31.01.2012
Poésie, ensuite
La poésie et la chanson, c’est une belle histoire, qui s’écrit depuis longtemps, autour des notes des plus grands.
On connaît tous au moins un poème d’Aragon ou de Prévert, et parfois même on connaît une interprétation qui nous touche. Jean Ferrat qui chante Aragon ou Yves Montand qui interprète Prévert, c’est une façon d’aborder la poésie, avec une émotion supplémentaire. Une émotion qui traverse les générations et qui revit encore avec de nouveaux interprètes, certains même assez inattendu.
La Bande des Mots, c’est un projet collectif, qui engage des artistes différents, autour de la poésie et de l’école. Cet album réunit des gens aussi divers que Oxmo Puccino, Luce, Claire Keim, Marc Lavoine, Camélia Jordana, Arthur H…
De belles voix sur de beaux mots, au profit d’une belle cause. En effet, ces interprétations du répertoire poétique, en plus de nous faire « réviser » nos plus beaux poèmes, soutiennent la lutte contre l’échec scolaire, et une partie des bénéfices du disque sera reversée à des associations qui aident les enfants en échec scolaire et les élèves handicapés. Voilà pour la forme. Pour le fond, on a affaire à de bien jolies surprises.
Je suis du genre assez amatrice, en poésie, je vous saoule assez avec ça je crois :) c’est donc avec une oreille très attentive que j’ai écouté cet album.
Je connaissais déjà certaines interprétation, comme celle de Françoise Hardy, sur le poème d’Aragon que j’ai posté hier ; je connais et adore aussi la version de Ferré, sur « Est-ce ainsi que les hommes vivent » du même Aragon. J’ai redécouvert avec plaisir Marc Lavoine chantant Guillaume Apollinaire :
« Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse »
Marc Lavoine - Le Pont Mirabeau
la voix de Marc Lavoine sait trouver le petit endroit juste là où le cœur se met à battre...
J’étais bien moins agréablement disposée à l’égard de Jenifer et de Luce, et je dois vous le confesser j’avais tort. Tort de les mépriser d’emblée parce qu’elles sont issues de télé crochet, tort de considérer qu’elles ne peuvent rien faire de beau. C’est faux et (et d’autant plus paradoxale que j’adore Camélia Jordana qui a aussi fait un télé crochet...)
J’ai rangé mon snobisme et mon petit ton péremptoire et j’ai ouvert mes oreilles. Et c’est mon cœur qui s’est ouvert avec, tant l’interprétation de Luce du poème de Maurice Carême m’a tourneboulée (c’est moche comme mot, mais je n’en vois pas d’autre là...) J’aime ce poète, Maurice Carême, c’est par lui que j’ai découvert l’amour de la poésie et des mots à l’école. Je me rappelle comme si c’était hier (avant-hier on va dire..) de ma classe de primaire, et de moi me tenant debout au tableau pour réciter l’un ou l’autre de ses poèmes...
"Il pleut doucement, ma mère,
Et c’est l’automne
Si doucement
Que c’est la même pluie
Et le même automne
Qu’il y a bien des ans.
Il pleut et il y a encore,
Comme il y a bien des ans,
Combien de cœurs au fil de l’eau
Et combien de petits sabots
Rêvant au coin de l’âtre.
Et c’est le soir, ma mère,
Et tes genoux sont là
Si près du feu
Que c’est le même soir
Et les mêmes genoux
Qu’il y a bien des ans.
Il pleut doucement, ma mère,
Et c’est l’automne
Et c’est le soir, ma mère,
Et tes genoux sont là.
Prends-moi sur tes genoux, ce soir,
Comme il y a bien des ans
Et raconte-moi l’histoire
De la Belle au bois dormant."
Luce a posé un ton juste et émouvant sur chacun de ses mots.
Quant à Jenifer qui interprète "Je te l’ai dit pour les nuages", de Paul Eluard (et vous connaissez mon amour inconditionnel pour Eluard..) elle a réussi elle aussi à toucher la corde sensible…
C’est peut-être la force de ces auteurs de susciter l’émotion, le talent des compositeurs d’avoir trouvé le bon accompagnement, il y aussi le talent de ces interprètes, et Oxmo Puccino qui ouvre l’album avec "Les Assis" de Rimbaud, est juste géant, parfait !
Il y a un site officiel pas mal fait du tout, avec des portrait de chaque interprète, des vidéos d’élèves commentant les œuvres choisies, plus d’infos sur les associations dont il est question, le projet global est bien expliquée, avec la petite page Facebook qui va bien.
L’album sort le 6 février 2012 (ça fera une chouette ambiance musicale, quelque soit votre soirée du 14 février...)
Tweet06:30 Écrit par Océane dans La musique, Poésie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : oxmo puccino, jenifer, camélia jordana, luce, rimbaud, aragon, léo ferré, paul eluard, marc lavoine, guillaume apollinaire, claire keim, arthur h, babx, claude nougaro, elie semoun, baudelaire, victor hugo, verlaine, maurice carême, poésie, chanter la poésie, patrimoine |
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29.01.2012
Poésie, d'abord
Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Il n'y a pas d'amour heureux
Mais c'est notre amour à tous les deux
Louis Aragon (La Diane Francaise, Seghers 1946)
Tweet12:46 Écrit par Océane dans La musique, Poésie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : françoise hardy, louis aragon, il n'y a pas d'amour heureux |
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28.01.2012
La Parisienne - Inès de la Fressange
Inès de la Fressange est une belle femme, élégante et au fait des codes les plus subtiles de la mode. C’est avec un a priori positif que je me suis penchée sur son ouvrage, La Parisienne. C’est une sorte de guide de l’élégance parisienne pour tous les jours.
Le résumé de l’éditeur nous en dit plus : « Quels sont les secrets du chic de la Parisienne ?
Inès de la Fressange livre toutes ses astuces de style, beauté, déco, ses adresses préférées et les bonnes attitudes à adopter dans ce carnet très gai écrit avec la complicité de Sophie Gachet, journaliste à ELLE.
Les photos et les dessins sont réalisés par Inès et sa fille Nine d'Urso joue le modèle sous l'œil du photographe Benoît Peverelli. Les modes passent, Inès reste ! »
C’est un livre qui ne se raconte pas vraiment, mais essayons quand même.
L’ouvrage se divise en sept parties.
Mode in Paris : c’est la plus grosse partie, normal. J’ai adoré. On y trouve pêle-mêle des conseils pour avoir un placard avec des essentiels, des basiques de bons gouts, les quelques chaussures indispensables à avoir, comment s’habiller pour tel événement, comment trouver son style, celui qui nous va bien, et bien sûr quelques adresses toujours chics et sûres. Du maillot de bain au manteau, en passant par la petite robe, les bijoux, les sacs et autres accessoires, on nous détaille des façons de les porter, décalées, élégantes, sobres, toujours du plus beau chic parisien. Et on apprend les merveilles qu’il est possible de combiner avec un jeans, un chemisier blanc et une paire de chaussures.
La belle de Paris : La partie beauté du guide, avec des conseils pour établir sa routine soins et beauté personnalisée, là encore on fait le point sur les essentiels de la salle de bains et du vanity. J’ai aimé les conseils qui font la part belle à une hygiène de vie et d’esprit, plus qu’aux produits de beauté en eux-mêmes, même si ensuite on nous en conseille quelques uns.
La parisienne d’intérieur : quelques pages de conseils pour embellir son intérieur, des idées déco et de bonnes adresses. Là encore des idées simples à réaliser chez soi, comme le fait de joliment encadrer les dessins de nos enfants, ou privilégier de jolies boites sobres pour ranger le petit bazar. Des choses simples, mais auxquelles on ne pense pas toujours.
Paname food : là, nous avons d’abord quelques conseils pour recevoir chez soi sans stress, ses copains ou un amoureux, puis quelques bonnes adresses pour un verre ou un diner. Pas inutile, quand on ne sait jamais où sortir…
Parisienne attitude : là, c’est assez savoureux, c’est un chapitre qui décortique quelques attitudes bien parisiennes, tout en donnant de chouettes secrets, à partager ou pas :)
Paris pour petits : comme son nom l’indique, pour les petits, des adresses fashion, des lieux de sorties pour les amuser le dimanche, et quelques conseils pour habiller nos enfants du dernier chic.
Un lit à Paris : dernier chapitre, où l’on découvre quelques beaux hôtels, de belles enseignes, de caractères, avec chacune son charme !
En bref, j’aime énormément ce guide, que je feuillète de temps à autres par plaisir, sans but précis. Parfois j’y trouve la réponse à une question que je me posais quelque temps auparavant.
C’est un joli cadeau à faire à n’importe quelle femme, puisque cette parisienne qui donne son titre à l’ouvrage est avant tout la métaphore d’une femme de bon gout, élégante et sobre, qui prend soin de son apparence et de son cerveau, qui sait que la beauté n’est rien sans une certaine élégance des intentions et de l’attitude.
Et sincèrement, même si pas mal des adresses indiquées sont onéreuses et pas forcément accessibles à toutes, cela s’accompagne de véritables conseils qui permettent d’interpréter au quotidien cette élégance toute parisienne.
Cool, non :) ?
La Parisienne - Inès de la Fressange avec Sophie Gachet
Flammarion - Dans les 25€

Par ailleurs, j'avais acquis cette ouvrage dans l'idée de participer au challenge de l' Irrégulière, Read Me I'm Fashion.

Tweet18:25 Écrit par Océane dans Challenge, Fringues, Les livres | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : inès de la fressange, la parisienne, guide de mode, élégance, beauté, style, éditions flammarion |
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27.01.2012
Paske c'est comme ça et puis c'est très bien
La première fois que mon fils m’a dessinée, il avait fait une sorte d’araignée moche, et bon voilà quoi, j’ai quand même fait oh c’est beau mon bébé, jugez par vous-même, et vous pouvez me le dire c’est pas terrible :
Ok, il avait deux ans à l'époque....
Mais depuis il a fait des progrès en dessin, et ça tombe bien, il va pouvoir éclabousser de son talent tous les Internets du monde. Non, je ne délire pas (quoique...)
Vertbaudet a lancé un concours de dessins, autour de la web série Paske.
Paske c’est la web série de Vertbaudet qui donne la parole aux enfants, à leur poésie, à leur sens de l’humour, de la drôlerie, et à leur imagination débordante ! Il n’y a qu’à voir les réponses qu’on peut trouver à des questions auxquels on ne sait pas toujours quoi répondre : pourquoi on perd ses dents, pourquoi offre-t-on des cadeaux à Noël etc.… Allez prendre une bonne tranche de rigolade et de spontanéité devant votre ordi, il y a une chaine Youtube, et une page Facebook dédiées.
Le plus marrant, c’est que nos enfants vont pouvoir participer à cette web série via un grand concours de dessin, du 23 janvier au 10 février 2012, avec à la clé de nombreux lots, que je vous laisse découvrir, ainsi que le règlement du jeu, sur la page du concours
C’est simple comme un jeu dessin d’enfants : les artistes en herbe peuvent participer à l’aventure en dessinant au choix l’un des 5 thèmes : un papy, une mamie, un président, un ordinateur ou un masque de carnaval, qui apparaîtra peut être dans les prochains épisodes. Un grand concours rien que pour les 3-12 ans ! Le gabarit du dessin est à télécharger à cette page, vous laissez votre choupi dégainer ses feutres et vous obtiendrez peut-être ceci :
Ça, c’est que mon fiston a pondu quand je lui ai dis de dessiner ce qu’il avait en tête comme maison idéale (après qu’il m’ai demandé pourquoi on habite un appartement.)
Je trouve ça joli, non ? Ok, je ne suis pas objective, mais j’adore :)
Sinon, pour le concours, il a choisi le thème du masque de carnaval, et ça donne ça :
J’ai l’impression qu’il est un peu comme sa maman, obsédé par les lignes droites, les angles et les couleurs vives….
On verra ce que ça cote dans trente ans…
Tweet16:34 Écrit par Océane dans Das Kapital | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : vertbaudet, le gra, d concours de dessin, enfant |
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Bazar du vendredi, again
Ne dirait-on pas le week-end ? Un truc que j'aime :) comme ce qui suit (ou pas) (comment ça, je suis pas claire ?)
Voyons.
Cette semaine, j’ai adoré relire le blog de Agathe, qui nous déniche toujours des créateurs de talents (et du coup ça donne lieu à une wish list de folie à chaque fois…)
J’ai aimé apprendre le nom de l’essai que je vais recevoir dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio, un livre de Emmanuel Todd, pile celui que je voulais donc !
J’ai moins aimé me faire brûler quatre doigts de la main gauche par une collègue maladroite et une cafetière pleine… Ça va un peu mieux, mais j’ai passé un lundi un peu en larmes à chaque fois que je bougeais la main (genre tout le temps en fait…)
J’ai aimé découvrir le nouvel album de La Grande Sophie (j’en reparle bientôt), plein de belles chansons qui m’ont accompagnée cette semaine.
J’ai bien aimé découvrir mon nouveau tarot, le Grand Eteilla. C’est toute une histoire d’apprivoiser un tarot, le découvrir, le tester, j’adore !
J’ai moyennement apprécié la peur que m’a faite mon appareil photo, en se bloquant. Ce n’est pas trop le moment d’en changer, et comment dire, j’ai toujours 36000 priorités chaque mois….
J’ai aimé faire la pré-liste d’invités pour la fête d’anniversaire de mon fils. Même si je ne sais pas encore quelle sera l’organisation, la thématique, je sais que je vais adorer préparer tout ça avec mon fils.
J’ai aimé écrire, toute cette semaine, ici et ailleurs. Et je vous remercie de me lire, tous <3
Pour finir, si justement vous souhaitez me lire autrement, c’est possible cette semaine là : Scotomisation c'est un texte que j'aime particulièrement bien cette semaine....
Enfin, vous pouvez toujours m' apportez votre voix, dans le cadre du concours Galerie Idéale, là : https://www.galerieideale.com/experts/liste
Sur ce, bon week-end !
Tweet05:54 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : babelio, masse critique, emmanuel tod, parlons création |
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26.01.2012
Beautiful girl
« Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps. » Victor Hugo
Une citation qui me fait penser automatiquement à Catherine Deneuve. Elle est belle bien sûr, mais sa beauté irradie, sur sa peau, dans ses yeux, c’est curieux comme elle m’attire, comme un soleil. C’est plus que de la simple beauté.

La citation du jeudi, une initiative de Chiffonnette.
Tweet06:03 Écrit par Océane dans Citations, pensées | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : catherine deneuve, victor hugo, citation, beauté |
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25.01.2012
Là où l'on est bien est la patrie, disait Aristophane
Hier un chanteur kabyle est mort, vous ne le connaissez pas, il y a peu de chance, c’est un de nos vieux chanteurs classique, un petit bonhomme avec une moustache, qui sait me tirer des larmes comme personne.
J’ai réécouté pour l’occasion certains de ses poèmes chantés, et le frisson m'a repris, comme au premier jour, surtout dans les chansons qui parlent de la terre, de l’amour, du temps qui passe. J’ai écouté, puis je me suis dit, suis-je la même personne, là, qui pleure en entendant le chant du pays lointain, et celle qui ressent jusque dans ses entrailles la musique de Fréhel, Aznavour ou Ferrat ?
Je déteste les discours emprunts de clichés et de paternalisme sur la double culture et blablabla. Pourtant je suis double. Enfin pas tout à fait. Je suis née en Algérie, arrivée en France à trois ans, je connais bien l’Algérie, pour y être allée très régulièrement, la France je la connais parce que c’est ma patrie, mon patrimoine, ma foi presque. Je ne sais même pas s’il s’agit de parler mathématique, double, moitié ci, moitié ça : je sais juste que le hasard m’a fait naitre et connaître un pays que j’adore, et m’a fait adopter un autre que j’adore aussi.
J’aime l’un et l’autre, je ne veux renoncer à aucun. Et ces fâcheux qui disent qu’on ne peut pas aimer correctement son pays « d’accueil » si l’on embrasse deux drapeaux, ne sont que des cœurs secs sans imagination. J’avais été très peinée par ces imbéciles qui faisaient reproche à Eva Joly de ses origines norvégiennes, et de son accent, quand d’autres élus, avec un arbre généalogique plus « pur » massacrent la langue française : il n’est qu’à écouter N.Sarkozy ou N.Morano pour pleurer sur la langue de Victor Hugo…
Bref, hier, en écoutant mon vieux chanteur algérien, je me suis dit que certains pourraient penser que ma place n’est pas ici, que la nostalgie d’un pays est une forme de trahison envers un autre…
Je me demande de quoi demain sera fait.
Tweet05:50 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : algérie, france, patrie, pays natale, cherif kheidam |
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24.01.2012
Carnets du monde
J’avais mis de côté un carnet, dans lequel j’avais dessiné, maladroitement, des nuages, des gouttes de pluie, des sortes d’oisillons et puis quelques tasses à thé aussi. Je ne sais pas dessiner, je dessine mal, mais j’aime ça quand même. J’avais presque oublié ce carnet, quand je suis retombé dessus en cherchant un Moleskine neuf. C’est curieux comme un simple dessin (ou une chanson, une scène de film, une odeur…) peut nous transporter pile au moment où cela représentait pour nous la plus belle émotion.
C’est magique les souvenirs. On aperçoit une petite étoile maladroitement esquissée, et tout un univers de sentiments revient. J’aime comme cela emporte tout les sens, comme ce voyage dans le passé, de quelques instants, est pourtant si concret !
Je reprends un autre Moleskine, et je suis heureuse par avance de ce que je vais en faire : je collectionne les photomatons de mon fils, que nous prenons depuis qu’il est petit bébé, et j’avais envie d’en faire quelque chose. Pour l’instant, ces mini-clichés trônent sur mon bureau, mais j’aimerais les mettre en scène dans ce carnet, avec des dessins, des collages, des annotations, faire appel à mes souvenirs, ceux collés à chaque période du cliché.
Pourtant, je ne suis pas la reine des albums-photos, j’ai des piles entières qui attendent d’être classées… Je ne suis pas non plus très « scrap booking »… J’ai juste eu cette envie subite de voir les milles petits visages de mon fils danser sur un fil du temps bien à nous, une chronologie personnalisée.
En espérant que dans quelques mois, quelques années, ouvrir ce carnet sera un doux voyage dans le passé.
Tweet06:00 Écrit par Océane dans Bavardages, Lorsque l'enfant parait | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : moleskine, scrapbooking, albums photo, photomaton |
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23.01.2012
Daniel Craig, Tim Roth, Bruce Willis et Pierce Brosnan dans un bateau imaginaire
Dites, ça ne vous ennui pas le nouveau format de billet, devoir cliquer sur « lire la suite » ?
L’espace d’un instant, j’ai été tentée de re-visionner en entier les enquêtes de RemingtonnSteel. Je suis de nature optimiste-pessimiste (un truc bien perso) et parfois, quelques accès de pensées magiques me font dire qu’en espérant très très fort quelque chose, elle se réalisera.
Et j’ai toujours espéré très très fort que Remington et Laura Holt finissent ensemble, heureux et mariés. (Je n’ai toujours pas le fin mot de l’histoire, j’ai peur de savoir…)

Après, mon esprit a vagabondé sur les mérites comparés de Tim Roth et Daniel Craig, deux de mes fiancés imaginaires et potentiels (surtout imaginaires, en fait, il faut bien l’avouer) Pour autant, je me sens presque comme Meryl Streep, dans le choix de Sophie (pardon...) comme si on m’enjoignait là tout de suite d choisir entre Daniel et Tim, Tim et Daniel, oh mon Dieu qui choisir, comment en abandonner un à sa douleur hein, comment ?
Du coup, c’était l’ébullition dans ma tête, la question ne trouvant pas de réponses. Heureusement, je me suis mise à penser « tasse à thé », après en avoir aperçu une sublime sur Tumblr…
Les méandres de mon cerveau me font parfois peur… Je saute du coca light, sans logique, ni suivi.
Ça ne cesse finalement que pour m’enfoncer dans l’observation minutieuse d’une tache au plafond. Que c’est bon ça. Une forme d’auto-hypnose bienfaisante…
Avec tout ça, je n’ai toujours pas vu la fin de Remington Steele. Et je crois que je n’en ai pas envie.
Sinon, quelqu’un sait si Cybill Shepherd et Bruce Willis ont fini par s’avouer leur amour dans Clair de Lune ?

Comment ça, c’est n’importe quoi ?
Tweet06:00 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : bruce willis, tim roth, daniel craig, cybill shepherd, pierce brosnan, laura holt, remington steel, clair de lune, stephanie zimbalist |
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20.01.2012
Hello
Aujourd’hui, juste une petite vidéo, qui a bien fait 100 fois le tour des internets, mais elle est vraiment bien assez chouette pour la montrer encore :
Hello from ant1mat3rie on Vimeo.
Extra, non ?
Sinon, on peut me lire un peu plus longuement ici :
Bon week-end !
Tweet06:00 Écrit par Océane dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |
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