19.04.2011
Les roses couronnent l'aurore radieuse
Le hasard des homonymies fait qu’un de mes écrivains préférés se nomme comme une de mes actrices favorites : Elizabeth Taylor. Et là où l’actrice donne à voir un regard aux reflets changeants, et une palette de rôles comme autant d’émotions différentes, l’auteur nous charme par une écriture tellement, tellement quoi ? Je n’ose dire anglaise, tant ce serait un cliché réducteur.
Elizabeth Taylor est un écrivain britannique du XXème siècle. Je l’avais lu par hasard la première fois, juste parce qu’elle était éditée par Rivages. Il en faut peu pour faire de belles rencontres, qui vous accompagnent toute une vie.
Peut-être avez-vous vu le film Angel, de François Ozon, tiré de son roman (éponyme). Pour le reste elle n’est pas très connue en France et c’est bien dommage. Ses romans sont pour la plupart des portraits de femmes, tout en subtilités, des portraits de vies plus ou moins brillantes. Elle a l’art de raconter le quotidien dans un trait délicat et raffiné. Mais pas de mièvrerie pour autant. La délicatesse avoisine la noirceur des cœurs.
Une couronne de rose n’échappe pas à cette dualité. Voici le résumé de l’éditeur : « Pour Camilla, les vacances à la campagne aux côtés de ses amies Frances et Liz n’ont plus le même parfum : Frances occupe désormais ses journées à peindre, enfermée dans son atelier, tandis que Liz, devenue mère, se laisse accaparer par son enfant.
Effrayée à l’idée de se retrouver enfermée – et très seule – entre les quatre murs de l’école de filles où elle travaille comme secrétaire, Camilla se lance alors dans une invraisemblable liaison avec Richard Elton. Mais ce garçon rencontré dans le train est aussi menteur et dangereux qu’il est charmant et sûr de lui.
Publié en 1949, Une couronne de roses est un très beau roman sur l’amitié féminine et sans doute aussi le livre le plus noir d’Elizabeth Taylor.»
C’est toujours assez difficile de raconter un roman où il ne se passe pas grand-chose qui ne dévoile l’intrigue. Concentrons-nous sur l’écriture. Toute la magie d’Elizabeth Taylor réside dans cette faculté qu’elle a à raconter si bien les petits riens, le vide de l’existence, les heures qui passent à converser ou à interroger des sentiments intérieurs. C’est la peur de l’ennui qui guide Camilla vers Richard. Le spectacle de la vie de ses amies l’amène à interroger ses propres désirs, ses peurs, ses frustrations… Et s’il ne faut jamais se fier aux apparences, ce n’est que le début de la leçon que recevra Camilla. L’écriture de Taylor est aussi fine qu’une porcelaine de Chine. Pardon pour ce cliché éculé, mais je ne sais autrement comment rendre compte de sa petite musique…
Le lirez-vous ?
Pour ma part il vient à merveille démarrer ce challenge vintage que j’avais un peu oublié…

Un autre roman ? Oui ! Et pas des moindres ! Un de mes favoris parmi l’œuvre magistrale de Jack London. J’ai profité du challenge Nature Writing découvert chez Keisha, pour le relire.
Jack London revêt une importance particulière pour moi. Je vous en avais déjà parlé là, avec Martin Eden, un chef d’œuvre. Comment expliquer le bouleversement politique et philosophique qu’a pu créer en moi cet homme… Ses romans, comme ses essais, racontent l’Homme dans ses errements, les injustices, la beauté et le savoir comme ultime refuge. C’est ce qui m’a le plus marqué chez lui : cette façon qu’il a eu d’élever l’amour du Beau et du Savoir au rang de nécessité vitale pour chacun d’entre nous.
Burning Daylight ou Radieuse Aurore, possède la même force tragique que Martin Eden, avec une issue un peu plus heureuse toutefois. Le résumé de l’éditeur indique que c’est l’œuvre la plus désillusionnée de London. Je ne suis pas d’accord. C’est au contraire la plus optimiste peut-être. Curieusement, elle présente une gaieté totalement absente dans Martin Eden.
En résumé, le héros, Burning Daylight, est un homme du grand nord, un aventurier, un chercheur d’or, un homme qui risque tout et ne craint rien de perdre.
« Rares étaient ceux qui connaissaient Radieuse Aurore sous son vrai nom, Elam Harnish. Il avait conquis son sobriquet dès les premiers temps dans le pays à force de tirer le matin ses compagnons de leurs couvertures en leur cornant aux oreilles que l’aurore était radieuse »
Joueur dans l’âme et tenace, Burning Daylight fera sa fortune grâce à une mine d’or, et contre toute attente deviendra un homme d’affaire prospère et millionnaire à New-York, puis San Francisco. Mais le milieu de la finance et son absence de valeurs et de morale, auront sur lui un effet pervers. Peu à peu il perd sa bonté, sa générosité et sa compassion. Il devient froid et impitoyable, à l’image du monde qu’il côtoie depuis sa fortune faite. Il faudra le hasard de sa rencontre avec une de ses employées, Dede Mason. Celle-ci va rester à ses côtés pendant de longs mois et l’observer, pendant que lui va tomber amoureux d’elle. Et c’est en voulant l’épouser qu’il découvre à travers ses yeux l’homme qu’il est devenu, si loin du Burning Daylight qu’elle aimait au début.
Il y a une réflexion très intéressante sur la façon dont l’argent et le pouvoir transforment immanquablement les hommes les plus purs. Burning Daylight sera ébranlé par le portrait que fera Dede de lui, de ce qu’il était, de ce que le pouvoir et l’argent ont fait de lui. Et il en tirera la meilleure conclusion qui soit pour sa santé morale et mentale.
Je trouve ce roman autrement plus optimiste que ce qu’en disent les critiques, au sens où le héros saura trouver sa propre absolution, pour renaitre à l’homme qu’il était. Et là où Martin Eden perd foi en l’Homme et préfère quitter ce monde, Elam Harnish retrouve le chemin de l’aurore radieuse.
Tous les bouquins de London me font cet effet : une montagne russe entre espoir et désespoir… Et le questionnement qu’il propose aux lecteurs trouve toujours un écho dans ma propre vie. Nos choix font de nous ce que nous sommes…
C’est un roman que je recommande les yeux fermés (si je puis dire) et puis on a l’occasion aussi de découvrir les décors de la ruée vers l’or dans le grand nord, cette nature si chère au cœur de Jack London ! Et hop un roman qui rentre dans le cadre du challenge Nature Writing !

Demain, nous serons bien loin de ses plaines sauvages…
Tweet00:25 Écrit par Océane dans Challenge, Les livres | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : challenge, jack london, martin eden, burning daylight, radieuse aurore, elam harnish, dede mason, mine d'or, ruée vers l'or, grand nord, écrivains américains, elizabeth taylor, une couronne de roses, camilla, amour, ennui, langueur, romancières britanniques, éditions rivages, éditions phebus libretto |
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26.01.2010
Frichtre alors !
L'an dernier, quand j'étais encore fraiche et belle, vers décembre, avant de céder à la tentation de tartiner mes shokobons de nutella, j'ai été taggué par Fouad, alias @Frichtre, autour du questionnaire de Proust. Proust, tu sais le gars qui aime faire catleya.
Me voilà en position de te faire des révélations fracassantes auprès desquelles le nom du père de la fille de R.Dati (Henri Proglio l'homme aux doubles salaires, doubles casquettes, doubles pénis ??) te semblera inintéressant.
On y va mon lapin ?
1 -Le principal trait de mon caractère
A part la modestie, l'humour, le charme et l'intelligence ?? Je ne sais pas. Non, sérieusement je souffre d'un truc assez chiant : je m'aime énormément, tout en manquant cruellement de confiance en moi. Ce qu'on pourrait traduire par un égotisme bien ancrée. Je sais ce que je vaux, j'aime ce que je suis, je ne voudrais pas changer grand-chose, et pourtant je souffre d'un manque de confiance qui confine à la stupidité. J'ai besoin de la reconnaissance et de l'approbation d'autrui (bon, pas n'importe quel autrui non plus, faut pas déconner, mais dès que j'apprécie quelqu'un, j'ai besoin qu'il y ait un respect mutuel). Je travaille donc à raffermir ma confiance et à me blinder du regard de l'autre.
2 - La qualité que je préfère chez un homme
Qu'il me fiche la paix ? La sincérité ? L'humour ? Je ne sais pas. Je crois qu'on apprécie souvent quelqu'un pour un tout, presque malgré ses qualités et ses défauts. En tout cas c'est ce qui m'arrive le plus souvent. Je découvre les défauts et qualités après un premier degré d'attachement. Je ne me pose pas la question avant.
3 - La qualité que je préfère chez une femme
Voir ci-dessus.
4 - Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
Qu'ils comprennent ce que je dis, qu'ils soient sincère et loyaux, qu'ils soient parfois de mauvaise foi, juste pour me donner raison contre d'autre, qu'on n'ait pas besoin de parler forcément pour s'apprécier, qu'on accepte d'avoir parfois pris de chemins différents sans que cela nous exclues les uns les autres.
5 - Mon principal défaut
Je t'ai dit que je manquais de confiance en moi ? Parfois cela me mène à saper une relation, juste pour que celle ci ne se dégrade que quand je le décide, et le meilleur moyen est encore d'anticiper. Je suis sensible, et je n'aime pas souffrir, pire que tout j'ai peur, alors j'anticipe la peur et l'échec en détruisant avant.
6 - Mon occupation préférée
Twitter Lire de très bons bouquins en me disant merde j'ai eu l'idée en 1998 un mardi vers 17h, j'aurais dû l'écrire jusqu'au bout et le faire publier. Parfois je cède à la tentation de lire de mauvais bouquins en me disant merde j'en écrit un par jour des merdes pareilles, quels médiocres ceux qui publient ça et quels aveugles ceux qui les lisent. Je ne citerait pas de nom, je ne souhaite pas dénoncer à la vindicte populaire Anna Gavalda ou Marc Lévy ou Guillaume Musso, ou Amélie Nothomb, ou Paulo Coelho, ou Eric-Emmanuel Schmit ou Philippe Delerm ou merde j'ai mal aux yeux d'écrire ces noms je m'arrête là.
7 - Mon rêve de bonheur
Que la personne à qui j'ai fait le plus de mal me pardonne et me regarde à nouveau comme la jeune fille drôle, délurée, spirituelle que je lui semblais être il y a bien longtemps. Ou plus vraisemblable, que la liste d' « écrivains » susmentionnées périssent dans d'atroces souffrances là tout de suite, ou à défaut tirent toutes les conclusions de leur absence de talent et décident de se retirer de la vie littéraire, à jamais.
8 - Quel serait mon plus grand malheur ?
Chuut, les dieux nous écoutent...
9 - Ce que je voudrais être
Moi, en mieux, plus confiante, simplement, que j'accepte les choses bizarres que je provoque.
10 - Le pays où je désirerais vivre
Le mien, la France, un des plus beaux patrimoines culturel et intellectuel au monde, mais si possible, sans le Nain Vagal, ni la Femme Fatale. Ou alors n'importe quel port du Nord, Rotterdam, ou les côtes belges, ou même norvégienne. Vivre comme dans un roman de Stanislas-André Steeman ou de Georges Simenon. J'accepte même de pousser un peu plus à l'Est et de vivre dans un roman d'André Maurois ou d'André Dhôtel.
Dis donc, je crois qu'il y a un truc avec les André, non ? Et encore je ne te raconte pas un truc qui m'est arrivé à 16 ans avec un André !!!! Pffffff faut que je creuse la question !
11 - La couleur que je préfère
Toutes les couleurs, chacune a sa raison d'être, et trouve sa place. Et je n'aime pas choisir.
12 - La fleur que j'aime
La tulipe jaune si possible, et la pivoine d'un rose délicat. Je couche tout de suite si on m'en offre.
13 - L'oiseau que je préfère
Les oiseaux de Paradis, il y en a beaucoup de différents. J'aime leurs couleurs et leur exotisme.
14 - Mes auteurs favoris en prose
La liste serait bien longue. Steinbeck, Joan Didion, Boris Vian, Jack London, Daphnée Du Maurier, Paul Auster, Victor Hugo, Wilkie Collins, André Dhôtel, Gore Vidal, Donna Tartt, Ruth Rendell, Elizabeth Taylor, Henry James, Thackeray, Dumas père et fils, Robert Musil, John Irving, Donald Westlake, Vicky Baum, Thomas Pynchon, Thomas Hardy, Elizabeth Bowen, Umberto Eco, Tolstoï, Mishima, Alison Lurie, Kawabata..... On va arrêter là. Disons que le critère principal est le talent.
15 - Mes poètes préférés
La poésie est salutaire pour l'âme. J'aime particulièrement Boris Vian, Louise de Vilmorin, René Char, Henri Michaux, Victor Hugo, Rimbaud, Verlaine, Eluard, Prévert, Dylan Thomas, H-D Thoreau.... Il y en a tant d'autres à citer.
16 - Mes héros dans la fiction
Il n'y en a pas qui me viennent immédiatement en tête. Peut-être Dortmunder, cambrioleur malchanceux héros récurrent de Donald Westlake (putain il faut le lire, le lire, le lire, ce type !!!)
J'aime évidemment Martin Eden qui est une sorte d'auto portrait de Jack London : je me dis parfois que j'ai vécue un peu la même expérience que lui, à moindre échelle. On découvre la beauté du monde et des mots, on croit apercevoir une part de cette beauté chez certaines personnes, et l'on finit par ouvrir les yeux et comprendre qu'il n'y avait que médiocrité et bassesse.
Sinon, j'ai une certaine admiration pour Brooke Logan qui arrive à modeler sa morale personnelle au gré de ses frasques amoureuses, avec toujours la plus grandes sincérité.
17 - Mes héroïnes favorites dans la fiction
Bah je ne sais pas, à part Brooke, j'aime que les souffreteuses, ou les nanas qui finissent bouffés par les autres, comme Lili Bart dans « chez les heureux du monde » d'Edith Warthon. Il faut le lire aussi celui là ! Et comment ne pas penser à Anna Karénine de Tolstoï. Je dirais que leur point commun, encore une fois, est d'avoir crû à la beauté du monde, avant de distinguer la médiocrité qui recouvre la majorité du genre humain.
18 - Mes compositeurs préférés
Je ne sais pas. Tout de suite, je dirais Mozart, Verdi, Brahms (les danses hongroises surtout !!)
19 - Mes peintres favoris
Degas, Edward Hopper, Kandinsky.
20 - Mes héros dans la vie réelle
François Mitterrand, Jack London, Rosa Parks...
21 - Mes héroïnes dans l'histoire
Louise Michel, Poppée, Danielle Mitterrand, des nanas qui en ont dans la culotte... plus que moi en tout cas !
22 - Mes noms favoris
La vérité ? Le drame de ma vie ? Vrai de vrai ? J'adore et vénère le prénom masculin Solal, que j'envisageai pour un futur fils ; et j'adore et vénère Nicola (sans le s) que j'envisageai pour une future fille. Ces prénoms me suivent depuis l'adolescence, et là, comment dire, il y a comme une saveur âcre qui les enveloppe, mais je n'en dirais pas plus, où l'on va me reprocher de parler (encore) de la royal famille vagale.
23 - Ce que je déteste par-dessus tout
Les gens lâches qui ne daignent même pas assumer leur lâcheté par une excuse, même la plus pourrie.
24 - Personnages historiques que je méprise le plus
Les colonisateurs qui viennent planter leurs drapeaux dans une terre étrangère en expliquant qu'ils apportent la Civilisation, et ne sont là que pour massacrer et s'emparer des richesses. Tu peux te référer à la pelletée de connards venus à la suite de Christophe Colomb, à la brochette d'enculés d'anglo saxons qui ont dépossédés et massacrés les peuples natifs d'Amérique du nord. Kissinger détient aussi une espèce de record du monde de saloperie, qui tend à être concurrencé par Donald Rumsfeld et Dick Cheney, faudrait demander aux Vietnamiens et aux Irakiens de les départager....
25 - Le fait militaire que j'admire le plus
La Révolution des œillets, au Portugal, en 1974, un coup d'état militaire qui a renversé la dictature salazariste sans instaurer de régime militaire en échange, au contraire elle a ouvert la voie à un régime démocratique.
26 - La réforme que j'estime le plus.
La plupart des réformes du gouvernement Mauroy de 1981, l'abolition de la peine de mort, l'abaissement de l'âge de la retraite, la réduction du temps de travail. En gros tout ce qui vise à donner plus à ceux qui ont moins, en ayant dans le viseur que travailler n'est en rien une valeur morale, mais simplement une nécessité économique que l'on peut contourner et adoucir.
27 - Le don de la nature que je voudrais avoir
N'importe quel don manuel de création, genre dessiner ou bricoler des merveilles. Ou mieux, écrire comme Hubert Selby Junior.
28 - Comment j'aimerais mourir
Est-ce bien nécessaire ?
29 - État présent de mon esprit
J'ai envie de perdre un peu de mon poids là tout de suite, et en même temps je ne dirais pas non à un magnum pistache. J'ai furieusement envie de coucher avec un type aux yeux bleus et en même temps je me demande si c'est bien raisonnable. Je voudrais réduire la voilure de ma garde robe, mais je viens de recevoir le catalogue A.P .C. Bref, je veux tout et son contraire.
30 - Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence
Les fautes d'orthographe : je prêche pour ma propre chapelle.
31 - Ma devise
Ne fais plus confiance à personne. Non je n'en ai pas.
32 - Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire ?
Viens par ici, détends toi, voilà une vodka citron, Gene Kelly se prépare à danser pour te souhaiter la bienvenue, en attendant Mozart va te jouer un petit air, et si tu veux un peu de lecture London ou Taylor ont écrit quelques romans depuis qu'ils sont ici. Le dressing est par ici, à côté du placard à chaussures. Le service d'étage est disponible 24h sur 24.
Si quelqu'un souhaite reprendre ce questionnaire, je le linke avec plaisir !
EDIT: les 3 valeureuses sont donc : Camille la It Girl (ça va te changer de farfouiler dans ton template, et surtout, tapes le sur word d'abord ^^) Chouyo (ce qui te changeras d'embêter les honnetes policiers indiens) et Marlène (ce qui te distraieras de ta lessive au pipi sur les aires d'autoroutes )
Et Bloody Selena va s'y coller aussi !
Tweet20:54 Écrit par Océane dans Les livres, Tagg attaque ! | Lien permanent | Commentaires (62) | Envoyer cette note | Tags : proust, gene kelly, hubert selby junior, louise michel, poppée, danielle mitterrand, françois mitterrand, jack london, rosa parks, mozart, verdi, brahms |
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05.01.2010
Le livre est le meilleur ami de l'homme
Victor Hugo en dit des choses intelligentes, non ?
L'an dernier, dans les années 00', j'ai été tagguée par ma chère Kahlan. Ça fait bien longtemps, j'étais jeune à l'époque et fraiche et toutes ces sortes de choses. Depuis cette époque, bien lointaine, shokobons, foie gras et hormones en folie ont fait leur œuvre.
Pas grave. L'heure est à la beauté intellectuelle, oui on va parler livres, bouquins, littérature et toute ces sortes de choses (ça va finir par se voir que j'ai relu récemment Asterix chez les Bretons...)
Alors, les réponses de Kahlan on peut les trouver là. Et je crois que le questionnaire est l'oeuvre de Fafa !
Voici les miennes de réponses !
1/ Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre (eh oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature)
Bah si ce n'est pas moi qui écrit, j'avoue que je confierai bien la tâche à Jean d'Ormesson. J'éprouve une fascination pour cet écrivain depuis un paquet d'année, j'ai du le découvrir en 4ième, vous dire que ça date pas de la semaine dernière... J'aime ses chemises bleues ciel assorties à ses yeux, j'aime sa coquetterie surannée de vieux garçon. J'aime aussi évidemment et avant tout son écriture. C'est un homme cultivé, drôle, éclectique, doué d'une grande sensibilité à l'écriture. Il faut le lire, on apprend beaucoup avec lui. Mon roman préféré reste l'Histoire du Juif Errant, que je recommande à tous, et notamment à Camille : tu y trouveras un portrait amusant et décalé de Poppée !
2/ Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots sioulplé) depuis une centaine de pages...lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle...Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ?
Bon, si c'est Daniel Craig, je continue ma lecture... Par contre si c'est Hugh Jackman, ou Ian Sommerhalder, ou Gene Kelly jeune, je peux éventuellement arrêter un instant ma lecture et voir ce qui est faisable. Mais un véritable gentleman oubliera sa douleur, s'allongera près de moi, me demandera de lui faire la lecture de mon livre, et puis je serais séduite, du coup je lâche le livre, il enlève sa chemise, et puis, et puis..... Mon esprit s'égare !

3/ C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?)
D'abord Jane Austen c'est très bien ! Ensuite, le choix est trop difficile. A la rigueur je dirais un roman qui possède un certain souffle épique, une sorte d'aventure humaine. Là tout de suite je penserai à Steinbeck avec A l'Est d'Eden (mais tout Steinbeck est superbe), ou bien encore à l'Histoire du Juif Errant de Jean d' Ormesson.
4/ Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?
A vrai dire peu importe, j'aime lire partout. Mais je ressens une plénitude sans pareil si je peux lire au lit, seule, toute seule dans la maison, un dimanche matin !
5/ Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui ?
Et bien sans hésiter Angel Clare dans Tess d' Urberville de Thomas Hardy. Dans le roman, Tess est violée par son lointain cousin Alec D'Urberville, puis vit avec lui un moment « dans le péché », comme soumise à son destin de déshonorée, mais elle finit par se révolter et fuira Alec. Angel Clare qu'elle avait rencontré auparavant, l'épouse. Quand il apprend les mésaventures de Tess avec Alec, son orgueil prend le dessus, et il commence par faire des reproches à Tess pour la quitter ensuite. Tess désespérée ira tuer Alec, et finit pendue. Evidemment entre temps ce nabot d'Angel Clare revient à son foyer, car « personne en peut l'aimer plus que Tess », mais trop tard. Alec est mauvais, mais il assume sa personnalité. Angel se cache derrière une morale bourgeoise pour juger la vie de sa femme, sans se poser de questions sur ses difficultés et son statut de femme pauvre, violée et déshonorée. Il parle d'amour, de morale, de bonté, mais ne fait preuve d'aucuns sentiments quand sa fierté d'homme est en jeu, drôle d'enjeu d'ailleurs. Et c'est pour l'amour perdu de cet homme, qui lui rappelle sa vie ternie, que Tess commet son crime. Je l'aime pas ce con.
6/ Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?
Tu me donnes le choix ? Je bute Harry au premier tome, ou même je fais exploser l'école et tout les sorciers par un séide d'Al Qaida à la page 3.
7/ Jusqu'où êtes-vous allé pour un livre ?
Jusqu'à la Fnac... Sinon, étudiante, je préférais m'acheter un bouquin que des tickets de Resto U, et puis manger c'est surfait...
8/ Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ?
Ce serait Jack London, je le remercierai d'abord pour le Talon de Fer, le Peuple d'en Bas, Radieuse Aurore, Martin Eden entre autre. Puis je le remercierai d'avoir su donner un souffle littéraire au socialisme avec le Talon de Fer, et puis je le supplierai de ne pas se suicider, de continuer à écrire, malgré les hommes et le monde.

9/ Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.
Et bien, un immeuble de quelques étages, un système magique qui me ressort le livre auquel je pense, juste par la pensée...
10/ Vous retournez dans le passé (décidemment, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?
Suicide mode d'emploi et basta.
C'est sur cette note ô combien joyeuse que s'achève se questionnaire... Voilà, voilà...
Faudra quand même qu'on parle de Ruth Rendell un jour.
Tweet00:02 Écrit par Océane dans Bavardages, Les livres, Tagg attaque ! | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note | Tags : littérature, bouquin, jack london, jean d'ormesson, steinbeck, thomas hardy |
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02.05.2009
Do you know me ?
Daniel Fattore, le futur roi de l'orthographe, m'a taggé ! Exercice très sympa, auquel j'ai adoré me plier. C'est toujours délicat de restreindre ses réponses, mais j'ai fait de mon mieux .
Hop, on y va !
Quatre jobs que j'aurais aimé exercer:
- Avocat, mais je suis juriste en entreprise, je vais peut-être me décider à passer un jour le CAPA !
- Ecrivain, mais je le suis un peu pour moi-même déjà.
- Détective privé, sans rire il parait que j’ais des capacités Monkienne !
- Enseignant, je l’ai été en bénévole en quelque sorte, j’aime l’idée de transmission.
Dans l’idéal, j’aurais aimé une vie multiple, tournant autour de la culture et de l’écriture. Avec la possibilité de passer d’une phase à l’autre…Je rêve.
Quatre films que je connais par Coeur:
- Love Story: Love means never having to say you are sorry.

- Autant en Emporte le Vent: After all, tomorrow is another day!

- Une place au Soleil, avec Montgomery Clift et Elizabeth Taylor.


- Les Choses de la Vie, avec Romy et Michel Piccoli.

La chanson d'Hélène.
-Et Big Fish, ok ça fait 5, mais une liste de films sans citer Ewan McGregor ça m’est impossible !

En fait je pourrais en citer tellement d’autres…
Quatre livres préférés:
-Belle du Seigneur, et Le Livre de Ma Mère d’Albert Cohen.

- Martin Eden, de Jack London.

- A l’Est d’Eden de John Steinbeck.

- Un Cœur Fier de Pearl Buck

L’œuvre complète de chacun de ses auteurs répondrait à peine à la question, tant il y a de livres à aimer.
Oh et puis aussi l’Histoire du Juif Errant de Jean d’ Ormesson !
Quatre émissions ou séries:
- Sex And The City.


- Monk.

- Weeds: depuis peu, j'adore !
Quatre endroits où j'aime passer les vacances:
- Nantes et La Baule : c’est mon chez moi de provinciale parisienne !!
- Paris : il y a encore beaucoup à voir.
- Le Royaume-Uni : je ne le connais pas tant que ça, alors c’est toujours un plaisirs.
- L’Allemagne.
Quatre sites webs que je visite quotidiennement:
C’est trop peu quatre, alors je dirais plutôt quatre catégories !
- Les bloggeuses que j’aime bien et qui compose ma promenade quotidienne !
- Les sites d’info, comme 20minutes, Le Post, Libé en ligne…
- Les sites en rapport avec ma profession : juriste Sécurité Sociale et Santé Publique
- Mes mails !
Quatre plats que je ne mangerai jamais:
Tout ce qui est en rapport avec les tripes, les abats…Donc :
- Les tripes.
- Les abats.
- Le cheval
- Escargots et grenouilles !!!!
Quatre plats que j'adore:
- La salade niçoise, mais sans les anchois !
- Le confit de canard.
- Le foie gras sur pain brioché et confit au pain d’épice.
- Le gratin Dauphinois.
Quatre endroits où j'aimerais être en ce moment:
- A Barcelone, en vacances.
- A Londres en vacances.
- A Berlin, en vacances.
- N’importe où en vacances.
Quatre personnalités actuelles ou du passé que j'aimerais rencontrer:
- Donald Westlake : j’ai loupé sa venue à un festival du Polar à Lyon, et là il est mort…
- Shakespeare : j’aurais quelques remarques à lui faire sur certaines pièces antiques.
- Jack London : pour lui dire combien je l’aime !
- Brancusi.
Quatre vœux pour l'année prochaine:
- Etre une meilleure Maman, moins speed, plus attentive et présente, et surtout plus patiente.
- Réussir mon objectif professionnel.
- Retrouver la capacité de l’émerveillement.
- Avoir terminé un recueil de nouvelles et/ou un roman.
Quatre centres d'intérêt ou d'activité:
- Lire.
- Ecrire.
- Tenter des incursions dans des activités manuelles, le tricot, la broderie, le dessin…
- Rêver.
Voilà tout pour le moment ! Si certains passent par là, je serais très heureuse de lire le résultat de vos refexions !
Notamment, si Sorcière Camomille, Elizabeth Vigée Le Brun et Miss Babooshka veulent bien me faire ce plaisirs !!
Tweet07:27 Écrit par Océane dans Tagg attaque ! | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : love story, autant en emporte le vent, elizabeth taylor, montgomery clift, big fish, ewan macgregor, une place au soleil, les choses de la vie, michel piccoli, romy schneider, albert cohen, jack london, pearl buck |
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17.08.2008
Un moment pour soi
La lecture est plus qu'une passion, c'est indispensable à ma vie. Il y a beaucoup de livres, roman ou essai sur lesquels je pourrais discourir des heures, et ça fera certainement l'objet de réflexions futures. Mais il est un roman qui m'accompagne depuis très longtemps, et qui m'a beaucoup apporté. Il s'agit de « Martin Eden » de Jack London, écrivain surtout connu pour « Croc-Blanc » ou « L'Appel de la forêt ».
« Martin Eden » raconte l'histoire d'amour d'un homme avec la littérature et le savoir, puis ses désillusions. Le héros est un marin, ouvrier, homme à tout faire un peu sur le modèle de ce que fût Jack London lui-même, qui rencontre une jeune femme de la bourgeoisie, étudiante. Pour cette femme il va s'intéresser à la littérature, aux sciences, pour se rendre digne d'elle en quelque sorte. C'est le roman de l'apprentissage, de la découverte, mais aussi du désenchantement et de l'échec.
C'est un roman d'une force incomparable, dans la description de l'amour qui nait en Marin pour Ruth. Plus incomparable encore est le cheminement du héros, qui s'élève au-dessus de sa condition grâce à cet amour naissant, puis grâce à la force qu'il puisse dans la littérature et la soif d'apprendre. On observe ainsi l'idéalisation de l'être aimé jusqu'à l'aveuglement, puis la chute, le désenchantement, la perte des illusions sur la femme aimée, l'être humain plus largement.
Jack London a écris là un chef d'œuvre parmi d'autre. Lisez au moins celui-là, et peut-être aurez vous envie de découvrir d'autres perles de cet écrivain: "le vagabond des étoiles", "le peuple d'en bas", "radieuse aurore". Le plus simple serait de tous les citer, je ne peux en distinguer l'un de l'autre, tous m'ont apporté quelque chose dans ma vie!
Et vous, y a-t il un écrivain qui vous accompagne régulièrement ?
Tweet14:41 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jack london, martin eden |
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