31.05.2011
A bout de souffle
Le week-end ainsi que le lundi ont été agités en fait. Il y a eu des quintes de toux, des nuits blanches, la courses aux docteurs… Puis hier, lundi, après une dernière radio, le diagnostique a été posé : mon fils est asthmatique.
C’est à la fois bénin et grave pour moi.
Je suis peinée de voir mon fils essayer de s’habituer à cette petite machine (une chambre d’inhalation) pour prendre un traitement qui va être quotidien pour un sacré bout de temps…
L’asthme est une maladie mal connue je me rends compte. Je suis devenue asthmatique à 26 ans seulement, et depuis ces dix dernières années, j’essaie d’équilibrer ma respiration, de jongler avec les 36000 traitements et innovations qu’on me propose. Respirer c’est vivre. Ça devrait être simple et naturel. Mais je sais, pour le vivre, comme la panique peut te gagner quand tu sens tes poumons étouffer, et toi avec. La panique qui vient quand tu ne sais pas quoi faire pour trouver un peu d’air.
Je ne voulais pas de ça pour mon fils, et j’espérais qu’il y échapperait, puisque je n’avais pas été asthmatique dans mon enfance…
Depuis ces derniers jours je m’en veux un peu. De quoi ? Je ne sais pas. J’ai bien écouté son père, et les médecins, m’expliquer que ça n’avait rien avoir avec quelque chose que je lui aurais transmis, ou quelque chose que j’aurais mal fait dans les soins que je lui apporte. Mais c’est comme ça. Et pourtant je m’en veux. Je sais que ça va passer…. Mais je déteste le voir comme ça. Puis je me dis ; ce n’est QUE de l’asthme… Mais c’est mon petit bébé.
Je lisais récemment chez Sandra je crois, de jolies réflexions autour de la mère parfaite ou indigne, j’y ai donné mon avis, en disant qu’on ne fait jamais que ce qu’on peut finalement, et de son mieux. Je sais que c’est l’attitude la plus simple et la plus saine, et la plus réaliste aussi.
Alors pourquoi ce sentiment de culpabilité irrationnelle aujourd’hui ?
Tweet18:12 Écrit par Océane dans Bavardages, Lorsque l'enfant parait | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : asthme |
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30.05.2011
Echolalie jusqu'à la lie
Vous ne trouvez pas que les vitamines sont hors de prix ? Je dis ça, parce que je prends des compléments alimentaires, pour cause d’anémie (pauvre petite…) et ça coute un bras au long cours…
Je fais des listes de vitamines à prendre, vous vous en doutez…. C’est que je suis toujours en train de faire mille choses à la fois (et toutes sont bien faites, je vous vois venir, langue de vipère ^^), des listes avec des noms aussi drôle que vitamine D, actiQ10 ou magné B6… On peut y voir une certaine poésie, non ? Non. Ou si, après tout… La poésie apothicaire de l’hypocondriaque blasée.
Je refais ma playlist Youtube, qui n’est pas la même que ma playlist Deezer, elle-même différente de ma playlist Spotify, qui n’a rien à voir avec ma playlist Itunes. Et je lorgne de plus en plus sur Hype Machine… Dieu merci, j’ai fermé Last.fm et 8Tracks…. Pour l’instant. Par contre je suis de plus en plus tentée par Soundcloud. Je continue à enregistrer des lectures de poèmes ou de textes qui me plaisent, même si je n’en montre plus tellement ici… Je songe à les regrouper là-bas.
Je fais des listes avec des titres de bouquins, des noms d’auteurs, des thèmes qui m’intéressent. Ça nous en fait des listes encore… Je m’y retrouve enfin un peu dans mes envies, mes anciennes lectures, mes relectures.
Et du coup, j’avoue apprécier le principe des challenges littéraires : ça rappelle à mon souvenir des bouquins que j’aurais aimé lire, et qui ont disparu au fond d’une liste antédiluvienne. J’ai pris un de mes jolis cahiers Hema pour noter la liste des challenges auxquels je me suis inscrite, les titres des ouvrages pouvant correspondre, et ma critique de ceux-ci. Au moins, je m’y retrouverais plus facilement.
En parlant challenge, je publie mercredi un billet sur le challenge Daphné du Maurier… Il était temps, non : ) ?
Je fais la liste des petites choses colorées qu’il me faut pour cet été, un peu de maquillage léger, quelques t-shirt, de nouveaux maillots de bains bien flashy. J’ai envie de tester de nouvelles crèmes de nuit, ma peau se lasse trop vite…
Je fais des listes des femmes que je regarde avec des yeux presque amoureux, tant elles dégagent de la lumière et me fascinent. Je repense à Claudine Longet (oui, encore elle…) Michelle Phillips, Marina Tsvetaeva… Je finis par repenser combien j’ai été injuste, adolescente, avec Anna Karina. J’aimerais vous parler d’elles toutes un peu plus.
J’ai loupé l’anniversaire de mon tumblr le 27 mars dernier, plus d’un an que j’ai développé là-bas un univers composé de tout ce que j’aime : des photos, des artistes, des poèmes, des extraits d’œuvres, parfois des textes de moi, tout ce qui m’aide à vivre et à être bien. Scotomisation c’est presque mon lieu préféré…
J’ai aussi loupé l’anniversaire de ce blog-ci, ouvert le 18 mai 2008. Pourtant j’aimerais organiser quelque chose, mais je m’y suis prise un peu tard. Je vais voir si je trouve quelques sponsors pour un partenariat, mais au pire, je ferais un petit truc pour vous remercier de votre présence ici. La date dépendra de la suite de mes investigations, mais je pense être prête pour septembre, difficilement avant.
Enfin, je reviens sur mon idée de swap en couleur. Je vais publier un billet précisant l’objet, les règles et des dates de participations, mais je peux vous dire tout de suite qu’il s’agira de faire travailler son imagination autour de la couleur. J’espère que l’idée vous plaira, et qu’il y aura quelques participants ?
Sinon, j'ai publié une recette sur Salade Océane : des verrines de crèmes de carambar.... C'est trèèèèès bon : )
Et vous savez quoi ? Je suis de sacrément bonne humeur, au point que je vous colle sans remords quelques petits coeurs.

On pourra pas dire que je suis pas la plus gentille des blogueuses....
Tweet02:13 Écrit par Océane dans Bavardages, Fatrasie | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : hype machine, lastfm, 8tracks, youtupe, spotify, deezer, soundcloud, itunes, playlist, hypocondriaque, listes, echolalie, listomanie, magné b6, actiq10, vitamines, claudine longet, michelle phillips, daphné du maurier, anna karina |
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27.05.2011
Clair de l'âme

Cher Romain,
Permets-moi de t’appeler Romain, depuis le temps que l’on se fréquente, toi et moi, l’intimité qui s’est creusée entre nous autorise cette liberté.
Romain, quand je t’ai connu, tu me disais t’appeler Émile, et la jeune collégienne que j’étais est tombée sous le charme de ta plume. Longtemps, j’ai regardé les squelettes de parapluies abandonnés sous l’orage, en pensant à Momo et à Madame Rosa. Tu avais déjà tracé un sillon dans mon cœur, Romain, un sillon que je suivais à pas mesurés, tout doucement. Plus que tout je voulais faire durer la promenade sur ce chemin. Tu es mort avant que je n’atteigne l’âge de raison, c’est peut-être ce qui fait de moi la lectrice la plus déraisonnable qui soit. Savoir qu’un auteur que l’on aime n’écrira plus que ce qui existe déjà, rend plus précieux chacun de ses ouvrages.
A chaque fois que j’ouvrais un de tes écrits, dès la page de garde j’étais partagée entre deux sentiments : la joie de te lire à nouveau, de te découvrir, et une certaine tristesse à penser que c’était un livre de plus qui m’amenait au bout du chemin. Ce chemin à l’issue duquel il n’y aurait plus de »nouveaux » livre de toi à lire… Mais il reste la joie aujourd’hui, des années après notre première rencontre, la joie de te redécouvrir, de te relire autrement. La lecture de mes 10 ans, de mes 15 ans, ou de mes 20 ans, m’a fait comprendre que chaque relecture offre au regard un nouveau récit. Et aujourd’hui, où l’adulte que je suis admire l’homme total que tu as été, je sais que le chemin ne se termine jamais vraiment. Tu as raison, tu es incapable de vieillir. Le Pacte que tu as passé avec le Ciel s’est étendu à toute ton œuvre.
Alors te relire reste encore ce que je préfère au monde. Je fais le bilan des choses que j’aime, et au détour d’un souvenir, je me rappelle d’une vieille anglaise au ton malicieux. Je me rappelle de Lady L.
J’ai repris la semaine dernière mon exemplaire. Le même exemplaire que j’ai ouvert pour la première fois dans ma chambre au pensionnat, avec pour toute lumière, une lampe de chevet tamisée, pour ne pas attirer les foudres de la responsable de l’étage. Je me revois déchiffrer avec émerveillement les premières pages de cette histoire. J’ai suivi Annette dans ce Paris d’un autre temps, jusqu’à sa glorieuse vie, derrière ce masque de Lady L. On en revient toujours là avec toi : les déguisements que la vie nous oblige à porter. D’autres noms, d’autres discours, d’autres agissements... Et derrière Annette, comme derrière toi peut-être, il reste ce cynisme amer.
Mais j’ai adoré à 16 ans, et aujourd’hui, cette histoire fabuleuse de la construction d’un monde nouveau, à travers les yeux brillants d’une sorte de folie d’Armand Denis. J’ai aimé retrouver la belle histoire d’amour et de combats qui liera Armand et Annette. Voir leurs ambitions respectives se frotter à la complexité de l’Histoire avec un grand H, même fictive, c’est réjouissant ! Les amours d’un jeune anarchiste poète, poseur de bombes un peu raté, et d’une jeune pauvresse qui arrivera aux plus grands sommets, c’est le tour de force littéraire que tu nous offres.
J’aime écouter cette vieille dame qui confie à un jeune admirateur les méandres de sa vie, ses amours, ses indignités, la beauté et la laideur d’une vie riche et tumultueuse.
L’humour, la drôlerie, le cynisme, la tendresse, et les grandes espérances de pauvres êtres humains ballotés par la folie de l’Histoire, Lady L. garde pour moi la même force qu’à la première lecture.
Cher Romain, merci pour Annette, Armand et les autres. Je te quitte pour ce jour, en te rappelant ces vers que tu prêtes à la taquinerie enthousiaste d’Armand Denis :
Ode à l’humanité,
Ah fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez
Qu’ingénument je vous le disse,
Que fièrement vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez.
Lady L - par Romain Gary
Critique épistolaire pour Babelio.
Tweet15:37 Écrit par Océane dans Challenge, Fantaisies fantasmées, Les livres | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : romain gary, lady l, roman, babelio |
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Une fête, des mamans, quelques idées
Il parait que c’est bientôt la fête des mères. L’occasion de se faire quelques cadeaux, non ? Il faut bien se rendre à l’évidence, toutes les occasions sont bonnes…
Blague à part, je me suis dit que je ferais bien le point sur ce que j’aimerais que l’on m’offre ce jour là (en plus du merveilleux dessin que je ne manquerais pas de recevoir, j’espère !) Voici donc quelques petites idées, sans prétentions.
Des petits cahiers, trouvés chez Hema, pour 1 € les deux, de mémoire. J’aime beaucoup les couleurs flashys et gaies. On a toujours besoin d’un cahier, j’en ai déjà entamé un pour noter des recettes de cuisines glanées ça et là.
Du thé, dans une jolie boite. Le thé vient de la Compagnie Anglaise des Thés, tu te doutes bien que celui-ci j’ai voulu le gouter ^^ ! Il est délicieux ! La jolie boite était à 6 € il me semble, et il faut compter entre 4 et 23 € les 100g de thé. Celui-ci m’a couté 5 € pour 100g.
Un joli bijou, une belle montre. Par exemple ces bijoux, qui viennent de chez Fossil. J’aime beaucoup la délicatesse des pierres, l’alliance de l’argent et du noir, un bel ensemble non ?
Quant à la montre, je l’adore ; à la fois moderne et féminine, avec son cadran strassé, elle est venue rejoindre ma collection avec bonheur. Et j’avoue que sa petite sœur, en blanc me fait aussi bien envie ! Vous trouverez sur le site de Fossil d’autres styles de bijoux et montres, y compris pour les papas, qui ne sont pas en reste ! Il y a également des lunettes de soleil et des sacs très sympas, mais ça je pense vous en reparler dans un autre billet. Ma paire de lunettes Virginia ne me quitte plus !
Sans vouloir ramener qui que ce soit à des clichés éculés, on peut aussi offrir de très jolies livres de cuisines. De ces livres qui sont déjà un plaisir à feuilleter et qui encouragent à cuisiner grâce à une très belle iconographie, et à une façon moderne de concevoir la cuisine et la convivialité. En ce moment, j’ai deux chouchous : les Albums Larousse, au prix de 7€90 chacun, et les Petits Plats Marabout, au prix de 7€90 également. Des prix mini pour beaucoup de plaisir, je vous assure ! Je vous montre les miens :
Les deux collections s’enrichissent de nouveaux titres assez fréquemment, et c’est difficile de ne pas céder à tout. Pour avoir fait quelques recettes déjà, je peux vous dire qu’elles sont accessibles, originales mais propre à plaire au plus grand nombre ! Et puis c’est aussi un point de départ à sa propre imagination !
Voilà quelques idées, si vous aviez dans l’idée de faire un cadeau ce prochain dimanche !
Je précise que tout ce qui est présenté ici à été acquis par moi, hormis les articles Fossil, cadeaux de la marque (merci encore à Coralie !)
Tweet06:03 Écrit par Océane dans Bavardages, Food, Les livres, Shopping | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : fossil, bijoux fossil, montres fossil, album larousse cuisine, les petits plats marabout, marabout côté cuisine, album larousse, livres de cuisine, thé océane, compagnie anglaise des thés, hema, cahiers, cadeaux pour la fête des mères |
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26.05.2011
Etre bien avec soi

Ma citation du jour, par Adele, pour Chiffonnette.
Tweet06:34 Écrit par Océane dans Challenge, Citations, pensées, La musique | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : adele, musique, roll in the deep |
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25.05.2011
Ayla est là
Les longues sagas, c’est à la fois mon truc et pas mon truc. J’adore les pavés, dans le sens où plus je reste avec un roman qui me plait et plus je suis heureuse, mais le versant négatif, c’est qu’à trop se fréquenter on s’attache, et quand vient la fin, c’est dur de se séparer. C’est ce rapport que j’ai aux livres… On les laisse, on les retrouve, comme de vieux amis.

C’est donc une vielle connaissance qu’il m’a été donné de retrouver, en la personne de Ayla, l’héroïne des Enfants de la Terre de Jean M. Auel.
C’est une série que j’ai commencé à lire par hasard, il y a quelques années, parce que ma belle-sœur la lisait et qu’elle ne m’en disait que du bien. Pourtant, une histoire qui se passe pendant la Préhistoire, je n’aurais pas sauté dessus. Mais j’ai fait l’effort de lire le premier tome, et j’ai plongé, comme des millions d’autres lecteurs, dans les aventures de cette petite Ayla, avec les « têtes plates » et les « autres ».
« Le pays des grottes sacrées » est le roman qui vient clore la saga des Enfants de la Terre. On retrouve Ayla qui doit devenir la guérisseuse et la chef spirituelle de son clan. On parcourt avec elle les grottes sacrées, et on ne peut s’empêcher de ressentir des frissons aux descriptifs de ces lieux qui ont abrité nos ancêtres.
Pour qui n’a jamais lu un de ces romans, celui-ci peut se lire individuellement, puisqu’il y a de nombreux retours et flash back sur ce qui fut la vie d’Ayla et des siens. Et on peut ainsi comprendre son parcours. Mais je recommande quand même de se jeter dans l’aventure en reprenant l’histoire dès le premier tome, on grandit avec elle, on assiste à, l’évolution de cette petite fille abandonnée, qui est pourtant appelée à un grand destin. Le final, pour très attendu qu’il soit, ne m’a pas déçue, bien au contraire !
Cette saga m’a toujours marqué parce qu’elle montre un univers très matriarcale, très pacifiste, avec des règles de vie très précises. Je me suis ainsi fait une idée moins brouillonne de la Préhistoire et de l’homme de Cro-Magnon. Et si on ne peut plus visiter ni Lascaux ni la grotte de Chauvet, vous en retrouverez des descriptifs aussi détaillés qu’émouvant !
Une saga à lire, et à faire lire.
Tweet18:56 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : ayla, le pays des grottes sacrées, les enfants de la terre, jean m. auel, préhistoire |
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24.05.2011
Dormir debout
Je n'ai jamais vraiment aimé dormir. Le sommeil chez moi n'est réparateur qu'entre 5h et 8h du matin. Dormir avant 5h m'angoisse car je ne veux pas voir mourir ma vie d'avoir trop dormi. J'y succombe souvent pourtant à ce sommeil. J'aime la nuit, son calme, ses bruits particuliers. Quand je dors seule, j'écoute la radio toute la nuit, ou de la musique classique si je travaille un peu. Dormir n'est que l'occasion de manquer le soleil qui se lève, les nuages et le ciel qui prennent cette teinte si particulière. Dormir c'est s'allonger seule, même s'il y a quelqu'un à côté, et penser à ce qui a été loupé, gâché, saccagé. A ce qui sera probablement empêché d'être. Rester éveillée, à me remplir les oreilles de musique ou les yeux de belles images est une façon de dévier la pensée, de la mener vers des chemins moins dangereux, plus propice à la joie et à l'espoir.
Dormir après 8h me laisse le gout amer de la culpabilité : toutes ces choses qui attendent d'être accomplies et moi qui reste allongée. Alors je ne dors pas. Ou mal. Dormir est un entrainement pour la mort : pourquoi s'acharner à améliorer ce qui viendra naturellement le jour dit.
La nuit je mets de la musique, en ce moment le Requiem de Mozart et Bach par Glenn Gould évidemment... Snobisme confortable. Parfois je me contente d'écouter en agitant les doigts en l'air tel un chef d'orchestre devant ses musiciens imaginaires. Parfois j'écris, pour moi ou pour vous, ou pour personne, juste le temps de lâcher quelques mots et de ne pas les sauvegarder.
La nuit je regarde de belles images, je lis des poèmes ou des extraits d'œuvres classiques. Elles prennent une nouvelle dimension à la faveur du calme nocturne. Je peux passer de longs moments à regarder des silhouettes, des arbres ou des livres, seulement pour en apprécier la beauté. Le beau c'est le beau, et puis voilà. Il est à telle une évidence.
La nuit c'est un champ immense des possibles. Tout est valide et projetable dans l'avenir. Le chemin est clair et simple. C'est la journée qui vient tout gâcher inopinément, en jetant sur l'espoir la lumière crue de la réalité.

Tweet01:43 Écrit par Océane dans Fantaisies fantasmées | Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note | Tags : la nuit |
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23.05.2011
One is love, Many is hot : concours OneMany

Il y a des mots qui me font frémir de plaisir : chaussures, couleurs et diversité. Si je ne l’ai pas dit cent fois, je ne l’ai jamais dit : varier les styles, jouer avec la mode, c’est le sel de la vie. Je peux comprendre qu’on ne veuille pas toujours bouleverser et démultiplier ses codes vestimentaires, pour des raisons de taf, ou financières. Mais quand on peut jouer la diversité avec des accessoires, pour pas trop cher, je suis partante !
Les chaussures, c’est l’accessoire par excellence, le premier truc qu’on détaille dans une tenue le plus souvent… Vous savez comme j’aime ça, toutes les sortes de chaussures (ma collection de sneakers n’a rien à envier aux talons ^^) en changer très souvent pour pas trop cher, c’est juste une parfaite idée !
Newfeel a du capter au loin mes ondes (c’est une question de feeling..) et a sorti pile la bonne idée qui va bien : la chaussure qui change avec ton humeur, aka la OneMany.
Qu’est ce que c’est la OneMany ? C’est un concept comme je les aime : innovant et pas cher (important le pas cher, ça facilite la diversité dans ton shoesing )
One c’est pour la semelle : regarde la comme elle est bien profilée cette petite semelle.

Retiens juste respirabilité, stabilité et amorti, et tu sauras pourquoi cette semelle est une petite chose pas mal du tout !
Many c’est pour la chaussure dans laquelle tu vas glisser la semelle. Et là, laisse-moi juste te dire que mon addiction pour la couleur et le changement sont au bord de l’extase. Regarde :
Voilà mes nouvelles petites chéris en blanc et violet profond…

Si tu n’aimes pas le violet, pas grave, il y en a pour tous les goûts, toutes les couleurs de la vie, celle-là j'aime bien aussi :

Parlons peu, parlons bien : combien ça coûte (comme dirait JPP) ? La semelle ergonomique profilée pour protéger tes petons, c’est 9 euros, oui ma dame qui dit mieux ? Et la chaussure, celle que tu vas changer tout les jours, c’est 10 euros. A ce prix là, c’est l’arc-en-ciel dans ton placard ! Oui tu as bien lu, chaque One coûte 9€, chaque Many 10€, à partir de là, tu craques sur les couleurs qui te plaisent !
Ce sont des chaussures mixtes : tu peux être une femme, un homme (sinon je vois pas…) et porter la OneMany, tant que tu chausses du 36 au 46….
Et pour la petite touche pratique, quand même, les chaussures sont aérées (tu as bien noté « respirabilité » au début du billet, fais gaffe, je ramasse les copies ^^), lavables en machine, et un joli choix de couleurs à dispo.
On peut les trouver sur le site de la marque ou chez Décathlon. Histoire d’avoir de quoi gambader joliment cet été (tiens, une Onemany assortie à chaque short, maillot, robette de plage….)
Maintenant, je suis contente de t’annoncer que tu vas pouvoir gagner la paire de ton choix, ici, très simplement. Tu vas voir les déclinaisons de la OneMany sur le site de Newfeel ou de Décathlon, puis tu reviens ici me laisser un commentaire dans lequel tu me dis quelle est ta paire préférée (et ta pointure) et surtout ce que tu aimes plus dans le concept OneMany ! Je laisse jusqu’au vendredi 27 mai minuit pour participer, avant de tirer au sort parmi les commentaires.
En attendant, je t’invite à jeter un œil à la page Facebook de OneMany, tu verras un jeu très sympa qui consiste à créer sa propre version de la Many Dance, (tu vois, comme dans la pub) débloquer des combos et défier ses amis.
Bonne danse, et n’oublie pas de revenir me dire ici quelle est ta paire favorite, si c’est la white purple, comme moi, ou une autre, je veux tout savoir !
Tweet06:16 Écrit par Océane dans Das Kapital | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : newfeel, onemany, sneakers, chaussures de sport |
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22.05.2011
Maïakovski

Vladimir Maïakovski
Au sommet de ma voix (1928-1930)
Derniers vers inachevés
1
Elle m’aime, elle ne m’aime pas
Je trie mes mains
Et j’ai cassé mes doigts.
Alors les premières têtes des marguerites
Secouées d’une chiquenaude
sont cueillies et sans doute
éparpillées en mai
que mes cheveux gris se révèlent
sous la coupe et la douche
que l’argent des années nous enserre éternellement !
honteuse sensation banale - sentiment que j’espère
que je jure
jamais elle ne reviendra vers moi.
****
2
C’est bientôt deux heures
Pas de doute tu dois déjà dormir
Dans la nuit
La voix lactée avec ses filigranes d’argent
Je ne suis pas pressé
Et rien en moi
Ne veille ni ne t’accable de télégrammes
***
3
La mer va pleurer
La mer va dormir
Comme ils disent.
L’incident s’est cassé la gueule.
Le bateau de l’amour de la vie
S’est brisé sur les rochers du quotidien trivial
Toi et moi sommes quittes ;
pas la peine de ressasser
Les injures de chacun
Les ennuis
Et les chagrins
****
4
Tu vois,
En ce monde tous ces sommeils paisibles,
La nuit doit au ciel
Avec ses constellations d’argent
En une si belle heure que celle-ci
Quelqu’un alors s élève et parle
Aux ères de l’histoire
Et à la création du monde.
***
5
Je connais le pouvoir des mots ; je connais le tocsin des mots
Ce n’est pas le genre que les boîtes applaudissent
De tels mots des cercueils peuvent jaillir de terre
Et iront s’étalant avec leurs quatre pieds en chêne ;
Parfois ils vous rejettent, pas de publication, pas d’édition.
Mais les mots sacro-saints qui vous étouffent continuent à galoper au dehors.
Vois comme le siècle nous cerne et tente de ramper
Pour lécher les mains calleuses de la poésie.
Je connais le pouvoir des mots. Comme broutilles qui tombent
Tels des pétales à côté de la piste de danse rehaussée.
Mais l’homme avec son âme, ses lèvres, ses os…
Tweet13:04 Écrit par Océane dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : vladimir maïakovski, poésie, amour |
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Un journal, des journaux
Il y a une chose qui m’amuse toujours au bureau, pendant les pauses déj’ ou café, ce sont les conversations autour de la télé et des peoples. Pour la télé, c’est simple, personne ne regarde vraiment sérieusement, mais tout le monde connaît sur le bout des doigts les programmes realTV les plus croustillants, les aventures amoureuses de telle chanteuse ou le prénom du petit dernier d’Angélina Jolie (aka la plus belle femme du monde après Ali MacGraw, élue à l’unanimité de moi). Autant dire qu’on a beau faire, il y a au fond de chacun de nous un côté midinette qui sommeille (comment on dit au masculin ? Midinet ?)
Bref, dans mon achat monstrueusement important de magazines chaque mois, et chaque semaine, il y a souvent, souvent, oh oui souvent, un mag people, et toujours pour de trèèèès bonnes raisons, vous me connaissez… Parmi ces revues Closer magazine, la cover toute rose qui cache un journal à 4 facettes. Si tu veux connaître les it-prénoms des bébés de star, les pages people te renseigneront sur Marcel Canet-Cotillard, Moroccan et Monroe Carey-Cannon, Shiloh Jolie-Pitt (ma future belle fille) ou encore Nelson et Eddy Dion-Angelil… du coup tu seras content de câliner ton petit Lucas ou ta petite Héloïse ^^ J’avoue que je préfère largement ces carnets people au carnet de mon organe de presse régionale (comme on dit chez maman). Closer c’est aussi des pages « vécu » avec des histoires des lecteurs, ça c’est moins ma tasse de thé, quoiqu’on peut lire parfois des choses bien gaies heureusement. Ensuite les pages que je préfère : les pages modes, parce que pour le coup on a des sélections mode et beauté à tout les prix, avec les inspirations people qui vont bien, pour une feignasse comme moi ce genre de sélection avec une large gamme de prix (souvent très doux, encore plus doux que Laure Manoudou c’est te dire ^^) c’est le pied ! Pour finir, il y a les pages programmes télé, là encore, c’est un petit plus pour moi qui ne fera jamais l’effort d’acheter un mag spécifique télévision, je ne la regarde pas assez pour ça.
Si comme moi vous vous brossez consciencieusement les dents, vous n’allez pas plus d’une fois par an chez le dentiste, dans ce cas, les magazines, faut penser à les acheter soi-même. Autant les recevoir directement chez soi. J’ai dit que j’étais une feignasse ^^ ? Une fille organisée plutôt : moins de corvées, pour plus de temps à soi. La solution : une centrale abonnement magazine (rhooo comme quand j’étais étudiante, vous aussi, non ?) en l’occurrence Toutabo, qui comme son nom l’indique, vous propose de tout : plus de 900 abonnements magazines possibles (si, si) dont Closer bien sûr.
Mais si vous voulez vous initier à la philosophie, avoir la dernière actu littéraire ou sociétale, ou devenir une pro de la cuisine ou du jardinage, vous trouverez aussi la revue qui va bien.
L’intérêt bien sûr, c’est d’abord de recevoir les journaux en question directement chez soi, sans manquer un numéro. Puis c’est le prix, réduit évidemment, et les réductions sont visibles, abonnement par abonnement. Enfin, le petit truc sympa, c’est que la centrale abonnement magazine Toutabo accepte les chèques cadeaux en paiement : la liste est sur le site, impossible de la manquer. Une autre façon d’utiliser les divers chèques-cadeaux ou culture des CE, pour ceux qui ont la chance d’en avoir !
Payer moins cher ses journaux, c’est loin d’être négligeable quand on est papivore comme moi (non, je ne dévore pas de papi, mais des papiers…) Lire de tout est une notion que j’applique aussi pour les revues et magazines ! Et ça me fait penser que j’ai l’abonnement du petit à Wapiti à renouveler !
*Publirédactionnel
Tweet06:09 Écrit par Océane dans Das Kapital | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : closer magazine, toutabo, wapiti, abonnement magazine |
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