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  • Exposition Jardins - Galeries du Grand Palais

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    Se promener dans un beau jardin n’est pas loin d’être un avant-gout du Paradis. Que l’on soit croyant ou pas. En fait, le bonheur est une question de promenade, et de pensées qui se perdent. Où se perdre mieux que dans un jardin, si ce n’est dans un livre ? Lire et flâner dans un jardin, ce sont deux formes de plaisirs qui se complètent, et s’il faut convoquer Cicéron pour s’en convaincre, convoquons et convainquons : “Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut.”

    Las, je n’ai pas de jardin. Enfin, pas chez moi. Ce qui me fait dire que j’ai en échange tous les jardins de Paris, et tous ceux que le hasard met sur mes pas.

    Je n’ai pas eu à aller bien loin, hier soir, pour découvrir un monde de jardins et de couleurs.

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    Le jardin est un art, et la nouvelle exposition du Grand Palais nous en offre une belle palette.

    L’exposition, sobrement intitulée Jardins, est une promenade (nous y voilà donc) parmi les œuvres de Klimt, Matisse, Cézanne, Monet, Dürer, Picasso, et quelques autres encore. Chacune offre à l’œil curieux du visiteur sa propre version du Jardin, comme lieu de plaisir, de promenade, de réflexion, et comme lieu de construction artistique.

    A travers les différentes thématiques abordées, et suivant la période historique, on regarde le Jardin comme objet et puis comme sujet, en constante évolution (suivant en cela les nouveautés et progrès de chaque époque). On observe ainsi les mille usages du Jardin, tour à tour lieu romantique et de badinerie, laboratoire expérimentale d’une nouvelle prise de conscience écologique, ou grand œuvre presque mathématique de jardiniers passionnants.

    Le promeneur trouvera des fêtes galantes sublimées par Fragonard ou Vrancx, il trouvera aussi la géométrie parfaite des jardins à la française, ou bien le fouillis végétal de Gilles Clément. On pourra rêver devant les marguerites de Caillebotte ou la superbe installation de Jean-Michel Othoniel : Grotta Azzura.

    Le jardin est chargé de désirs et de fantasme. Tour à tour on s’y abandonne et on souhaite le maitriser. Mais on sait bien qui aura toujours le dernier mot : la nature.

     

    Si vous ne me suivez pas sur Instagram, vous avez du échapper au déluge de photos que j’ai déversé hier soir ^^ Mais n’hésitez pas à aller regarder, cela vous donnera peut-être envie d’aller visiter ce jardin.

     

    Exposition Jardins

    Galeries du Grand Palais

    Du 15 mars au 24 juillet 2017

     

     

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    Fresque à Pompéi

     

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    Herman de vies

     

     

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    Philipp Otto Runge

     

     

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    Gustave Caillebotte, parterre de marguerites

     

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    Odilon Redon, la branche fleurie jaune

     

  • Pourquoi lire Adonis ? Avent Littéraire #2

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    Chaque année, au moment des distinctions du Prix Nobel, je me prends à espérer que enfin, après tant d’attente, l’académie suédoise reconnaitra à la face du monde le talent de mon cher Adonis. Je crois qu’un des premiers billets « littéraires » qui m’ait été inspiré en ces lieux, fut à la suite d’un échec d’Adonis, une année où il tenait bon la corde. Mais las, un autre fut choisi. Une fois de plus. Souvent pressenti au Nobel, Adonis est pourtant un poète peu connu en France, en tout cas de ce que je peux en voir.

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    Pourquoi ce nom d’abord ? Adonis est né en Syrie, et a voué très jeune sa vie à l’écriture, essuyant d’abord refus d’éditions et silence. Se rappelant la légende du dieu Adonis, celui qui meurt dévoré par des bêtes, et qui va renaitre des larmes d’Aphrodite, sous la forme de l’anémone, notre poète va tourner la page de ces échecs, mourir à son ancien Je et renaitre en Adonis le poète. En guise de fleurs, ce seront des poèmes solaires, des vers d’amour destiné à une terre sans frontières, à un espace qui est dessiné par le vent et par les mots. Des mots d’amour envoyé à ce frère, cette sœur que nous devrions reconnaître dans chaque visage humain croisé dans nos vies.

    Car malgré les guerres qui traversent le Moyen-Orient, la Syrie de sa naissance, le Liban de son adoption, Adonis propage dans ses vers l’éternel appel à la fraternité et à l’amour.

    Quand je le lis, je pense à un vagabond amoureux, qui va de ville en ville prêcher sa bonne parole, et répandre l’amour. Qu’il parle des femmes ou des villes, Adonis nous porte dans un songe éveillé.

    Avec une goutte d'ennui
    je comble à chaque instant
    un lac d'espérance

    Mais comme tout bon poète, il sait que son œuvre est un prolongement de la réalité, de l’existence vécu, et non simplement un fantasme en mots. Et le lecteur le ressent parfaitement, qu’il parle d’une blessure amoureuse ou de la fierté d’un peuple. Et c’est peut-être au nom de cet ancrage qu’Adonis nous a offert également quelques essais, dont un dernier livre d’entretien, au sujet de l’Islam et de la violence. Un sujet dont l’actualité nous a tous sonné il y a peu. Je ne l’ai pas encore lu, donc je n’en parlerai pas précisément ce jour, mais il semble faire un constat implacable, sur l’imprégnation mortifère de la religion sur les civilisations arabes, et il propose quelques pistes pour en sortir, notamment une séparation du clergé et du politique. J’ai donc hâte de le lire, afin de comprendre un peu plus les secousses que nous vivons.

    Voilà, d’une rive à l’autre, Adonis trace des chemins : à nous de les emprunter.

     

    Mémoire d’un Tyran :

    Épi par épi,
    N’en laissez aucun…
    Cette moisson est notre paradis retrouvé,
    Notre pays à venir.

    Déchirez les cœurs avant les poitrines,
    Arrachez les racines,
    Changez cette glèbe
    Qui les a portés.
    Effacez un temps, qui a narré leur histoire,
    Effacez un ciel qui s’est incliné sur eux,
    Épi par épi,

    Afin que la terre revienne
    À son état premier…

    Épi par épi…

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    A demain pour une autre case de mon calendrier de l'Avent.

     

     

     

  • Fatrasie du vendredi (le retour)

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    J’aime la musique, j’aime la radio publique. Au fil des jours de grève, je continue d’écouter Radio France, et plus particulièrement France Inter, malgré la musique qui remplace les émissions, et aussi pour la musique qui remplace les émissions. Radio France malgré tout. J’ai essayé d’autres stations, Europe1, RTL, Nova, Chérie FM, trop de publicités, trop de bruits, trop de tout trop vite. Je continue donc à profiter de la musique sur Radio France, avec parfois la surprise d’une émission diffusée, malgré la grève. Je n’aime pas cette grève, égoïstement, mais je la soutiens car oui il y a une particularité à Radio France, qui a un prix (contrairement au conseil en communication de Mathieu Gallet).

    J’aime lire, toujours, et je suis assez heureuse de ma décision d’aller plus souvent en bibliothèque, comme ça je sors de mes sentiers battus, je vais plus facilement à l’inconnu, et je tombe sur des livres qui ont fait, ou pas, l’actualité, il y a cinq ans, dix ans, ou l’an dernier. Dans le fond, je n’aime pas le principe de la rentrée littéraire : comme une obligation de s’intéresser aux même cinquante livres qui font le tour des médias. Alors oui, je les lis, je suis l’injonction, mais j’aime aussi en parler quand ce n’est pas forcément le moment médiatique parfait. La médiathèque à ceci de beau qu’elle recèle dans ses rayons les dizaines de livres que je n’aurai pas vu au moment le plus fort de leur exposition médiatique.

    J’aime le printemps à Paris, observer la foule des touristes qui se pressent dans les avenues, faire du shopping ou regarder les monuments, et entendre les « wonderful », se mêler aux « wunderbar », et mille autres langages qui font de Paris une nouvelle Babel.

    J’aime faire des listes, encore, toujours, pas seulement des listes des Connelly ou des Diego :) il y a aussi la listes des fleurs à s’offrir en ce printemps ; la liste des endroits de Paris où prendre un thé en terrasse ; la liste des choses indispensables, comme cette jupe à fleurs ou ce gilet jaune, qu’il me faut nécessairement, oh oui. Et puis la liste des petits musés les moins fréquentés de la capitale à redécouvrir.

    J’aime l’idée que mon blog va bientôt prendre une année de plus. Avec des hauts et des bas, de longues interruptions, des reprises chaotiques, une ligne éditoriale aussi obscure qu’erratique, c’est comme cela que je l’aime. Malgré les désertions (les archives sont parfois cruelles, tant elles montrent les absences, les au revoir non prononcés et l’adieu unilatéral qui fait quelquefois de la peine). Mais les choses sont ce qu’elles doivent être (parole de sage que je ne suis pas) et c’est bien ainsi.

    J’aime les rêves, les sourires, les blagues ratées et aussi mon humour, qui ne fait rire que moi :)

    Et puis c’est presque le week-end ! Soyez fou.

     

    Tip du jour →

    jack Koch.jpg(Dessin de Jack Koch)

  • Sous la pluie

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    Mars et ses giboulées, c’est le duo gagnant du moment. Que cela ne nous empêche pas d’aller d’un bon pied ! D’un pied chaussé de cuir pour affronter les ciels menaçants !

     Qu’il fasse bon ou mauvais, je chausse mes bottines et je cours à l’aventure ! J’ai parfois l’impression que Paris est une vaste flaque d’eau en ce moment, mais perchée sur mes Zinda d’un beau rouge bordeaux, je franchis tous les obstacles, dans la bonne humeur :)

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    Tiens, porter du bordeaux à Paris, ça me donne des envies de jeux de mots, je sais c’est atroce, mais que faire en attendant le printemps ?

    Vous me donnez quelques idées ?

    Bisous !

  • Bazar du week-end

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    J’ai beaucoup parlé livres cette semaine, et pourtant je n’ai parlé que de la moitié de ce que j’aurais voulu. Trop de choses à retranscrire et si peu de temps.

    J’essaierais de faire un billet sur le roman de Kathryn Stockett, La Couleur des Sentiments. C’est un roman qui a fait l’objet de beaucoup de bonnes critiques, les billets sur les blogs n’ont pas manqué, le mien peut attendre encore un peu. Et il sera bien enthousiaste et positif ! Et ce qui ne peut attendre, par contre, c’est d’aller voir le film qui en a été tiré, sur nos écrans depuis quelques jours déjà. De ce que j’ai vu, la bande annonce et quelques extraits, le film promet une belle fidélité au roman, qui m’a vraiment beaucoup touché et plu.

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    Pour ceux qui ont lu et aimé le roman, irez-vous voir le film ?

    Ou profiterez-vous de ce week-end pour vous promenez ? J’aime bien déambuler en ville quand il fait froid, emmitouflée dans un manteau et une bonne écharpe bien chaude (pas comme celle que je ne laisse de tricoter et détricoter…). Marcher, le nez au chaud, et les yeux ouverts à la découverte… Il y a peu, je me suis muni de ce guide Lonely Planet, Paris Etudiant, pour découvrir et redécouvrir quelques coins et bons plans parisiens. Bien que je ne sois plus vraiment étudiante (quoique….) j’ai aimé me servir de ce guide, organisé par quartier, et retrouver des endroits où manger, boire un verre, me cultiver ou simplement me reposer et m’amuser. Des endroits que j’avais oublié me sont revenus en mémoire, et j’ai aussi découvert tout un tas de bonnes petites adresses, de celles dont on a toujours besoin, pour passer un moment sympa, et pas cher (forcément, quand t’es étudiant…)

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    Page Facebook du guide (avec un petit concours !)


    Bref un guide à mettre entre toutes les mains !!

    Il y a quelques temps, j’ai troqué mes pastilles de lessive habituelle, contre une version liquide, en l’occurrence la lessive Super Croix  Bora Bora. J’aime bien les pastilles ne général parce que j’ai l’impression que je peux mieux doser et que écologiquement c’est mieux.  Là, j’ai donc été intéressé par la démarche « développent durable », voulu par Super croix.

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    Une formule plus concentrée, donc on en utilise moins, pour un résultat identique. Et puis surtout il y a un souci d’économie en amont, à la fabrication de la lessive :

    Le volume d’eau utilisé pour la fabrication des lessives est diminué,

    Il y a moins de plastique par bouteille, puisque la lessive est concentrée, 

    La consommation d’énergie à la fabrication a été réduite.

    Autant de raisons qui mérite qu’on s’y intéresse, et au résultat, le linge sent boooon !

    Autre petite info qui peut vous intéresser, c’est Imedeen qui a lancé une campagne pour ses 20 ans, et cherche sa prochaine égérie. Nous avons jusqu’au 30 novembre pour tenter notre chance, sur le site d’Imedeen. Il suffit d’avoir entre 30, 40 ou 50 ans, d’être bien dans sa peau, et peut-être ferez-vous partie des trois finalistes qui gagneront un an de soins Imedeen, ainsi qu’une séance de relooking à Copenhague (chez la Petite Sirène ^^)  en compagnie du photographe Steen Evald. Pas mal, non ?

     

    En attendant de voler pour Copenhague ou Bora Bora, je vous laisse, en compagnie de cette douce chanteuse : Vashti Bunyan.

    Bon week-end !