29.10.2011
Baudelaire, en dictame
Une pause poétique, avec le grand Charles, non pas De Gaulle, l' autre grand Charles, Baudelaire...
Prenons le temps d'une lecture, ou d'une écoute, c'est comme il vous plaira.
Dès que j'aurai un peu plus de temps devant moi, je prendrais la peine de rédiger des notes un peu plus travaillées, plus fouillées, pour vous parler de mes poètes favoris.
Pour ce jour, je me contente de vous en vous lire un peu :)
Parfum Exotique
Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone ;
Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux ;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne.
Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,
Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.
Ciel Brouillé
On dirait ton regard d'une vapeur couvert ;
Ton oeil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert ?)
Alternativement tendre, rêveur, cruel,
Réfléchit l'indolence et la pâleur du ciel.
Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et voilés,
Qui font se fondre en pleurs les coeurs ensorcelés,
Quand, agités d'un mal inconnu qui les tord,
Les nerfs trop éveillés raillent l'esprit qui dort.
Tu ressembles parfois à ces beaux horizons
Qu'allument les soleils des brumeuses saisons...
Comme tu resplendis, paysage mouillé
Qu'enflamment les rayons tombant d'un ciel brouillé !
Ô femme dangereuse, ô séduisants climats !
Adorerai-je aussi ta neige et vos frimas,
Et saurai-je tirer de l'implacable hiver
Des plaisirs plus aigus que la glace et le fer ?
Tweet21:30 Écrit par Océane dans Bavardages, Indéfectible beauté, Les podcasts d' Océane, Poésie | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note | Tags : charles baudelaire, lecture, poésie, podcast |
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L'Incroyable Histoire de Winter le dauphin
Les enfants et les animaux, c’est une grande histoire. Il est rare que nos bambins ne trouvent pas mignons tous les animaux qu’ils peuvent croiser : c’est comme ça, il y a un lien spontané qui les lie. Parmi ces animaux, le dauphin n’est pas le moins adorable… Et depuis la musique entêtante de Michel Legrand qui nous chantait, à nous enfants des années 80 Oum le Dauphin, cet animal est le symbole de l’amour de la nature et des animaux, et il faut être sans cœur pour ne pas avoir en ressentir d’émotion.
L’incroyable histoire de Winter le Dauphin va donc en toucher plus d’un parmi nous. C’est, comme le titre l’indique, l’histoire vraie d’un dauphin, qui a échappé au pire, en se battant pour survivre. Le pitch du film :
« Alors qu'un jeune dauphin femelle s'ébroue, il est pris au piège dans un casier à crabe et se blesse grièvement la queue. Repêché, il est transporté à l'hôpital Clearwater pour espèces marines, où il est rebaptisé Winter. Mais ce n'est que la première étape d'un long combat pour sa survie…
Car s'il perd sa queue, Winter risque de mourir. Il faudra toute l'expertise d'un biologiste marin passionné, le savoir-faire d'un brillant prothésiste et le dévouement indéfectible d'un petit garçon pour que l'impossible se produise : sauver Winter. Un miracle révolutionnaire qui redonnera espoir à des milliers de personnes handicapées à travers le monde. »

La bande annonce est à voir ici.
Les films familiaux font florès à cette période de l’année, vacances oblige, mais le casting n’est pas toujours au rendez-vous. Ici, entre Harry Connick Jr (miaaaaam) et Morgan Freeman (respect), on en peut qu’adorer, sans oublier la délicieuse Ashley Judd (qui m’a fait frémir de suspens dans bien des films déjà !!)
Bref, ce joli casting est réuni sous la houlette de la Warner pour nous conter une belle aventure humaine, à l’issue heureuse, une histoire vraie qui réunira petits et grands pour un moment familial et enrichissant.
Voir le film avec mon enfant est aussi l’occasion d’aller plus loin ensuite, de creuser sur l’importance de protéger la nature et les animaux. Il ne s’agit pas que de vouloir nager avec eux :) Il faut dire qu’un des bouquins préférés de mon fils ces temps-ci reste une sorte d’encyclopédie maritime, sur les récifs et les profondeurs : autant de pages pour s’exclamer sur les poissons multicolores, les baleines, le corail et les dauphins bien sûr !
Des émotions et de la réflexion, L’Incroyable Histoire de Winter le Dauphin propose un cocktail que j’aime, à voir sur nos écrans dès ce mercredi 02 novembre.
Je vous quitte avec cette phrase du réalisateur, Charles Martin Smith : "L'un des messages forts du film, c'est que notre sort à tous – humains, animaux et éléments naturels – est lié. Nous appartenons tous à une vaste communauté qui va bien au-delà de nos frères d'hommes, et je pense que ce film évoque cette réalité avec force, humour et générosité".

Tweet21:07 Écrit par Océane dans Das Kapital, Les films | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : l'incroyable histoire de winter le dauphin, warner, morgan freeman, harry connick jr, ashley judd, histoire vrai, dauphin |
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28.10.2011
Bazar du week-end
J’ai beaucoup parlé livres cette semaine, et pourtant je n’ai parlé que de la moitié de ce que j’aurais voulu. Trop de choses à retranscrire et si peu de temps.
J’essaierais de faire un billet sur le roman de Kathryn Stockett, La Couleur des Sentiments. C’est un roman qui a fait l’objet de beaucoup de bonnes critiques, les billets sur les blogs n’ont pas manqué, le mien peut attendre encore un peu. Et il sera bien enthousiaste et positif ! Et ce qui ne peut attendre, par contre, c’est d’aller voir le film qui en a été tiré, sur nos écrans depuis quelques jours déjà. De ce que j’ai vu, la bande annonce et quelques extraits, le film promet une belle fidélité au roman, qui m’a vraiment beaucoup touché et plu.

Pour ceux qui ont lu et aimé le roman, irez-vous voir le film ?
Ou profiterez-vous de ce week-end pour vous promenez ? J’aime bien déambuler en ville quand il fait froid, emmitouflée dans un manteau et une bonne écharpe bien chaude (pas comme celle que je ne laisse de tricoter et détricoter…). Marcher, le nez au chaud, et les yeux ouverts à la découverte… Il y a peu, je me suis muni de ce guide Lonely Planet, Paris Etudiant, pour découvrir et redécouvrir quelques coins et bons plans parisiens. Bien que je ne sois plus vraiment étudiante (quoique….) j’ai aimé me servir de ce guide, organisé par quartier, et retrouver des endroits où manger, boire un verre, me cultiver ou simplement me reposer et m’amuser. Des endroits que j’avais oublié me sont revenus en mémoire, et j’ai aussi découvert tout un tas de bonnes petites adresses, de celles dont on a toujours besoin, pour passer un moment sympa, et pas cher (forcément, quand t’es étudiant…)
Page Facebook du guide (avec un petit concours !)
Bref un guide à mettre entre toutes les mains !!
Il y a quelques temps, j’ai troqué mes pastilles de lessive habituelle, contre une version liquide, en l’occurrence la lessive Super Croix Bora Bora. J’aime bien les pastilles ne général parce que j’ai l’impression que je peux mieux doser et que écologiquement c’est mieux. Là, j’ai donc été intéressé par la démarche « développent durable », voulu par Super croix.
Une formule plus concentrée, donc on en utilise moins, pour un résultat identique. Et puis surtout il y a un souci d’économie en amont, à la fabrication de la lessive :
Le volume d’eau utilisé pour la fabrication des lessives est diminué,
Il y a moins de plastique par bouteille, puisque la lessive est concentrée,
La consommation d’énergie à la fabrication a été réduite.
Autant de raisons qui mérite qu’on s’y intéresse, et au résultat, le linge sent boooon !
Autre petite info qui peut vous intéresser, c’est Imedeen qui a lancé une campagne pour ses 20 ans, et cherche sa prochaine égérie. Nous avons jusqu’au 30 novembre pour tenter notre chance, sur le site d’Imedeen. Il suffit d’avoir entre 30, 40 ou 50 ans, d’être bien dans sa peau, et peut-être ferez-vous partie des trois finalistes qui gagneront un an de soins Imedeen, ainsi qu’une séance de relooking à Copenhague (chez la Petite Sirène ^^) en compagnie du photographe Steen Evald. Pas mal, non ?
En attendant de voler pour Copenhague ou Bora Bora, je vous laisse, en compagnie de cette douce chanteuse : Vashti Bunyan.
Bon week-end !
Tweet22:27 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : imedeen, super croix, secrets d'ailleur, paris, guide lonely planet, kathryn stockett, la couleur des sentiments |
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27.10.2011
Rien ne s'oppose à la nuit - Delphine de Vigan
D’emblée, la femme de la couverture est belle. Sa blondeur sage, le col roulé noir, la cigarette à la main… un sourire à peine esquissé et puis ce regard, que vise-t-il ? Vers quel horizon se porte-t-il ?
Oui, d’emblée on est séduit par cette femme, et le titre du récit, Rien ne s’oppose à la nuit, finit de l’enfermer dans un mystère éternel.
Cette femme, c’est la mère de l’auteur, une mère particulière, comme elles le sont toutes pour leurs enfants.
Delphine de Vigan brosse le portrait de sa mère, et de sa famille, remontant les souvenirs comme on remonte un fleuve, avec ce qu’ils charrient de bon et de mauvais. Ces bagages, lourds, légers, qui font le portrait intime et réel des êtres à part.
Lucile est à part. Et l'est restée jusqu'ou jour où elle a décidé de se donner la mort.
L’auteur parle de trouble bipolaire, pour décrire les failles de toute une vie. Je ne sais pas si ce diagnostic filiale est juste, peu importe. Il s’agit du regard d’une fille qui porte le souvenir de sa mère, comme un testament, comme l’exécutrice légale d’une vie bleue-noire.
Il y a des couleurs dans ce récit. Je me suis rappelé Rimbaud avec ses correspondances. Bleue-noire, comme la musique de Bashung qui donne son titre au roman. Bleue-noire comme cette palette de couleurs qui s’impose à moi quand je pense à Lucile, racontée par sa fille. Bleue-noire la vie brûlée par les deux bouts. Bleue-noire comme la culpabilité et la souffrance, et ces épisodes terribles, qu’on lit en s’accrochant aux pages, le vertige accaparant le lecteur comme au bord d’un gouffre d’incompréhension.
Il est de ces récits qui n’entendent pas se laisser résumer. Que dire ? C’est l’exposé-discussion de toute une famille, un matriarcat imposant, une fourmilière de personnalités, joyeuses et débordantes, tristes et heureuses, et au milieu se dresse, lumineuse, la figure de Lucile.
J’ai eu du mal, longtemps après sa lecture, à trouver les mots pour en parler, et je les cherche encore. Je sais juste que j’ai une tendresse immense pour ces personnes qui ne savent pas comment vivre. Et l’on peut avoir toutes les meilleures raisons du monde d’être heureux et comblés, il y a de ces failles qui ne s’expliquent pas comme on le voudrait. Il est de ces failles qui font la beauté et la sensibilité des gens les plus intéressants. Mais qui font aussi leur malheur, ainsi que celui de leur entourage.
J’ai de l’indulgence pour ces failles, qui sont la marque des gens incapables de vivre dans ce monde sans ressentir l’inexplicable poids de toutes les misères humaines. Il n’st pire souffrance que celle qui ne trouvent pas de source rationnelle aux yeux des autres. Comprendre Lucile est la quête de l’auteur, comprendre et se pardonner, lui pardonner peut-être.
Lire ce récit m’a heurtée, parce que je me suis reconnue, toutes proportions gardées, dans quelques traits de Lucile. Cette incapacité à vivre, ces brusques bouffées d’espérances et de folie, avant de mieux sombrer, autant de raison de lui porter la même indulgence que j’ai à mon égard.
La différence, c’est peut-être que j’essaie de changer deux ou trois petites choses, pour ne pas laisser le galion sombrer totalement.
Un récit d’amour pour la Mère, comme la littérature nous en offre quelquefois.
Livre lu dans le cadre du Match de la rentrée Littéraire, initié par Priceminister.

Tweet00:00 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : delphine de vigan, rien ne s'oppose à la nuit, alain bashung, troubles bi polaires, angoisse, mal de vivre, suicide, amour filiale, amour maternel, les matchs de la rentrée littéraire, priceminister |
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26.10.2011
A l'école des projets avec Initiatives Création
A l’école de mon fils, comme chaque année, on vient de recevoir ce qu’ils appellent la « fiche coopérative », une petite feuille qui indique que les parents peuvent donner un peu de sous à la coopérative de la classe, afin d’avoir un petit fond permettant d’acheter du matériel en plus, ou de programmer d’autres sorties et projets pour les enfants. C’est avec plaisir que nous donnons. C’est toujours important de permettre aux classes de diversifier leurs possibilités de projets.
Aucune ressource n’est à négliger, mais il est clair que les parents des élèves concernés sont souvent les plus sollicités. Faire des campagnes de sollicitations un peu différentes permet d’impliquer les parents de manière encore plus personnelle.
L’an dernier, l’école avait un très joli projet autour des animaux de la ferme et du respect de la nature et du développement local. Toute l’année les enfants ont travaillé sur les saisons, les fruits et légumes, l’importance de privilégier les productions locales au maximum, pour le respect de la planète, l’importance d’élever les animaux dans le respect également. Ils ont pu visiter des fermes de la région, à trois reprises, ramasser des fruits, voir les vaches, les poules, les poussins, les brebis, de près aussi. Un projet entièrement financé par les dons des parents, puisque c’était inscrit dans le projet de classe proposé par l’institutrice. Et le slogan « 5 fruits et légumes par jours » ou « respect de la planète » prend une autre dimension avec ce genre d’approche concrète !
Bref, quand on voit la possibilité infinie de projets à réaliser, il ne faut négliger aucune source de réalisation :)
Initiatives-créations est un site qui propose une manière différente d’établir des collectes de fonds, aussi bien pour les coopératives scolaires, que pour toutes autres associations de loi 1901. Initiatives conçoit des projets clés en mains de collectes de fond, basés sur l’idée de création, adaptés, sans risques et garantis. Ainsi, les enfants pourront, par exemple, dessiner à partir d’un thème décidé en classe, et ces dessins serviront ensuite à imprimer un objet (mug, sac shopping, calendrier, tapis de souris etc.…) qui sera proposé à l’achat aux parents intéressés. On peut trouver de multiples exemples de projets, sur le site initiatives-créations, avec à chaque fois le cout de fabrication, la marge et le bénéfice net prévu pour l’association. C’est assez précis et d’autant plus rassurant que le site s’engage à reprendre jusqu’à 20% des invendus, ce qui limite les mauvaises surprises, le but étant quand même de permettre un peu plus de confort financier aux projets de classe et non de se prendre la tête avec des histoires de compta.
Bref, c’est très simple : l’association commande un kit de création gratuit, qui comprend tout ce qu’il faut pour que les enfants laissent libre court à leur imagination ; le professeur distribue aux parents un document de réservation qui permet de connaître le nombre de personnes intéressées et donc le nombre d’objet à produire ; les objets sont disponibles de 3 à 4 semaines après réception des dessins des enfants.

Les enfants sont des artistes, j’aime bien cette phrase qui montre aussi qu’il est important d’impliquer les enfants, et de leur montrer qu’à leur mesure ils sont aussi les acteurs de leurs projets.
Par ailleurs le site propose un jeu concours après les vacances de la Toussaint, le 7 novembre 2011.
Tous les élèves dessinent sur un ordinateur et les parents, grands-parents, amis, collègues…peuvent voter et faire le buzz pour la classe de leur enfant.
La classe qui obtient le plus de votes gagne 1 vidéo projecteur ou 1 ordinateur. C’est une belle dotation ! Tous les renseignements sur www.initiatives-creation.fr et j’ai bien envie de proposer un dessin de mon fils, qui m’en offre un tout les soirs depuis trois ans (et que je garde précieusement !)
J’aimerais que la classe de mon fils s’empare d’un tel projet, c’est original et valorisant pour les enfants. Et le fait est que la collectionneuse de tasses et mugs que je suis adorerais en avoir un avec un joli dessin de mon fils et de ses copains de classe ! Et puis ça me ferait un sacré souvenir…


Tweet23:42 Écrit par Océane dans Das Kapital | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : initiatives création, coopértatives scolaires |
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Une journée

Le matin, une fois le petit en route vers l’école, avec son père, parfois je prends le temps d’un thé, en écoutant la radio, France Inter, ou de la musique.
Je choisis ma tenue du jour, je m’habille et je sors. Le bus est en général plein, bruyant et peu souriant.
Je n’aime pas ça, le quotidien. Je n’aime pas recommencer chaque jour les mêmes gestes, les mêmes actes. Je ne suis pas de celles que la routine rassure, que la stabilité réconforte.
Oh, il en faut bien un peu de stabilité et de routine, mais pourquoi ne peut-on choisir nos propres ancres ? Nos propres balises ?
Je pense souvent que la vie manque de magie. J’essaie de la trouver dans quelques détails de mes journées, et parfois je suis agréablement surprise.
Il y avait une fille, à l’arrêt de bus, elle avait une de ces paires de gants, en cuir, tout souple, d’une belle couleur orange brillant. Exactement ceux que je voudrais. Fantasmer cinq minutes sur des gants, observer la fille, essayer d’apercevoir le titre de son bouquin, puis monter dans le bus bondé.
Et repartir pour une journée, presque semblable aux autres.
Tweet06:30 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note |
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24.10.2011
Cet Instant-là - Douglas Kennedy
Il y a chez moi des étagères, avec des livres. Trop de livres diraient certains… Parmi ces livres, une pile, une jolie pile de Douglas Kennedy, de la Poursuite du Bonheur, à son tordant polar Cul de Sac, en passant par son essai sur la Bible Belt Au Pays de Dieu, c’est un auteur que j’affectionne particulièrement.
C’est donc pleine de bonne volonté et avec un parti pris favorable, que j’ai entamé la lecture de son nouveau roman, Cet Instant-là.
Le résumé de l’éditeur : « A la fois drame psychologique, roman d'idées, roman d'espionnage mais surtout histoire d'amour aussi tragique que passionnée, une œuvre ambitieuse portée par le talent exceptionnel de Douglas Kennedy. Ecrivain new-yorkais, la cinquantaine, Thomas Nesbitt reçoit à quelques jours d'intervalle deux missives qui vont ébranler sa vie : les papiers de son divorce et un paquet posté d'Allemagne par un certain Johannes Dussmann. Les souvenirs remontent... Parti à Berlin en pleine guerre froide afin d'écrire un récit de voyage, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour une radio de propagande américaine. C'est là qu'il rencontre Petra. Entre l'Américain sans attaches et l'Allemande réfugiée à l'Ouest, c'est le coup de foudre. Et Petra raconte son histoire, une histoire douloureuse et ordinaire dans une ville soumise à l'horreur totalitaire. Thomas est bouleversé. Pour la première fois, il envisage la possibilité d'un amour vrai, absolu. Mais bientôt se produit l'impensable et Thomas va devoir choisir. Un choix impossible qui fera basculer à jamais le destin des amants. Aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard, Thomas est-il prêt à affronter toute la vérité ? »
Le roman s’ouvre sur la solitude d’un auteur dans le Maine, Thomas, qui est en train de divorcer. L’histoire d’amour au centre du live ne concerne pas ce mariage finissant, mais une autre relation, au cœur de la Guerre Froide. Une histoire qui a lié Thomas, avec Petra, une histoire qui n’a pu se continuer, malgré la sincérité des protagonistes. C’est cette histoire, et avec elle la vie dans le Berlin divisé de la Guerre Froide, que nous revivons à travers autant de flashback. Le passé qui vient se rappeler douloureusement à Thomas, est l’occasion d’une galerie de portrait, comme Kennedy sait les faire.
Si nous avons encore le bénéfice de découvrir des personnages forts et attachants, et certains aspects de la Guerre Froide, et si le style de Kennedy est toujours aussi plaisant, j’ai quand même regretté une certaine mièvrerie dans les propos.
Douglas Kennedy est un bon faiseur, comme souvent les romanciers américains. Il y a de la recherche documentaire, une belle intrigue, haletante et prenante, et aussi comme souvent chez lui, ce je ne sais quoi de mélancolique qui fait du héros un être à part.
Mais, je ne sais pas pourquoi, il y a comme un côté un peu précipité dans ce roman. Est-ce d’avoir trop bien écrit sur l’amour et les relations hommes-femmes ? Est-ce le démon de la répétition qu’il a voulu contrecarrer maladroitement ? Je ne sais pas, mais toujours est-il que ces sentiments qu’il sait si bien décrypter et mettre en scène, là l’exercice est un peu moins réussi. Il y a une façon très premier degré et simplette presque de décrire l’amoure entre Thomas et Pétra.
Autant j’ai peu apprécié la phase sentimentaliste du roman, autant j’ai aimé tout ce qui a été du ressort de l’intrigue et de l’historique. La Guerre froide, ses tenants et aboutissants, la vie difficile à cette époque, le cynisme politique, le sacrifice des idéaux, quelque soit le camp concernés, tout cela fait de ce roman un moment de lecture plus qu’honorable et enrichissant.
Je sais qu’il est parfois difficile d’avoir un avis tranché, avec certains auteurs j’éprouve cette difficulté, au regard de ce dont je les sais capable par ailleurs… C’est le cas avec Kennedy. Mais je peux, sans rougir, assurer que Cet Instant-là vous vaudra un bien joli moment de lecture.
Douglas Kenney - Cet Instant-là - Belfond - 22€50
Page Facebook avec un chouette concours !
Tweet23:28 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : douglas kennedy, cet instant-là, guerre froide |
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L'écrivain de la famille, Clèves, romans français.
Marie Darrieussecq ce n’est pas ma tasse de thé. Un écrivain avec laquelle j’ai toujours eu du mal, c’est un truisme de le dire (ha ha)
Clèves c’est le village où vivent Solange et ces copines. Solange est une petite fille qui devient une jeune file, sous nos yeux, en trois parties : Les avoir ; Le faire ; Le refaire.
D’emblée, moi j’ai du mal avec le style de Darrieussecq, forcément ça n’aide pas.
Pour le thème, la conversation intime qui lie une fille à sa sexualité, sa façon d’accueillir les changements de son corps, ses désirs nouveaux, c’est intéressant. Certes. Mais la façon glauque dont tout cela est mené ne m’a pas convaincu.
Solange se pose beaucoup de questions, sur les rapports garçons-filles, les baisers avec la langue, les premières règles, les premiers rapports sexuels etc… Solange se pose aussi des questions sur la vie des adultes qui peuplent sa vie. Du couple déliquescent de ses parents, à l’étrange homme qui lui sert de nounou, puis d’amant un peu plus tard, il y a comme une âpreté et un parti pris de la laideur qui me déplaisent. J’ai vécu cette lecture non pas comme une expérience d’écrivain, de se mettre dans la tête d’une gamine des années 80 qui, mais comme la tentative maladroite de choquer, de mettre les pieds dans le plat. Mais le plat n’est pas bon. Le tout n’est pas d’égrener des gros mots, bite, nichons, couilles ; ou d’aligner des définitions issues du dico, pour faire un ouvrage détonnant et notable.
Je n’ai pas aimé, j’ai trouvé Solange antipathique et molle. Ses copines vilaines et méchantes. Les parents et la plupart des adultes, irresponsables et apathiques…
Bref.
Marie Darrieussecq - Clèves - P.O.L - 19€ (trop cher pour ce que c'est...)
L’écrivain de la famille, de Grégoire Delacourt, c’est une autre paire de manche… Un auteur que je ne connaissais pas, forcément, c’est un premier roman, et une jolie petite réussite.
Edouard est un petit garçon du nord. Un jour, quatre rimes font de lui l’écrivain d la famille. Ce petit poème écrit à 7 ans éblouit ses parents, qui sans le savoir, font ainsi peser sur ses épaules ce « devoir », celui d’être l’écrivain de la famille, celui qui écrit, qui se fera publier et qui sait jouer des mots. Edouard va en effet écrire une histoire, celle de sa vie, de ses parents. Une histoire qu’il écrit dans sa tête, au gré des misères de la vie, du désarroi ou des petites joies de chaque jour. L’échec de ses parents se muera en l’espoir de réussite pour les enfants. Edouard, sa sœur et le petit frère, sont comme des fagots, ballotés au gré du vent de leur existence.
Il y a comme une petite musique agréable, nostalgique, un peu mélancolique, mais attachante, qui se dégage de ses pages. Les années 80, encore une fois, les souvenirs de ses années que j’ai en commun avec l’auteur, rehaussent le plaisir de la lecture. C’est un peu bête à écrire comme ça, mais j’ai ressenti de l’amour à chaque page, l’amour qu’Edouard n’a pas toujours su dire à son père, l’amour pour ce petit frère particulier, et pour toutes ces espérances, l’amour pour la vie, malgré ses poids morts.
Grégoire Delacourt - L'écrivain de la famille - J-C Lattès - 17€
Tweet22:08 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : editionns p.o.l, editions j-c lattès, marie darrieussecq, grégoire delacourt, romans français |
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20.10.2011
Marina Tsvetaeva - Le Cahier Rouge
La poésie est un moment particulier de grâce. En lire, revient à passer comme un baume à l’âme. Et je suis toujours étonnée de la capacité de ces poètes à trouver les mots, à donner vie à la phrase parfaite qui vient couronner nos propres pensées.
Marina Tsvetaeva est de ces poètes presque parfaits. J’en ai déjà parlé quelquefois ici, et chaque nouveau poème découvert est une petite pépite que je m’empresse de poster sur mon Tumblr.
Le Cahier Rouge est un recueil un peu particulier, c’est le cahier d’écolier d’une grande poétesse. C’est assez émouvant de regarder le cheminement, l’inspiration se faire et se défaire, à travers les brouillons, les ratures, les hésitations de l’auteur. Ces pages manuscrites conservent les pensées, et surtout le chemin de la création d’une incroyable précision.
Il y a également la correspondance de cette époque (les années 1932-1933), que Tsvetaeva entretenait avec des géants de son époque, tels Pasternak ou Natalie Clifford-Barney. On trouve enfin, des essais qu’elle consacre à Maïakovski, et ses réflexions sur les thèmes littéraires majeurs de son époque.
C’est un recueil qui se lit et s’approprie comme le cahier de souvenirs d’une amie, de celle qui aborde si bien tout ces questions qu’on ne se posait pourtant pas…
Voir la poésie et la littérature comme des voix, au milieu du totalitarisme, comme un instrument de réflexion et d’autonomie, pour les femmes, les hommes, c’est la force de Tsvetaeva. Et son sens des mots, sa passion littéraire, la finesse de ses analyses, font de ce Cahier Rouge un témoignage unique.
Certes, ce n’est pas la porte d’entrée la plus facile vers la poésie, mais cet ouvrage remarquable est un beau cadeau à faire pour qui aime la poésie, les mots, ou simplement la beauté.
Marina Tsvetaeva - Le Cahier Rouge
Ouvrage lu dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio.
Tweet22:52 Écrit par Océane dans Les livres | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : marina tsvetaeva, le cahier rouge, editions des syrtes, babelio, masse critique |
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14.10.2011
Bion 3 Adultes - Test
L’automne s’est bien installé, et comme à chaque changement de saisons, j’aime faire une cure de vitamine. Au printemps, je vous avais raconté mon attrait pour la levure de bière, idéale pour passer en douceur la sortie de l’hiver. Là, il s’agit au contraire de se préparer à affronter les frimas de l’hiver. Bien manger équilibré, s’aérer la tête et le corps régulièrement, ce sont des évidences que j’aime bien me rappeler, parce que je suis loin d’être la femme parfaite qui gère toujours tout bien… Et si je me suis remis tout récemment à un peu d’activité physique, c’était bien pour éviter la rouille de l’hiver, vous savez, cette sensation d’être à la fois mou et engourdi sous des tonnes de vêtements…
J’aime aussi, comme au printemps, accompagner cette transition vers l’hiver, de quelques compléments alimentaires, souvent de la vitamine C toute simple et du magnésium.
Cette fois ci, j’ai testé tout le mois de septembre Bion 3 Adultes, au rythme de un comprimé que j’ai pris tout les matins avant mon thé-tartines, pendant un mois donc. Une cure qui m’a fait du bien, parce qu’avec mon alimentation erratique, avoir toutes mes vitamines et minéraux sur une journée, ou même une semaine, ce n’est pas évident… Malgré des efforts, si, si… Et puis surtout, j’ai aimé cette discipline du matin, prendre ce comprimé, c’était aussi me rappeler de faire attention à moi, toute la journée, à bien manger, à marcher, respirer, prendre soin de moi globalement.
Bion 3 Adultes, c’est une association exclusive d’actifs complémentaires : 3 probiotiques Bion® exclusifs, 12 vitamines (A, B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12, C, D, E) et 7 minéraux (iode, chrome, manganèse, sélénium, zinc, molybdène, fer). Autrement un cocktail d’éléments essentiels pour garder une forme optimale et de bonnes défenses, quand justement le besoin s’en fait sentir.
J’avoue qu’avec les doubles, voire triples journées que tous nous pouvons affronter, il y a des choses qui passent à la trappe. Et bon j’ai beau savoir qu’il faut composer ses journées, ses repas et ses activités pour optimiser notre état, je ne sais pas vous, mais moi je ne suis pas toujours au taquet… Bref un coup de main est pour moi essentiel, et loin du gadget inutile.
J’ai testé mon quotient vitalité sur le site dédié, et quand j’ai vu le résultat, 61%, ça ne m’a pas étonnée… La forme, c’est comme tout, ça s’entretient…
Booster les défenses, ce n’est pas que pour les enfants :) Sur le site www.bion.fr , on trouve toute la gamme des produits Bion, avec des explications et des conseils formes. Conseils que l’on peut prolonger en posant à son médecin de famille de ces questions de formes.
Je vous propose de gagner vous aussi une boite de Bion 3 Adultes (avec son tout nouveau packaging !), pour une cure de un mois, ainsi qu’un accroche sac.
Pour ça je vous demanderais de me dire en commentaire quelle est votre secret particulier pour garder la pêche tout au long de l’année. Je ferais un tirage au sort parmi les réponses. Vous pouvez participer jusqu’au 30 octobre.
D’ici là, je serais curieuse de connaître votre quotient vitalité ! Serez vous plus en forme que moi ?
PRECAUTIONS D'EMPLOI
Ne pas couper le comprimé. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Ces produits contiennent de l’iode. Ne pas consommer en casd’hyperthyroïdie, d’hyperparathyroïdie, d’hypercalcémie, d’insuffisance rénale sévère. Bion®3 ne convient pas à la femme enceinte. L’utilisation concomitante d’autres produits contenant des vitamines A et D doit être évitée. Les personnes intolérantes au fructose, déficientes en saccharase-isomaltase ou présentant une malabsorption au glucose-galactose ne devraient pas consommer le produit. Présence de potassium à raison de 5 mg : cela devra être pris en considération chez les personnes soumises à un régime contrôlé en potassium.
NE PAS LAISSER A LA PORTEE DES ENFANTS. Ne pas utiliser en cas d’intolérance à l’un des ingrédients. Dans des rares cas, ces produits peuvent entraîner des réactions allergiques.
Les produits Bion® sont des compléments alimentaires. Ils ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain.
Article sponsorisé
Tweet15:05 Écrit par Océane dans Das Kapital | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note |
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