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Oh Océane - Page 25

  • Meurtres en majuscules

    Avec la nouvelle année j’ai été prise d’une folie incroyable : continuer à lire autant, mais de manière plus rationnelle, et en partageant le plus possible. Ce que j’appelle plus rationnel, c’est simplement essayer d’équilibrer entre les lectures surprises (les achats ou emprunts au hasard, non prévus), et les lectures désirées et dûment listées sur une Liste À Lire (oui pare que hein une PAL ça suffit pas, il faut aussi une LAL. LOL) (Pardon)

    Dans la catégorie non prévue, je suis tombé sur un bouquin à la bibli, que voici :

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    Je me suis jetée dessus en hurlant presque dans les rayons OH MON DIEU UN AGATHA CHRISTIE INÉDIT OH MON DIEU C’EST GÉNIAL !

    En fait non.

    C’était une histoire originale, reprenant le personnage de Poirot, par une certaine Sophie Hannah.

    Il y a une maladie horrible qui consiste à prendre un auteur mort, et à autoriser quelqu’un à reprendre son œuvre pour écrire une suite. Vachement indispensable hein ?

    On avait déjà eu droit à une suite des Misérables, de Dieu (enfin Victor Hugo, vous avez compris) par un certain François Cérésa : je ne l’ai pas lu, je ne la lirai pas, jamais, hors de question, et que ce François bidule meurt dans les flammes de l’enfer littéraire (mais vieux et en bonne santé, je ne veux pas de mal aux gens, moi).

    On a aussi eu droit à une sorte de suite, préquel, séquelle même, de Autant en Emporte le Vent, de Margaret Mitchell, par Alexandra Ripley : ok, ça je l’ai lu, c’était pas mal, pas nul. Pourquoi l’ais-je lu ? Je ne sais plus, j’ai honte, je devais être rongée de curiosité et bon, ce n’est pas comme Victor Hugo, j’ai moins de blocage (ou alors je suis une girouette ?)

    Alors cette enquête de Poirot sans Agatha Christie ?

    Pas mal, pour être honnête. Vraiment bien même.

    L’histoire : trois corps sont découverts dans un hôtel chic, un bouton de manchette gravés d’initiales enfoncé dans la bouche. Pendant ce temps Poirot, qui se repose dans une pension de famille, croise une jeune fille à l‘air effrayé. Il se trouve que l’inspecteur chargé de l’enquête à l’hôtel est le voisin de chambre de Poirot dans la petite pension. Le livre démarre très vite : il y a une avalanche de faits curieux, d’indices, et de contre indices, avec une galerie de personnage tour à tour inquiétants, amusants, folkloriques, cruels, généreux. On se trouve plongé au cœur d’un petit village, et de ses intrigues noueuses et acides : autant le dire, un vrai régal !

    J’étais très « bof bof » avant d’ouvrir ce roman, mais Sophie Hannah a fait un excellent travail, à la manière de. La seule chose que je n’ai pas aimé, c’est sa façon d’appuyer sur les traits de caractère de Poirot, notamment son amour de la symétrie. Elle en fait un peu trop, comme pour nous dire « vous voyez, c’est bien notre bon vieux Poirot qu’on retrouve ici ». Mais ça n’enlève rien au plaisir de la lecture !

    Bref, un vrai bon moment de lecture, avec du thé et des muffins maison, et oui :)

    Je profite de cette lecture pour me remettre au challenge littéraire, je ne sais pas trop s'il peut rentrer dans la catégorie pour le challenge Agatha Christie, de George, mais je tente.

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  • Très Yolo ce soir encore

    Bon, les Césars, même pas j’en parle. Cérémonie longue, chiante, pénible, pleine de gags à deux francs qui ne font rire que l’entre soi, et encore, d’un rire gêné. C’est peut-être ça l’esprit Canal ?

    Donc on passe directement aux Oscars. N’ayez pas peur, je ne vous affligerai pas une analyse poussée des résultats, ni rien de très technique en fait : je suis le genre de cinéphile qui sait juste dire « j’aime bien » ou « j’aime pas trop trop ». On a connu plus fouillée comme critique.

    Alors voilà, je suis très contente pour J.K. Simmons ( #TeamDrSkoda et le papa de Juno !!) et Patricia Arquette (ma Medium favorite, plus efficace qu’Élisabeth Teissier) ; deux beaux acteurs dans deux superbes film ( Whiplash et Boyhood).

    Sinon, la cérémonie en elle-même, putain mais quelle claque, dès l’ouverture avec ce numéro superbe de Neil Patrick Harris, avec Jack Black et Anna Kendrick :

    C’est pas le talent ça ?

    Il y avait aussi ce clin d’œil musical, aussi drôle et talentueux, à l’absence de nomination pour Lego The Movie :

    Voilà, je suis contente et de bonne humeur, ne m’en demandez pas plus aujourd’hui :)

     

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  • Yolo

    Pas de blues ce dimanche soir, peut-être parce que la journée à été douce et qu’elle se conclue autour d’un dal de lentilles corail concocté avec Fiston. C’était amusant de le faire participer à l’élaboration du plat : résultat sans surprise, il a forcément mangé et aimé ce qu’il a préparé… Méthode autrement plus efficace pour le faire manger de tout, que de le menacer des foudres de l’enfer et de la confiscation de ses cartes Pokemon.

    Pour tout vous dire, je crois que j’apprends (enfin !) à lâcher prise. Je fais les choses, à mon rythme, aussi bien que possible, en ne me souciant que de faire au mieux : le reste ne dépend pas de moi. C’est une chose étrange que d’écouter ses envies les plus simples, et d’y répondre, sans stress ni culpabilité, ni interrogations superflues. Est-ce cela être adulte ? Je ne sais pas. Mais j’aime bien ces dimanche soir, tranquilles.

    Je suis à deux doigts de me remettre au tricot, c’est vous dire.

    Tip du soir =>

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  • René Char - Commune Présence

    Il ne faut pas plus qu'une date anniversaire pour trouver prétexte à lire et relire les poètes qu'on aime bien. Avec Paul Eluard, Robert Desnos, André Breton et quelques autres encore, il y a René Char, poète qui surgit dans une époque magique à mes yeux, malgré la guerre, malgré les combats. Ou peut-être parce que ces combats conféraient à l'époque une gravité toute particulière, une gravité qui trouvait dans le génie de ces poètes une façon de s'accomplir.

    Les poètes sont éternels.

    Aujourd'hui, plus que de rappeler la date anniversaire de la mort de René Char, je fais appel à ce dernier pour nous rappeler, et me rappeler, à l'essentiel :

    tu es pressé d'écrire
    comme si tu étais en retard sur la vie
    s'il en est ainsi fais cortège à tes sources
    hâte-toi
    hâte-toi de transmettre
    ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
    effectivement tu es en retard sur la vie
    la vie inexprimable
    la seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t'unir
    celle qui t'es refusée chaque jour par les êtres et par les choses
    dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
    au bout de combats sans merci
    hors d'elle tout n'est qu'agonie soumise fin grossière
    si tu rencontres la mort durant ton labeur
    reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride
    en t'inclinant
    si tu veux rire
    offre ta soumission
    jamais tes armes
    tu as été créé pour des moments peu communs
    modifie-toi disparais sans regret
    au gré de la rigueur suave
    quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
    sans interruption
    sans égarement

    essaime la poussière
    nul ne décèlera votre union.

    Commune Présence

     

    René Char, commune présence, poète,

     

  • C'était Haïti au Grand Palais

    Le week-end dernier a été très rempli pour cause d’anniversaire de mon fils, et de plusieurs activités prévues. Parmi ces activités, une visite au Grand Palais, prévue de longue date, mais toujours remise à plus tard : les jours passent trop vite. Et c’est donc sur la corde, à deux jours de la fin, que je suis allée découvrir l’expo Haïti au Grand Palais.

    Première chose : j’ai adoré.

    Seconde chose : promis, la prochaine fois je fais en sorte d’être un peu plus dans les temps, histoire de vous encourager à visiter les expos que j’aime bien, avant qu’elles ne se terminent.

    Parce que celle-ci, sur Haïti, je n’ai qu’une envie, c’est que vous y alliez tous ! Sauf que c’est terminé, et c’est bien dommage.

    De Haïti je ne connais pas grand-chose en vérité, à part les récits de Lyonel Trouillot, Dany Laferrière, les actualités souvent tristes autour de l’ancienne dictature Duvalier, ou le séisme de 2010. C’est donc l’esprit ouvert et curieux que j’ai arpenté les lieux. Et quelle découverte pour moi ! De la couleur bien sûr, un show tropical qui éclabousse les yeux de lumière, mais aussi toute la noirceur, la lourdeur d’un héritage colonial, le sang des esclaves ! Mais surtout, se présente à nous un art haïtien bel et bien moderne et vivant ! Au-delà des deux derniers siècles d’histoire, on découvre la modernité d’un art qui se veut sans cesse en mouvement. Et c’est assez réjouissant de voir quelle diversité cela implique : on passe de Jean-Michel Basquiat, que je connais et apprécie, à Maksaens Denis, que je ne connaissais pas du tout : entre ces deux artistes s’étend tout l’espace d’une production artistique variée et surprenante. Des tableaux bien sûr, des vidéos, des sculptures, des installations de toute sortes, de la poupée au crâne : tout nous invite à découvrir Haïti la diverse, la mystérieuse, la combattante !

    Alors voilà, j’ai beau jeu aujourd’hui de vous parler de cette expo déjà terminée, et je m’en veux presque, mais si je puis vous encourager à vous procurer le catalogue de l’expo, ou simplement à vous intéresser un peu plus aux courants artistique de cette île, j’en serais heureuse.

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    J-M Basquiat

     

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    J-H Celeur

     

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    Hervé Télémaque

     

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    Mario Benjamin

     

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    Dubréus Lherisson

     

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    Myrlande Constant