaucoup de sensations et d’ambition intellectuelle.

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    Je ne sais pas si j’ai toujours fais les bons choix, choisis les bonnes routes (je suppose que non, sinon je ne me poserais pas la question…) mais finalement, c’est cette route escarpée et sinueuse qui a fait de moi ce que je suis :)

    J’ai aimé relire ces petites notes, les citations, les listes d’auteurs qui me marquaient à l’époque… Et puis les petites phrases que je notais, comme des mantras, sur ce que je voulais comme avenir.

    Un mot revenait souvent : sprezzatura…

    Qu’est-ce donc que la sprezzatura ? Une façon de prendre la vie, « de fuir le plus que l'on peut, comme une très âpre périlleuse roche, l'affectation : et pour dire, peut-être, une parole neuve, d'user en toutes choses d'une certaine nonchalance, qui cache l'artifice, et qui montre ce qu'on fait comme s'il était venu sans peine et quasi sans y penser », pour reprendre les termes de Castiglione.

    Faire de sa vie une œuvre d’art, sans que cela paraisse une œuvre d’art, sans y laisser poindre le moindre effort… C’est aussi n’avoir comme boussole que son propre jugement, se faire confiance, sans être fat ou arrogant pour autant.

    Aimer tout ce qui embellit l’âme et le cœur et puis le partager sans l’imposer, juste peut-être pour faire plaisir, faire naitre un sourire, une émotion, mais pas pour se vanter ou se mettre en avant.

    Une vie fluide et légère…

    Voilà mon vœu, le serment que je renouvelle à moi-même.