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Challenge - Page 11

  • Impatience du dimanche

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    Du vrac ? En voilà !

     

    J’ai regardé une émission passionnante sur le Machu Picchu, sur Arte hier soir.  Je connais mal les civilisations d’Amérique du sud, alors c’est toujours un moment intéressant. Tu te rends compte de tout ce que nous ignorons (enfin moi) sur 99 % des civilisations passées et présentes de la planète ? Comment acceptons nous de vivre dans un monde sans chercher constamment à le connaître, à l’aimer, à l’admirer ? Il y a tant d’occasions d’être étonné, époustouflé, ému. Et que faisons-nous ? Nous passons la semaine à travailler, pour des sommes plus ou moins intéressantes, qui finiront toutes dépensées en des loisirs somme toute si vains ? Et la connaissance ? Et l’apprentissage, l’expérience ? Comment nous grandir à nos propres yeux, quand il ne s’agit plus pour nous que de chercher à vivre dans une société donnée avec des buts qui ne sont que la satisfaction de besoins vitaux (ou pas) immédiats.

     

    La rentrée scolaire est passée, bien passée. L’année entamée, et mon fils me donne déjà la liste des petits camarades qu’il veut inviter, quasi tous les samedis. Me voilà à courir après les mères de famille pour chopper numéro de téléphone et mail, convenir de goûter à la maison etc. ça me fait tout bizarre de « jouer » à la maman… Je ne joue pas, évidemment, mais je veux dire que ce n’est jamais évident pour moi ce rôle….

     

    Je reçois pas mal de spams de Bernard Tapie et Patrick Bruel, chacun pour une entreprise de merde que je réprouve. Franchement que ces types déjà bien fortunés se servent de leur célébrité pour conduire des gens à dépenser inutilement leur pognon, voilà qui me donne envie de leur taper dessus… Exactement comme ces pubs Cofidis ou autres, qui proposent des crédits à la consommation, à des taux proches de l’usure. C’est un scandale national, auquel la loi commence à peine à s’intéresser. J’en reparlerais plus tard, parce que je m’y intéresse et que j’avais envisagé des actions à l’encontre de ces organismes voleurs et irresponsables.

     

    J’ai momentanément fait une infidélité à Kusmi et Mariages Frères : j’ai trouvé de nouveaux parfums de thé sympa dans les rayons de mon carrouf’ préféré. Thé blanc-Litchi, Thé blanc-Framboises et Fraise-Rhubarbe. J’avoue que les associations sont parfaites, fraîches et délicates !

     

    Je me suis inscrite au challenge Jonathan Coe, tous les détails chez June !

     

    N’oubliez pas le challenge Daphnée Du Maurier, dont les détails sont là !

     

    Pour ce jour, on termine avec une poésie ?  

    L'Impatient - Paul Eluard - In Capitale de la Douleur

    Si triste de ses faux calculs
    Qu’il inscrit ses nombres à l’envers
    Et s’endort.

    Une femme plus belle
    Et n’a jamais trouvé,
    Cherché les idées roses des quinze ans à peine,
    Ri sans le savoir, sans un compliment
    Aux jeunesses du temps.

    À la rencontre
    De ce qui passait à côté
    L’autre jour,

    De la femme qui s’ennuyait,
    Les mains à terre,
    Sous un nuage.

    La lampe s’allumait aux méfaits de l’orage
    Aux beaux jours d’Août sans défaillances,
    La caressante embrassait l’air, les joues de sa compagne,
    Fermait les yeux
    Et comme les feuilles le soir
    Se perdait à l’horizon.

  • Samedi, encore un peu....

    Note décousue du week-end !

    Alors d’abord je récapitule le nom des personnes à qui je vais avoir le plaisir d’envoyer une carte postale de Paris :

    Diskette

    Chocoladdict

    Virginie B

    Sylvie

    Madamezazaofmars

    Estellecalim

    Faustine

    Firemaman

    Miss Giny

    Kahlan

    Mes poulettes, envoyez moi votre adresse sur mon mail danslessouliersdoceane at gmail.com

    Sinon, je vous ai dit que je m’étais mise à la boulange maison ! Voyez quelques images !!

    J’ai passé une bonne partie du samedi à pétrir et à cuire de bonnes petites choses !!

    Un gâteau ananas, un cake abricot-papaye, des pains au lait et un pain kabyle traditionnel !

    Ici la pâte du pain kabyle avant levage,

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    Le pain une fois cuit,

     

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    La pâte pour la gâche vendéenne,

     

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    La gâche une fois cuite, et à côté un survivant de la fournée de pains au lait !

     

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    Voilà !!

  • Il n'est pas nécessaire de construire un labyrinthe quand l'Univers déjà en est un

    Jorge Luis Borges nous donne le titre du jour, il a tellement raison...

     

    Cet été semble dévolu aux labyrinthes administratifs en tous genres… Certaines administrations, que je ne nommerai pas par lâcheté (et parce que je travaille pour l’une d’entre elles…) font figure, véritablement, de Bouche de l’Enfer. Oui, rien que ça… Buffy aurait beaucoup à faire par ici… Arriver à 9h, heure d’ouverture, et se rendre compte qu’il y a déjà 97 personnes devant soi.

    Voilà.

    Ipod branché, roman léger en main, barre de céréales, tout est ok. Je plonge, sans savoir quand la Bouche de l’Enfer me recrachera à la lumière du jour….

    Du coup, quand je rentre chez moi, je suis une sorte de légume tout mou, qui n’aspire qu’à une chose : oublier que le formulaire R5687 est préalable à l’obtention du formulaire G3423, lequel servira à obtenir le sésame, à savoir le formulaire A2331 qui me permettra d’obtenir…D’obtenir quoi déjà ? Je ne sais même plus… La quête du bon formulaire au bon guichet devient une aventure donquichottesque, mais je n’ai même pas de Rossinante ni de Sancho Pança pour me tenir compagnie. Et au bout, tout ce que j’aurai, ce ne sera pas l’équivalent masculin de Dulcinée du Toboso, mais tout juste un papier attestant de mon identité non frauduleuse, bien que née à l’étranger, vilaine que je suis….

    Pauvre légume tout mou qui n’aspire qu’à oublier ces formulaires, qui finissent tous par se mélanger dans mon cerveau alangui…

    Pourtant j’en aurais des choses intéressantes à faire pendant mes RTT, je veux dire à part hanter ces labyrinthes administratifs... Je pourrais aller chez le coiffeur, voir si un léger éclaircissement de mon châtain naturel me siérait ? Je pourrais aussi reprendre un peu la natation, histoire de vérifier que je ne sais toujours pas nager, mais tout juste éviter de me noyer… je pourrais également rêver à mes vacances… Ah, les vacances, le repos, la pièce blanche, toute blanche….

    En attendant, je tumblr. Quoi donc ??? Je tumblr… Du verbe tumblrer. Tu ne connais pas ? Normal, ça existe pas je crois…En gros je poste des photos, des poèmes, des trucs sur mon tumblr, là… ça m’occupe, ça me vide l’esprit de tous ces formulaires à fournir… J’aime bien, c’est comme un album fourre-tout, rempli de ce qui me plaît. Ça ne te tente pas toi ??

    Sinon, mes lapins du Guatemala, n’oubliez pas le challenge Daphné Du Maurier, click click là. J’ai rajouté des participants et des participations. Je ne suis pas à l’abri d’un oubli, donc si je ne t’ai pas cité, toi ou ton texte, merci de me le signaler !!!

  • Que la création est une grande roue qui ne peut se mouvoir sans écraser quelqu'un

    Merci à Victor Hugo d'être une source infinie pour mes titres...

     

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    Après Mary Anne, j'ai donc lu un autre ouvrage de Daphné Du Maurier. Cette fois il s'agit d'un récit : Le Monde Infernal De Branwell Brontë.

    J'étais attirée par ce titre d'abord parce que j'associe constamment Du Maurier et les Brontë, je ne sais pourquoi, certainement l'écriture, le souffle, l'imaginaire un peu sombre. Le Monde Infernal De Branwell Brontë n'est pas un roman comme les autres. Il s'attache aux faits, à la vie particulière de ce jeune homme tragique. Branwell est le frère oublié des sœurs Brontë. Enfin, oublié, c'est une façon de parler : méconnu plutôt.

    L'œuvre des trois sœurs est connue, mais je ne soupçonnais pas l'importance de ce frère dans leur processus de création. Branwell est un être fantasque, créatif, fascinant. Aussi torturé que génial. Et là où ses sœurs ont su trouver un épanouissement dans la création intellectuelle, il a rencontré la souffrance, le questionnement tragique et l'incessante torture de l'artiste maudit. Car son génie ne le conduit qu'à la frustration et à la destruction pour lui-même. L'amour des trois sœurs pour ce frère est éclatant et sans faille, et leur œuvre porte la trace de cet amour.

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    "Fratrie heureuse" par Branwell, dont on aperçoit l'ombre fantomatique au milieu.

     

    Il reste dans l'ombre, mais paradoxalement il les éclaire d'une lumière créatrice, quand lui se consume dans l'autodestruction. Glass Town, cette  fabuleuse construction de mondes imaginaires qui a contribué à l'éveil littéraire des sœurs Brontë, est en grande partie le fait de Branwell. Et c'est étrange comme ce fils préféré, ce frère adulé pour son talent, son génie même, propre à enflammer l'imagination de ses sœurs, ce frère donc ne saura pas affronter le monde, le vrai, celui du dehors, celui des amours déçues, des amitiés contrariées, le monde où il faut se contraindre à des tâches ingrates d'employés pour qui a en son esprit une véritable fatrasie. Comment survivre en ce monde, sans l'aide de l'alcool et du laudanum ? Comment surmonter la perte de l'amour, l'échec, les blocages, la vanité de la création, sans ces béquilles indispensables ? La folie et la maladie s'emparent du corps et de l'esprit du petit frère devenu grand. Branwell n'était pas fait pour ce monde. Qui d'ailleurs peut y survivre, s'il ose se déciller les yeux ?

    Daphné Du Maurier plonge au cœur de cet amour et du désespoir. L'écriture fine et ciselée (merci la traductrice, Jane Fillion, de la famille de Nathan Fillion ???)  sied à merveille au récit. Le tout est documenté, comme il se doit pour une biographie, mais il bénéficie surtout du talent de romancière de l'auteur, qui dépeint le tragique et la descente aux enfers avec une plume captivante. Du Maurier rend hommage à un de ces confrères artiste génial oublié et malheureux. Un jeune homme que l'on regarde tomber, tomber, d'une chute si longue et si douloureuse, tomber et finir à 30 ans, convoqué par la mort, comme il se caricaturera lui-même.

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    C'est peu dire que j'ai été touchée par ce récit. Je me sens proche de Branwell, plus encore que de ses sœurs, non pas que je m'associe à sa souffrance de génie frustré, mais je connais ces affres par lesquelles il est passé. Cette idée que le monde réel (IRL comme on dirait maintenant) n'est pas fait pour soi. L'idée que le prix à payer est trop lourd pour le regarder en face, car à le regarder justement, on en voit que les détails, ceux du diable. La beauté inaccessible, la laideur des cœurs, la vacuité des esprits et la mesquinerie des âmes.  Pourquoi tout cela saute-t-il aux yeux de certains, au point que cela encombre le cerveau, qu'on ne voit plus que ça presque, et qu'il faille batailler pour apercevoir une lumière, une raison d'espérer, un but, quelque chose à aimer, et qui vous soigne en retour.

    Branwell est un être d'exception, un vrai, un de ceux qui comprennent ces vérités, qui s'affranchissent des petitesses qui font le bonheur des autres. Il est de ceux qui veulent embrasser un destin, et qui n'y arrivant pas suffisamment, s'embrasent dans les flammes de la déception, de la frustration. Quand l'esprit bruisse de trop de pensées, de trop d'idées, quand le cerveau devient une machine qui s'emballe, hors de contrôle, la seule façon de survivre un peu, un tout petit peu, c'est d'embrumer l'esprit, de le noyer d'alcool ou de psychotropes quelconques juste pour avoir la paix. Même si c'est une paix illusoire, et l'antichambre à la paix éternelle.

    Daphné Du Maurier a pénétré cet esprit, l'hommage qu'elle lui rend m'a laissé émue et conquise. Et désespérée de n'avoir pas une once de son talent, aussi.

     

     

    « O, Homme qu'es-tu ? Une créature misérable

    Ballottée sur les flot du temps,

    Se meurtrissant aux rocs, happée par les remous,

    Impuissante à se soustraire

    Aux vagues et aux abîmes du malheur et du crime. »

     

    P Branwell Brontë.

     

     

    Lu dans le cadre du challenge Du Maurier ===> Click

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  • Daphné Du Maurier

    Merci de me notifier vos publications à ce sujet, que je ne vous oublie pas !!

    Cette note restera sur la colonne de gauche (droite ? merde je sais pas..) comme post it, regroupant le nombre et l'état des participations au Challenge Daphné Du Maurier.

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    Les participants :


    Madamezazaofmars

    Camille la it Girl

    Alice

    Frannso

    Val

    Kahlan

    Mademoiselle V

    Palaeksa,

    Céline

    Mademoiselle C la Futile

    Maggie

    Marlène

    Alicia

    Chouyo

    Firemaman

    Daydreamer

    Harry

    Mona

    Romain

    Keisha

    Solenn

    Amandine

    Tiphanie

    Caro

    Herisson08

    Eré

    Ckan

    Bealapoizon

    Papillote

    Soie

    Electra

    Martial


     

    Les textes en ligne :

     

    Kahlan s'est penché sur Rebecca et les mystères de Manderley.

    Alice a vogué vers la Crique du Français.

    Alicia a rendu visite à Ma Cousine Rachel, après avoir elle aussi succombé au charme mystérieux de Rebecca. Ensuite elle a frappé aux carreaux de l'Auberge de la Jamaïque. Ensuite, c'est le Monde Infernal de Branwell Brontë qui l'a happé !

    Keisha nous parle de Rebecca également ! Et de La Maison sur le rivage, belle ambiance !

    Firemaman est allée admirer le Vol du Faucon .

    Amandine a fait connaissance avec Rebecca !

    Maggie m'écrit pour me dire comme elle a succombé au charme de Rebecca elle aussi.

    Béalapoizon est allé visiter La Maison sur le Rivage

    Harry s'est penché sur le cas de Ma Cousine Rachel, et avec quel tact ! Puis il a croisé un Bouc-émissaire.

    Amandine a également fait connaissance avec Ma Cousine Rachel, décidément bien populaire !

    Céline a croisé le chemin de Mary Anne

    Maggie   a succombé au charme gothique de  l'Auberge de la Jamaïque !

    Electra nous raconte sa Rebecca !

    Tout comme Ckan, quel charme cette Rebecca !

    Et idem pour Martial qui nous raconte sa Rebecca  et aussi Le monde infernal de Branwell Brontë !  Et maintenant il fait une halte à l' auberge de la Jamaïque !

    En cliquant sur les titres des romans vous accéderez aux blogs concernés.

     

    - le challenge dure jusqu'au 31 décembre 2010.

    - Il s'agit de lire au moins un roman de la dame d'ici là.

    - Il faudra en rendre compte de manière personnelle sur son blog; je n'attends pas de critiques pro, étant moi-même incapable d'en faire !! Juste vos émotions, votre plaisir ou votre déception !

    - Vous pouvez aussi bien en faire un résumé écrit, qu'une photo, un dessin, peu importe: lire vous a évoqué quelque chose, c'est cette évocation qui est la plus importante pour moi.

    - Vous pouvez poster autant de fois que voulu à ce sujet !

     

     

    Et au 31 décembre, j'aurais la joie de choisir, peut-être avec un jury de copines, la personne qui aura exprimé un avis le plus pertinent, ou le plus émouvant, drôle, peu importe !

    A la clé un lot composé en rapport avec l'univers de la culture Britannique pour le gagnant !