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amour - Page 2

  • Fatrasie du vendredi (le retour)

    J’aime la musique, j’aime la radio publique. Au fil des jours de grève, je continue d’écouter Radio France, et plus particulièrement France Inter, malgré la musique qui remplace les émissions, et aussi pour la musique qui remplace les émissions. Radio France malgré tout. J’ai essayé d’autres stations, Europe1, RTL, Nova, Chérie FM, trop de publicités, trop de bruits, trop de tout trop vite. Je continue donc à profiter de la musique sur Radio France, avec parfois la surprise d’une émission diffusée, malgré la grève. Je n’aime pas cette grève, égoïstement, mais je la soutiens car oui il y a une particularité à Radio France, qui a un prix (contrairement au conseil en communication de Mathieu Gallet).

    J’aime lire, toujours, et je suis assez heureuse de ma décision d’aller plus souvent en bibliothèque, comme ça je sors de mes sentiers battus, je vais plus facilement à l’inconnu, et je tombe sur des livres qui ont fait, ou pas, l’actualité, il y a cinq ans, dix ans, ou l’an dernier. Dans le fond, je n’aime pas le principe de la rentrée littéraire : comme une obligation de s’intéresser aux même cinquante livres qui font le tour des médias. Alors oui, je les lis, je suis l’injonction, mais j’aime aussi en parler quand ce n’est pas forcément le moment médiatique parfait. La médiathèque à ceci de beau qu’elle recèle dans ses rayons les dizaines de livres que je n’aurai pas vu au moment le plus fort de leur exposition médiatique.

    J’aime le printemps à Paris, observer la foule des touristes qui se pressent dans les avenues, faire du shopping ou regarder les monuments, et entendre les « wonderful », se mêler aux « wunderbar », et mille autres langages qui font de Paris une nouvelle Babel.

    J’aime faire des listes, encore, toujours, pas seulement des listes des Connelly ou des Diego :) il y a aussi la listes des fleurs à s’offrir en ce printemps ; la liste des endroits de Paris où prendre un thé en terrasse ; la liste des choses indispensables, comme cette jupe à fleurs ou ce gilet jaune, qu’il me faut nécessairement, oh oui. Et puis la liste des petits musés les moins fréquentés de la capitale à redécouvrir.

    J’aime l’idée que mon blog va bientôt prendre une année de plus. Avec des hauts et des bas, de longues interruptions, des reprises chaotiques, une ligne éditoriale aussi obscure qu’erratique, c’est comme cela que je l’aime. Malgré les désertions (les archives sont parfois cruelles, tant elles montrent les absences, les au revoir non prononcés et l’adieu unilatéral qui fait quelquefois de la peine). Mais les choses sont ce qu’elles doivent être (parole de sage que je ne suis pas) et c’est bien ainsi.

    J’aime les rêves, les sourires, les blagues ratées et aussi mon humour, qui ne fait rire que moi :)

    Et puis c’est presque le week-end ! Soyez fou.

     

    Tip du jour →

    jack Koch.jpg(Dessin de Jack Koch)

  • L'amitié, et Pierre Lapointe

    Le 10 février dernier, je suis allée voir Pierre Lapointe en concert. Sur un coup de tête presque. Je sors peu, depuis quelques années, par choix, par contrainte, je ne sais pas trop, juste le fait est qu’après mes soucis de santé (bouh la litote qui ne s’assume pas..) ; donc juste après, j’ai préféré rester un temps en dehors du monde. C’est fou comme c’est confortable, et comme on en fait vite une habitude. Tout ça pour dire que je ne sortais plus trop, jusqu’à l’an dernier, ou l’année d’avant encore peut-être. Je vois des gens, au travail, enfin avant que je ne le quitte, à l’école, dans la rue, mais finalement, je reste toujours à distance. J’aime bien rester à distance. Non pas que je n’aime pas les gens, mais (ne riez pas) ils me font peur « les gens ». Je suppose que quand il arrive un truc pénible dans sa vie, on préfère garder ses distances avec « les gens », un temps du moins. Et ce temps là a cessé. Mais pour autant, aller vers les autres reste une grande aventure (un peu comme Koh Lanta mais sans les trucs dégueu à manger, ni les activités sportives)

    J’exagère un peu, non ? Non. C’est une question de peur, de sentiments, de protection de son petit cœur fragile. Je crois que j’ai eu bien plus de dépits amicaux, qu’amoureux. J’ai plus souvent été « jetée » comme amie, que comme petite amie. Que faut-il en penser ? Je ne dois pas être douée pour l’amitié :) malheur aux timides !

    Bon, j’étais censée parler de Pierre Lapointe : concert du dix février, au Trianon, merveilleux concert, sur le thème de Paris Tristesse, car oui être triste à Paris c’est glamour, dixit Pierre Lapointe. J’ai adoré retrouver son répertoire de chansons tristes et déprimantes. D’autant plus que Pierre Lapointe a un humour extraordinaire et une présence sur scène merveilleuse. Du coup, entre chaque chanson triste c’était un véritable stand up. Oh oui c’était bien.

    Et c’était encore mieux que bien, car j’y étais en compagnie d’une personne que j’aime beaucoup, une femme incroyable de gentillesse, que j’admire car elle est belle et intelligente et généreuse. J’aimerai être son amie, mais je crois que je ne suis pas assez intéressante pour ça. Les gens que j’aime bien m’intimident, et je deviens nerveuse, alors je raconte des idioties, des niaiseries sans nom. Je deviens terne et passable. Triste et paradoxale.

    Mais ce n’est pas grave, je me redis les paroles de Pierre Lapointe :

    « Non ce n'est sûrement pas de briller
    Qui nous empêchera de tomber
    Non, ce n'est sûrement pas de tomber
    Qui nous empêchera de rêver »

     

    N’oubliez pas de rêver.

     

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  • Qui se ressemble se ressemble, et qui s'aime ?

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    J'ai l'impression que la citation du jeudi ça ne se fait plus trop ? Peu importe.

    Je suis tombée sur cette capture d'écran de Jean-Pierre Léaud, qui dit en substance que l'on ressemble aux gens qu'on aime.

    Je suis complètement d'accord avec ça. Je n'ai jamais trop aimé le proverbe "qui se ressemble s'assemble", même s'il est assez proche de la réalité. Je ne vois pas l'intérêt de n'aller et de ne fréquenter que les gens qui nous ressemblent, pensent comme nous ou partagent forcéments nos goûts et points de vue. Il en faut, évidemment... Mais combien il est plus riche et fabuleux d'aller vers l'inconnu, le différent, et d'apprendre à aimer.

    Et combien il est réjouissant de se rendre compte, qu'à apprendre et à aimer, on finit par se ressembler, comme par capillarité, par échange, parce que chacun d'entre nous à offert à l'autre un peu de lui-même, qui a été accepté, grandi et favorisé.

  • Princesse au petit poi(d)s

    Je suis une drôle de princesse. Silencieuse et exigeante, j’aime qu’on devine mes désirs, mais je ne sais pas toujours moi-même ce que je veux.  Enfin, si, il m’arrive de me formuler certains désirs matériels, envie de ceci ou cela, robe, chaussures, livres, mais finalement tout cela ne concourt qu’à une seule chose : me rendre compte que quelqu’un pense à moi, au point qu’il devine mes pensées,  et peut-être même qu’il devine ce que j’ignore encore.

    Vouloir, désirer, exiger, attendre, espérer, jouer les princesses lointaines, juste pour le plaisir de le voir venir, humble, une offrande à la main, et constater que je compte. Tout est une histoire de comptes, de contes, additionner les démonstrations d’intérêts, d’affection, et trouver le fil d’une histoire assez belle pour alléger le poids de la vie.

    J’aimerais qu’il y ait quelqu’un, quelque part, qui pense à moi, et qui me donne ce que je mérite.

    Reste à savoir ce que je mérite.

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    (Boardwalk Empire)