30.09.2010
Fatras
Il y a un souci. Je en sais pas trop lequel. Je suppose que c'est moi. J'éloigne les gens. Je dois être froide. Ou distante. Ou les deux.
J'envie cette chaleur que certaines de mes "collègues" bloggueuses savent dégager.
J'envie ces jolies amitiés qu'elles savent nouer. J'envie ces complicités que je vois de blogs en blogs, et je sais que je ne suis que foideur et distanciation.
Je ne sais pas trop quelle image je donne de moi, mais elle ne doit pas être fameuse.
Je ne sais pas pourquoi j'éprouve le besoin de dire tout ça, là, maintenant.
Parfois j'ai envie de cesser de venir ici, pour renaitre ailleurs, sous un autre nom, recommencer, faire les choses différemment. Mais ça ne servirait à rien. Je ne suis que moi.
C'est laid d'étaler sa jalousie et son envie.
EDIT: Il ne s'agit pas d'un problème de masses de commrntaired ou de lecteurs, mais juste d'un ressenti général, sur une sorte d'appréciation de moi-même, quelque chose de très subjectif...
Tweet23:49 Écrit par Océane dans Bavardages, Fatrasie | Lien permanent | Commentaires (49) | Envoyer cette note |
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Love etc.
Bon, après un morceau d’anthologie musicale, j’ai pensé continuer ce voyage vers la culture, la vraie, avec un petit bouquin de derrière les fagots, dont je pense que tu n’en lis pas tous les matins (ou alors arrête…)
Je ne ferais pas plus de mystère : en ce jour glorieux je te propose l’exégèse d’un auteur renommé et tout rose. Elle :

Barbara Cartland. Je te rassure, c’est saine de corps et d’esprit que je me suis lancée dans cette affaire, afin d’apporter ma modeste contribution à la drolatique initiative du blog Happy Few : Les Harlequinades 2010.
Rien que pour afficher le logo, j’avais envie de participer penses-tu. Ça claque sa chatte non ce logo ?
Alors les Harlequinades c’est quoi ? C’est lire un roman Harlequin ou assimilé, y survivre et le raconter.
J’ai jeté mon dévolu sur ce truc là, regarde :

Ça s’appelle « à bord du Diamant bleu », ça fait dans les 153 pages, et c’est paru en poche « J’ai lu – pour elle » véridique le « pour elle ». Que font les Chiennes de Garde bordel ?
La couverture chatoyante nous montre un homme ténébreux à la belle chemise blanche (j’aime les belles chemises blanches, je suis la bonne cible) et une jeune femme blonde avec une robe proprement, heu...immonde ? Rose ? Moche ? Chargée ? Tout ça à la fois. Comme j’ai un master 2 en divination couvertorale littéraire, j’en déduis que nous avons là le héros et l’héroïne, en proie à une (future) folle passion.
Tu veux le quatrième de couverture ? Tu le veux, hein, ne dis pas non, je vois ta lèvre frémir, miam.. Alors donc, je cite : « à dix-huit ans, l’impétueuse Tamina de Braithwaite est de toutes les fêtes. Follement éprise d’Edmund Newson, jeune politicien plein d’avenir, elle espère l’épouser dès que ses parents seront rentrés de Russie. Hélas, alors que tout semble aller pour le mieux, elle apprend qu’Edmund est fiancé à une autre ! Il lui a menti et seule l’ambition l’a poussé à demander sa main. Ulcérée, la jeune fille décide de fuir cet être abject. Or, le comte Ian de Daventry, qui s’embarque très bientôt pour Madère, est à la recherche d’une secrétaire trilingue. Lui aussi a eu une déception amoureuse. Deux cœurs blessés…La beauté d’une île enchanteresse… et c’est peut-être plus qu’un voyage qui commence… »
Voilà, tu constateras que l’aimable rédacteur de ce résumé a su rester dans le ton enchanté de Dame Barbara Cartland, tel que j’ai pu le constater en lisant ces 153 pages. C’est vachement beaucoup finalement 153 pages, moi qui croyais adorer les pavés…
Bref le pitch : Tamina rencontre un jeune godelureau (moi aussi j’ai du vocabulaire) qui lui dit je t’aime, elle lui dit je t’aime aussi, mais las, il était fiancé en cachette à une GOUVERNANTE !! Merde quoi ! T’es la fille de Lord de Braithwaite et tu passes après une gouvernante… Mais en fait notre galant (c’est un synonyme de godelureau) Edmund Newson, n’est qu’un vil ambitieux qui veut épouser Tamina rapport à sa place dans la haute société. Les mecs, c’est vraiment que des méchants. C’est ce que se dit Tamina. Elle a la rage même… Mais elle ne se laisse pas abattre, au contraire « En fronçant ses sourcils à l’arc parfait, d’une nuance plus soutenue que celle de ses cheveux, elle réfléchissait. » oui elle réfléchit la blonde (et ça me fait penser que l’arc de mes sourcils est pas super parfait en ce moment…)
Pendant ce temps, Ian de Daventry lui, apprend que la femme qu’il courtise est secrètement fiancée à un vieux riche américain. Enfin, secrètement, pas vraiment, puisque tout Londres semble au courant sauf lui. Et qui le lui apprend ce secret de polichinelle ? Bah Tamina tiens, par hasard à un bal masqué. Bref, les femmes sont toutes des salopes pensent Ian et lui aussi il a grave la rage. Alors il veut quitter Londres pour un moment. Tiens, comme Tamina… Il embarque à bord du paquebot le Diamant bleu, vers Madère, pour écrire un guide, genre le Petit Futé mais de l’époque tu vois, avec les meilleures salles de bal de Madère, les maîtres d’armes les plus cool etc. Mais il faut à Ian une secrétaire trilingue (je ne sais pas pourquoi trilingue…) pour prendre des notes. Il engage Tamina sans savoir que c’est Tamina et sans que celle-ci sache que c’est le mec du bal du début du bouquin, tu suis ? Bref Tamina embarque sous une fausse identité pour fuir son désespoir amoureux. Elle se déguise en secrétaire : mais « elle ne se rendait pas compte que la sévérité de sa tenue donnait encore plus de relief à son ravissant visage éclairé par de grands yeux couleur saphir ».
Evidemment à bord, elle finit par tomber amoureuse de Ian, qui porte des « jaquettes à la coupe parfaite » et Ian, faisant fi des conventions, tralalalère, sent qu’il tombe amoureux de sa secrétaire « aux yeux de saphir et aux boucles blondes qui cascadent sur ses épaules ».
Arrivés à Madère, on retrouve le méchant Edmund, il y a une histoire d’amour parallèle mettant en scène le courageux valet du Conte Ian et une méritante jeune fille du peuple, bref ça finit en bagarre sur un promontoire rocheux et Tamina qui reçoit un léger baiser de Ian, après une vile tentative d’enlèvement de Edmund.
Si c’est pas so romantic tout ça ?
Alors qu’apprend-t-on grâce à Dame Barbara ? Que les jeunes anglaises sont impétueuses, que l’on peut filer se marier vite fait à Gretna Green (si ça te dit...) Que les choses sont bien faites puisque le comte s’il tombe amoureux de Tamina c’est que celle-ci dégage une classe et une noblesse innée, que des oripeaux de secrétaires ne sauraient cacher. On retient aussi qu’une héroïne digne de ce nom doit avoir un prénom tout pourrie (j’ai aussi repéré une Kamala dans un autre récit…)
A part ça j’ai surtout retenu que je n’en lirai pas un second avant un paquet de temps…
Quand on sait que Dame Barbara est la marraine de Lady Di, moi je dis qu’il y a un truc à creuser sur les errements sentimentaux de la demoiselle…
Bon, comme c’est jeudi, c’est aussi citation, ce n’est pas Chiffonette qui nous contredira. Alors pour rester dans cette joyeuse thématique de l’amour, laissons le mot de la fin à un autre anglais, au style un peu moins rose bonbon, Oscar Wilde :
« L'homme veut être le premier amour de la femme, alors que la femme veut être le dernier amour de l'homme. »
Sur ce, à demain !
Tweet00:05 Écrit par Océane dans Challenge, Les livres | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : barbara cartland, romance à l'eau de rose, harlequins |
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29.09.2010
Hum...
Et je te laisse les paroles :
- Salut Benoît !
- Salut !
- Tu as été en boite ?
- Ouais !
- Alors ? Racontes !
- OK !
- Elle m'a dit : Ah, ah, ... ah, ah...
J'ai rencontré cette fille
Dans une boîte à la mode
Une extra blonde platine
Sans copains, ni copines
Elle s'appelait Ludivine
Me semblait bien caline
Elle était toute fine
J'ai donc sorti le grand jeu
J'ai joué l'amoureux
Je lui ai parlé de famille
Parfois je suis débile
Elle m'a pris par la main
M'emmena dans un coin
Pour me montrer ses seins
Oh oui ses seins
Benoît, Benoît,
Tourne-toi, tourne-toi
Benoît, Benoît,
Tourne-toi, tourne-toi
Elle m'a dit ah ah
Benoît Benoît
Elle m'a dit m'a dit
Tourne-toi tourne-toi
Elle ma dit ah ah
Benoît, Benoît,
Elle m'a dit m'a dit
Tourne-toi comme ça
- Mega cool !
- Quel séducteur, Benoît !
- Mais qu'est-ce que tu lui a dit ?
- Mais dis-moi quoi ?
- OK !
Je me suis donc retourné
Pour ne pas la vexer
J'ai senti son gros machin
Glissé en bas de mes reins
Il s'appelait Jean-Mario
Monté comme un taureau
Il jouait les travelos
Ca ne sert à rien de se moquer
Avez-vous essayé
C'est pourtant pas compliqué
Laissez-vous donc tenter
Pour ne rien vous cacher
Je me suis donc mieux penché
Pour enfin décoller
Oui décoller
Benoît, Benoît,
Tourne-toi, tourne-toi
Benoît, Benoît,
Tourne-toi, tourne-toi
Il m'a dit ah ah
Benoît Benoît
Il m'a dit m'a dit
Tourne-toi tourne-toi
Il ma dit ah ah
Benoît, Benoît,
Il m'a dit m'a dit
Tourne-toi comme ça
Il m'a dit ah ah
- Alors Benoît, tu as aimé ?
- Ouais !
- Mais tu serais pas un peu... techno ?
- Tourne-toi
- Moi aussi je suis ta copine !
- Ah, ah !!
- Tourne-toi !
- Je suis la seule ! (ou alors giga funk)
À tous les tombeurs
À tous les séducteurs
Qui à toutes ces filles
Déchirent le coeur
Vous vous croyez malin
En jouant masculin
Mais vous pleurez maintenant
Que vous n'étes pas bien
Benoît, Benoît,
Tourne-toi, tourne-toi
Benoît, Benoît,
Tourne-toi, tourne-toi
Il m'a dit ah ah
Benoît Benoît
Ouh il m'a dit
Il m'a dit ah ah
Benoît Benoît
Ouh il m'a dit
Ah ah ah ! Mega cool !
Elle m'a dit
Benoît, Benoît,
Tourne-toi, tourne-toi
Benoît, Benoît,
Tourne-toi, tourne-toi
Il m'a dit ah ah
Benoît Benoît
Yeh Yeh
Tourne-toi comme ça
Il m'a dit ah ah.
Voilà, voilà.....
Tu reviens demain quand même ??
Tweet06:02 Écrit par Océane dans La musique | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : benoit tourne toi |
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28.09.2010
Méli-mélo du mardi
Un peu de tout aujourd’hui !
Récapitulatif sur le challenge Daphné du Maurier : les billets déjà publiés sont linkés dans le billet dédié, à savoir là.
Si quelqu’un souhaite s’inscrire, il est toujours temps ! Et je songe à repousser la date limite de publication des participations au 31 décembre 2010, histoire d’avoir une date butoir plus lisible, et de laisser un peu de temps aux récents inscrits.
Pour ma part, je me suis inscrit à deux challenges littéraires supplémentaires. D’abord le challenge Jonathan Coe. J’adore cet écrivain depuis Testament à l’anglaise. Je vais me faire plaisir en le relisant, et enfin je pourrais me pencher sur les autres romans de lui qui sont en souffrance dans ma PAL.
Ensuite, j’ai découvert par hasard le challenge Tour du Monde : il s’agit de lire cinquante livres d’auteurs de nationalités différentes. Les détails là.
Je crois que je tends de plus en plus à fréquenter les blogs purement livresques. Vous allez me trouver bête (ou pas…) mais je me l’interdisais, au sens où n’étant pas moi-même un blog 100% bouquins, j’avais l’impression que mes impressions justement, ne serait pas intéressantes, voire qu’elles seraient comme un chien dans un jeu de quilles. Bref, on est parfois bête…
L’automne est là et bien là. J’avoue que j’apprécie cette saison, la pluie, le vent le froid, j’aime. Pourtant je suis née bien au sud… Les couleurs de l’automne, l’ambiance, tout me plait. Et j’attends avec plus d’impatience encore l’hiver ! J’aime m’emmitoufler dans de grands manteaux, m’enrouler dans des écharpes douces et chaudes…. J’ai hâte !
La rentrée télé est bien amorcée, et si je ne suis pas très fan des trucs qui passent sur les chaines privées, genre la téléréalité ou les émissions de classements à la con, j’aime jeter un œil de temps en temps sur France 5, Arte, France Ô, pour les émissions originales qu’elles proposent. Oui, même à la télé, je suis pour le Service Public J ! Bref, je ne suis pas téléphage, mais France TV viens à mon secours (et peut-être au votre ?) avec une série de quatre petit clip « à l’heure de France Télévision », qui présentent les programmes et les animateurs et journalistes de la grille de rentrée. Je vous en mets un, que j’ai choisi parce qu’il y a l’idole de Manu, Nelson Montfort !
(billet non sponsorisé je précise ^^)
Et un grand grand merci à ma NJC que j'aime, pour son explication "les liens dans une photo pour les nuls" ! Et oui, si tu cliques qur les images, tu arrives directement aux billets concernés. Un petit pas pour toi, un grand pour moi ! Merci encore Daydreamer pour ton aide !
Tweet00:05 Écrit par Océane dans Bavardages, Challenge, Les livres | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : daphné du maurier, jonathan coe, tour du monde, challenge littéraire, france télévision |
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27.09.2010
J'ai deux bananes, t'en veux une ?
Hello mes amis. C’est lundi, et lundi c’est moche. Mais essayons de démarrer la semaine du bon pied quand même. Genre, avec la banane, j’ai envie de dire….
Et qui s’y connaît mieux en banane que Philippe Katerine en ce moment ?? Hein ? Pas grand monde je dirais.

Pour fêter la sortie officielle aujourd’hui de l’album de Philipe Katerine, je te propose de gagner un exemplaire de cette œuvre déjantée ! Rappelle-toi, je t’en ai parlé là !
C’est simple, je te pose trois questions, pas trop compliquées je pense, et puis une main innocente tirera au sort deux gagnants parmi les bonnes réponses. C’est ok ?
Alors les questions :
-En 2008 Philippe Katerine a « épousé » le Président du Groland, comment s’appelle la capitale du Groland ?
-Comment s’appelle l’album d’où est tiré « Louxor j’adore » ?
-Grégori Czerkinsky collabore au dernier album de Philippe Katerine. Donne-moi le nom du duo qu’il a formé dans les années 80. Duo que j’adore, très connu, notamment pour son imagerie « Pierre et Gilles »
Participation jusqu’à Mercredi 29 septembre minuit. Résultats quand j’aurais cinq minutes pour obliger la seule main innocente de mon entourage (mon fils…) à faire le tirage, donc le vendredi 1er octobre !
J’espère que cette petite plongée dans un univers kitsch et décalée te plaira !
Tweet00:10 Écrit par Océane dans Bavardages, Concours, La musique | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : grégori czerkinsky, philippe katerine, la banane |
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24.09.2010
2010 et la suite
"Je rêve de lys blancs
D’une rue pleine de gazouillis
D’une maison bien propre
Je voudrais un cœur de bonté
Au lieu de mon fusil sauvage
Je voudrais une journée ensoleillée
Sans nulle hantise de vaincre
Comme un fou. . , comme un flot.
Je voudrais le sourire d'un enfant
Qui rit d la lumière du jour
Au lieu d'une machine de guerre.
Je suis venu saluer des levers de soleil
Non les crépuscules. . . "
Mahmoud Darwish
Ce poème c’est un peu mon rêve pour les années 2010. Autant je sais pouvoir être assez misanthrope, autant je sais ne vouloir que le bien de mes contemporains. Au risque de paraître un peu nunuche, j’aimerais vraiment qu’il vienne un temps de paix, de tranquillité et de compréhension mutuelle…
Alors j'aimerais que dans ces futures années je puisse faire quelque chose de bon et de bien pour les autres. Réaliser quelque chose qui vaille la peine.
Et puis plus égoistement, j'aimerais être publiée :) !
Voilà Libelul mes envies pour 2010 !

Tweet00:05 Écrit par Océane dans Bavardages, Concours, Poésie | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : futur, 2010, quo vadis |
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23.09.2010
Ce qui ne change pas...

Citation du jeudi ! De circonstance !
« Il fut terrible, jamais il n'avait parlé si violemment. D'un bras, il maintenait le vieux Bonnemort, il l'étalait comme un drapeau de misère et de deuil, criant vengeance. En phrases rapides, il remontait au premier Maheu, il montrait toute cette famille usée à la mine, mangée par la Compagnie, plus affamée après cent ans de travail; et, devant elle, il mettait ensuite les ventres de la Régie, qui suaient l'argent, toute la bande des actionnaires entretenus comme des filles depuis un siècle, à ne rien faire, à jouir de leur corps. N'était-ce pas effroyable? un peuple d'hommes crevant au fond de père en fils, pour qu'on paie des pots-de-vin à des ministres, pour que des générations de grands seigneurs et de bourgeois donnent des fêtes ou s'engraissent au coin de leur feu! Il avait étudié les maladies des mineurs, il les faisait défiler toutes, avec des détails effrayants: l'anémie, les scrofules, la bronchite noire, l'asthme qui étouffe, les rhumatismes qui paralysent. Ces misérables, on les jetait en pâture aux machines, on les parquait ainsi que du bétail dans les corons, les grandes Compagnies les absorbaient peu à peu, réglementant l'esclavage, menaçant d'enrégimenter tous les travailleurs d'une nation, des millions de bras, pour la fortune d'un millier de paresseux. Mais le mineur n'était plus l'ignorant, la brute écrasée dans les entrailles du sol. Une armée poussait des profondeurs des fosses, une moisson de citoyens dont la semence germait et ferait éclater la terre, un jour de grand soleil. Et l'on saurait alors si, après quarante années de service, on oserait offrir cent cinquante francs de pension à un vieillard de soixante ans, crachant de la houille, les jambes enflées par l'eau des tailles. Oui le travail demanderait des comptes au capital, à ce dieu impersonnel, inconnu de l'ouvrier, accroupi quelque part, dans le mystère de son tabernacle, d'où il suçait la vie des meurt-de-faim qui le nourrissaient! On irait là-bas, on finirait bien par lui voir sa face aux clartés des incendies, on le noierait sous le sang, ce pourceau immonde, cette idole monstrueuse, gorgée de chair humaine ! »
Emile Zola – Quatrième partie – Chapitre sept

Voilà, du XIXème au XXIème siècle, les problématiques restent les mêmes. Ceux qui ont déjà beaucoup, en veulent encore plus, quitte à écraser la masse des pauvres. C’est l’ordre des choses semble-t-il : il faut des maîtres et des valets. Et les maitres ont de moins en moins mauvaise conscience à écraser la face des valets. Faire travailler la masse jusqu’à l’usure, mégoter sur une retraite aussi inconsistante que ridicule, en appeler toujours et encore à la crise, à l’équilibre des comptes, tout ça pendant que la table des plus riches reste bien garnie, elle. La novlangue règne : on appelle progrès des régressions sans pareil.
Voilà, rien ne change, rien n’est jamais acquis. Jamais.
Tweet00:05 Écrit par Océane dans Bavardages, Citations, pensées, Des fois je réfléchis, ça fait mal au crâne, Les livres | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : emile zola, germinal, grève, retraites, escroquerie intellectuelle, fillon est un con, woerth un menteur et un voleur, nain vagal, franchement il y a de quoi avoir honte |
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22.09.2010
Comédie new-yorkaise
Entamer un roman c’est comme un premier rendez-vous, on se demande où cela nous mènera, et si éventuellement il y aura une deuxième fois. Cela fait bien longtemps que les auteurs contemporains que je lis n’ont pas bénéficié de ce second rendez-vous. Des romanciers m’ont plu, d’autres m’ont déçu, peu m’ont emballé. Ou plutôt, peu se sont imposés comme une simple évidence.
David Schickler a failli m’échapper. J’ai acheté Comédie new-yorkaise en poche il y a quelques mois, intéressée par le résumé en quatrième de couverture. Puis j’avais lu une critique sur le blog d’une nana que je ne supporte pas, et bon je suis un peu con des fois, ça m’a fait chier. Et puis j’ai fini par trouver la couverture du poche criarde… Bref, j’avais des tonnes d’autres lectures en cours, et j’ai oublié ce pauvre David dans un coin…

Puis, la semaine dernière, alors que je cherchais un poche pour m’accompagner en salle d’attente (je squatte chez un médecin en ce moment, je crois qu’il m’aime bien, il me fait revenir souvent #méthodecoué, ou alors c’est juste que je suis malade, le fourbe !) je cherchais donc un poche et j’ai aperçu ce bleu moche de la couv’, et je me suis dit why not (oui je me parle anglais en moi-même, je suis bilingue de la pensée^^) Je n’aime pas ne pas lire un bouquin que j’ai choisi. C’est un fort sentiment d’échec. Je crois bien que je n’ai jamais délaissé un bouquin, même que je détestais en lisant. Je n’y arrive pas. Du coup, quand je me force à finir un truc nul, je suis envahi d’un fort sentiment de colère (dites donc, j’en ai des forts sentiments ???) Bref c’est toujours une épreuve, et j’avoue que j’ai éprouvé en trois, quatre ans de forts sentiments (oui encore..) de colère envers Marc Lévy (ouatellesse ?) Guillaume Musso, Anna Gavalda, Katherine « je fume du crack avant de trouver un titre à mes romans » Pancol, Muriel Barbery, Stephenie Meyer, J.K Rowling etc. etc. Bref, j’ai prié très fort Hermès Trismégiste, puis je me suis lancé dans cette Comédie new-yorkaise.
Ô Dieu ! La Littérature est un Mystère et Hermès est trois fois grand ! David Schickler mérite d’être au Panthéon !
Ce roman est curieux et si court (303 pages dévorées d’une traite) et tellement sensible, vous savez au sens photographique du terme : il imprime quelque chose en vous.
Alors, de quoi s’agit-il ?
Voilà le mot de l’éditeur : « Imaginez un très vieil immeuble de l’Upper West Side, le Preemption, au coin de la 82e Rue et de Riverside Drive. Une de ces tours mythiques, presque gothiques, avec gargouilles, clochetons et mâchicoulis – on croit parfois y voir rôder le spectre de John Lennon ou le double de Mia Farrow. Tous ceux qui l’habitent – un comptable timide qui parle aux ascenseurs, un acteur raté, un étrange séducteur, une jeune fille à la recherche de l’amour, etc. – participent, sans le savoir, d’une même conspiration, ourdie par David Schickler. Hommage ironique et tendre à toutes les comédies américaines – qu’elles soient musicales, policières, sexy ou simplement comiques –, ce roman s’adresse à tous ceux que Manhattan, Central Park ou Greenwich Village font encore rêver. Entre le New York de Woody Allen, les bars branchés de Sex and the City et le monde magique d’Adorable voisine, David Schickler invente une géographie mystérieuse qui n’appartient qu’à lui. »
Honnêtement, on s’en fiche royalement du mot tout pourri de l’éditeur, car s’il aborde un peu les méandres du livre, il ne dit rien du style si particulier de l’auteur.
L’histoire… Il est écrit roman, et c’en est un. Au début j’ai été perturbé, car chaque chapitre était tellement indépendant du précédent qu’on aurait plus dit un recueil de nouvelles, avec parfois un rappel furtif d’un personnage précédemment vu.
Donc chaque chapitre nous présente un habitant de l’immeuble Preemption, avec la galerie de personnages qui gravite autour de lui. Les personnages principaux d’un chapitre deviennent les héros secondaires d’un autre, et les intrigues entamées à un point, sont dénouées à un autre point. Ce sont des entrelacs étranges de lieux et de personnages. Les caractères font l’objet de profondes descriptions, l’auteur remonte loin dans la psyché de ses personnages, on ne peut que les comprendre et les appréhender comme des connaissances proches, intimes… leur quotidien est fait de bizarrerie, d’étrangeté, de surnaturel presque, comme ce bijoutier imaginaire au fond d’une arrière boutique de sex shop, qui remet un bijou à l’un des personnages. Bijou qui semble prédestiné à LA femme que trouvera ce personnage timide et peu sur de lui.
L’immeuble Preemption est le personnage central du roman, il nous est présenté au début, avant de voir défiler la galerie des personnages.
Il y a donc James, ancien bégayeur qui garde au fond de sa poche les boucles d’oreilles en opale attendant la femme idéale. Il y a Checkers qui séduira Donna, parce qu’il ne veut pas être de ces « affligés » de la vie… Il y a Patrick, qui toutes les nuits invite chez lui une belle femme qu’il pare de la plus belle robe, avant de la lacérer sur elle et de la forcer à se regarder nue…. Il y a en d’autres encore, tous ont un même point commun. La recherche ou la préservation de l’amour.
L’écriture est magnifique, simple, claire. Je me suis sentie si tranquille en le lisant, malgré les situations parfois scabreuses. C’est que l’auteur n’use pas de formules alambiquées ou de subterfuges de mauvais écrivains pour décrire des situations pourtant si peu courantes !
Des extraits ?
« Leonard Bunce désirait une femme mais manigança de se servir d’une autre. Léonard travaillait à Manhattan, il était avocat dans le cabinet Spuck et Hardison. Les deux femmes y étaient assistantes juridiques. Celle que Leonard désirait était Hannah Glorybrook, celle dont il manigançait de se servir, Alison Shippers.
Alison avait trente-cinq ans et mesurait un mètre cinquante-huit. Elle était rebondie, avec de gros seins, et un corps vigoureux, mais les hommes l’intimidaient. Elle avait grandi dans le Maine et semblait bâtie pour devenir gardienne de phare ou ouvrière dans une conserverie. Elle avait un appartement à Gramercy Park et portait au bureau des tailleurs qui ne tablaient pas sur sa féminité. Le jeudi soir, elle s’offrait des sushis, unique plaisir citadin qu’elle se permit, puis s’appliquait un masque d’argile et regardait la télévision. Le samedi soir, Alison s’endormait en sanglotant. »
« Les choses se passent parfois ainsi, cela peut arriver. Il peut arriver que la ville fasse un petit signe de la main, qu’elle laisse deux êtres d’éprendre aussi totalement que James et Rally s’éprirent l’un de l’autre. Cette nuit là, ils ne montèrent pas seulement à l’assaut d’une pizzeria, ils prirent un taxi pour faire tout le tour de l’île. En l’honneur de la nouvelle année, le chauffeur leur offrit des buvards d’acide mais ils refusèrent. Leurs propres langues leur suffisaient, ils s’embrassèrent doucement, parlèrent peu. A trois heures du matin, ils étaient chez Rally, dans son appartement de SoHo, dans son lit, apprenant lentement à connaître le corps de l’autre. Ils se caressèrent, se taquinèrent, se sourirent, retardant la consommation. Ils échangèrent des murmures et des orgasmes. Elle lui chanta une chanson qu’elle se rappelait de son enfance. Au lever du soleil, ils sortirent devant la fenêtre sur le palier de l’escalier d’incendie, enveloppés de couvertures, pour regarder la lumière. »
Voilà. C’est compliqué pour moi de dire pourquoi j’ai apprécié un roman en général. J’aime ou je n’aime pas. J’ai aimé. C’est simple, évident.
Dommage que la couverture soit si moche….
Tweet00:05 Écrit par Océane dans Bavardages, Les livres | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | Tags : david schickler, comédie new-yorkaise |
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21.09.2010
Say cheese

Le truc quand tu es une wannabe bloggeuse mode comme moi (ha ha) c’est d’avoir les bons outils. Un corps parfait (enfin, tu vois ce que je veux dire…), de jolis vêtements (tous les goûts sont dans la nature…) et, et, et !!!!! Et un appareil photo numérique, objet indispensable, que nous désignerons ci-après sous le vocable APN (parce que c’est vachement long à écrire Appareil Photo Numérique et que bon, je suis un peu une feignasse aussi parfois….)
Donc un APN, compagnon de la bloggeuse lambda, genre toi et moi, et indispensable arme de shooting massif de la bloggeuse mode. Tu sais que j’ai un blog mode (oui, il est tout jeune, tout neuf, laisse lui le temps de vivre…) J’ai envie de partager un peu plus cet aspect de ma vie avec vous, et il faut que j’apprenne à faire de jolies photos (en essayant d’échapper au sempiternel regard embrumé, genoux en dedans !!)
Blague à part, quand tu blogues, tu dégaines ton APN plus souvent que la moyenne nationale, à croire qu’on aime partager la moindre connerie qu’on voit, le jolie petit sac, le fashion faux pas, ou simplement le paysage ensoleillé qui nous ravit un jour de bonne humeur. Photographier presque tout et n’importe quoi, c’est une façon de dire j’aime- j’aime pas facile et marrante. Et puis surtout, un APN, ça peut être un joli petit bijou de technologie, genre ça :
T’as vu comme c’est juste beau ? Arrête de baver sur ton écran, et laisse moi te présenter le FinePix Z800EXR de FujiFilm, c’est le nom de cette petite merveille. Mon futur meilleur ami (si Monsieur Fuji me lit, je le veux bien en noir ou or, merci bien) Je pourrais te faire le pitch sur les innombrables qualités techniques de la bestiole, genre ça :
- un bel écran lcd avec double affichage des photos (en mode portrait et paysage au choix en gros !!)
- Un zoom optique 5x et un grand angle (histoire de bien cadrer la paire de chaussure en vitrine, oui monsieur !)
- La possibilité d’aller plus loin artistiquement avec ses photos, grâce aux différents modes tels que le classique sépia, noir&blanc, ou plus innovant encore le mode panorama par exemple !
- Reconnaissance des visages : on peut « archiver des visages, l’APN les reconnaît et fait optimise la photo !
- Reconnaissance des animaux : la bloggeuse a souvent un chat, si, si ^^ On pourra le photographier plus simplement, puisque le Fuji se déclenche automatiquement quand l’animal regarde l’APN. Merci la fonction déclenchement automatique !
- Et la fonction qui m’a le plus tapé dans l’œil (ouch, ça fait mal ^^) en tant qu’internaute c’est la possibilité de retoucher, télécharger et partager les photos depuis le FinePix, vers Youtube et consort, avec MyFinePix Studio : quand l'appareil photo numérique est connecté à un ordi, les images "taggées" sont téléchargées directement sur le site désigné par le tag ! Plus besoin de devoir télécharger toutes les photos avant sur le PC ou de faire une sélection a posteriori. Evidemment, tu peux classer, créer des albums, et aussi faire des collages : avec un simple glissement de doigt tu peux combiner plusieurs photos à l’écran !!
J’adore l’idée de l’écran tactile pour un APN ! Que ce soit pour faire la mise au point, ou des collages, c’est une nouvelle façon de vivre la photo. On touche du doigt l’icône concernée et la fonction est sélectionnée ! Et pour quelqu’un comme moi qui n’est pas très « technique », il y a une simplicité dans l’appréhension de l’appareil qui me plaît ! Sans compter que c’est un petit bijou mignon comme tout !! Le design est parfait, fin, élégant, très féminin presque ! Je le redis, hein mais bon, si je peux l’avoir en noir ou en doré…Voilà, voilà…. Il en va de la bonne marche d’un blog mode ! Non mais !
Tweet00:05 Écrit par Océane dans Das Kapital | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : fujifilm, apn, finepix |
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20.09.2010
Cherry on the coffee
Il y a des choses qui ne changent pas, comme l’insistance de certains internautes à chercher des photos de « Cerise groupama nue » .
Sans blague, il y a bon an mal an une bonne demi-douzaine de recherche ayant trait à la vertu de cette pauvre Cerise, qui atterrisse sur mon blog.
A tous les fans de « Cerise nu » qui arrivent chez moi et repartent bredouilles et déçus, la queue entre les jambes (si j’ose dire), à tous ces fan j’aimerai demander une chose : mais bordel qu’est ce qu’elle a de spécial cette cerise ??!
Et tu as vu le fashion faux-pas de la robe !!!!!!!!!!
Est-ce que je te prends le chou avec Jude Law (et sa magnifique pub Dior):

Ou Georges Clooney (qui me ferait presque regretter d’être anti machine à café à capsule qui polluent avec l’alu et qui coutent un rein à l’usage, mais je t’aime Georges..)

Je pourrais moi aussi faire à longueur de temps des recherche « Jude Law nu » « Jude Law nacked » (yes I’m fluent in english) etc.…
Ha, on me dit dans l’oreillette que c’est ce que je fais…
Ok, à demain alors…
PS : oui c’est lundi, ça se voit ?
Hannnnnnn !!!!
Tweet08:03 Écrit par Océane dans Bavardages, Fantaisies fantasmées | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note | Tags : george clooney, jude law, arrêtez de chercher cerise elle est pas ici |
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